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Novlangue - vérité

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Que restera-t-il de l’art contemporain ? Nathalie Heinich : Le Paradigme de l’art contemporain. À propos du livre de Nathalie Heinich, Le Paradigme de l’art contemporain : structures d’une révolution artistique, Gallimard, Bibliothèque des sciences humaines.Par Thierry Guihut.

Que restera-t-il de l’art contemporain ? Nathalie Heinich : Le Paradigme de l’art contemporain

Autoportrait aux photographies de montagne, Parador de Vielha, photo T Guinhut . Se photographier dans le reflet du verre entre deux photographies de montagnes est-il de l’art ? Ainsi emprunter une œuvre d’autrui, des techniques d’autrui, entre reproduction photographique, IPhone et Instagram, et s’autoportraiturer par piètre narcissisme et défi délavé qui se voudrait position artistique suffiraient-ils ? Il fallait juste y penser, comme il y a bientôt un siècle le fit Duchamp en pensant arracher un urinoir aux lieux d’aisance et l’accrocher dans la sacralité d’un lieu muséal. De ce geste inaugural et révolutionnaire découle une grande part de l’art contemporain. Éphémère, conceptualisée, informe, l’œuvre est chose mentale dont il faut percevoir et transcrire dans le langage la substantifique moelle. Langage : des perversions des mots. Les mots qui ne traduisent plus la vérité sont comme des oiseaux empaillés.

Langage : des perversions des mots

La France, en ce moment, est devenu un grand centre de taxidermie.Par Nicolas Nilsen. Des perroquets monochromes ? Avant-hier encore, j’entendais le Gouvernement nous assurer que « la courbe du chômage s’inversait » alors que tout le monde voit bien que Pôle emploi finira par être emporté par une terrible marée noire. Donc le chômage « baisse », disent-ils, tout comme les prix « baissent », ou la croissance « repart »…). Plus personne, évidemment, ne croit plus à ces contorsions de langage qui cherchent à faire prendre des vessies pour des lanternes.

Hier dans le métro, un type distribuait aux voyageurs des petits cartons avec « Jésus fils de Dieu. Platon aurait dit [] que « la perversion de la cité commence par la fraude des mots ». Rapport sur l’intégration : parlez-vous le Volapük victimisant ? Hollande condamne le mot fascisme, pas l'idée. Actualités | Opinions | Politique Publié le 28/05/2013 François Hollande condamne certains slogans de la manif pour tous.

Parce que les mots ont un sens – qu'il ferait bien de chercher. La délation joyeuse des Jeunes Socialistes. En appelant les Français à dénoncer des propos qu’ils jugeraient homophobes, les Jeunes Socialistes utilisent un procédé dangereux pour limiter un droit inaliénable.

La délation joyeuse des Jeunes Socialistes

Leur indéniable talent pour l’investigation pourrait pourtant être utilisé à meilleur escient. Par Baptiste Créteur. Cécile Duflot avait appelé les Français à dénoncer d’autres Français pour accélérer le viol de la propriété privée. Aujourd’hui, ce sont les Jeunes Socialistes qui appellent à la délation pour accélérer le viol de la liberté d’expression, en établissant une carte collaborative des élus homophobes. La prestidigitation, ça fonctionne aussi avec les mots ! "Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

La prestidigitation, ça fonctionne aussi avec les mots !

" – Albert Camus Entendre « nounou prénatale » était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. On ne dira plus « mère porteuse », mais « nounou prénatale ». Comme si changer le mot allait rendre cette réalité plus douce. Comme si le réel allait changer, subitement, simplement parce qu’on a choisi de substituer une expression à une autre. Le peuple est corrompu. Les Français sont devenus des loups les uns pour les autres à partir du moment où l’État leur a promis la richesse gratuite.Un billet d’humeur d’Aurélien Biteau.

Le peuple est corrompu

L’État-Providence échoue lamentablement un peu plus chaque jour sur le plan économique. Sans avoir réussi à produire le moindre résultat satisfaisant, il continue de s’enfoncer sur le dur chemin de la ruine que les lois inaliénables de l’action humaine lui ont tracé. Le « plus froid des monstres froids » multiplie dans sa course en avant le nombre de ses tentacules et s’accroche de toutes ses forces à toutes les parois de la France défigurée, prêt à la faire tomber dans l’abîme avec lui. Le parasite suce les énergies du pays en son nom, dit-il. Orwell, la vérité ou la servitude. Pendant longtemps je n’ai guère aimé 1984 de George Orwell.

Orwell, la vérité ou la servitude

Le livre m’est tombé des mains plusieurs fois. C’était le typique « roman à idées » : un roman qui semble fait pour habiller des idées qui, en réalité, se défendraient très bien toutes seules hors du roman – un roman qui ne répond à aucune nécessité romanesque intrinsèque, qui n’a pas besoin de la forme « roman » pour dire ce qu’il a à dire. Et, à dire vrai, je ne suis pas certain d’avoir changé d’opinion sur le roman, dont je peine toujours à tourner les pages. En revanche j’ai changé d’idée sur les idées du roman. 1984, victime de son succès populaire, a fourni à notre époque un certain nombre de clichés, comme celui du novlangue et l’inévitable Big Brother, dont il devient de plus en plus difficile de discerner les usages pertinents de ceux qui relèvent de la pure paresse intellectuelle. Mais 1984 vaut mieux, finalement, que ces quelques lieux communs de la world culture.