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A. Tricot

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Pourquoi formons-nous des têtes bien pleines plutôt que bien faites ? CC Pixabay OpenClipart-Vectors Depuis Montaigne, les enseignants ont la réputation de savoir remplir les têtes sans pour autant les former. Régulièrement, on explique que l’Ecole devrait contribuer à former des élèves intelligents plutôt que des chiens savants ou des magnétophones enregistreurs et qu’elle devrait permettre aux élèves de généraliser leurs connaissances, de les transférer, voire d’apprendre à apprendre. Voulant sans doute contribuer à cette noble ambition, les chercheurs en psychologie de l’apprentissage ou de l’éducation tentent, depuis la fin du 19ème siècle, de comprendre, d’expliquer et de prédire comment les humains apprennent des connaissances générales au sens de connaissances utilisées dans un ensemble de situations, ensemble bien plus vaste que celui des situations qui ont servi à les apprendre.

Par exemple, savoir résoudre des problèmes, raisonner, comprendre, catégoriser ou argumenter sont des connaissances générales. Geary D. CC PublicDomainPictures.net. Quelques éléments de psychologie cognitive pour aider les professionnels à concevoir des situations d'apprentissages. Cette captation vidéo a été réalisée le 3 juin 2015 lors d'une journée de formation intitulée : Les dispositifs, la classe, l’établissement ; quels soutiens à l’engagement des élèves ? Cette journée a été l’occasion de réfléchir aux enjeux d’une aide apportée de manière cohérente et ajustée aux besoins des élèves, dans un contexte marqué par la controverse autour de l’insuffisante efficacité des dispositifs d’accompagnement des élèves.

Quels pas de côté ces dispositifs font-ils faire aux enseignants, aux praticiens, afin de mieux comprendre la nature des difficultés des élèves ? La réflexion s'est appuyée notamment sur le travail d’une équipe de recherche qui a étudié durant deux années les formes de soutien proposées aux élèves en difficulté dans des configurations locales très différentes. Écouter les enregistrements de la journée Une approche en quatre niveaux pour aider les professionnels à concevoir des situations d'apprentissage. player1 Le processus attentionnel (De 4min24 à 7min) Pourquoi formons-nous des têtes bien pleines plutôt que bien faites.

CC Pixabay OpenClipart-Vectors Depuis Montaigne, les enseignants ont la réputation de savoir remplir les têtes sans pour autant les former. Régulièrement, on explique que l’Ecole devrait contribuer à former des élèves intelligents plutôt que des chiens savants ou des magnétophones enregistreurs et qu’elle devrait permettre aux élèves de généraliser leurs connaissances, de les transférer, voire d’apprendre à apprendre. Voulant sans doute contribuer à cette noble ambition, les chercheurs en psychologie de l’apprentissage ou de l’éducation tentent, depuis la fin du 19ème siècle, de comprendre, d’expliquer et de prédire comment les humains apprennent des connaissances générales au sens de connaissances utilisées dans un ensemble de situations, ensemble bien plus vaste que celui des situations qui ont servi à les apprendre. Par exemple, savoir résoudre des problèmes, raisonner, comprendre, catégoriser ou argumenter sont des connaissances générales.

Geary D. CC PublicDomainPictures.net. [PU]conf_A-Tricot - [PU]conf_A-Tricot.pdf. Internet modifie-t-il notre cerveau. [PU]conf_A-Tricot - [PU]conf_A-Tricot.pdf. André Tricot : la lecture écran. LeMemoire.PDF - Tricot_HDR.pdf. TricotpourChini.PDF - Tricot_SeminairePau.pdf. Apprend-on mieux sur un support papier ou sur un écran ? Différentes études seraient plutôt en faveur du papier, mais la différence est faible. Une recherche britannique (Kate Garland, université de Leicester) a montré que si l’on donne les mêmes documents à des étudiants sur écran ou sur papier, la mémorisation est la même. Or, dans la même étude, on remarque également que si les étudiants ne connaissent rien au sujet, alors l’écran est un support un peu moins bon.

Lorsque l’on apprend sur papier, nous nous souviendrions aussi, visuellement, de l’objet qui sert de support, la page, le livre ou encore le classeur, ce qui favoriserait la mémorisation. Un chercheur français (André Tricot, université de Toulouse) affirme, lui, que la lecture sur un écran est plus complexe car il faut en permanence réfléchir à une action : cliquer ou non sur un lien, déclencher le déroulement du texte ou passer à la page suivante.

Cela affecterait la mémorisation. Apprend-on mieux sur un support papier ou sur un écran ? À voir aussi sur Internet Sur le même sujet. Téléchargement du fichier Des hypermédias pour quoi faire ? L'apport des ... - André TRICOT. Grâce aux Tice, une école plus efficace ? À voir... André Tricot avait fait une intervention remarquée aux Rencontres d’été 2009 du Crap, ainsi qu’au printemps 2010, au forum Retz sur le numérique. Il nous propose un point sur la question de l’efficacité des Tice. Les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (Tice) sont l’objet de discours enthousiastes, pour ne pas dire prosélytes, depuis un peu plus de vingt-cinq ans. L’argument est généralement le suivant : l’école est améliorable (ou doit être améliorée) ; or, on utilise très peu les Tice ; donc, si on utilisait plus les Tice, l’école deviendrait meilleure.

On voit tout de suite qu’il manque un terme à cet argument : la preuve que si elles étaient utilisées, les Tice amélioreraient l’école. Autrement dit, la preuve de l’efficacité et de l’utilisabilité des Tice. Une réponse différente pour chaque Tice S’intéresser aux médias, aux structures et aux tâches On voit les limites d’une telle façon de répondre à cette question. Définition des termes relatifs aux procédés d'apprentissage et procédés de mémorisation. - Education Nationale - Inspection académique de Tarn et Garonne. La mémoire n’est rien d’autre que notre fonction d’adaptation à notre environnement (social, culturel, émotionnel, technologique et cognitif). Nous nous souvenons de ce qui est fréquemment utile dans notre environnement et avons tendance à oublier le reste.

L’école vient justement compenser cet aspect à priori utilitariste de notre mémoire, elle conduit les élèves à apprendre des connaissances même si elles ne font pas partie de leur environnement quotidien. Ainsi, bien au-delà du fonctionnement naturel de la mémoire, l’école sollicite un fonctionnement souvent assez artificiel de la mémoire sans pour autant consacrer de temps à l’enseignement de ces procédés artificiels. Les procédés de mémorisation sont des moyens favorisant la rétention de connaissances, on les appelle aussi les moyens mnémotechniques. 1. Les connaissances : C’est l’ensemble des savoirs, savoir-faire, savoir-être acquis par un individu et mobilisables par lui en cas de besoin. 2. Téléchargement du fichier La régulation de la charge cognitive : un nouveau ... - André TRICOT.