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La politique monétaire de la BCE en 5 dates. La Banque centrale européenne s’apprête à réduire ses soutiens à l’économie. Jeudi, l’institut de Francfort devrait annoncer la baisse de ses rachats de dettes publiques et privées. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel Pour les investisseurs, c’est le grand rendez-vous de cette fin d’année.

Jeudi 26 octobre, la Banque centrale européenne (BCE) devrait dévoiler les modalités de la baisse de ses soutiens à l’économie, programmée début 2018. Et plus précisément, la réduction de ses rachats de dettes publiques et privées (« quantitative easing » en anglais, ou QE), aujourd’hui de 60 milliards d’euros par mois. « C’est une étape-clé vers le retour à la normale de la politique monétaire », estime Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet. Mais pour les marchés, « accros » aux largesses des banques centrales, ce changement de cap ne sera pas sans risque. « C’est un saut dans l’inconnu », résume Jean-François Robin, chez Natixis. Le « QE », c’était quoi ? Quand elle a lancé ce programme, en mars 2015, la BCE avait déjà tiré la plupart de ses cartouches. La BCE «capturée» par le monde financier, accuse une ONG.

Natixis Research Global Markets. Natixis Research Global Markets. La BCE renvoie à octobre un possible changement de politique. L’ombre d’un euro fort plane sur la reprise économique européenne. La BCE se heurte aux limites de sa politique monétaire - Page 2. La BCE pressée de revenir à une politique monétaire «normale» Zone euro: le chômage «caché», un défi pour la BCE.

Comment la Bundesbank sauve le QE de la BCE. Malgré la remontée nominale des taux d'inflation, le programme de rachat d'actifs de la BCE (souvent appelé « QE » pour « Quantitative Easing ») se poursuit. Comme l'a annoncé Mario Draghi, le président de la BCE, le montant des rachats sera réduit de 80 milliards d'euros mensuels à 60 milliards d'euros mensuels à partir du 1er avril 2017. Mais les rachats se poursuivront, au moins jusqu'au 31 décembre prochain. Pour l'institution de Francfort, la reprise inflationniste actuelle s'explique principalement par l'effet de base lié aux prix énergétiques. Les statistiques lui donnent plutôt raison, de ce point de vue. En janvier, selon Eurostat, les prix sur un an ont ainsi bondi de 1,8 % contre 1,1 % en décembre. Mais l'inflation sous-jacente s'est établie à 0,9 %, un niveau assez bas équivalent à celui de décembre et qui n'a guère bougé depuis le début de l'année 2016...

Les règles qui encadrent le QE Reste évidemment à savoir si la BCE a les moyens de ses ambitions. La Buba, déjà à l'achat. Comment la Bundesbank sauve le QE de la BCE. BCE : Mario Draghi reste droit dans ses bottes malgré l'accélération de l'inflation. Mario Draghi tient bon et les critiques allemandes n'y changent rien. Malgré la remontée du taux global d'inflation en zone euro et en Allemagne, le président de la BCE a, lors de son habituelle conférence de presse suivant le Conseil des gouverneurs ce jeudi 19 janvier, a maintenu l'essentiel de sa politique accommodante ajustée le mois dernier. La banque centrale va donc continuer à acheter 80 milliards d'euros de titres mensuellement jusqu'au 31 mars, puis 60 milliards d'euros par mois jusqu'à la fin de l'année. Une inflation en trompe-l'oeil Dans cette situation, les entreprises décident donc de ne pas transmettre à leurs clients le renchérissement de l'énergie.

Elles placent donc leurs marges sous pression. Les conditions d'un changement de politique Dans ce cadre, Mario Draghi n'est donc pas décidé à modifier sa politique. Ne rien changer, pour l'instant Mario Draghi n'a donc pas infléchi sa position. Appel de l'Allemagne à la patience. Europe, 2017 (4) : l'équation délicate de la BCE. En 2016, les banques centrales sont restées au centre de toutes les attentions, et de toutes les polémiques. C'est particulièrement vrai de la BCE qui, au printemps, alors que l'inflation en zone euro passait à nouveau en territoire négatif, a renforcé son programme de rachats d'actifs, souvent appelé « QE » pour « quantitative easing » (assouplissement quantitatif). Les rachats mensuels étaient alors portés à 80 milliards d'euros, les taux négatifs sur les dépôts auprès de la BCE portés à -0,4% et l'institution de Francfort s'autorisait désormais à racheter des obligations d'entreprise.

Cette nouvelle phase du programme est encore en application. Nouvelle donne Mais en neuf mois, la situation a changé. Parallèlement, la Fed aux États-Unis a repris le chemin du durcissement monétaire en décembre, promettant un rythme de resserrement encore plus soutenu en 2017. Prudence infléchissement Devant cette évolution, la BCE a décidé d'infléchir sa politique, mais Mario Draghi agit avec prudence. BCE : pourquoi Mario Draghi surjoue la fermeté dans la poursuite du QE. Pour Mario Draghi, le « mot en T » est un mot interdit. Pas question de parler de « tapering », ce terme anglophone qui désigne la sortie du programme de rachats d'actifs menée depuis avril 2015 par la BCE. « Nous n'avons pas évoqué de tapering », a martelé l'Italien qui a ajouté, un peu plus tard, qu'aucun membre du Conseil des gouverneurs n'avait évoqué ce mot.

Pourtant, l'institution de Francfort a annoncé une réduction de ses rachats d'actifs de 80 à 60 milliards d'euros mensuels à partir d'avril 2017. Mais, pour Mario Draghi, ce n'est pas là une sortie du programme de rachat parce qu'il n'est pas question de se diriger ultérieurement - pour le moment - vers la fin des rachats. « Retour à la normale » ? Du reste, il convient de ne pas oublier qu'il s'agit là d'une prolongation du programme qui devait s'arrêter fin mars 2017. Il s'arrêtera finalement à fin décembre 2017, dans un an donc.

Discours ferme de Mario Draghi Persistance des risques La logique du « tapering » est enclenchée. Le QE de la BCE n'a pas conduit au laxisme budgétaire, et c'est un problème. C'était une des peurs principales en Allemagne lorsque Mario Draghi a annoncé le lancement de sa politique d'assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale européenne (BCE) : la baisse des taux souverains induits par cette politique allait encourager les pays à « baisser la garde » de la « bonne gestion » des dépenses publiques et encourager les déficits et allait les décourager de réaliser les « réformes structurelles ».

Le fameux « aléa moral », obsession de l'ordolibéralisme allemand, est, du reste, toujours à l'ordre du jour dans un pays où la cote de popularité de Mario Draghi reste au plus bas. Réduction du ratio de la dette Les derniers chiffres d'Eurostat publiés lundi 24 octobre permettent de faire un premier bilan. La dette publique des pays de la zone euro au deuxième trimestre 2016 est passée de 92,1 % du PIB un an plus tôt à 91,2 % du PIB. Des déficits en fort recul La dépense publique en baisse Le pacte de stabilité fonctionne Absence de « policy mix » Italie : faut-il s'inquiéter du creusement du déficit Target-2 ? L'Italie, maillon faible de la zone euro ? La Péninsule, qui doit faire face à un référendum indécis mais décisif sur les réformes constitutionnelles de son président du Conseil Matteo Renzi, est touchée par une croissance désespérément médiocre, par un système bancaire plombé par les créances douteuses et par une situation politique tendue.

Or, une statistique vient jeter une lumière vive sur la perte de confiance des agents économiques italiens dans leur propre économie, c'est le bilan du dispositif Target-2. Qu'est-ce que Target-2 ? Qu'est-ce que Target-2 ? C'est le système de paiement interne à l'Eurosystème, entre banques centrales nationales de la zone euro. Lorsqu'un agent économique dépense, par exemple, de l'argent déposé en France en Italie, il émet une créance de la Banque d'Italie sur la Banque de France. Dans le fonctionnement de la zone euro, cette transaction apparaît comme une créance de la Banque d'Italie envers l'Eurosystème et comme une dette de la Banque de France.

Le QE de la BCE n'a pas conduit au laxisme budgétaire, et c'est un problème. La BCE prise en étau. C'est à un nouveau bilan d'étape que devrait se livrer la BCE jeudi 20 octobre pour sa conférence de presse suivant la réunion de politique monétaire du Conseil des gouverneurs. La plupart des observateurs n'attendent en effet pas de changements majeurs dans la politique définie par Mario Draghi : maintien du rythme de rachat d'actifs de 80 milliards d'euros par mois jusqu'en mars 2017 « et plus, si nécessaire », poursuite des opérations de refinancement à long terme (TLTRO), maintien des taux à leur niveau actuel. Croissance faible La position de la BCE n'a guère changé en six semaines, depuis son dernier rendez-vous public.

Certes, la croissance de l'industrie européenne a fortement rebondi en août, mais il y a fort à parier qu'il s'agisse d'un « coup isolé » et l'on n'attend guère plus de 0,3% pour la croissance de la zone euro entre juillet et septembre. Inflation peu affectée par la BCE Quant à l'inflation, le « seul objectif » officiel de la BCE, elle remonte certes. Impasse. A qui le "QE" de la BCE a-t-il le plus profité ? Après avoir étudié les effets de la politique ultra-accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) dans l'ensemble de la zone euro, la question se pose de connaître qui ont été les principaux bénéficiaires de cette politique d'assouplissement quantitatif (connu sous le terme anglais de « QE » pour « quantitative easing ») qui mêle taux de dépôts négatifs, rachats de titres privés et publics et opérations de refinancement à long terme des banques.

La question n'est certes pas aisée, compte tenu de la diversité des situations et des économies, mais aussi des points de départs dans la zone euro. Néanmoins, pour tenter de juger des bénéficiaires de cette politique de la BCE, il convient de prendre des critères conformes aux ambitions de l'institution. D'abord, l'ampleur de la baisse des taux provoquée par le QE, puis celle de l'augmentation du crédit et, in fine, l'impact sur l'inflation. Particuliers ou entreprises : qui est le gagnant du QE ? Les taux baissent partout... Le "QE" de la BCE est-il efficace ? Voici un peu plus de dix-huit mois que la BCE a effectivement lancé sa politique non conventionnelle de rachats de titres, souvent résumée sous l'acronyme anglais « QE » (« Quantitative Easing »).

Ce terme d'un an et demi est souvent évoqué par les spécialistes des banques centrales comme le « délai naturel » permettant de juger l'impact d'une politique monétaire. C'est donc le moment d'un bilan. Un bilan qui s'impose d'autant plus que l'idée d'un échec de cette politique semble de plus en plus s'imposer dans l'esprit des économistes et des opérateurs de marché. A l'inverse, Mario Draghi et les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE affirment, eux, que « la politique menée marche ». La réponse à cette question de l'efficacité est donc essentielle, car elle détermine en partie la poursuite, voire l'approfondissement, de cette politique. Effets difficile à isoler Qu'en est-il exactement ? Ce que vise le QE Baisse des taux d'intérêts Reprise de la croissance de la distribution de crédit.

La BCE réduite à dissimuler son inefficacité. Plus que jamais, Mario Draghi est dans une position des plus délicates. Sa politique ultra-accommodante ne semble pas porter les fruits attendus, mais il paraît difficile de, déjà, se lancer dans de nouvelles mesures. Faute de mieux, le président de la BCE devra donc se contenter du service minimum lors de la conférence de presse qui, jeudi 8 septembre, suivra la réunion du Conseil des gouverneurs en assurant de sa vigilance. Le seul geste possible attendu par les observateurs serait l'annonce d'une prolongation des rachats d'actifs de six mois, jusqu'en septembre 2017. Un prolongement acquis depuis des mois, mais dont la BCE a retardé l'annonce pour disposer encore de "munitions".

Nouveau trou d'air Il semble cependant que l'insuffisance de la politique monétaire de la BCE devienne de plus en plus évidente. L'inflation, nœud gordien du problème européen L'inflation est donc bien le cœur du problème de la zone euro. La BCE face à ses limites Les problèmes de la politique de la BCE. La BCE face à son impuissance. La réunion de la BCE de ce 21 juillet s'annonçait normalement comme tranquille. En plein été, Mario Draghi n'aurait normalement eu qu'à demander de la patience sur les premiers effets de ces nouvelles mesures annoncées en mars et dont certaines n'ont été lancées effectivement qu'en juin, comme le rachat de dette privée ou le nouveau système de refinancement long-terme bonifié pour les banques qui prêtent aux PME (TLTRO II).

On se serait donné rendez-vous à la rentrée pour un premier bilan et les questions sérieuses. Mais c'était sans compter avec le vote britannique du 23 juin et le choix du Brexit qui a provoqué une vague d'incertitudes sur les marchés et dans l'économie et qui a rapidement rouvert le dossier délicat de la santé du secteur bancaire italien. Attente après le Brexit Absence de dynamique des prix Et c'est un problème pour la BCE. Croissance faible Le Brexit tombe donc mal. Une BCE démunie ou presque L'ennui, c'est que la BCE est désormais assez démunie. Impuissance. Mario Draghi s'exerce à l'art de l'esquive.

Mario Draghi a besoin de vacances. Lors de la conférence de presse du 21 juillet qui a suivi la réunion du Conseil des gouverneurs, le président de la BCE, visiblement las et fatigué, a surtout cherché à esquiver pour donner rendez-vous à tout le monde à la rentrée. Urgent d'attendre sur le Brexit Esquiver les conséquences du Brexit, d'abord.

Comme l'avait fait la Banque d'Angleterre le 14 juillet dernier, Mario Draghi a estimé qu'il ne disposait pas d'assez d'éléments pour évaluer les conséquences du vote britannique en faveur de la sortie de l'UE. « Nous serons en meilleure position pour évaluer les risques liés au Brexit lorsque nous aurons plus de données et les nouvelles estimations de croissance et d'inflation des équipes de la BCE », a indiqué le président de la BCE. Impossible donc de connaître réellement les vues de Mario Draghi sur les effets du Brexit. Défense molle de son bilan Esquiver sur tous les sujets Pour le reste, Mario Draghi a pratiqué l'art de l'esquive. Slovénie : la BCE conteste l'action de la justice contre la banque centrale.

La BCE, on le sait, est particulièrement jalouse de son indépendance. Elle en a aussi une des interprétations les plus extensives du monde, lorsqu'on la compare à celles d'autres banques centrales. L'institution de Francfort a encore prouvé cette double ligne de conduite mercredi 6 juillet. Le président de la BCE, Mario Draghi, a ainsi envoyé deux lettres de protestation. L'une au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, l'autre au procureur général de Slovénie, Svonko Fiser. La colère de Mario Draghi La Slovénie est membre de la zone euro depuis 2009.

Le sauvetage bancaire à la slovène De quoi s'agit-il exactement dans le cas slovène ? Ljubljana devait alors trouver absolument un peu plus de 4 milliards d'euros. Mais pour adoucir la facture, on a décidé de faire contribuer une partie des créanciers des banques, les détenteurs des créances dites subordonnées (autrement dit non prioritaires). La justice slovène conteste la vision de la BCE L'erreur de la BCE. Brexit : le nouveau défi des banques centrales. L'annonce de la victoire du Brexit a provoqué un mouvement violent sur le marché des changes. La livre sterling, bien sûr, a été sous pression, retrouvant un temps face au dollar son niveau de 1985.

Vers 17h, la devise britannique affichait un recul face à son niveau de la veille de 7,7 % à 1,373 dollar pour une livre. Face à l'euro, la livre reculait de plus de 5 % à 1,237 euro. Mais cette différence même montre aussi que l'euro a été également attaqué après cette annonce. La monnaie unique a perdu près de 2,35 % face au dollar à 1,11 dollar. Plus généralement, le mouvement a atteint également les monnaies émergentes. Le dollar s'est apprécié face au rand sud-africain de 5 %, face au réal brésilien de 3,7 %, face à la roupie indienne et face au yuan chinois de 1 %.

Recherche de valeurs refuges Ces évolutions traduisent un mouvement typique de paniques des cambistes qui, dans ces moments, reprennent leurs vieilles habitudes de recherche de valeurs refuges. Comment évaluer la situation ? Grèce : la BCE accepte enfin de faire un geste. La Cour de Karlsruhe valide sans conviction le programme OMT de la BCE. La justice constitutionnelle allemande rend son verdict sur la politique de la BCE. Le taux à 10 ans allemand en territoire négatif. Le dette allemande à dix ans en territoire négatif.

Le risque de formation de bulles financières s’accroît. Taux négatifs  : le ras-le-bol des banques. Vers une "bataille du cash" entre la BCE et l'Allemagne ? BCE : les défis du programme de rachat d'obligations privées. Réforme du marché du travail : la BCE aussi a donné des ordres. Mario Draghi garde le cap. Grèce : la BCE, bras armé des créanciers. La BCE va réclamer encore de la patience, malgré l'inflation négative. Pourquoi la Bundesbank se réconcilie avec la BCE. Le torchon brûle entre l’Allemagne et la BCE. BCE : Sapin recadre Schäuble. Allemagne: la BCE comme bouc émissaire. Pourquoi la BCE a exclu Chypre du QE. La BCE prête à sortir son "monnaie hélicoptère" Croissance : le jour où la BCE fera pleuvoir les billets sur les ménages. La BCE frappe fort.

La BCE dévoile un nouvel arsenal de mesures pour soigner l’économie européenne. Pourquoi la Bundesbank veut sauver le billet de 500 euros. La BCE va tenter de sauver sa crédibilité avec de nouvelles mesures. Crise financière : les banques centrales, seules responsables ? Zone euro : l'impasse de la proposition franco-allemande. Zone euro : la BCE osera-t-elle monter dans l'hélicoptère ? BCE : Mario Draghi plus que jamais dans le labyrinthe. Nouvelle offensive allemande contre la BCE. Nouvelle offensive allemande contre la BCE. BCE : Mario Draghi plus que jamais dans le labyrinthe. BCE : ce que Mario Draghi a annoncé et pourquoi il a déçu les marchés. Pourquoi la BCE va encore baisser son taux de dépôt. Mario Draghi prêt à faire "ce qu'il doit" et à le faire vite. L'assouplissement quantitatif de la BCE est-il efficace ?