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Numérique et liberté d'expression

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Wikipedia ou le monde sans femmes. Elle est à elle seule un symbole de la révolution numérique.

Wikipedia ou le monde sans femmes

Libre, gratuite, collaborative, l'encyclopédie en ligne a réussi l'exploit de rassembler un contenu d'une immense richesse exclusivement produit par des internautes bénévoles. Le hic : ces contributeurs sont presque tous masculins. Alors qu'elles sont vivement encouragées à participer, les femmes restent invariablement absentes des communautés de rédacteur.

Et ce n'est pas sans conséquences. Sur Facebook : « Si vous êtes de droite, ajoutez des gens de gauche » Au lendemain de la victoire de Donald Trump, un journaliste britannique écrivait : « Plus de 58 millions de personnes ont voté pour Trump.

Sur Facebook : « Si vous êtes de droite, ajoutez des gens de gauche »

Je n’en connais aucune. » Il en va de même sur mon fil d’actualités Facebook. Twitter dégomme Politwoops, cimetière des gaffes politiques. C’est le lieu où l’on pouvait dégoter les messages que certaines personnalités de pouvoir tentaient de faire disparaître, l’air de rien, après les avoir diffusés.

Twitter dégomme Politwoops, cimetière des gaffes politiques

Un genre d’archives mondiales, une espèce d’Institut national de l’audiovisuel (Ina), mais version réseaux sociaux. Fondé en 2010 par l’Open State Foundation (OSF), une organisation néerlandaise qui promeut la transparence dans la gouvernance, Politwoops compilait les messages publiés puis supprimés sur les comptes Twitter de représentants ou de partis politiques d’une trentaine de pays à travers le monde – France et Union européenne comprises. Le problème, c’est que Twitter ne cautionne pas du tout cette utilisation très particulière de ses services. Et a fini par dégommer Politwoops, ce 21 août. Politique et Internet : une citoyenneté renouvelée ? – Mondes Sociaux. CC Youtube Guillaume CABIOC’H La contribution du numérique au fonctionnement des régimes démocratiques est régulièrement mise en question, qu’il s’agisse de faire sa critique ou de faire perdurer son existence, en améliorant l’expression et la participation citoyennes.

Politique et Internet : une citoyenneté renouvelée ? – Mondes Sociaux

On assiste à un foisonnement d’initiatives démocratiques portées tantôt par des institutions, tantôt par des citoyens, de manière individuelle ou collective. Par exemple, si le « projet de loi El Khomri » (appelé aussi « Projet de loi Travail ») a suscité au printemps 2016 des mécontentements manifestés notamment par voie et/ou voix numérique, celui d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, relatif à la « République numérique » a bénéficié de contributions postées par les internautes sur une plateforme dédiée à la consultation, puisque cinq nouveaux articles ont été rajoutés. CC Youtube Démocratie Ouverte CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Sur Facebook, les militant·e·s antiracistes victimes de censure. Paris, 5 septembre 2016 — La Quadrature du Net publie ici une tribune de Félix Tréguer, co-fondateur et membre du Conseil d'orientation stratégique de La Quadrature du Net.

Sur Facebook, les militant·e·s antiracistes victimes de censure

Sihame Assbague est l'une des têtes de proue des « antiracistes politiques », qui donnent un peu d'air frais à la lutte contre les discriminations, contre les violences policières ou contre le sexisme. Fin juin, Facebook lui signifie le retrait d'une publication intitulée « guide post-attentat », dont l'entreprise estime qu'elle est contraire à ses conditions d'utilisation : Sans doute signalé comme « illicite » par de nombreux·ses utilisateur·rice·s hostiles aux propos de Sihame, les sous-traitant·e·s du géant californien en charge d'appliquer sa politique de censure décident alors de suspendre son compte pour 24 heures.

Aucune information n'est donnée pour préciser lequel des « standards de la communauté Facebook » aurait ainsi été enfreint. L'été allait réserver d'autres surprises. Quand des robots noient les messages des manifestants. C’est un peu le gaz lacrymogène du numérique.

Quand des robots noient les messages des manifestants

Il vous arrache les yeux et vous précipite, les mains en avant, dans la cohue. Au Mexique, ceux qui manifestant contre la violence et la corruption s’organisent sur les réseaux sociaux via le hashtag #YaMeCanse (« Je suis fatigué », ndlr). Mais leurs efforts sont noyés par des robots pro-gouvernements qui spamment les fils de discussions.