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Historiographie

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B. GIBLIN. Géopolitique. Le paradoxe français. Entre "arrogance" et "déclinisme" L'expérience combattante - Apocalypse 10 destins. À la fin du XXe siècle, les historiens du Centre de recherche de l’Historial de la Grande Guerre, créé en 1992 à Péronne, s’intéressent à l’expérience culturelle du conflit et reprennent également l’idée de l’avènement d’une violence nouvelle dans l’affrontement entre nations, défendant l’idée « d’un consentement » des combattants dans ce conflit.

Selon eux, « les soldats ont, comme le reste de la population, largement accepté l’effort de guerre, dans un consentement qui participe de la culture de guerre[14] ». C’est certainement le cas du Canada, dont la partie principale de l’effort militaire est constituée de volontaires. Les Canadiens, après le printemps 1915 et l’arrivée au pays de centaines de blessés des premiers combats, ne pouvaient ignorer la violence et la brutalité du champ de bataille. L’effort de guerre canadien s’étend peu à peu à tous les segments de la population du pays.

À l’origine des manuels d’histoire de France | L'Histoire à la BnF. Si les manuels d’histoire au sens actuel du terme n’apparaissent qu’au XIXe siècle, avec le développement d’une instruction publique peu à peu gratuite et obligatoire et la mise en place des premiers programmes scolaires, la Bibliothèque nationale de France (BnF) rattache à cette famille d’ouvrages des éditions bien antérieures remontant pour certaines au XVIe siècle. Le fonds L39, dit « Histoires élémentaires », rassemble ainsi plusieurs milliers d’éditions consacrées à la vulgarisation de l’histoire de France, de 1563 à 1990 environ. Ces ouvrages constituent d’intéressants témoignages sur le niveau de connaissances, l’approche pédagogique ou encore une certaine vision de l’histoire de France propre à chaque époque. Nous présentons dans ce billet trois titres représentatifs des collections antérieures à la Révolution française, le premier datant du tournant des XVIe et XVIIe siècles, le second publié au milieu du règne de Louis XIV, le troisième à la fin du règne de Louis XV.

Faut-il croire les historiens ? Une question en hommage à Pierre Laborie. « Peut-on croire, faire croire que les travaux des historiens et historiennes permettent toujours d’atteindre la vérité du passé ? L’histoire relève de la transmission des faits et de leurs interprétations, même si ces deux niveaux ne sont pas toujours bien distingués. Les historiens et historiennes assument ainsi une responsabilité sociale dans l’analyse critique de leurs sources et à l’égard des acteurs du passé. » C’est par ces questions qu’était introduite une table ronde le 1er avril dernier à Genève dans le cadre du festival Histoire & Cité. Le choix des acteurs de l’époque considérée et de la nature des documents dont l’examen critique permet d’étudier ce passé ne découle pas d’un processus naturel, objectif et allant de soi.

Les historiens et historiennes assument dès lors aussi une responsabilité sociale [1] par la manière dont ils mènent leurs enquêtes et leurs réflexions, mais aussi par la manière dont ils en rendent compte. Les enjeux de l’histoire du temps présent. Historiens d’Europe, historiens de. L’historien moderniste français Denis CROUZET, né en 1953, auteur d’une récente biographie de Charles Quint, Empereur d’une Fin des temps, Odile Jacob, 2016, a accepté de diriger un ouvrage collectif d’historiographie militante consacré aux historiens d’Europe et aux historiens de l’Europe. Cet ouvrage reprend les communications présentées lors d’un colloque tenu du 25 au 28 février 2016 par une vingtaine d’historiens réunis dans le cadre des travaux du Labex EHNE « Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe », et plus précisément de son axe 3 « L’humanisme européen ou la construction d’une Europe « pour soi », entre affirmation et crise identitaire ». Labellisé « Laboratoire d’excellence » par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en 2012, le projet EHNE a pour ambition de placer « l’école historique française » au cœur d’une historiographie européenne en construction.

La première partie de l’ouvrage présente donc les historiens ayant pensé et écrit par l’Europe. STÉPHANE AUDOIN-ROUZEAU, Une initiation. Rwanda (1994-2016), Paris, Seuil, 2017, 179 p., ISBN 978-2-02-130851-8. C’est un texte inhabituel que Stéphane Audoin-Rouzeau nous invite à découvrir avec son dernier livre, inclassable et parfois dérangeant. Historien de la France, historien de la guerre – ou plutôt du « combat » comme il le précise lui-même –, il est l’un des représentants les plus en vue de cette génération qui a profondément renouvelé l’histoire de la Grande Guerre depuis les années 1990. Co-fondateur de l’Historial de Péronne, il a produit des œuvres majeures sur l’enfance, le viol, le deuil, la violence du champ de bataille, cette « violence à la limite », inédite, des années 1914-1918. Le voilà désormais sur un tout autre terrain : l’histoire du génocide des Tutsi au Rwanda, le dernier grand génocide du XXe siècle.

En neuf chapitres brefs, nerveux, le récit balance entre la prise de distance et l’expression d’une profonde émotion. Il alterne analyses objectives et retours subjectifs d’expérience, sans vraiment trouver son point d’équilibre. Bibliographie histoire des techniques et des sciences à l'epoque moderne. La république des sciences. Réseaux des correspondances, des académies et des livres scientifiques. Notes Une des étapes de ce numéro thématique de Dix-Huitième Siècle a été la table ronde en quatre sessions organisée, avec le soutien de la SFEDS, au XIIe Congrès international des Lumières, réuni à Montpellier du 7 au 15 juillet 2007 autour du thème « Sciences, techniques et cultures ».

Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, article Dictionnaires de Sciences et d’Arts, [D’Alembert], t. IV, 1754, p. 969 b. Claire Salomon-Bayet, L’institution de la science et l’expérience du vivant. Méthode et expérience à l’Académie royale des sciences 1666-1973, Paris, Flammarion, 1978, p. 115-116. Sur l’aporie méthodologique qui consisterait à penser les savoirs tout au long du 18e siècle en termes de disciplines, voir Qu’est-ce qu’une discipline ? , Jean Boutier, Jean-Claude Passeron, Jacques Revel (éds), Enquête, n° 5, Paris, Éditions de l’EHESS, Paris, 2006, en particulier la synthèse fort claire de Jean-Louis Fabiani dans « À quoi sert la notion de discipline ?

Pour une histoire sociale et culturelle des sciences. Nouvelles définitions, nouveaux objets, nouvelles pratiques. Van Damme Ancien régime des sciences et des savoirs 2015. Revue Dix-huitième siècle 2008/1, La République des Sciences. I. La république des sciences, acteurs, valeurs, institutions Page 5 à 27 La république des sciences. Réseaux des correspondances, des académies et des livres scientifiques Introduction I. La république des sciences, acteurs, valeurs, institutions – A. Page 29 à 42 Un marginal de la république des sciences : Caspar Cuenz Page 43 à 52 Louis Félix Guynement de Keralio traducteur, académicien, journaliste, intermédiaire Page 53 à 67 Auguste de Keralio : un auxiliaire invisible de la République des sciences Page 69 à 77 Les cinq frères Keralio Page 79 à 82 Devenir un savant par correspondance à la fin du 18e siècle : échanges scientifiques et techniques entre deux jeunes amateurs, Ampère et Couppier I.

Page 93 à 103 Entre République des lettres et République des sciences : les correspondances « scientifiques » de Formey Page 105 à 113 Typologie et chronologie des réseaux de correspondance de Georges-Louis le sage 1744-1803 Page 115 à 128 République(s) des savants et stratégies de publication Page 129 à 151 I. Des sciences et des savoirs en mouvement : réflexions historiographiques et enjeux méthodologiques. Antonella Romano, La contre-réforme mathématique.

Constitution et diffusion d’une culture mathématique jésuite à la Renaissance (1540-1640), Rome, École française de Rome, 1999 ; ead. (dir.), Rome et la science moderne entre Renaissance et Lumières, Rome, École française de Rome (Collection de l’École française de Rome, 403), 2008 ; ead., La formation des savoirs européens sur la Chine (xvie-xviie s.), Paris, Fayard, en cours de publication. Symptomatique de tout le chemin qui reste à faire pour intégrer l’histoire des sciences dans celle plus générale de toutes les formations culturelles produites par les sociétés, est la traduction particulièrement tardive de deux ouvrages, émanant du monde britannique et qui ont profondément contribué à l’historicisation des sciences et des pratiques scientifiques : Simon Schaffer, La fabrique de la science, Paris, Seuil, 2014 ; Steven Shapin, Une histoire sociale de la vérité. Gisèle Sapiro (dir.), L’espace intellectuel en Europe.

Voir note 2. Cultures techniques et pratiques de l'échange, entre Lyon et le Levant : inventions et réseaux au XVIIIe siècle. Notes Patrick VERLEY, La Révolution industrielle 1760-1870, Paris, Folio, 1997 ( 2e éd. augmentée). David S. LANDES, L’Europe technicienne ou le Prométhée libéré. Révolution technique et libre essor industriel en Europe occidentale de 1750 à nos jours, Paris, Gallimard, 1975 ( 1re éd. en anglais, 1969). Trevor GRIFFITHS, Philipp HUNT, Patrick O’BRIEN, « The Curious History and Imminent Demise of the Challenge and Response Model », in Maxine BERG, Kristine BRULAND (ed.), Technological Revolutions in Europe, London, Edward Elgar, 1998, p. 119-137; Joel MOKYR, « Evolution and technological change : a new metaphor for economic history ?»

Geneviève BÜHRER -THIERRY, Philippe LARDIN (dir.), « Techniques : les paris de l’innovation », Médiévales, n° 39, automne 2000; Patrice BECK (éd.), L’invention technique au Moyen Âge, Paris, Errance, 1999; Anne JOLLET (dir.), « Comment les historiens parlent-ils du travail ? H. J. Robert CAMPBELL, The London Tradesman, 1747, rééd. Luisa DOLZA, H. C. O. A. M. M. Culture et culture technique des premiers fabricants de coton de Manchester.

Ressources Lavoisier. Enjeux sociaux et politiques de la « vulgarisation scientifique » en Révolution (1780-1810) Catherine Duprat, « Lieux et temps de l'acculturation politique », Annales historiques de la Révolution française, 1994, n° 297, pp. 387-400. Cf. Bruno Beguet (dir.), La science pour tous. Sur la vulgarisation scientifique en France de 1850 à 1914, Paris, Bibliothèque du C.N.A.M., 1990, 168 p. Hélène Metzger, « La littérature scientifique française au XVIIIe siècle », Archeion, 1934 (16), p. 11. Pour Andréas Kleinert, « la science des “vulgarisateurs” était souvent loin d'être à la hauteur de celle des savants, et les idées que les lecteurs de ces livres [de vulgarisation] ont dû se faire sur la méthode et sur les buts de la science de leur époque correspondaient d'autant moins aux concepts des chercheurs que le siècle avançait », « La science qui se vulgarise, la science qui se fait », in Claude Blanckaertet alii (dir.), Nature, Histoire, Société.

Essai en hommage à Jacques Roger, Paris, Klincksieck, 1995, p. 326. Jeffrey S. Steven Shapin, Simon Schaffer, Léviathan et la pompe à air. Intellectuelles, femmes d'esprit et femmes savantes au XVIIe siècle. Des DOI (Digital Object Identifier) sont automatiquement ajoutés aux références par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.Les utilisateurs des institutions abonnées à l'un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent télécharger les références bibliographiques pour lesquelles Bilbo a trouvé un DOI. Le service d'export bibliographique est disponible pour les institutions qui ont souscrit à un des programmes freemium d'OpenEdition.Si vous souhaitez que votre institution souscrive à l'un des programmes freemium d'OpenEdition et bénéficie de ses services, écrivez à : access@openedition.org.

Adam Antoine, 1957, Histoire de la littérature française au xviie siècle, Paris, Domat, vol III. Adhémar Jean, 1968, Au temps des précieuses. Les salons littéraires, catalogue d’exposition, préface par Étienne Dennerey, Paris, éd. Bibliothèque Nationale. Boileau Nicolas Despréaux, 1966, Œuvres complètes, éd. Carré M. ––, 1985, La Société de cour, Paris, Flammarion, 1985. Savoirs mondains, savoirs savants : les femmes et leurs cabinets de curiosités au siècle des Lumières. 1 Patrick Mauriès, Cabinets de curiosités, Paris, Gallimard, 2002. 2 Antoine Lilti, Le monde des salons.

Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Fayard, 2005. 3 Edouard Lamy, Les cabinets d’histoire naturelle en France au XVIIIe siècle et le cabinet du roi (1635-1793), Paris, Lamy, 1900 ; Maurice Daumas, Les cabinets de physique au 18e siècle, Conférence faite au Palais de la découverte le 3 mars 1951, Paris, Histoire des sciences, 1951; Maurice Daumas, Les Instruments scientifiques en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, 1953 ; René Taton, Enseignement et diffusion des sciences en France au XVIIIe siècle, 1974 ; Antoine Schnapper, Collections et collectionneurs dans la France du XVIIe siècle, Paris, Flammarion, 2005. 4 Claude Sorgeloos, « Les cabinets d’histoire naturelle et de physique dans les Pays-Bas Autrichiens et à Liège », La diffusion du savoir scientifique 16e‑19e siècles, Bruxelles, 1996, p. 125‑231. 5 Voir le tableau en annexe. 36 Ibid., p. 111‑117.

 « À la façon du Levant et de Perse » : Marseille et la naissance de l’indiennage européen (1648-1689) 1L’industrie des indiennes est née en Europe dans la seconde moitié du XVIIe siècle à la faveur d’un processus de substitution aux importations asiatiques1. Pour expliquer la naissance de cette activité en Occident, l’argument de la maîtrise des routes maritimes a souvent été évoqué2. Par leurs rapports commerciaux directs et réguliers avec les Indes ou les Échelles du Levant, certaines villes portuaires étaient les mieux placées pour accueillir la nouvelle industrie.

Mais nous ne tenons ici qu’une partie de la réponse. Pourquoi Marseille, Londres et Amsterdam ont-elles fabriqué des indiennes bien avant Venise ou Lisbonne ? Pourquoi le processus de diffusion de l’indiennage a-t-il été aussi lent en Europe ? 2La naissance de l’indiennage à Marseille s’est appuyée sur deux dynamismes. 3Marseille est actuellement considérée comme le plus ancien centre d’indiennage européen, avec environ trente ans d’avance sur Londres et Amsterdam4.

Une dynamique commerciale interrompue Figure 1. Concept d'empire dans le monde romain et historiens. La géographie du souvenir de Dominique Chevalier : repenser la mémoire comme objet d’étude. | Aggiornamento hist-geo. Rédactrice : Véronique Servat La mémoire est un objet d’étude devenu familier des historien.ne.s. L’ouvrage collectif dirigé par P. Nora sur Les lieux de mémoire[1] constitue un des moments fondateurs de cet intérêt. Son déploiement progressif sur les mémoires spécifiques d’un événement ou guerres de mémoires (Branche, Stora), ou, plus récemment encore, sur le devoir de mémoire (Ledoux, 2016), conduit H. Rousso à parler de Memory Boom. L’enquête ici menée chemine également au côté des recherches de C. Là-bas, le temps était autre de ce qu’il est ici sur terre. La prise de conscience différenciée de la Shoah, intimement liée aux histoires nationales et à la géopolitique du second XXè siècle suit un tempo saccadé qui s’étire jusqu’à aujourd’hui. Sans quitter totalement la question du où, on découvre d’autres aspects de cette mondialisation dans les suites de l’étude de D.

La toute dernière partie de l’ouvrage inscrit l’objet d’étude dans une autre géographie, celle du tourisme mondial. Honorer et commémorer les morts (édition électronique) Les lieux de mémoire font-ils l'Europe ? Henry Rousso "On n'enseigne plus l'histoire de France à l'école!" Mais on y enseigne quoi alors? Historiographie et Achemenide. Le "roman national" en Iran. An interview with Pierre Briant, Part 2 (Français, English, فارسي, Türkçe)

Le rôle de l’historien est-il de ressusciter le passé ? Historiens et le roman national. Mythe national, politiques et historiens - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées. Enseigner la République Revue pastel2016 Académie de Toulouse. ANALYSE LEXICOMETRIQUE DE L'HISTOIRE DE FRANCE DES ORIGINES à NOS JOURS.

Écrire l'histoire des femmes et du genre - ENS Éditions. Thème historiographie des études sur le nazisme Johann Chapoutot : Peut-on faire l'histoire du nazisme ? - Conférence PSL. Thème histoire des sciences Des sciences et des savoirs en mouvement : réflexions historiographiques et enjeux méthodologiques. Enseigner la Résistance. La Résistance et les Français. Aux origines de l’histoire globale - Aux origines de l’histoire globale. Mémoires occupées - Presses Sorbonne Nouvelle. Les identités européennes au XXe siècle - Histoire et historiens de l’Europe au xxe siècle - Publications de la Sorbonne. Retrouver la Résistance ? Histoire@Politique n°32 : Vari@rticles : L’historiographie française du fascisme et de l’antifascisme italiens. Façonner le passé - Témoignage. Le mémorial de Caen entre mémoire et histoire - Presses universitaires de Provence. La construction de l'enseignement secondaire (1802-1914) - ENS Éditions.

Écrire pour la jeunesse. Penser et pratiquer l’histoire du temps présent - Presses universitaires du Septentrion. La notion de génération dans les sciences humaines et sociales – Mondes Sociaux. Quelle responsabilité pour les historiens dans le monde d’aujourd'hui? Cours quoi de neuf au moyen age. Pastel n°1 - Images et histoire. Histoire@Politique n°33 : Pistes & débats : Œuvre, expérience visuelle, « tournant pictorial ». Débats méthodologiques sur les approches de l’image. Thème idée coloniale et Nation« Il faut décoloniser les imaginaires »

Pastel n°3 - Les sociétés coloniales (XVIIIème-XXème siècles) Histoire et la BD. Dolf Oehler : Juin 1848, le Spleen contre l'oubli. Baudelaire, Flaubert, Heine, Herzen et Marx.