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Esclavage

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Mauritanie : quand la question de l’esclavage s’invite à la présidentielle | Afrique Décryptages. Biram Ould Dah Ould Abeïd, candidat à la présidentielle mauritanienne – Source : jeuneafrique.com / Copyright DR Les élections présidentielles du 21 juin prochain approchent, et l’on commence à mieux connaître la configuration des candidatures. Le président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui arriva au pouvoir en 2008 suite à un coup d’État, et remporta en juillet de l’année suivante les présidentielles à l’issue d’une transition menée d’une main de maître, sera le grand favori de cette élection.

Les électeurs porteront à son crédit l’amélioration de la sécurité du territoire, la crise malienne n’ayant par exemple pas occasionné sur le sol mauritanien les actes violents auxquels on aurait pu s’attendre (reflux de combattants, etc.). L’économie se porte plutôt mieux qu’il y a cinq ans, même si les opposants pointent, le plus souvent avec raison, une inquiétante concentration de l’économie aux mains des alliés politiques du président. Alain Antil J'aime : J'aime chargement… "Pour les maîtres, violer les esclaves est un droit" "La première fois que j'ai été violée par le maître, je ne portais pas encore le voile, j'avais 12 ans peut-être.

" M'Barka mint Essatim, 26 ans, issue d'une famille "privée de liberté depuis des générations", elle-même arrachée à sa mère à l'âge de 5 ans, est l'une des nombreuses esclaves mauritaniennes à avoir été libérée par Biram Dah Abeid. Dans une cabane de bois et de tôles de quelques mètres carrés, sans eau, ni sanitaires, d'un quartier pauvre et excentré de Nouakchott, elle raconte au milieu des mouches qui volent : Vers 2010, des médias ont commencé à parler de l'esclavage, de son caractère illégal, puis de Biram qui avait été emprisonné pour son combat pour notre libération.

Mes maîtres me le montraient la télé. Ils voulaient que j'aie peur de lui. Mais, inspirée par ce héros de la liberté, M'Barka décide de s'enfuir, sans ses enfants d'abord : "Mes maîtres ont refusé de me les donner. Sa mission : libérer tous les esclaves de son pays Leader abolitionniste et radical. Le combat contre l'esclavage en Mauritanie récompensé par l'ONU. L'initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) espère que ce prix va renforcer son image. D'abord et surtout auprès de l'Etat mauritanien, qui a été très méfiant, pour ne pas dire hostile, à l'association à ses débuts. Les premières années de l'IRA ont été marquées par des relations houleuses avec le pouvoir, résolu à couper l'herbe sous le pied de ces militants trop agités à son goût, volontairement provocateurs.

On se souvient notamment du jour où le président de l'association, Biram Ould Dah Ould Abeid, aujourd'hui récompensé, avait brûlé des livres de droit musulman, provoquant un tollé dans l'opinion publique. Plusieurs membres de l'IRA ont d'ailleurs fait de la prison, son président a été arrêté au moins à deux reprises et a passé plusieurs mois derrière les barreaux. Beaucoup de progrès encore à faire Aujourd'hui, les relations avec le pouvoir sont meilleures reconnait l'IRA, mais des progrès peuvent encore être faits.

Mauritanie : Dah Ould Abeid et 2 autres militants anti-esclavagistes condamnés à 2 ans de prison - JeuneAfrique.com. Trois militants anti-esclavagistes de Mauritanie, dont l'ex-candidat à la présidentielle Biram Ould Dah Ould Abeid, ont été condamnés jeudi à deux ans de prison ferme. "Nous allons faire appel", a assuré Brahim Ould Ebetty, chef du collectif des avocats de la défense. Parmi ses clients, sept ont été relaxés et trois condamnés jeudi 15 janvier par la Cour correctionnelle de Rosso (sud de la Mauritanie) à deux ans de prison ferme, notamment pour appartenance à une organisation non reconnue. Il s’agit de Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, anti-esclavagiste) et candidat malheureux à la présidentielle de 2014, son adjoint Brahim Ould Bilal Ramdane, et Djiby Sow, président de l’association Kawtal Ngam Yellitaare (Rassemblement pour le progrès, en langue peule) qui milite pour les droits civiques et culturels.

>> Lire l’interview de Biram Dah Ould Abdeid : "en Mauritanie, les haratines sont traités comme des objets" En Mauritanie, l'esclavage est désormais un "crime contre l'humanité" Le Parlement mauritanien a adopté une nouvelle loi durcissant la répression de l'esclavage, désormais considéré comme un "crime contre l'humanité", et doublant les peines contre ses auteurs, selon une copie d'un texte parvenu jeudi à l'AFP.

"L'esclavage constitue un crime contre l'humanité. Il est imprescriptible", stipule l'article premier de la loi votée mercredi soir par les députés à l'unanimité. Dans l'ancienne loi adoptée en 2007, l'esclavage était considéré comme un crime, à travers une seule de ses formes liées à la privation de liberté et à un travail sans salaire.

Le nouveau texte adopté par l'Assemblée nationale criminalise "dix autres formes" d'esclavage et "double les peines" contre leurs auteurs, selon le ministre mauritanien de la Justice, Brahim Ould Daddah, cité dans le document. Les peines maximales encourues pour ces pratiques passent à 20 ans de prison dans la nouvelle loi, assorties d'amendes, contre cinq à 10 ans de détention auparavant. L'abolition de l'esclavage Partie 2 - UPH #8. L'esclavage et les grandes traites Partie 1 - UPH#7. Findings - Walk Free Foundation - Global Slavery Index 2014. Of the 161 countries: 124 have criminalised human trafficking in line with the UN Trafficking Protocol. 96 have National Action Plans (NAPs) to coordinate the government’s response. 150 governments provide some form of service for victims of modern slavery.

The governments that have the strongest response to modern slavery are The Netherlands, the United States of America, the United Kingdom, Sweden, Australia, Portugal, Croatia, Spain, Belgium and Norway. These countries are characterised by strong political will, sufficient resources, and a strong civil society that holds governments to account. When correlated against GDP (PPP), countries which have a relatively strong response despite fewer resources are the Philippines, Brazil, Georgia, Jamaica, Croatia, Montenegro, Macedonia, Moldova, Albania and Serbia. Some wealthier and more stable countries have also taken little action in combating modern slavery. Slavery Footprint - Made In A Free World.

Les débuts de l'esclavage. Infographie: 36 millions d’esclaves dans le monde. CARTOGRAPHIE • 30 millions d’esclaves sur la planète. Le mot sonne comme la réminiscence d'une époque révolue. Mais l'esclavage n'appartient pas à l'Histoire. Il est bien présent au XXIe siècle – partout dans le monde. Ce nombre – 29,8 millions exactement – est issu du travail réalisé par la fondation australienne Walk Free, qui s’est donné pour mission d’éradiquer les différentes formes d’esclavage dans le monde.

Il inclut le travail et la prostitution forcés, les enfants-soldats ou contraints au mariage, les domestiques asservis, etc. En pourcentage, c’est la Mauritanie qui remporte la “palme” – 4 % de sa population. “L’esclavage y est tellement répandu qu’il y semble presque normal”,constate The Washington Post. En valeur absolue, c’est l’Inde qui abrite le plus grand nombre d’esclaves – 14 millions.