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Civilisations, mondialisations et révoltes

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La violence de la mondialisation, par Jean Baudrillard (Le Monde diplomatique, novembre 2002) Y a-t-il une fatalité de la mondialisation ?

La violence de la mondialisation, par Jean Baudrillard (Le Monde diplomatique, novembre 2002)

Toutes les cultures autres que la nôtre échappaient de quelque façon à la fatalité de l’échange indifférent. Où est le seuil critique de passage à l’universel, puis au mondial ? Quel est ce vertige qui pousse le monde à l’abstraction de l’Idée, et cet autre vertige qui pousse à la réalisation inconditionnelle de l’Idée ? Car l’universel était une Idée. Lorsqu’elle se réalise dans le mondial, elle se suicide comme Idée, comme fin idéale. De là cette violence du mondial — violence d’un système qui traque toute forme de négativité, de singularité, y compris cette forme ultime de singularité qu’est la mort elle-même — violence d’une société où nous sommes virtuellement interdits de conflit, interdits de mort — violence qui met fin en quelque sorte à la violence elle-même, et qui travaille à mettre en place un monde affranchi de tout ordre naturel, que ce soit celui du corps, du sexe, de la naissance ou de la mort.

Non à "l’invasion" des migrants ! Réfugiés: la France n’assume pas sa part. 71 morts dans un camion en Autriche, 150 dans un bateau devant les côtes de Libye...

Réfugiés: la France n’assume pas sa part

Les jours se suivent et se ressemblent : ils montrent que l'Europe est confrontée à une grave crise et que, bien qu'étant la première puissance économique mondiale et l'une des zones les plus riches de la planète, elle est totalement incapable d'y faire face de manière décente. Et la France porte - certes avec d'autres - une responsabilité non négligeable dans cette incapacité.

Selon les chiffres d'Eurostat, entre janvier et juin 2015, l'Union européenne a enregistré 420 000 demandes d'asile contre 260 000 l'an dernier, un quasi-doublement. Sur ces 420 000 demandes, 170 000 ont été déposées en Allemagne, soit 40 % du total alors que les 83 millions d'Allemands représentent 16 % de la population européenne. Ils n'étaient "que" 80 000 l'an dernier : chez nos voisins, le nombre des réfugiés a donc plus que doublé.

Que nous reste-t-il de sacré ? Le médiologue qu'est Régis Debray fait son miel de nos crédulités.

Que nous reste-t-il de sacré ?

Ainsi, un moderne pourrait croire que nous sommes désormais vaccinés contre les rites, exempts de toute sainte vénération, Nietzsche et l'Internet étant passés par là. Dans son nouvel essai, "Jeunesse du sacré", Debray nous invite à reconsidérer le paysage. Qu'est-ce que la mondialisation ? Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels.

Qu'est-ce que la mondialisation ?

Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni linéaire ni irréversible. « Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Migration, économie, développement : trois idées reçues. ◊ Idée reçue n°1 : L'émigration nuit au développement des pays de départ Un médecin syrien exerçant dans un hôpital d’Île-de-France, un ingénieur en informatique sud-africain employé par une entreprise de la Silicon Valley.

Migration, économie, développement : trois idées reçues

Ces exemples alimentent le mythe du brain drain, la fuite des cerveaux, qui voit dans la migration le transfert des compétences et des connaissances vers les pays du Nord, au détriment du développement des pays du Sud. Un mythe que relativisent aujourd’hui les économistes, pointant des effets de seuil. L’expatriation, montre ainsi l’économiste El Mouhoub Mouhoud, n’est dommageable au pays d’origine que si elle excède 15 à 20 % de la population. En dessous de ce seuil, l’exil d’une partie de sa population est profitable au pays d’origine. Certains pays comme la Chine n’hésitent pas à encourager les migrations. . ◊ Idée reçue n°2 : Plus un pays se developpe, moins ses habitants partent ◊ Idée reçue n°3 : L'immigration coûte cher au pays d'accueil. Le déclin de l'occident ? LA crise de civilisation un des héritages du néolibéralisme ? Badiou et Debray - Jeunesse Révolution Culture. Vers un monde unique ?

La mondialisation culturelle provoque des conflits, mais aussi une richesse d’interactions, source de diversité.

Vers un monde unique ?

L’évidence est là : le monde semble s’homogénéiser au fur et à mesure que les processus de globalisation assurent son unité. Passe encore que les marchés des biens et des capitaux connaissent une intégration croissante. Mais est-il acceptable que celle-ci concerne également ce qu’il est convenu de nommer la « culture », au risque de compromettre son « authenticité » ? La mondialisation ne menace-t-elle pas l’» identité » même des peuples et des civilisations ? Où que l’on aille sur la planète, ce sont les mêmes marques de vêtements ou de cosmétiques qui s’offrent au consommateur, les mêmes chaînes de restauration qui se proposent de le nourrir ou de l’abreuver, les mêmes musiques qui sont censées le distraire.

Le mythe de l’invasion arabo-musulmane, par Raphaël Liogier (Le Monde diplomatique, mai 2014) A l’automne 1956, la France et le Royaume-Uni, alliés d’Israël, occupent pendant quelques jours le canal de Suez, récemment nationalisé par le président égyptien Gamal Abdel Nasser.

Le mythe de l’invasion arabo-musulmane, par Raphaël Liogier (Le Monde diplomatique, mai 2014)

Mais, sous la pression soviétique et américaine, ils sont contraints de se retirer. En réaction à cette attaque, Nasser décide d’expulser des milliers de Juifs d’Egypte. Parmi eux se trouve une jeune femme dont le regard sur le monde sera surdéterminé par le traumatisme de l’expatriation : Gisèle Orebi, devenue plus tard célèbre sous le nom de plume de Bat Ye’or (« fille du Nil » en hébreu), mettra au point la version la plus radicale du complot musulman contre l’Occident. Réseaux sociaux et "Révolutions Arabes" - Fatallah Daghmi. Selon la NASA, la fin de la civilisation est proche. Les grandes questions - 5 décembre 2013 - Quel monde prépare-t-on ? Le déclin de l'occident, par nos élites, décembre 2010.