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Totalitarisme soviétique

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Une lecture : « Retour au Goulag avec Tomasz Kizny » de Nicolas Werth - Histoire-géographie - Éduscol. En ces temps de commémorations de l’ouverture des camps nazis, l'histoire et la mémoire du Goulag restent un sujet encore trop méconnu.

Une lecture : « Retour au Goulag avec Tomasz Kizny » de Nicolas Werth - Histoire-géographie - Éduscol

À ce titre, le carnet de l’IHTP (Institut d’histoire du temps présent) met en ligne la préface roborative de l’historien Nicolas Werth à l’édition polonaise du livre Gulag du photographe Tomasz Kizny. Illustré par quelques images emblématiques du photographe, ce texte pose plusieurs questions autour de l’univers concentrationnaire soviétique. Comment écrire l’histoire du Goulag ? Au-delà de la littérature contestataire contemporaine du Goulag et représentée par la figure tutélaire de Soljenitsyne, l’historien est confronté à la fois à une abondance d’archives officielles (« la civilisation du rapport » dont parle N. Werth) mais également aux béances des destructions, à la disparition programmée des derniers témoins et à l’absence d’une réelle politique mémorielle et patrimoniale de l’État russe. Carnet de l'Institut d'histoire du temps présent. Saluons l’initiative de Fundacja Picture et de l’Institut de la mémoire nationale (IPN) de publier enfin en polonais l’ouvrage magistral de Tomasz Kizny, Goulag, paru pour la première fois — en anglais — il y a plus de 15 ans.

Carnet de l'Institut d'histoire du temps présent

C’est en effet un livre unique en son genre, qui donne à voir ce que le régime soviétique a toujours essayé de cacher au monde — le plus grand et le plus durable système concentrationnaire du vingtième siècle (avec le Laogaï chinois), ce siècle justement qualifié de « siècle des camps ». Tomasz Kizny a eu la judicieuse idée de faire découvrir à ses lecteurs un certain nombre de lieux concentrationnaires emblématiques (les Solovki, le chantier du Belomorkanal, la Kolyma, Vorkouta, la « Voie morte » Salekhard-Igarka) à travers des photos d’archives, exhumées des fonds de l’administration du Goulag, mais aussi des photos qu’il a prises lui-même en se rendant sur place, dans la première moitié des années 1990.

Solovetsky Camp. Solovki Camp. Solovetsky Island. Document sans titre. Stakhanov, héros de propagande.

Document sans titre

Les slogans de l'ère nouvelle retentissaient à l'envie dans la presse et à la radio. Rattrapez et dépassez les pays capitalistes !... En avant pour l'industrialisation de notre pays !... On mangeait, on travaillait au milieu d'un prodigieux tumulte de bataille. Des meetings ouvriers, des diatribes enflammés contre nos ennemis intérieurs et extérieurs : voilà ce qui constituait alors l'essentiel de notre vie (...) Les enfants du Goulag. Les enfants du Goulag Album de 93 photos.

les enfants du Goulag

Photos Jean-Luc Moreau Ils auraient pu être les aventuriers héroïques d’une Terra Incognita moderne, aux confins de l’Empire. Mais ils furent bagnards, « crevards », condamnés aux pires souffrances par la paranoïa de Staline, non pour ce qu’ils avaient fait, mais pour ce qu’ils étaient. Un « Auschwitz soviétique » où le gel faisait office de chambre à gaz, selon Michel Heller. Lire l’article de Lisa Alisova lié à ce reportage. Goulag. "ON A TUE LE MAUVAIS COCHON" ( Winston Churchill après l945 ) La Grande Terreur en URSS 1937-1938. L’ouvrage est un grand livre, par le format et par le propos.

La Grande Terreur en URSS 1937-1938

Le format de grande taille choisi par l’éditeur,presque carré, n’est pas indifférent. Il permet de rendre justice aux exécutés dont la longue galerie des portraits, pris par leurs tortionnaires du NKVD quelques jours avant leur exécution pour alimenter la machine bureaucratique stalinienne, constitue le cœur de la première partie. L’accablement, la peur, la tristesse, la fatigue, la résignation, la colère, se lisent sur les visages. Parfois un calme étonnant comme celui de Varvara Nikolaïevna Nevolina, tisserande, sans-parti, arrêtée le 23 février 1938, photographiée deux jours plus tard et exécutée le 16 mars de la même année.

Deux jours entre les mains des sbires de Staline ; peut-être pas encore assez pour avoir détruit l’humanité et la froide détermination de Varvara Nikolaïevna. Archives de la Guépéou. USSR posters : un album. Images communistes, caricatures et photos sur le socialisme et le communisme. Les crimes du communisme : "Le grand aveuglement" - L'Histoire : Actualité de L'Histoire. Communistic Celebratings. Over a million demonstrators gather for a parade organised by Trotsky to show peacefully-minded Soviet forces are prepared to defend what has been achieved.

Communistic Celebratings

(Photo by Hulton Archive/Getty Images). 7th November 1917 Russian Marxist theorist and Jewish revolutionary Leon Trotsky (1879–1940) attends a parade in Red Square, Moscow, as Lenin reviews his troops. (Photo by General Photographic Agency/Getty Images). 1918 Disabled soldiers on parade during the Communists Red Week in Red Square. The banner reads “Marching From October to the Next, We Shall Reach the World's October”. Russian children waving flags during May Day celebrations in Red Square, Moscow. A procession through Moscow's Red Square to celebrate the annual May Day holiday. Histoire de la Symphonie numéro 7, dite « Leningrad », de Dmitri Chostakovitch (3) « Le Blog du forum Seconde Guerre mondiale. Par Ming La Pravda juge très durement l’opéra Staline quitta sa loge avant même que l’opéra ne soit terminé.

Histoire de la Symphonie numéro 7, dite « Leningrad », de Dmitri Chostakovitch (3) « Le Blog du forum Seconde Guerre mondiale

Le lendemain, la Pravda fit état de la représentation en des termes extrêmement menaçants. On y décrivait l’œuvre comme faisant preuve d’un « chaos, d’un flot de sons discordants et incongrus ». Farewell Comrades.