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Une autre vie privée est possible (2)

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«La vidéosurveillance conduit souvent à un simple déplacement de la délinquance» «La vidéosurveillance conduit souvent à un simple déplacement de la délinquance» Lrnt Mcchll, drctr d rchrch CNRS t mmbr d Lbrtr mdtrrnn d sclg, pbl Vs êts flms ! Nqêt sr l blff d… l vdsrvllnc (rmnd Cln). C spclst ds qstns d scrt td dps ds nns cs dspstfs dnt ls mncplts snt frnds. Prq vz-vs nt ctt nqêt sr l vdsrvllnc ? T qll t vtr mthd d trvl ? Mn d st d’vlr l’mpct rl d l vdsrvllnc sr l dlnqnc. Pr fr cl, l ft ccdr n crtn typ d dnns, ms lls snt cchs ! Big Data de la tranquillité : le Minority Report de Marseille.

Hier, une réunion était organisée par La Quadrature du Net, le LICA et OuiShare à l’Équitable Café, au Cours Julien, à Marseille. Sujet du jour ? Les préoccupations autour du projet municipal « Big Data pour la tranquillité publique », un système de sécurité prédictive voulu par la municipalité. Une Safe City, diront les uns, un Big Brother, dénonceront les autres. Voilà en quelques mots, résumé le projet de « Big Data de la Tranquillité Publique » annoncé depuis plusieurs années dans la cité phocéenne, notamment en 2014 lors du salon de la sécurité Preventica. En novembre dernier, Engie Ineo, leader de la vidéosurveillance, remportait haut la main ce marché public, une victoire célébrée dans un joli communiqué.

Caroline Pozmentier, adjointe au Maire chargée de la sécurité publique, embrayait : « en décloisonnant les silos, [le projet] est de permettre une lecture par anticipation de ce qui doit être mis en place sur l’espace public pour mieux protéger nos concitoyens ». La surveillance policière dopée aux Big Data arrive près de chez vous. Il y a trois mois, la mairie de Marseille annonçait le début du déploiement de son « observatoire Big Data de la tranquillité publique » à l'issue d'un appel d'offre remporté par l'entreprise Engie Inéo, leader du marché de la vidéosurveillance. Félix Tréguer, chercheur et membre de La Quadrature, écrivait alors à la mairie et à la CNIL en faisant valoir son droit d'accès aux documents administratifs pour obtenir davantage d'informations (a.k.a #CADAlove).

À quelques heures d'une réunion publique qui doit se tenir à Marseille, La Quadrature publie un premier document en provenance de la mairie de Marseille, le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP), qui détaille les objectifs et les soubassements techniques du projet. Quelles données ? Quels objectifs ? Enfin, le « crowdsourcing » est également de mise. Les joies du public-privé Parions que les coûts liés à la mise en place d'un outil fonctionnel seront vite amenés à exploser. Dangers sur les libertés 1. « Dégoogliser Internet, oui, mais en agissant autrement » Un détail a frappé Pouhiou. Cet écrivain-blogueur, membre de l’équipe de Framasoft, une association de promotion des logiciels libres, croise « de plus en plus de gens cherchant des solutions alternatives aux Gafam ». Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft n’ont plus bonne presse. « Et il ne s’agit plus seulement de gens qui connaissent le fonctionnement de leur ordinateur, des codeurs ou des geeks », prévient Pouhiou.

Beaucoup de gens ont été marqués par le rôle joué par l’algorithme de Facebook dans l’élection de Trump ou les révélations d’Edward Snowden. « Il y a aussi ceux qui se sont inscrits sur Facebook pour rester en contacts avec des amis et qui constatent qu’il y a de moins en moins de publications de leurs amis », témoigne aussi Xavier Mouton-Dubosc, qui prépare une cryptoparty, le 21 mars, en banlieue toulousaine. Cryptoparty ? Une partie de ces solutions ont été propulsées par Framasoft, qui a lancé, il y a trois ans, le projet « Dégooglisons Internet ».

Pistage en ligne : le gouvernement va-t-il autoriser la marchandisation de nos données. Paris, le 7 mars 2018 - Demain, les ministères de l'Économie, de la Culture et de la Justice, ainsi que le secrétariat d'État au numérique, devraient arrêter certaines des positions de la France sur le règlement ePrivacy, notamment en matière de pistage de nos comportements en ligne. Cette décision fera suite à un rapport du Conseil général de l'économie, rendu public le 20 février dernier et plaidant en faveur de la marchandisation de nos données, à contre-courant du règlement européen sur la protection des données (RGPD) et de la protection de nos libertés. La Quadrature publie ci-dessous la lettre ouverte qui leur est destinée. L'entrée en application du règlement général sur la protection des données (RGPD) le 25 mai prochain affole tout l'écosystème de la publicité en ligne qui, depuis dix ans, s'est développé dans l'illégalité, grâce notamment au laisser-faire de la CNIL.

Notre lettre ouverte transmise au gouvernement : en PDF (2 pages) ou ci-dessous. RGPD : 10 questions pour comprendre le nouveau règlement sur la protection des données. Le Règlement général sur la protection des données, ou RGPD, est amené à prendre une place de plus en plus importante dans l'actualité.

En effet, ce texte, voté en 2016, sera appliqué dans l'Union européenne à partir du 25 mai 2018. Voici donc une FAQ pour répondre à toutes vos questions. RGPD par-ci, GDPR par-là… depuis près de deux ans, ces acronymes reviennent dans l’actualité avec une intensité croissante. Vous avez peut-être vaguement entendu parler qu’ils étaient en lien avec une loi européenne sur les données personnelles mais vous ne savez peut-être pas clairement de quoi il retourne. Aussi avons-nous eu l’idée d’écrire une foire aux questions pour répondre aux interrogations que vous pourriez avoir. Le RGP... quoi ? But du RGPDQuel est l’objectif du RGPD ? L’objectif du RGPD est d’être le nouveau texte de référence dans l’Union européenne au sujet des données personnelles, en remplaçant une directive datant de 1995. Origine du RGPDD’où vient le RGPD ?

Donnée personnelle ? T'AS LINKY ? T'AS CONSENTI ! Ad Blocker Humain : tutoriel. Revendre ses données "personnelles", la fausse bonne idée. En quelques années, nos données personnelles ont été transformées en monnaie d’échange contre une boîte mail, un espace de stockage en ligne ou encore un réseau d’ « amis ». Considérant la richesse accumulée par les sociétés pourvoyeuses de ces services, nous avons compris à quel point cette relation était asymétrique.

Aujourd’hui, certains en appellent au « partage des richesses » en proposant que nous puissions tirer quelque chose de ces données en les vendant plutôt qu’en les cédant gratuitement. Cette idée qui fait son chemin relève d’une idéologie libérale assumée (voire le rapport du Think-tank Génération Libre) qui ne va pas sans poser quelques questions de fond. Creusons. De quelles données parle-t-on ? Que valent les données personnelles ? C’est difficile à dire.

Pourquoi ils veulent nos données ? On entend partout que les données sont « le nouvel or noir » : nous serions donc devenus des petits puits de pétrole convoités par les groupes technologiques. Que faut-il faire ? À combien l’État évalue le coût de la surveillance d'une personne par un FAI ? Le gouvernement a fait publier au Journal officiel un arrêté fixant le barème destiné à rembourser les fournisseurs d'accès à Internet, les opérateurs et les prestataires de services Internet qui mettent en œuvre, à sa demande, des techniques de renseignement. C’est le 24 juillet 2015 que la loi relative au renseignement a été promulguée. Publiée au Journal officiel deux jours après, la nouvelle législation a toutefois dû attendre que des réglages additionnels soient effectués pour pouvoir donner son plein potentiel, même si quelques dispositions ont pu entrer en vigueur immédiatement, comme le doublement des amendes pour piratage informatique.

Aujourd’hui, pratiquement deux ans et demi après son entrée en vigueur, le texte anime encore l’actualité législative. En effet, le gouvernement a fait publier au Journal officiel un arrêté « fixant la tarification applicable aux demandes ayant pour objet la mise en œuvre des techniques de renseignement ». A Nice, un citoyen peut devenir une caméra de surveillance. De la vidéosurveillance, en veux-tu en voilà. La ville de Nice, déjà surveillée par 1 950 caméras, soit 27 au km2, va désormais être arpentée par des citoyens eux-mêmes équipés. Une application, Reporty, leur permet, depuis ce lundi, de filmer lorsqu’ils sont témoins d’une incivilité et de transmettre leur œuvre en direct au centre de vidéosurveillance de la police municipale.

«Vous êtes témoin d’une incivilité (nuisance sonore, tag, dépôt sauvage…) ou d’une situation critique (vol, agression, incendie, inondation…) par une simple pression sur le téléphone, l’application renvoie au Centre de supervision urbain la vidéo en direct de l’incident en haute qualité», explique un communiqué du maire de Nice. En appelant, la personne est géolocalisée, précise son cabinet, contacté par Libération.

«Pour l’instant, nous avons un panel de 2 000 citoyens. Le modèle israélien Charlotte Belaich. Mozilla, Safari, Chrome... : les gestionnaires de mot de passe, cibles du tracking publicitaire. Pour renforcer leur suivi des activités en ligne des internautes, des scripts présents sur certains sites récupèrent les adresses mail des visiteurs grâce au gestionnaire de mots de passe présent dans les navigateurs les plus utilisés. Chrome, Firefox et Safari sont notamment concernés par cette dérive révélée par des spécialistes en sécurité informatique. Si l’enregistrement de votre identifiant et de votre mot de passe sur votre navigateur, bien pratique pour gagner du temps, est déconseillé de longue date pour des raisons de sécurité, la pratique peut en plus vous exposer à un ciblage publicitaire malvenu.

C’est ce que révèle une étude menée par trois spécialistes en sécurité informatique de l’université de Princeton, Gunes Acar, Steven Englehardt et Arvind Narayanan. Concrètement, le procédé se fait en deux temps. Il nécessite d’abord que l’internaute accepte, comme lui propose son navigateur, de sauvegarder son adresse mail et son mot de passe sur le site visité. La Chine met en place un système de notation de ses citoyens pour 2020. Lancé en 2014, le projet vise à récompenser les bons comportements et à punir les mauvais via un système de points. Des points en plus pour l'achat de produits chinois, de bonnes performances au travail ou la publication sur un réseau social d'un article vantant les mérites de l'économie nationale.

Des points en moins en cas d'opinions politiques dissidentes, des recherches en ligne suspectes ou des passages piétons traversés à la hâte, alors que le feu est rouge. La Chine travaille depuis 2014 sur un système d'évaluation de ses propres citoyens programmé pour être mis en place en 2020. Lors du Chaos Communication Congress (CCC), l'une des plus importantes conférences de hackers qui se tient cette année à Leipzig, la chercheuse Katika Kühnreich a présenté les résultats de ses recherches sur le sujet.

En résultera une note globale, à la manière de l'indice de «désirabilité» attribué par l'application de rencontres Tinder. Katika Kühnreich se garde bien de blâmer la Chine sur le sujet. Lutter contre les mouchards des apps, une cause citoyenne : voici l'histoire d'Exodus Privacy. Fin août, une poignée d'internautes se retrouvait sur un chat chiffré pour parler de leurs découvertes. Après l'article de Numerama concernant l'entreprise Teemo, ils ont découvert dans les applications populaires des dizaines de mouchards. Cette bande de hackeurs et hackeuses singulière passera les trois mois suivants à créer Exodus Privacy, une plateforme pour la transparence qui espère changer les pratiques.

L’été se termine sous la pluie quand, après des semaines de travail discret, Numerama publie une enquête sur les trackers publicitaires de la firme Teemo. Nous relatons dans celle-ci que des bouts de codes fourmillant dans les applications populaires exploitent, dans l’obscurité, nos données personnelles. Pour une rédaction de taille modeste comme la nôtre, la publication d’une telle enquête est un défi. Le sujet, pourtant technique, trouve écho auprès de très nombreux lecteurs et médias. Voilà voilà ! Tout commence avec un « pouet » Hors-la-loi « J’en ai même pas parlé à ma femme » Quimper : le dispositif Voisins solidaires fait des remous. En cette fin d’année 2017, la municipalité de Quimper a musclé sa politique en matière de sécurité. En l’espace d’une semaine, elle a présenté ses deux nouveaux agents de tranquillité publique puis dans la foulée, le dispositif Voisins solidaires.

A LIRE AUSSI : Voisins solidaires se déploie à Quimper Pour l’heure, il existe une douzaine de référents répartis dans les différents quartiers de la ville. Des panneaux ont été installés à l’entrée du quartier du Bourdonnel mais aussi au bourg de Penhars et dans le centre-ville de Quimper. Ils signalent une zone de vigilance. L’un d’eux, situé rue de Kerys, proche du centre-ville, a été vandalisé. Mardi 12 décembre 2017, Matthieu Stervinou, conseiller municipal du Parti socialiste à Quimper, le relève sur son compte Facebook : Vue à l'instant ! Le panneau a toutefois été retiré dès le lendemain, mercredi 13 décembre, en début d’après-midi. Réactions de l’opposition et de la Ligue des droits de l’homme. Selon Ghostery, plus de 77 % des pages web contiennent au moins un traqueur. Une chose est certaine : si l'internet est fait de quelque chose, c'est très probablement de chats, mais aussi de traqueurs venant fouiller dans nos habitudes.

Ghostery a justement cherché à les recenser et à jauger de leur emprise sur le réseau, en s'appuyant sur les relevés de centaines de milliers d'internautes. Ghostery vient de publier une étude très documentée sur l'utilisation de traqueurs sur les sites web. Elle repose sur les statistiques anonymes récoltées auprès de 850 000 utilisateurs de l'extension pour navigateurs Ghostery et leurs visites sur 440 millions de pages (dont 112 millions sans blocage des traqueurs) en l'espace de deux semaines. L'étude cherche à répondre à plusieurs questions importantes dans le domaine des traceurs : Quelle quantité de traqueurs peut être observée en moyenne sur une page ? Quelle quantité d'internautes touche chaque entreprise déployant ce type d'outils de suivi ?

Souriez, vous êtes tracés ! Google, Facebook, Criteo et les autres... Vingt-quatre heures en «1984» Vingt-quatre heures en «1984» Ls vncs tchnlgqs prmttnt dsrms pvr chns d srvllr l v qtdnn d 1,4 mllrd d ctyns, st près d’n hbtnt sr cnq d l plnèt. Pr llstrr ctt nvll frm d ttltrsm prtq pr l Prt cmmnst t sn dmnstrtn d cybrspc, pssnt mnstèr chrg d cnsrr ntrnt dps 2014, ns vns chs d rcntr n jrn dns l v d Qn, mply fctv d’n ntrprs d’ntllgnc rtfcll. Pkns, pprtnnt l frng sprr d l clss mynn, nglphn t fnc n prfssr d’nvrst, Qn st très bn nfrm. Tts ls ncdts rcnts snt bss sr ds fts rls d l Chn d’jrd’h, tls q rpprts pr ds chrchrs, ds mds lcx trngrs. Notre vie privée est en danger : agissons maintenant !

Et si on se débarrassait de Google (pour commencer) ? Comment les entreprises surveillent notre quotidien. Données personnelles : la responsabilité d’une société face à sa page « Fan » sur Facebook. Comment les géants du Web capturent notre temps de cerveau. « Les autorités de la concurrence américaines soutiennent Google » Contrat open bar de l'armée : la France doit « entamer sa cure de désintoxication » avec Microsoft - Politique.