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Les communs

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Communs numériques et communs de la connaissance. Les communs désignent tantôt la gestion de ressources que nous avons en commun (climat, haute mer, spectre des fréquences électromagnétiques, biodiversité, connaissances traditionnelles, etc.) et qu’il convient de défendre face aux formes diverses d’accaparement ou de destruction, tantôt ce que nous produisons et/ou gérons en commun dans une optique de partage (ressources numériques ouvertes, jardins partagés, nouvelles formes non-marchandes ou coopératives, financement participatif, etc.). Les communs désignent des pratiques sociales et non des ressources, même si la relation entre la pratique sociale (la « communauté » concernée, sa gouvernance et la manière dont est organisé le partage) et la ressource (ce qui est partagé – commons pool ressource) reste forte. L’analyse d’un commun peut s’élaborer à partir de perspectives diverses : - les menaces d’enclosure (ce qui exclut les acteurs de l’usage du commun) qui pèsent sur la ressource ou sur les communautés qui en ont pris la charge.

De l’entente entre pairs comme bien commun. Le langage n’appartient à personne Siri Hustvedt [D]es collectivités qui ne ressemblent ni à l’État, ni au marché Elinor Ostrom 1 Dont seul l’ouvrage La gouvernance des biens communs (traduit en français en 2010) sera utilisé ici (...) 1Sur la base d’études empiriques, Elinor Ostrom1 a dénoncé les « métaphores » qui ignorent ou excluent la capacité d’individus à s’entendre entre pairs, en vue de bénéfices conjoints et dans la perspective du temps long que demande la gestion d’un système de ressources (common pool resource). 2L’auto-organisation se rapporte à la capacité d’individus à former un groupe propre à édicter des règles de manière autonome. 2 Ostrom (2010 : 46). 3Le domaine initial de l’étude, la gestion de ressources naturelles à l’accès non régulé par des droits de propriété privée, traite de « biens », soit des ressources pour des « appropriateurs », qui prélèvent des unités de ressources dans un stock (pécheurs en zone littorale, irrigants, etc.). 3 Ostrom, (2010 : 39).

De l’intérêt général au bien commun. Communs & bib - CDML.compressed.pdf. Communs Buffon - Google Slides. 2010 la gouvernance des biens communs. Biens communs. Les biens communs, ou biens publics impurs, correspondent en économie à l'ensemble des ressources, matérielles ou non, qui sont rivales et non-exclusives, car ils peuvent être dégradé par sa consommation[1]. Traiter un bien commun comme un bien privé conduit à sa destruction, comme l'a souligné Garrett Hardin[2]. Dès lors se pose la question de sa régulation. En sociologie, les biens communs, ou communs, correspondent à une gestion collective de biens matériels ou immatériels. Le droit des communs est resté longtemps ignoré. Il s'agit essentiellement d'un droit coutumier. Le bien commun est défini comme relevant d'une appropriation, d'un usage et d'une exploitation collectifs. Les biens communs se distinguent d'un bien public caractérisé par sa non-rivalité et d'un bien privé individuel.

Histoire[modifier | modifier le code] Au Moyen Âge, dans le cadre du régime féodal, les biens banaux (ou biens communaux) sont des biens gérés en commun par les occupants du domaine seigneurial. L’anti-recette des biens communs. Les biens communs sont une émulsion qui prend à feu doux. Sa réussite n’est ni nécessaire ni scientifique.

Elle requiert une subtile alchimie. C’est celle-ci qu’on voit prendre forme ces dernières années dans la convergence des luttes politiques autour de la notion de « biens communs ». Des rencontres s’organisent en Europe, en Asie, en Amérique latine, etc. Derrière le terme, chacun met l’objet de sa mobilisation ou de ses inquiétudes. Ingrédients Du temps, de l’hier, et du demain, un spectre ; Des pensées fraîches, indéterminées et aiguisées ; Des produits rivaux et non rivaux ; Un foyer bien entretenu ; Quelques pincées d’intérêts divergents ; Un coulis pas trop liquide ; Une calculette à faire les soustractions ; Un ratatine propriété privée et publique ; Des rêveries de qualité, à dénicher loin des marchés battus ; Temps de préparation Indéfini, mais on a faim. 1.

. « Jeunes gens, ça avait commencé dès le XIVe siècle, mais ça s’était accéléré dramatiquement dans les années 1640. 2. 3. Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs, par Hervé Le Crosnier (Les blogs du Diplo, 15 juin 2012) La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique.

Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs.

De la tragédie à l’écologie Les communs du numérique Continuer de construire une théorie des communs. Le logiciel libre est-il un #Commun ? Qu'est-ce qu'un « Commun » ? On parle de commun dans le cas d'un système qui se veut le plus ouvert possible avec au centre une ou plusieurs ressources partagées, gérées collectivement par une communauté, celle-ci établit des règles et une gouvernance dans le but de préserver et pérenniser cette ressource. Cette notion de res communis existe en réalité depuis les Romains, et a perduré en occident durant le moyen-âge, avec par exemple la gestion commune des forêts, et dans le reste du monde avant sa colonisation par les européens. Mais depuis la fin du 18ème siècle dans nos sociétés occidentales, la révolution industrielle et avec elle la diffusion du mode de production capitaliste dans toutes les couches de la société ont imposé une dichotomie dans la notion de propriété : un bien appartient soit à l'État, soit au privé.

On peut distinguer en simplifiant trois types de ressources pouvant être gérées en commun : Une ressource partagée La gouvernance du logiciel libre "6. Conclusion. 364RenaissanceDesCommuns. Données personnelles et Communs : une cartographie des thèses en présence. A la fin du mois dernier, j’ai écrit un billet intitulé «Evgeny Morozov et le domaine public des données personnelles», qui m’a valu un certain nombre de retours, notamment de la part de personnes découvrant ce type de thèses s’efforçant de rompre avec l’approche individualiste ou « personnaliste » qui sous-tend le droit actuel de la protection des données personnelles pour essayer d’en penser la dimension collective. En réalité, ces thèses sont multiples et on peut, à mon sens, les répartir en quatre grandes familles, comme j’ai essayé de le représenter sur la carte mentale ci-dessous (cliquer sur l’image pour la consulter).

Ces quatre grands groupes de thèses sont les suivantes (certaines font un lien direct entre les données personnelles et les Communs, tandis que d’autres établissement un lien seulement indirect) : WordPress: J'aime chargement… Sur le même thème Ériger le réseau des données personnelles en bien commun ? Dans "A propos des biens communs" Les communs à l’heure du numérique  - Les Communs d'Abord. TraamDoc : créer et s'approprier un média scolaire. David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes. Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » - ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens.

D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ». Les communs – Une introduction à la notion de communs. Communs. Exemple de bibliothèque partagée libre et gratuite, construite par les élèves d'un lycée pour y entreposer des livres librement apportés et librement empruntés (ici en 2016 sur le Port de Saint-Goustan, à Auray dans le Morbihan). Un commun est un système qui se veut le plus ouvert possible avec au centre une ou plusieurs ressources partagées, gérées collectivement par une communauté, celle-ci établit des règles et une gouvernance dans le but de préserver et pérenniser cette ressource tout en ayant le droit de l'utiliser[1].

Ces ressources peuvent être naturelles : une forêt, une rivière; matérielles : une machine-outil, une maison, une centrale électrique; ou immatérielle : une connaissance, un logiciel[2]. Les communs interrogent donc la question de la propriété. Ainsi, actuellement nous avons deux types de propriété : la propriété publique et la propriété privée, les communs se placent comme une troisième voie encore à explorer. Wikipédia est un exemple très concret de commun : Exemple : Comment dynamiser les équipes autour de l'EMI ? : deux exemples en collège. Basée sur le document publié par l’UNESCO en 2011 et intitulé : Éducation aux médias et à l’information : programme de formation pour les enseignants, l’EMI a pour caractéristiques de concerner les professeurs de toutes les disciplines et de viser « une intégration dans le système éducatif » pour « atteindre des millions de jeunes ».

En France, le référentiel des compétences des métiers du professorat et de l’éducation, paru au Journal Officiel du 8 juillet 2013, en reconnaît 4 essentielles aux professeurs documentalistes. Parmi celles – ci, celle qui arrive en premier est : « Maîtriser les connaissances et les compétences propres à l’éducation aux médias et à l’information« . Ainsi, le professeur documentaliste, doit être une personne ressource dans l’établissement scolaire pour la mise en place de l’EMI. Comment peut - il alors dynamiser les équipes autour de cette nouvelle discipline scolaire en construction ? 1. 2. L’exemple du pédagolab : un parcours de culture numérique pour tous. EMIThéo | L'Education aux Médias et à L'Information (EMI) au collège Saint – Théodard de Montauban. Le manifeste de SavoirsCom1.

L’approche par les communs s’inscrit dans la continuité de l’appel pour la constitution d’un réseau francophone autour des Biens Communs : Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielles – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé. Les communs de la connaissance représentent un nouveau paradigme. 1. 2. 3.

Vecam - Libres savoirs, les biens communs de la connaissance. Libres savoirs : les biens communs de la connaissance. Produire collectivement, partager et diffuser les connaissances au XXIe siècle / ouvrage coordonné par l’association VECAM. - Caen : C&F éd., 2011. - 1 vol. (351 p.). ISBN 978-2-915825-06-0 (br.) URL : Ouvrage coordonné par l’Association Vecam Publié avec le concours du Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie et le soutien de la Région Basse-Normandie.

C&F éditions, mai 2011 35 C, rue des Rosiers, 14000 Caen Les articles de cet ouvrage sont publiés sous licence Creative Commons : paternité, pas d’utilisation commerciale ( Les articles de cet ouvrage citent les noms de services, compagnies et marques qui appartiennent à leurs propriétaires respectifs et ne sont mentionnés ici qu’à titre documentaire. Vers une littératie des Communs : un parcours professionnel et universitaire. Un an après l'avoir présenté, je publie (enfin) le mémoire de Master 2 Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication sous la direction de Louise Merzeau. Ce mémoire qui m'a accompagnée de 2013 à 2015. Vous y retrouverez de nombreux extraits de ce blog puisqu'il a été mon journal de bord. J'ai essayé de montrer que les Communs, au carrefour des débats sur l’économie, le politique, la culture ont toute leur place dans l'éducation. Développer une conscience des enjeux de la culture numérique et de l'EMI, transmettre des savoir-faire et savoir-être permettent de garantir des capacités à créer et préserver les Communs de la connaissance à travers la littératie des Communs (lire/écrire dans une logique de savoirs et connaissances partagés).

Parce que je crois important de garder trace de l'histoire des communs à l’École, parce que il y a dans ce document les sources de la matrice EMI de l'Académie de Toulouse, Les biens communs, une utopie pragmatique. Information, savoir et culture sont chaque jour un peu plus le cœur battant de nos sociétés. Éléments premiers d’une part croissante de notre activité économique, ils contribuent à façonner nos manières de faire société. Nos apprentissages et nos modes cognitifs, notre engagement dans le travail rémunéré tout comme notre autonomie par rapport à ses institutions, nos relations aux autres, nos pudeurs et nos exhibitions, notre espace-temps, nos attentions et inattentions, l’accord de notre confiance et la construction de nos choix, nos déplacements, notre connaissance de soi, nos rapports aux objets, notre distance ou notre attachement à l’égard de la res publica… autant de champs bousculés, voire transformés par cette ébullition créative que l’on appelle société de la connaissance.

La connaissance ne peut être assimilée à du pétrole ou de l’acier. Si ce temps est aujourd’hui possible, nous le devons à une série de facteurs. C & F Éditions. Libres Savoirs : Les biens communs de la connaissance - produire collectivement, partager et diffuser les connaissances au XXIe siècle Un regard mondial sur les biens communs de la connaissance.

À la rencontre de ces réseaux qui n'envisagent pas de progrès sans partage des savoirs. La connaissance est un moteur de l'économie et de l'organisation sociale. Aujourd'hui numérisée, elle circule, se diffuse et se partage aisément, permettant la coopération de communautés et la création de nouvelles connaissances. Les biens communs de la connaissance constituent ainsi une utopie pragmatique qui propose des voies nouvelles pour aborder les défis du XXIe siècle.

Pour Libres Savoirs, l'association Vecam a coordonné trente auteurs, venant de tous les continents, afin d'offrir un regard mondial sur les biens communs de la connaissance. Sommaire Les biens communs, une utopie pragmatique, par Valérie Peugeot. Autour du manifeste pour la récupération des biens communs, par Frédéric Sultan 1. 2. Postface. Identifier les enclosures informationnelles pour favoriser les apprentissages en réseau -

Communs, Biens Communs, littératie des Communs : de quoi parle-t-on ? - Doc pour docs. Calaméo - Vers une littératie des Communs ? : Une culture numérique citoyenne mise en œuvre par les professeurs documentalistes. Le siècle des communs | Usbek & Rica. Le commun, une notion en débat – Mondes Sociaux.