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La rénovation urbaine, trop timide pour enrayer la paupérisation des quartiers sensibles. Un bilan à mi-parcours du Programme national de rénovation urbaine présente une amélioration visible du cadre de vie, mais un échec sur le plan de la mixité sociale.

La rénovation urbaine, trop timide pour enrayer la paupérisation des quartiers sensibles

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre L’Observatoire national des villes a publié, dans la plus grande discrétion, le 6 avril, un bilan à mi-parcours du Programme national de rénovation urbaine. Lancé avec volontarisme par Jean-Louis Borloo (Union des démocrates et indépendants), alors ministre délégué à la ville du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, ce programme ambitionnait d’ici à 2020 de « casser les ghettos » et d’améliorer la vie de 4 millions d’habitants des quelque 594 quartiers traités. Pour cela, l’Etat a mobilisé 12,3 milliards d’euros, un levier qui permet d’engager 45 milliards d’investissement. Sur le plan du cadre de vie, l’amélioration est visible avec, entre 2003 et 2013, 80 % des objectifs de requalification urbaine remplis. 11,6 % des logements sont vacants.

Les fractures françaises (1/5) : le logement, les raisons de la crise. Urbain. Les locataires d’aujourd’hui sont plus modestes qu’il y a trente ans. Selon l’enquête triennale de l’Insee, 42 % des « non-propriétaires » font aujourd’hui partie des ménages aux revenus les plus modestes.

Les locataires d’aujourd’hui sont plus modestes qu’il y a trente ans

Le creusement des écarts de revenus entre propriétaires et locataires est l’évolution la plus marquante de l’enquête sur le logement de l’Insee qui a été menée de juin 2013 à juin 2014, et publiée mardi 21 février. Selon la dernière édition de cette enquête triennale réalisée depuis quarante ans, les anciennes générations de propriétaires pauvres, habitant des logements de mauvaise qualité ont disparu : un cinquième des ménages les plus pauvres sont propriétaires en 2013, contre près de la moitié en 1973. Hébergement d’urgence : un rapport sénatorial dénonce un système « au bord de l’asphyxie »

Le sénateur LR Philippe Dallier défend une plus grande rationalisation des coûts pour faire face à une demande qui ne cesse d’augmenter.

Hébergement d’urgence : un rapport sénatorial dénonce un système « au bord de l’asphyxie »

Le sénateur Les Républicains de Seine-Saint-Denis Philippe Dallier a prôné mercredi 14 décembre une plus grande rationalisation des coûts lors de la présentation d’un rapport sur l’hébergement d’urgence, un système « au bord de l’asphyxie », avec des crédits chaque année insuffisants face à une demande sans cesse croissante. Lors d’une conférence de presse, M. Dallier a rappelé que les besoins ne cessaient d’augmenter depuis 2011, sous l’effet de la crise économique et du nombre toujours plus important de demandeurs d’asile. Selon les chiffres du SAMU social, « en 2015, 70 % des appels au 115 [numéro d’urgence] n’ont pas abouti et sur les 30 % des appels traités, un quart est resté sans solution », a détaillé le sénateur. Ce que notre maison dit de nous. Marc et Sophie vivent dans un grand appartement.

Ce que notre maison dit de nous

Marc, qui travaille en free-lance, ne le fait jamais dans son bureau, mais toujours sur la table de la cuisine, empêchant Sophie et leur fils de mettre la table pour les repas. Ce qui est source de tensions quotidiennes. Paul a perdu ses deux parents. « Après dix mois de rue, retrouver un toit, c’est une renaissance » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Expulsée de son logement avec son fils de 9 ans, Sandrine Scemama, 36 ans, a été SDF pendant presque un an.

« Après dix mois de rue, retrouver un toit, c’est une renaissance »

Elle raconte son âpre quotidien et ses difficiles démarches pour accéder à un domicile. « J’ai signé mon bail le 22 avril, la gardienne m’a remis les clefs et j’y croyais tellement pas que je les ai photographiées ! Chaque fois que je passe dans le hall, je regarde avec émotion la boîte aux lettres avec mon nom. Quand je suis dehors, je me presse de rentrer pour être chez moi, dans mon appartement avec mes meubles, ceux que j’ai pu récupérer, mais beaucoup ont été volés ou cassés. 10 graphiques sur les « quartiers prioritaires », réservoirs de chômage et de pauvreté. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Dix ans après les émeutes de 2005, les ex-Zones urbaines sensibles n’ont changé que d’appellation.

10 graphiques sur les « quartiers prioritaires », réservoirs de chômage et de pauvreté

Désormais « quartiers prioritaires de la politique de la ville », ces zones continuent de concentrer chômage et pauvreté. Portrait noir de la crise économique en banlieue. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvia Zappi La situation de l’emploi se dégrade dans les quartiers classés « prioritaires » par la politique de la ville.

Portrait noir de la crise économique en banlieue

Toutes les catégories sont touchées, y compris les jeunes diplômés. Le rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), publié mardi 3 mai, dresse un portrait noir de la crise économique en banlieue. Location : quand un logement peut-il être qualifié d’« indécent » ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Cazenave Humidité, moisissures, mauvaise isolation phonique… la qualité des logements loués laisse parfois à désirer, comme le montrent les nombreux témoignages d’internautes que nous avons reçus.

Location : quand un logement peut-il être qualifié d’« indécent » ?

Nous avons sélectionné trois cas représentatifs et les avons soumis aux juristes de la Confédération générale du logement (CGL) pour ce huitième volet de notre série sur les rapports entre locataires et propriétaires. « Mon appartement présente des traces de moisissures dans l’entrée et au niveau de la salle de bain. Celles-ci sont apparues un an après mon arrivée dans les lieux. Pour en finir avec les « villes nouvelles » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Francis Pisani Les villes nouvelles sont inévitables.

Pour en finir avec les « villes nouvelles »

Il suffit de regarder les besoins en Inde, en Chine et en Afrique pour s’en rendre compte. Tuberculose, asthme, otites : quand le mal-logement dégrade la santé. La Fondation Abbé Pierre a rendu jeudi 28 janvier son rapport sur l’état du mal-logement en France.

Tuberculose, asthme, otites : quand le mal-logement dégrade la santé

Pour sa 21e édition, l’association insiste sur le lien entre mal-logement et santé. Deux problématiques traitées indépendamment par les pouvoirs publics, déplore la Fondation qui insiste sur la nécessité, au contraire, de les envisager conjointement pour y apporter des réponses valables. Six chiffres clés sur le mal-logement en France. Logements sans eau, personnes contraintes de revenir vivre au domicile parental, bidonvilles… La Fondation Abbé Pierre dénonce une aggravation du mal-logement pour les classes populaires. La Fondation Abbé-Pierre a dévoilé jeudi 28 janvier son 21e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. La France « malade du mal-logement », pour la Fondation Abbé Pierre. Dans son rapport annuel publié jeudi 28 janvier, la Fondation Abbé Pierre dresse le tableau sombre d’une France « malade du mal-logement ».

Hausse du nombre de personnes sans domicile, renonçant à se chauffer ou contraintes de vivre chez des tiers : de nombreux indicateurs sont dans le rouge. Quinze millions de personnes concernées Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, précise que 3,8 millions de personnes sont mal logées et 12,1 millions de personnes sont « fragilisées », soit « 15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement ». Augmentation du nombre de sans-domicile Chiffre marquant, le nombre de personnes sans domicile : il a bondi de 50 % entre 2001 et 2012.

5 chiffres sur le mal-logement en France. La Fondation Abbé-Pierre a publié, jeudi 17 décembre, une nouvelle estimation des chiffres du mal-logement en France. Un document qui s’appuie sur l’exploitation de la dernière édition de l’enquête nationale sur le logement de l’Insee (2013) et qui révèle que la situation s’aggrave : le nombre de personnes sans domicile, hébergées chez des tiers ou souffrant du froid à domicile continue de croître. Tour d’horizon en cinq chiffres. Lire aussi : La Fondation Abbé-Pierre dénonce l’échec des politiques contre le mal-logement 3,8 millions C’est le nombre de mal-logés en France. 12 millions.

La France compte 3,8 millions de mal-logés, sous l’effet des loyers élevés et des revenus précaires. Près de 900 000 personnes n’ont pas d’habitation à elles, selon la Fondation Abbé Pierre. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre La Fondation Abbé Pierre (FAP) a, jeudi 17 décembre, revu à la hausse le nombre de personnes mal logées en France, qu’elle estime à 3,8 millions en 2015. La FAP a décortiqué les nouveaux chiffres de l’enquête nationale logement menée, en 2013, par l’Insee et dont les premiers résultats tombent au fil des mois. Selon la précédente enquête, qui remonte à 2006, les mal-logés étaient 3,5 millions. Les HLM débordés par la pauvreté de leurs locataires. Le nombre de jeunes contraints de revenir habiter chez leurs parents augmente. La face cachée des "tanguy", ces jeunes en hébergement contraint chez leurs parents.

Dans le film d’Etienne Chatiliez, le jeune « Tanguy » se complaît jusqu’à un âge avancé dans l’appartement cossu de ses parents. La réalité des jeunes hébergés chez leurs parents est un phénomène massif, mais hélas souvent bien plus sombre que dans le film. Pour mieux documenter ce phénomène, la Fondation Abbé Pierre publie aujourd’hui des chiffres inédits sur la situation des jeunes majeurs hébergés chez leurs parents, issus de son exploitation de l’enquête nationale Logement (ENL) 2013 de l’Insee. 4,5 millions de majeurs vivent chez leurs parents ou grands-parents. Retraités cherchent colocataires pour partager les frais. 10 graphiques sur les « quartiers prioritaires », réservoirs de chômage et de pauvreté.

Dix ans après les émeutes, le sentiment d’abandon des banlieues. 10 graphiques sur les zones urbaines sensibles, réservoirs de chômage et de pauvreté. « Le logement partout et pour tous : le temps de la contrainte est venu » Banlieues : « Il faut sortir du paternalisme » LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Propos recueillis par Sylvia Zappi Faut-il continuer à promouvoir la mixité sociale dans les quartiers sensibles ? La crise rend plus difficile l’accès au logement en Europe. La Fédération européenne du logement social a publié, mardi 5 mai, son rapport annuel dans lequel elle détaille comment les 28 états membres ont, entre 2007 et 2013, traversé la crise. Forte baisse de la construction. Depuis la fin des années 2000, l'accession à la propriété se complique en France. 7 jeunes sur 10 éprouvent des difficultés à se loger. Une enquête publiée mardi 17 mars révèle que sept jeunes sur dix ont déjà été confrontés à des difficultés d'accès au logement.

Apartheid urbain : repenser la ville dans sa globalité. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Guy Burgel (Professeur à l'université Paris-Ouest-Nanterre La Défense) Manuel Valls et le ministre de la ville, Patrick Kanner, n’ont pas tort : l’apartheid urbain, social, économique, ethnique, ronge la ville française, et partant la nation tout entière. Et ils ont raison de rappeler que, si l’on peut s’interroger sur les résultats des politiques urbaines, menées depuis quatre décennies, la situation serait certainement pire sans elles. Logement : la loi Alur tarde à être mise en application. « Tant que l’on refusera de traiter les questions de fond, on aura des émeutes », entretien avec Laurent Mucchielli, directeur de recherches au Cnrs. Les plus pauvres vivent d’abord dans les villes-centres. Niveau de diplôme et chômage dans les quartiers sensibles.

Le chômage dans les zones urbaines sensibles. Les revenus et la pauvreté dans les quartiers sensibles. Le poids des dépenses de logement selon l’âge. Le mal-logement en 2015.