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Chloroquine

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Chloroquine : fin de partie ! Plusieurs études publiées ces dernières semaines viennent sonner la fin de partie concernant l'utilité de l'hydroxychloroquine dans le cadre de l'infection au SARS-CoV-2 : ça ne marche pas.

Chloroquine : fin de partie !

Avec ou sans antibiotique. Qu'importe le moment où la thérapie est donnée. Fin de partie. Hydroxychloroquine, l'histoire sans fin ? L'hydroxychloroquine, c'est un peu l'histoire sans fin, mais sans le dragon volant.

Hydroxychloroquine, l'histoire sans fin ?

Nous vous expliquions la semaine dernière qu'il était trop tôt pour dire « fin de partie pour l'hydroxychloroquine » sur les bases de cette étude qui je vous le rappelle, est une étude observationnelle - c'est à dire rétrospective, à partir de l'analyse des données de santé de plus de 670 hôpitaux dans le monde, et pas une étude interventionnelle - c'est-à-dire un essai clinique réalisé exprès pour tester la molécule sur des patients, en suivant ce qui n'a pas été respecté jusque là, le protocole de l'essai randomisé en double aveugle contre placebo qu'on appelle « gold standard » parce que lui seul, jusqu'à preuve du contraire, est à même de faire une démonstration nette et incontestable de l'efficacité ou non d'une molécule sur une pathologie.

Mais les critiques se concentrent surtout sur la nature des données collectées, et leur qualité. Et c'est là le deuxième biais très important de cette étude. Chloroquine : “Je ne suis pas pro-Raoult mais l'étude publiée par The Lancet, c'est une merde”, lance le Pr. Froguel. Depuis le début de la crise du coronavirus, le Professeur Philippe Froguel a décidé de prendre régulièrement la parole.

Chloroquine : “Je ne suis pas pro-Raoult mais l'étude publiée par The Lancet, c'est une merde”, lance le Pr. Froguel

Professeur au CHU de Lille et à l’Imperial College de Londres, il est une voix reconnue dans le monde scientifique notamment pour ses recherches sur le diabète. Ces derniers jours, c'est la polémique autour de l'hydoxychloroquine qui l'a mis en colère. Publication d'une étude dans "The Lancet" concluant à son inutilité et même sa dangerosité, arrêt des prescriptions immédiat en France, réaction virulente du professeur Didier Raoult, grand défenseur de ce traitement... Le professeur Froguel voit dans ces débats une sorte de défaite de la science qui l'attriste beaucoup.

Hydroxychloroquine, acte 4 scène 28. Un mot sur cette étude donc : il s'agit d'une étude rétrospective, ce n'est pas une étude interventionnelle où l'on recrute des malades contre placebo, les fameuses randomisées double aveugles.

Hydroxychloroquine, acte 4 scène 28

Ce sont des études a posteriori, où les chercheurs collectent une quantité significativement importante de données pour en tirer des conclusions. En l'occurrence, plus de 96 000 patients, dont 14 888 traités moins de 48 heures après le diagnostic PCR de la maladie, les 81 000 autres servant de groupe contrôle. Quatre type de traitements ont été évalués chloroquine seule, chloroquine un antibiotique de type « azythromicine », un macrolide, hydroxychloroquine seule, et hydroxychloroquine macrolide. Les résultats sont les suivants : tous les bras traités présentent une augmentation de la mortalité par rapport au groupe contrôle, ainsi qu'une augmentation de risques accrus d'accidents cardiaques.

Covid-19 : une étude internationale suggère un risque accru de mortalité sous hydroxychloroquine. L’hydroxychloroquine et la chloroquine ont-elles un intérêt dans le traitement du Covid-19 ?

Covid-19 : une étude internationale suggère un risque accru de mortalité sous hydroxychloroquine

Les études s’accumulent, sans apporter pour l’instant de preuves décisives en faveur de ces molécules dont le président américain, Donald Trump, s’est fait le champion mondial, inspiré par l’infectiologue français Didier Raoult. Récemment le JAMA, le NEJM, ou encore le BMJ, trois des plus grandes revues médicales mondiales, ont publié des résultats décevants, voire négatifs. Vendredi 22 mai, c’est au tour du Lancet, complétant ce « carré magique » de l’édition scientifique. Son étude suggère que, loin d’apporter un bénéfice aux patients hospitalisés, elles entraîneraient un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès à l’hôpital.

Covid-19 : les essais sur l’hydroxychloroquine et les autres traitements. Une étude de Lancet, s'ajoutant à trois autres études parues dans des revues internationales, montre l'inefficacité de l'hydroxychloroquine contre le covid-19.

Covid-19 : les essais sur l’hydroxychloroquine et les autres traitements

Et l’hydroxychloroquine dans tout ça ? Concernant cette molécule, rien n’est simple.

Et l’hydroxychloroquine dans tout ça ?

Beaucoup d’études bâclées, des biais méthodologiques à gogo comme si la conviction intime de certains avait pris le pas sur la méthode scientifique. D’aucuns essayant de démontrer que leur point de vue est le juste, au mépris parfois de l’intégrité scientifique ou de la démonstration rationnelle. Si je vous en reparle aujourd’hui, c’est parce que plusieurs études circulent, avec des conclusions différentes et que chaque groupe, pro ou anti, se les jette au visage pour tâcher de se prouver que c’est lui qui a raison. Reprenons donc ces travaux, d’un œil le plus objectif possible, et voyons ce qu’il est possible d’en conclure.

Hydroxychloroquine : primum non nocere. Oui, « primum non nocere » - c'est-à-dire « avant tout ne pas nuire », c'est le principe de non-malfaisance qui guide toute recherche en pharmacologie.

Hydroxychloroquine : primum non nocere

Un nouveau médicament doit bien sûr être utile, prouver son efficacité mais avant tout, il doit surtout ne pas nuire, ne pas être plus délétère qu'il n'est efficace. Or le Centre Régional de Pharmacovigilance de Nice a répertorié en date du 11 avril 54 cas de troubles cardiaques liés à la prise d'hydroxychloroquine, dont 8 décès. Ces notifications d'effet secondaires proviennent de l'ensemble du territoire.

Chloroquine: nouveaux résultats et nouvelles critiques pour Raoult. L'institut de recherche du professeur Didier Raoult à Marseille a mis en ligne le résumé d'une nouvelle étude vantant les mérites de l'hydroxychloroquine contre le coronavirus, dont la méthodologie a aussitôt suscité de nouvelles critiques du monde médical.

Chloroquine: nouveaux résultats et nouvelles critiques pour Raoult

"L'hydroxychloroquine (dérivé de la chloroquine, un médicament contre le paludisme, NDLR) associée à l'azithromycine (un antibiotique, NDLR), administrée immédiatement après le diagnostic, est un traitement sans danger et efficace contre le Covid-19", affirme la conclusion de cette brève pré-publication, présentée jeudi à Emmanuel Macron lors de sa visite surprise à l'Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection. 1.061 patients testés positifs au nouveau coronavirus ont reçu pendant "au moins trois jours" ce traitement promu par le spécialiste des maladies infectieuses. Les effets indésirables graves s’accumulent sur l’hydroxychloroquine.

L’hydroxychloroquine (Plaquenil), seule ou associée à l’antibiotique azithromycine, n’a toujours pas démontré son efficacité chez des patients atteints du Covid-19, mais les signaux de pharmacovigilance s’accumulent.

Les effets indésirables graves s’accumulent sur l’hydroxychloroquine

Depuis le 27 mars, cinquante-quatre cas de troubles cardiaques dont sept morts soudaines ou inexpliquées (trois de ces personnes ont pu être sauvées par choc électrique) relatifs à ces médicaments ont été analysés au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Nice, chargé de la surveillance nationale des effets indésirables cardiaques des médicaments évalués dans l’infection au nouveau coronavirus. La réponse du ministre de la Santé @olivierveran à l'appel de Philippe Douste-Blazy. Covid-19 : un décret a-t-il autorisé la prescription de chloroquine à tous les patients avant d’être modifié.

Bonjour, Votre question se rapporte au décret publié mercredi (et précisé cet après-midi), et aux abondants – et confus – commentaires qu’il a suscité. Un point a fait particulièrement fait débat ces deux derniers jours : pour quels patients «Covid+», et selon quel critère de gravité cette option thérapeutique pouvait être envisagée. Reprenons depuis le début. Lundi, Olivier Véran annonce la publication prochaine d’un décret afin de fournir un cadre légal aux recommandations officielles du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sur l’usage de l’hydroxochloroquine. Le ministre de la Santé rappelle que le HCSP préconise de réserver cet usage «aux malades graves hospitalisés».

Décret 2020-314 du 25 mars 2020. Le décret du 23 mars 2020 susvisé est ainsi modifié : 1° L'article 5 est ainsi modifié : a) Les deuxième et troisième alinéas du I sont remplacés par les dispositions suivantes : «-au départ du territoire hexagonal et à destination de La Réunion, de Mayotte, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna ; «-au départ de l'une de ces collectivités et à destination du territoire hexagonal ; » ; b) Le IV est remplacé par les dispositions suivantes : « IV.

-Pour les vols au départ ou à destination de la Polynésie Française et de la Nouvelle-Calédonie, le représentant de l'Etat peut compléter les motifs de nature à justifier les déplacements prévus au II du présent article. « V. « Chapitre 7 « Dispositions relatives à la mise à disposition de médicaments. Liste des arguments sur les effets de la chloroquine /covid-19. Lancement d'un essai clinique de grande ampleur de la chloroquine. La #chloroquine est extrêmement toxique. L'OMS condamne l'usage de médicaments sans preuve de leur efficacité. Chloroquine et Covid-19 : tout ce qu'il faut savoir. La chloroquine, ce traitement antipaludique, suscite moult débats sur les réseaux sociaux même parmi les scientifiques.

Utilisation de la chloroquine en virologie. L’auteur déclare ne jamais avoir reçu une rémunération quelle qu’elle soit, financière ou en nature, de la part d’un organisme privé, industriel ou commercial qui pourrait tirer profit ou avantage de l’article publié. Un nouveau virus a fait son apparition en Chine le 17 novembre 2019, baptisé SARS-CoV-2 pour syndrome respiratoire aigu sévère, le deuxième du nom.

Il est la cause de la maladie nommée Covid-19 (COronaVIrus Disease 2019). Ce virus s’est rapidement propagé dans le monde et l’état de pandémie a été déclaré par l’OMS le 11 mars 2020. Il s’agit d’un grand virus (100-160 nm) possédant un génome ARN positif simple brin1. Il appartient à la famille des Coronaviridae, qui comprend plusieurs virus humains et animaux. Le nouveau coronavirus possède un taux de reproduction de base (R0), c’est-à-dire le nombre de cas secondaires à partir d’une personne infectée, estimé entre 1,4 et 5,5.

Chloroquine : pourquoi une partie de la communauté scientifique reste-t-elle méfiante ? Testé initialement in vitro par les Chinois, la chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine, un médicament antipaludéen, semblerait apporter des résultats prometteurs pour lutter contre le coronavirus. C’est en tout cas ce que révèle l’essai clinique, mené par le Professeur Didier Raoult à Marseille. Depuis ce week-end, il propose ce traitement à tous les patients Covid traités dans son institut, en association avec un antibiotique l’azythromycine. "Une mauvaise étude d'une équipe pourtant excellente" Cette étude a suscité un emballement médiatique sans précédent mais pour la communauté scientifique, elle suscite de la prudence voire de l’agacement. « Tout le monde a retenu la communication outrancière sur tous les réseaux sociaux du Professeur Raoult (…) C’est une mauvaise publication d’une équipe qui est pourtant excellente, dans un journal où l’un des signataires de l’article est rédacteur en chef de la revue dans lequel il publie.

Chloroquine et EBM : 7 petites histoires.

Débat Chloroquine

Méthode Raoult. Hydroxychloroquine or Chloroquine for Treatment or Prophylaxis of COVID-19: A Living Systematic Review. Small Chloroquine Study Halted Over Risk of Fatal Heart Complications. A small study in Brazil was halted early for safety reasons after coronavirus patients taking a higher dose of chloroquine developed irregular heart rates that increased their risk of a potentially fatal heart arrhythmia.

Chloroquine is closely related to the more widely used drug hydroxychloroquine. President Trump has enthusiastically promoted them as a potential treatment for the novel coronavirus despite little evidence that they work, and despite concerns from some of his top health officials. Last month, the Food and Drug Administration granted emergency approval to allow hospitals to use chloroquine and hydroxychloroquine from the national stockpile if clinical trials were not feasible. Companies that manufacture both drugs are ramping up production. Hydroxychloroquine: how an unproven drug became Trump’s coronavirus 'miracle cure' This weekend, Donald Trump used his daily White House coronavirus briefings to again urge Americans to take hydroxychloroquine, an anti-malaria drug that has not been shown to be safe or effective against Covid-19.

“What do you have to lose? Take it,” the president said on Saturday as he boasted that the US had amassed 29m doses of the drug. On Sunday, facing questions from the press about his aggressive promotion of an unproven treatment, he argued against waiting for the completion of clinical trials. “In France, they had a very good test,” he said. “But we don’t have time to go and say, ‘Gee, let’s take a couple of years and test it out, and let’s go and test with the test tubes and the laboratories.’” Meanwhile, Dr Anthony Fauci, the country’s top infectious disease doctor, has repeatedly warned that there is no conclusive evidence to support using the drug.

But it’s also a story as old as medicine itself. Former FDA leaders decry emergency authorization of malaria drugs for coronavirus. Science’s COVID-19 reporting is supported by the Pulitzer Center. The recent Food and Drug Administration (FDA) emergency use authorization (EUA) for two malaria drugs to treat COVID-19, based on thin evidence of efficacy, has jeopardized research to learn the drugs’ real value against the pandemic coronavirus, say former agency executives under President Donald Trump and former President Barack Obama.

They also charge that the 28 March EUA for chloroquine phosphate and hydroxychloroquine sulfate undermines FDA’s scientific authority because it appeared to be a response not to scientific evidence, but to fervent advocacy of the drugs by Trump and other political figures. FDA has multiple mechanisms to allow the use of unapproved, experimental drugs for small numbers of desperately ill patients outside of clinical trials. Because chloroquine and hydroxychloroquine are approved for malaria, doctors could prescribe them “off label” for COVID-19 patients even without the EUA. International Society of Antimicrobial Chemotherapy.