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A Hongkong, la loi de sécurité nationale brouille l’avenir de l’Internet libre. La « grande muraille numérique », l’appareil de censure chinois qui bloque l’essentiel des sites Web occidentaux va-t-il bientôt couvrir Hongkong ?

A Hongkong, la loi de sécurité nationale brouille l’avenir de l’Internet libre

Après l’imposition d’une loi de sécurité nationale au territoire semi-autonome par Pékin, le 30 juin, les géants de la tech Google, Facebook – et son service de messagerie WhatsApp –, Twitter ou la messagerie russe Telegram, ont annoncé suspendre leur collaboration avec les autorités hongkongaises pour la transmission de données personnelles. La plate-forme vidéo TikTok, détenue par l’entreprise chinoise ByteDance, a même annoncé suspendre son application sur le territoire, mardi 7 juillet, « au vu des récents événements ». La loi oblige désormais les plates-formes Internet à répondre aux requêtes des autorités pour supprimer des contenus ou accéder aux données des utilisateurs. Contrairement à la Chine continentale, où ces sites sont bloqués, Hongkong bénéficiait jusqu’ici d’un accès libre à l’Internet mondial.

Hongkong : plusieurs géants de l’Internet suspendent leur collaboration avec les autorités. Pour plusieurs géants de l’Internet, une ligne rouge semble avoir été franchie.

Hongkong : plusieurs géants de l’Internet suspendent leur collaboration avec les autorités

Quelques heures avant que la chef de l’exécutif hongkongais s’exprime pour défendre une loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, Google, Twitter et Facebook (dont le service de messagerie WhatsApp) ont annoncé, dans la nuit du 6 au 7 juillet, qu’ils ne répondront plus aux demandes de divulgation d’informations sur leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hongkong. « Nous pensons que la liberté d’expression est un droit humain fondamental et nous soutenons le droit des personnes à s’exprimer sans craindre pour leur sécurité et sans redouter d’autres répercussions », a déclaré un porte-parole de Facebook à l’Agence France-Presse (AFP).

Twitter a également fait part à l’AFP de ses « graves inquiétudes » au sujet de cette loi. Ils ne sont pas seuls dans leur démarche. Le réseau social professionnel LinkedIn, propriété de Microsoft, a également fait une annonce similaire. Ressources pédagogiques vie privée. Une nouvelle guerre froide arrive dans nos smartphones. Les premiers tests de la 5G débutent aux Etats-Unis, mais dans les coulisses, Américains et Chinois se livrent une intense rivalité dans un domaine autrefois dominé par les Européens.

Une nouvelle guerre froide arrive dans nos smartphones

Le téléphone portable sur lequel vous écoutez ou lisez peut-être France Inter est devenu l’un des objets les plus familiers au monde. Il y a pourtant derrière cette banalité une lutte d’influence qui en dit long sur les nouveaux rapports de force internationaux. La 5G, qui devrait assurer des connections à plus grande vitesse, commence cette semaine ses premiers tests aux Etats-Unis, et elle est le révélateur de ces enjeux. Au début des années 2000, deux standards de téléphonie mobile se partageaient le monde. Souvenez-vous de ces trois lettres, GSM, qui incarnaient alors la mobilité de deuxième génération : c’était une norme européenne, qui avait conquis la majeure partie du monde. C’est exactement ce qui s’est produit.

Et c’est là que la concurrence industrielle classique croise les enjeux géopolitiques. 5G : une bataille économique et géopolitique. Elle ne sera pas là avant 2020 au moins, mais la 5G fait déjà l'objet d'âpres batailles.

5G : une bataille économique et géopolitique

Ce qui est aujourd'hui en jeu, ce sont les conditions de déploiement de cette nouvelle technologie de communication. Toute avancée de ce type donne lieu à des guerres commerciales. Celle-ci est d'autant plus aigüe que le saut est important. Retombées industrielles D'abord rappelons de quoi il s'agit. Espionnage. Le Dessous des cartes Câbles sous marins la guerre invisible. Cartographie. Le long des câbles sous-marins, sur les routes de l’information. Les câbles sous-marins, enjeu majeur de la mondialisation de l'information. Qui a dit qu'Internet reposait sur des flux immatériels d'information ?

Les câbles sous-marins, enjeu majeur de la mondialisation de l'information

Il semble bien au contraire exister une matérialité des réseaux numériques qui n'ont rien de "virtuel". La société de l'information exige ses infrastructures, ses serveurs, ses ordinateurs, ses téléphones portables, ses satellites... et surtout ses câbles qui en sont les artères principales. Le centre de recherche américain Telegeography publie chaque année une nouvelle carte des câbles sous-marins dans le monde (voir les cartes 2014, 2015, 2016 et 2017). En 2018, le site recense 428 câbles sous-marins, soit une longueur totale atteignant plus d'1,1 million de kilomètres.

Véritable ossature matérielle d'Internet, les câbles sous-marins sont devenus un enjeu majeur de la mondialisation de l'information. Commençons par cette vidéo d'accroche extraite du Journal de 20h diffusée par la chaîne de télévision France 2 le 5 juillet 2016. Mondialisation : 20 000 câbles sous les mers (extrait du journal télévisé de France 2)