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Racisme

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« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?

– Mais très certainement.

Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. » Alexandre Dumas. Le terme "Racialisé", la réponse de Iannis Roder. Lundi, un auditeur nous écrivait sur le site de la médiatrice : Je suis très choqué par le traitement du thème du racisme.

Le terme "Racialisé", la réponse de Iannis Roder

L’usage du terme « racialisé », très marqué idéologiquement me choque beaucoup. Je suis moi-même considéré par vos journalistes comme « racialisé » (d’origine maghrébine) mais je ne me définis pas comme ça , et je trouve ce terme néo-colonialiste et victimaire. Sur les invités eux-mêmes, beaucoup viennent défendre et justifier ces termes, ces approches, voir justifier les déboulonnages des statues en radio ou dans des articles sur votre site). Cette séquence arrive à la suite d’une antenne ouverte pour les défenseurs des ateliers non-mixtes (en prenant comme référence les ateliers féministes non-mixtes). Iannis Roder, agrégé d’histoire, auteur de « Sortir de l’ère victimaire. D’où vient le terme « racialisé » ? Iannis Roder : Comme tous les néologismes, le terme « racialisé » s’inscrit dans une histoire. Quelle utilisation en est faite ? "Excusez-moi, qui est raciste dans la salle ?"

Faut-il déboulonner les statues ? Les "discriminations raciales systémiques" sont-elles enracinées en France ? Les manifestations de la semaine dernière aux Etats-Unis comme en France ont conduit beaucoup à comparer le racisme tel qu’il existe des deux côtés de l’Atlantique.

Les "discriminations raciales systémiques" sont-elles enracinées en France ?

Là où on parle de racisme systémique aux Etats-Unis, la France tient à l’idée qu’elle se fait de son universalisme républicain. Un universalisme qui empêcherait qu’on puisse parler de racisme d’Etat ou de discriminations systémiques pour notre pays. C’est pourtant ainsi que le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a qualifié le « harcèlement discriminatoire » de jeunes français issus de l’immigration. Depuis le début du confinement, l'équipe du Temps du débat a rassemblé sur le site de France Culture, près d'une cinquantaine de textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Nous vous invitons à lire la contribution du jour, signée de Lazhari Rihani : “Face à la Covid, penser notre place dans l'Univers et le monde”.

Les droits humains sont-ils des privilèges? « Privilège blanc : on se trompe de combat avec un terme pareil » Le choc est mondial, on le voit à l'ampleur des manifestations partout.

« Privilège blanc : on se trompe de combat avec un terme pareil »

Ce qui change beaucoup les choses cette fois, c'est qu'on a des vidéos. Désormais, tous les citoyens ont une caméra et cela change la donne. Lorsqu'on voit les images avec Georges Floyd, l'ambiguïté n'est pas possible : l'abus d'autorité, la violence du regard de ce policier blanc qui se sait filmé et qui pense quand même qu'il a le droit d'aller jusque-là pendant 8 minutes 45 secondes, sur le cou de Georges Floyd. Bien sûr qu'il faut que la justice passe, parce que la justice va nous apprendre des choses sur ce qui se passe avant et sur ce qui se passe après.

Mais nous avons tous les moyens de juger la disproportion, la violence, la déshumanisation qui a coûté la vie de Georges Floyd. Ce qui est difficile aux États-Unis, c'est que c'est un immense pays fédéral, que chaque Etat a sa police et sa politique et que ce qui a été fait sous Barack Obama ou avant, peut être très vite défait. Y a-t-il une forme de déni ? Raciste n’est pas une insulte. Discrimination. Darwinisme social. Taxinomie. Racism. Catégorie. Cybercriminalité. Justice environnementale. Gouvernance émotionnelle. Conséquences sociales.

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