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Racisées

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Personne ne voudra de moi parce que je suis noire. - Le blog d'Émy. Cette vidéo me touche et me parle énormément...

Personne ne voudra de moi parce que je suis noire. - Le blog d'Émy

Je me rends doucement compte des effets de toute la somme des injonctions que j'ai subies depuis mon plus jeune âge et de leur impact sur ma vie, et surtout sur mon enfance. Je me suis longtemps détestée (mais vraiment, je haïssais l'enfant que j'ai été). Je ne suis indulgente avec moi-même que depuis très peu de temps. Les femmes racisées et la nécessité de l’intersectionnalité. Être une femme dans une société patriarcale et machiste est déjà difficile.

Les femmes racisées et la nécessité de l’intersectionnalité

Nous devons combattre tous les jours le sexisme ordinaire, les réactions machistes de nos collègues, camarades et proches. Nous vivons des oppressions qui sont propres aux personnes s’identifiant comme femmes. Bref, on le sait, on a besoin du féminisme pour combattre le patriarcat ! Mais être une femme racisée[1] est une autre chose, c’est cumuler plusieurs types d’oppressions différentes !

C’est pourquoi ces femmes (dont je fais partie) s’identifient plutôt à une approche féministe postcoloniale qui prône une analyse et une intervention intersectionnelles. Depuis l’émergence des premiers débats rapportés d’afro-descendantes aux États-Unis qui ont eu un impact significatif dans la littérature féministe, la majorité s’accorde sur un même point : le féminisme, tel que connu et propagé par une certaine classe dominante, est considéré comme ethnocentrique et hégémonique.

Petites notes sur l’appropriation culturelle. Concept du coup de clavier ici.

Petites notes sur l’appropriation culturelle

C’est à l’arrache. Condensé de commentaires sur l’appropriation culturelle. Parce qu’on en revient toujours là. Dans les discussions suscitées par cette affaire de policiers qui font une « soirée négro » (ouais, je sais, haut niveau), une énième affaire de blackface, on voit souvent s’élaborer une distanciation par rapport à ce comportement avec l’idée de justifier l’appropriation culturelle comme un ouverture au monde. Une large partie du développement est issue de lectures très intéressantes sur divers blogs francophones et anglophones. Il s’agit ici d’une simple succession de notes sur pourquoi le sujet est important. L’appropriation culturelle n’est pas un échange culturel. L’afro-féminisme en france : un état des lieux. C'est la dernière polémique en date.

l’afro-féminisme en france : un état des lieux

Une photo qui a déclenché la colère sur les réseaux sociaux. Pour la sortie du film Les Suffragettes en Angleterre, Meryl Streep et ses collègues ont été photographiées par Time Out London arborant fièrement un t-shirt à slogan : "I'd rather be a rebel than a slave ", soit « je préfère être une rebelle plutôt qu'une esclave ». Vraiment, Meryl ? Cette citation de la suffragette Emmeline Pankhurst a, dans le contexte de 2015, bien du mal à passer. Comment les personnes responsables de ce shoot n'ont-elles pas réalisé que la référence à l'esclavage - et a fortiori le fait de le présenter comme un choix - est extrêmement problématique ?

En juillet dernier, c'était Nicki Minaj qui se chamaillait sur Twitter avec Taylor Swift, en pointant du doigt la façon dont son corps noir était étiqueté "vulgaire" quand les pauses sexy de ses consoeurs blanches et sveltes ne choquaient personne. De ces échanges est née une vraie émulation. Ce que le mot « racisé-e » exprime et ce qu’il masque. Dans un article paru en octobre 2014 à l’occasion de la sortie en salles aux Etats-Unis de Dear White People (texte traduit et publié sur ce site au moment de la sortie du film en France), Stephen Kearse pose d’entrée que « La plus grande puissance du racisme est sa capacité à simplifier radicalement le monde », à rendre celui-ci « univoque ».

Ce que le mot « racisé-e » exprime et ce qu’il masque

La tâche fondamentale de tout travail antiraciste consiste alors selon lui à « contester et [à] saper cette simplicité artificielle, en exposant la complexité implacable du monde ». L’étude du terme « racisé-e » et de ses usages permet justement de mettre à jour à la fois la manière dont les simplifications et réductions du racisme imprègnent l’antiracisme même, mais aussi comment le vocabulaire antiraciste – et plus particulièrement ce terme – peut être porteur de complexifications et de clarifications politiques salutaires. C’est toute l’ambigüité des usages du mot « racisé-e » dont nous aimerions ici discuter.

Centralité de la race. Le racisme «anti-blanc» n'est «pas une expérience de masse» Quelle est la réalité sociologique du «racisme anti-blanc» ?

Le racisme «anti-blanc» n'est «pas une expérience de masse»

C’est à cette question – et à beaucoup d’autres – que les chercheurs de l’Institut national d’études démographiques (Ined) ont tenté de répondre dans leur colossal travail mené depuis une dizaine d’années auprès de 22 000 personnes. Constatant la «forte médiatisation» de cette thématique et le fait que des «personnalités politiques et intellectuelles ont voulu en faire une question de société» (Jean-François Copé, Alain Finkielkraut), les chercheurs se sont efforcés d’appréhender ce qu’ils appellent les «faits de racisme déclarés par la population majoritaire». Autrement dit, les personnes nées en France métropolitaine et dont les deux parents étaient Français à la naissance. Ainsi, les Français altérisés du fait de leur religion (juive, bouddhiste, musulmane) ou de leur apparence sont 33% à déclarer avoir été victimes de racisme au cours de leur vie, un taux qui les rapproche des immigrés nés en Algérie (35%).