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Une autre vie privée est possible (2)

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La montée en puissance de la vidéosurveillance alarme la Cnil. La Cnil alerte sur l'insuffisance du droit face à la montée en puissance de la vidéosurveillance. Elle pointe le développement de certaines technologies intrusives mais aussi la généralisation de la vidéo à des fins sécuritaires. La fin justifie-t-elle les moyens ? Au sujet du développement de la vidéo à des fins de protection de l’espace public, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) s’interroge. Si elle ne conteste absolument pas la légitimité qu’il y a à vouloir prévenir et réprimer les troubles à l’ordre public, l’autorité administrative est inquiète des excès que cette tendance est susceptible de provoquer. « Ces dispositifs, qui s’articulent parfois avec des technologies de Big Data, soulèvent des enjeux importants pour les droits et libertés individuelles des citoyens », prévient l’instance chargée de veiller à ce que l’informatique ne nuise pas aux personnes.

« Nothing to hide » : n'avoir « rien à cacher » n'est pas un argument. « Je n’ai rien à cacher », « je n’ai rien de fait de mal ni d’illégal donc peu importe si on m’espionne ». C’est l’argument auquel se heurtent systématiquement les défenseurs de nos libertés numériques. Mais n’avoir « rien à cacher », et accepter de livrer toutes ses données à Facebook, Google et à une multitude de services « gratuits » tout en sachant, de façon plus précise depuis les révélations d’Edward Snowden, que ces données alimentent directement la surveillance de masse : est-ce vraiment un raisonnement tenable sur le long terme ?

Est-ce la société que nous voulons ? Diffusé en salles depuis quelques mois, avant une mise en ligne sous licence Creative Commons prévue pour le 30 septembre, le documentaire « Nothing to Hide » de Marc Meillassoux est une réponse passionnante à cette question cruciale pour notre avenir. Juin 2013. La société et ses données d'abord Un Mister X pour cobaye L’autre fil rouge du documentaire est l’expérience de surveillance à laquelle se livre Mr.

Yahoo scanne les emails de ses utilisateurs à des fins publicitaires. Surveillance : Leviathan dans ta face. Bistrotier à Hadleigh, dans le Suffolk, Simon Gordon a monté Facewatch, une petite société qui vend de la reconnaissance faciale vidéo, développée pour confondre les indélicats dont les mains baladeuses s’égarent dans les sacs des clientes du pub. Facewatch couple les images de vidéosurveillance avec un fichier de voleurs à l’étalage, plus de 10 000 profils alimentés par les boutiquiers [1]. Des supposés chapardeurs qui n’ont même pas été jugés. Hey ! Ce type qui entre dans le champ de la caméra ressemble fort à une des fiches ! La technologie VCA (video content analysis) recoupe flux vidéo et bases d’images à partir d’enregistrements de situation normale de l’environnement surveillé.

Coopérant avec une start-up australienne qui se vante de savoir repérer les étudiants éméchés sur un campus, Thales étudie une veille vidéo des anomalies comportementales intégrant le son, prétendant « faire la différence entre l’agitation d’un groupe de supporteurs et une agression ». Désactiver l’historique des positions ne suffit pas à empêcher Google de savoir où vous êtes. Surveillance de masse: les tyrans du passé en rêvaient, la Chine l’a fait. Pour une protection sociale des données personnelles. Cet article a été co-écrit par Lionel Maurel et Laura Aufrère, doctorante au Centre d’Économie de Paris Nord (UMR CNRS 7234-CEPN). Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité. Ce texte est placé sous licence Creative Commons CC-BY-SA 4.0. Pour un meilleur confort de lecture, vous pouvez télécharger l’article en pdf ou en ePub.

Table des matières Introduction I Continuum des pratiques numériques et enjeux de différenciation II De la difficulté à faire émerger de l’action collective à partir du cadre juridique actuel III Mobiliser un nouvel imaginaire pour construire un cadre de négociation collective sur les données IV Enjeux d’émancipation et construction de nouveaux droits Le 28 janvier dernier avait lieu le « Privacy Day » ou Journée européenne de la protection des données, un événement lancé en 2006 par le Conseil de l’Europe pour sensibiliser aux enjeux autour de la vie privée. I Continuum des pratiques numériques et enjeux de différenciation 1) Continuité et consentement Comme l’affirment A. Sur Gmail, vos mails ne sont pas lus que par Google. Amazon Echo, Google Home, HomePod d'Apple : vous faites quoi de mes données personnelles ?

Alors que la marque à la pomme vient de sortir en France son enceinte HomePod, franceinfo revient sur les enjeux soulevés par les assistants vocaux en matière de confidentialité. Il espère bien se faire une place dans votre salon. Disponible en France depuis lundi 18 juin, le HomePod d'Apple marque l'entrée de la célèbre marque à la pomme sur le marché des enceintes connectées, jusqu'à présent dominé par le Home de Google et l'Echo d'Amazon.

Ces appareils n'obéissent pas au doigt et à l'œil, mais à la voix : vous prononcez une suite de mots précise et ils sont censés répondre à vos moindres requêtes. Prévisions météo, questions de culture générale, recherche de recettes de cuisine… Sur le papier, les possibilités sont immenses. Mais est-on sûrs que ces appareils destinés à envahir les foyers ne nous écoutent pas à votre insu ? Et sait-on vraiment ce qu'ils font des données qui leur sont envoyées ? Franceinfo répond à ces questions. Normalement, non. Mais des bugs, il y en a déjà eu. L’Inde s’apprête à jouer les « Big Brother » En attendant le logiciel de surveillance pour lequel il vient de lancer un appel d’offres, le gouvernement indien de Narendra Modi s’appuie sur l’appli NaMo pré-installée sur les smartphones de l’opérateurJio. Le gouvernement indien a autant d’imagination que George Orwell. Sauf qu’il ne s’en sert pas pour écrire des fictions, mais pour concevoir un logiciel de surveillance, un vrai.

Comme vient de le révéler l’agence Bloomberg, il a publié en avril un appel d’offres, auquel a eu accès Le Monde, pour l’acquisition d’un programme capable de surveiller et d’influencer les opinions sur Internet et les médias sociaux. Sa mission : « inculquer le sentiment nationaliste aux masses », mais aussi « neutraliser, contrer ou anticiper [les] blitzkrieg médiatiques des adversaires de l’Inde » et améliorer la réputation du pays dans le monde entier. Le logiciel sera polyglotte, capable de comprendre plusieurs langues régionales du pays, mais aussi l’anglais, le français, l’allemand, et le mandarin. Aux Etats-Unis, à Newark, chaque citoyen peut surveiller son voisin. Surveillance : le réseau français "intelligent" d'identification par caméras arrive. L'identification en temps réel des personnes par des réseaux de caméras de rue n'est plus un fantasme de film d'anticipation : la Chine a massivement déployé ces sytèmes et s'en vante.

Le "réseau céleste" — ainsi nommé par le gouvernement central — de près de 200 millions de caméras, est un œil géant piloté par des intelligences artificielles qui travaillent jour et nuit à analyser les millions de visages des passants des grandes villes chinoises. Un journal de Hong Kong — cité dans le Courrier international — l'Apple Daily, résume les capacités surhumaines du "réseau céleste" avec délectation : Le système peut identifier en temps réel avec exactitude le type de voiture, l’habillement, le sexe et même l’âge d’un passant… Ces informations sur les passants s’affichent automatiquement à l’écran. Quand il s’agit d’un criminel recherché, l’alarme du système se déclenche en montrant les données le concernant sur l’écran.Extrait du Courrier International : "Surveillance. Le CNRS confirme. Le RGPD entre en application : 10 questions, 10 réponses.

Le Règlement général sur la protection des données personnelles entre aujourd’hui en application. Après avoir analysé ligne par ligne ses 99 articles, Next INpact répond à dix questions sur le périmètre et le contenu de ce nouveau texte. Après avoir plongé dans chacun des 99 articles (et ses 173 considérants) au long d'un triptyque, nous revenons sur le fameux règlement applicable dès aujourd’hui dans l’ensemble des pays européens. Une petite révolution pour beaucoup d’acteurs qui ont désormais l'obligation – mais aussi l’opportunité – de garantir la conformité de leurs systèmes d’information. Ce 25 mai, date d'entrée en application du règlement, est une excellente occasion pour répondre à dix questions autour de ce texte dense et complexe, mais d'une importance fondamentale pour la protection des données. Notre dossier sur le RGPD : 1. Un règlement européen, contrairement à une directive, est un texte d’application directe. 2.

Un même texte pour les gouverner tous ? L’exemple typique ? 3. Amazon Echo, Google Home, HomePod d'Apple : vous faites quoi de mes données personnelles ? Gaffe aux GAFA. Cookies, mouchards : comment vous êtes suivis sur Internet. En quelques années, les technologies développées pour la publicité ont considérablement renforcé le suivi des individus sur Internet. Voici comment elles fonctionnent. Le Monde | 30.03.2018 à 15h24 • Mis à jour le 07.05.2018 à 16h36 | Par Gary Dagorn L’affaire Cambridge Analytica autour des fuites de données utilisateurs de Facebook le montre : la protection des données personnelles sur Internet est devenue un enjeu majeur de ces dernières années. Même sans être forcément inscrits sur Facebook ou sur un autre réseau social, les internautes ne sont pas prémunis, les techniques actuelles permettant aux entreprises de collecter de nombreuses informations sur eux, très souvent dans le but de cibler des campagnes publicitaires qui généreront des revenus.

Les cookies tiers : un pistage automatique d’un autre site que celui que vous visitez Un serveur est – pour résumer – un ordinateur connecté à Internet et chargé de rendre des services lorsqu’on lui en fait la demande. Collecte de données via les sites de l'État : avant les impôts, le précédent de l’Élysée. Si le site de la DGFiP est critiqué pour l'utilisation d'une vidéo YouTube, imposée à ses visiteurs en pleine campagne de déclaration des revenus, qu'en est-il des autres sites publics ? Recours à des plateformes de vidéos tierces, présence de nombreux traceurs et consentement non explicite sont au programme. Hier, nous évoquions une pratique instituée il y a quelques jours par le site des impôts : forcer les utilisateurs à regarder une vidéo avant de pouvoir entrer.

Si cette obligation pose problèmes à différents niveaux, c'est surtout de données personnelles dont il a été question dans les différents articles de presse publiés depuis (voir ici, là ou encore là). Il faut dire que le contexte est particulier, avec l'affaire Cambridge Analytica, les multiples explications de Facebook et l'arrivée prochaine du RGPD en Europe (voir notre analyse). Mais en la matière, le site des impôts n'est pas le seul à être critiquable. Laisser le choix est une possibilité, la CNIL le prouve. Données personnelles: vers une action de groupe contre les GAFAM. Oui, Facebook collecte vos données même si vous n'avez pas de compte. Petit guide à l’usage de l’internaute pour se dégafamer • Billets.

Dans la sphère du militantisme du logiciel libre, et plus récemment dans la sphère associative ou même auprès du plus grand public, l’association Framasoft est connu et reconnu. Si elle a été fondée initialement pour faire connaître, et faire adopter le logiciel libre, elle s’est confronté à un problème de taille : les usages du numérique sont de moins en moins en local, et de plus en plus en réseau. Mais, qu’est-ce qui est reproché à Google, Amazon, Facebook Apple, Microsoft (les GAFAM) et aux autres entreprises de la Silicon Valley (et leurs homologues dans le monde) ? La critique principale vient d’une perte de contrôle sur ces outils. Cela peut concerner l’idée d’un espionnage pour le compte d’États, la perte de la vie privée (comme en témoigne l’affaire Cambridge Analytica ou la centralisation de données nous rendant dépendants d’un nombre restreint d’acteurs.

Framasoft a eu une idée : adapter les théories socialistes aux enjeux du XIXe siècle. Gérer le travail en groupe. Le RGPD entre en application : 10 questions, 10 réponses. «La vidéosurveillance conduit souvent à un simple déplacement de la délinquance» «La vidéosurveillance conduit souvent à un simple déplacement de la délinquance» Lrnt Mcchll, drctr d rchrch CNRS t mmbr d Lbrtr mdtrrnn d sclg, pbl Vs êts flms ! Nqêt sr l blff d… l vdsrvllnc (rmnd Cln). C spclst ds qstns d scrt td dps ds nns cs dspstfs dnt ls mncplts snt frnds. Prq vz-vs nt ctt nqêt sr l vdsrvllnc ? T qll t vtr mthd d trvl ? Mn d st d’vlr l’mpct rl d l vdsrvllnc sr l dlnqnc. Pr fr cl, l ft ccdr n crtn typ d dnns, ms lls snt cchs ! Big Data de la tranquillité : le Minority Report de Marseille.

Hier, une réunion était organisée par La Quadrature du Net, le LICA et OuiShare à l’Équitable Café, au Cours Julien, à Marseille. Sujet du jour ? Les préoccupations autour du projet municipal « Big Data pour la tranquillité publique », un système de sécurité prédictive voulu par la municipalité. Une Safe City, diront les uns, un Big Brother, dénonceront les autres. Voilà en quelques mots, résumé le projet de « Big Data de la Tranquillité Publique » annoncé depuis plusieurs années dans la cité phocéenne, notamment en 2014 lors du salon de la sécurité Preventica. En novembre dernier, Engie Ineo, leader de la vidéosurveillance, remportait haut la main ce marché public, une victoire célébrée dans un joli communiqué.

Caroline Pozmentier, adjointe au Maire chargée de la sécurité publique, embrayait : « en décloisonnant les silos, [le projet] est de permettre une lecture par anticipation de ce qui doit être mis en place sur l’espace public pour mieux protéger nos concitoyens ». Oracle, ô espoir. La surveillance policière dopée aux Big Data arrive près de chez vous. Il y a trois mois, la mairie de Marseille annonçait le début du déploiement de son « observatoire Big Data de la tranquillité publique » à l'issue d'un appel d'offre remporté par l'entreprise Engie Inéo, leader du marché de la vidéosurveillance. Félix Tréguer, chercheur et membre de La Quadrature, écrivait alors à la mairie et à la CNIL en faisant valoir son droit d'accès aux documents administratifs pour obtenir davantage d'informations (a.k.a #CADAlove).

À quelques heures d'une réunion publique qui doit se tenir à Marseille, La Quadrature publie un premier document en provenance de la mairie de Marseille, le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP), qui détaille les objectifs et les soubassements techniques du projet. Mise-à-jour (7 juin 2018) - Outre le Cahier des Clauses Techniques Particulières, trois nouveaux documents sont disponibles : Quelles données ? Quels objectifs ?

Enfin, le « crowdsourcing » est également de mise. Les joies du public-privé Dangers sur les libertés. « Dégoogliser Internet, oui, mais en agissant autrement » Un détail a frappé Pouhiou. Cet écrivain-blogueur, membre de l’équipe de Framasoft, une association de promotion des logiciels libres, croise « de plus en plus de gens cherchant des solutions alternatives aux Gafam ». Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft n’ont plus bonne presse. « Et il ne s’agit plus seulement de gens qui connaissent le fonctionnement de leur ordinateur, des codeurs ou des geeks », prévient Pouhiou. Beaucoup de gens ont été marqués par le rôle joué par l’algorithme de Facebook dans l’élection de Trump ou les révélations d’Edward Snowden. « Il y a aussi ceux qui se sont inscrits sur Facebook pour rester en contacts avec des amis et qui constatent qu’il y a de moins en moins de publications de leurs amis », témoigne aussi Xavier Mouton-Dubosc, qui prépare une cryptoparty, le 21 mars, en banlieue toulousaine.

Cryptoparty ? Une partie de ces solutions ont été propulsées par Framasoft, qui a lancé, il y a trois ans, le projet « Dégooglisons Internet ». Pistage en ligne : le gouvernement va-t-il autoriser la marchandisation de nos données. RGPD : 10 questions pour comprendre le nouveau règlement sur la protection des données. T'AS LINKY ? T'AS CONSENTI ! Ad Blocker Humain : tutoriel. Revendre ses données "personnelles", la fausse bonne idée. À combien l’État évalue le coût de la surveillance d'une personne par un FAI ? A Nice, un citoyen peut devenir une caméra de surveillance. Mozilla, Safari, Chrome... : les gestionnaires de mot de passe, cibles du tracking publicitaire. La Chine met en place un système de notation de ses citoyens pour 2020.

Lutter contre les mouchards des apps, une cause citoyenne : voici l'histoire d'Exodus Privacy. Quimper : le dispositif Voisins solidaires fait des remous. Selon Ghostery, plus de 77 % des pages web contiennent au moins un traqueur. Vingt-quatre heures en «1984» Notre vie privée est en danger : agissons maintenant ! Et si on se débarrassait de Google (pour commencer) ? Comment les entreprises surveillent notre quotidien.

Données personnelles : la responsabilité d’une société face à sa page « Fan » sur Facebook. Comment les géants du Web capturent notre temps de cerveau. « Les autorités de la concurrence américaines soutiennent Google » Contrat open bar de l'armée : la France doit « entamer sa cure de désintoxication » avec Microsoft - Politique.