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Numérique et liberté d'expression

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Troller, débattre, se répéter… pourquoi commenter un article en ligne ? Les commentaires sous les articles de presse sont parfois utiles, parfois superficiels, à côté de la plaque, voire insultants.

Troller, débattre, se répéter… pourquoi commenter un article en ligne ?

Mais qu’est-ce qui motive le lecteur à donner son avis ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Violaine Morin Voici une question aussi vieille que l’arrivée des modems plus rapides que 56 k : à quoi servent les commentaires sous les articles en ligne ? Une question que l’internaute se pose aussi régulièrement qu’il lit les fleuves d’opinions, de remarques, de blagues, de messages orthographiques, parfois sans lien direct avec le propos… Quand les commentateurs ne s’insultent pas tout simplement entre eux. En analysant 70 millions de commentaires depuis dix-sept années, le Guardian est arrivé à une conclusion assez déprimante : la zone en bas de ses articles se transforme souvent en champ de bataille.

Wikipedia ou le monde sans femmes. Elle est à elle seule un symbole de la révolution numérique.

Wikipedia ou le monde sans femmes

Libre, gratuite, collaborative, l'encyclopédie en ligne a réussi l'exploit de rassembler un contenu d'une immense richesse exclusivement produit par des internautes bénévoles. Sur Facebook : « Si vous êtes de droite, ajoutez des gens de gauche » Twitter dégomme Politwoops, cimetière des gaffes politiques. C’est le lieu où l’on pouvait dégoter les messages que certaines personnalités de pouvoir tentaient de faire disparaître, l’air de rien, après les avoir diffusés.

Twitter dégomme Politwoops, cimetière des gaffes politiques

Un genre d’archives mondiales, une espèce d’Institut national de l’audiovisuel (Ina), mais version réseaux sociaux. Fondé en 2010 par l’Open State Foundation (OSF), une organisation néerlandaise qui promeut la transparence dans la gouvernance, Politwoops compilait les messages publiés puis supprimés sur les comptes Twitter de représentants ou de partis politiques d’une trentaine de pays à travers le monde – France et Union européenne comprises.

Le problème, c’est que Twitter ne cautionne pas du tout cette utilisation très particulière de ses services. Et a fini par dégommer Politwoops, ce 21 août. Géométrie du droit à l’oubli Selon l’Open State Foundation, la boîte américaine aurait justifié sa décision de bloquer l’accès à ses services à Politwoops par l’explication suivante : Déchiffrer la communication. Politique et Internet : une citoyenneté renouvelée ? – Mondes Sociaux. CC Youtube Guillaume CABIOC’H La contribution du numérique au fonctionnement des régimes démocratiques est régulièrement mise en question, qu’il s’agisse de faire sa critique ou de faire perdurer son existence, en améliorant l’expression et la participation citoyennes.

Politique et Internet : une citoyenneté renouvelée ? – Mondes Sociaux

On assiste à un foisonnement d’initiatives démocratiques portées tantôt par des institutions, tantôt par des citoyens, de manière individuelle ou collective. Par exemple, si le « projet de loi El Khomri » (appelé aussi « Projet de loi Travail ») a suscité au printemps 2016 des mécontentements manifestés notamment par voie et/ou voix numérique, celui d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, relatif à la « République numérique » a bénéficié de contributions postées par les internautes sur une plateforme dédiée à la consultation, puisque cinq nouveaux articles ont été rajoutés. CC Youtube Démocratie Ouverte CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Wojcik S., 2011, « Prendre la démocratie électronique au sérieux.

Sur Facebook, les militant·e·s antiracistes victimes de censure. Paris, 5 septembre 2016 — La Quadrature du Net publie ici une tribune de Félix Tréguer, co-fondateur et membre du Conseil d'orientation stratégique de La Quadrature du Net.

Sur Facebook, les militant·e·s antiracistes victimes de censure

Sihame Assbague est l'une des têtes de proue des « antiracistes politiques », qui donnent un peu d'air frais à la lutte contre les discriminations, contre les violences policières ou contre le sexisme. Fin juin, Facebook lui signifie le retrait d'une publication intitulée « guide post-attentat », dont l'entreprise estime qu'elle est contraire à ses conditions d'utilisation : Sans doute signalé comme « illicite » par de nombreux·ses utilisateur·rice·s hostiles aux propos de Sihame, les sous-traitant·e·s du géant californien en charge d'appliquer sa politique de censure décident alors de suspendre son compte pour 24 heures. Aucune information n'est donnée pour préciser lequel des « standards de la communauté Facebook » aurait ainsi été enfreint. Quand des robots noient les messages des manifestants. C’est un peu le gaz lacrymogène du numérique.

Quand des robots noient les messages des manifestants

Il vous arrache les yeux et vous précipite, les mains en avant, dans la cohue. Au Mexique, ceux qui manifestant contre la violence et la corruption s’organisent sur les réseaux sociaux via le hashtag #YaMeCanse (« Je suis fatigué », ndlr). Mais leurs efforts sont noyés par des robots pro-gouvernements qui spamment les fils de discussions. Certes, Twitter n’est pas l’alpha et l’oméga des manifestations et révolutions. Mais depuis les printemps arabes, il est clair que les réseaux sociaux jouent un rôle dans leur organisation. La journaliste Erin Gallagher qui a analysé les comptes Twitter à l’origine de ces tweets soupçonne une action du gouvernement, même si rien ne permet de le prouver.

Cela peut poser problème hors des écrans. Lire sur Revolution-news (en anglais)