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Art et technique

Analyse d'une œuvre. #DumpStarWars, le boycott de « Rogue One », a fait flop. Malgré une campagne virulente menée par les milieux d’extrême droite aux Etats-Unis, le film « Rogue One » est le deuxième plus grand succès du cinéma américain en 2016.

#DumpStarWars, le boycott de « Rogue One », a fait flop

LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Morgane Tual « Notez que l’Empire est une organisation prônant la supériorité de la race ­blanche. Opposé à un groupe multiculturel mené par des femmes courageuses. » Chris Weitz, le scénariste de Rogue One, le nouveau film de l’univers Star Wars, ne se doutait pas que ce simple Tweet allait générer autant de ­réactions. Encore moins qu’il allait entraîner un mouvement de boycott sur les réseaux ­sociaux, lancé début décembre 2016, peu avant la sortie du film, par des sympathisants de l’extrême droite américaine.

Le mot-clé #DumpStarWars (« Laissez ­tomber Star Wars ») a été largement partagé par cette ­communauté, déjà échaudée par des photos qui montrent des membres de l’équipe du film arborant un badge antiraciste et anti-homophobe. 2016 au cinéma : nos mirettes font le bilan. « Aquarius », « Manchester by the Sea » et « Toni Erdmann » dominent le classement des films préférés des critiques du « Monde ».

2016 au cinéma : nos mirettes font le bilan

La sélection de Noémie Luciani : 1) Kubo et l’Armure magique, de Travis Knight 2) Les Innocentes, d’Anne Fontaine 3) Midnight Special, de Jeff Nichols/série Stranger Things de Matt et Ross Duffer. 2016 en musiques : nos tympans font le bilan. Les critiques du « Monde » présentent leurs cinq albums préférés de l’année écoulée.

2016 en musiques : nos tympans font le bilan

Du hip-hop au classique, le résumé d’une année musicale. La sélection de Stéphanie Binet Comme pour mieux répondre au chaos extérieur, le hip-hop mondial a ralenti le tempo, s’est réfugié dans les atmosphères cotonneuses en adoucissant sa poésie désenchantée, parfois acide. Découvert sur l’album Compton, de Dr Dre, en 2015, le chanteur soul-rock Anderson .Paak signe non seulement un disque solaire, mais a été de tous les bons projets de cette année, de SchoolBoy Q aux anciens A Tribe Called Quest, en passant par John Legend. A Cannes, la renaissance de la sélection officielle. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Regnier Il fallait rétablir les hiérarchies.

A Cannes, la renaissance de la sélection officielle

Ne pas laisser la place au doute. Renvoyer à la rubrique des faits divers l’édition 2015, qui avait vu un trio de grands cinéastes déserter la sélection officielle pour rejoindre la Quinzaine des réalisateurs, et conférer par leur geste un prestige inédit à cette section parallèle, que relayèrent une pluie d’articles louangeurs et une cascade de Césars. Partagée entre une compétition aux allures de vitrine de luxe d’un cinéma d’auteur calibré pour le marché international, et une section Un certain regard privée à la dernière minute des œuvres artistiquement ambitieuses qui auraient dû y faire contrepoint, la sélection officielle avait à l’inverse été fort critiquée, et son prestige en avait pris un coup.

Tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir. Adam Driver, toujours aux ordres. Obsédé par la discipline, l’acteur vit son métier comme un sacerdoce.

Adam Driver, toujours aux ordres

Après Clint Eastwood ou les frères Coen, il sera à l’affiche de « Paterson », de Jim Jarmusch, en salles le 21 décembre. M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Samuel Blumenfeld Adam Driver est fasciné par la discipline. Celle de son personnage de poète, chauffeur de bus dans une petite ville du New Jersey, qui noircit son carnet de vers avec abnégation, dans Paterson de Jim Jarmusch (en salle le 21 décembre).

Agnès B., rebelle dans l’art. Peu soucieuse des lois du marché, la styliste parisienne a toujours soutenu les peintres ou les photographes d’avant-garde.

Agnès B., rebelle dans l’art

Sa collection est présentée au Musée national d’histoire de l’immigration, à Paris. LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Roxana Azimi La styliste nous reçoit dans le coin « récré » de son bureau, au sixième étage d’un immeuble de la rue Dieu (Paris 10e). Alain Chanfort, Manuréva. Alain Ducasse : « Je veux démontrer qu’il est possible de faire de la haute gastronomie sans viande » LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Anne Chemin Alain Ducasse reçoit dans l’« aquarium », au milieu des cuisines du Plaza Athénée (Paris 8e).

Alain Ducasse : « Je veux démontrer qu’il est possible de faire de la haute gastronomie sans viande »

Une table ronde en chêne, quatre fauteuils en cuir et une grande porte vitrée derrière laquelle s’affairent une vingtaine de cuisiniers – il est 19 heures, les tables roulantes chargées de vaisselle défilent, les casseroles fument. Sur les murs de l’aquarium, une photo résume le programme d’Alain Ducasse : des carottes, des radis, des poivrons, des fenouils et des poireaux tout juste sortis de terre exhibent fièrement leurs feuilles et leurs racines. Dans son restaurant trois étoiles du Plaza Athénée, Alain Ducasse ne sert plus de viande : depuis septembre 2014, il propose des légumes, des céréales et des poissons de pêche durable. Amadeo, l’ami maudit d’Amedeo Modigliani. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Dagen D’un côté, Amedeo Modigliani (1884-1920), artiste universellement célèbre, dont les toiles s’estiment en millions d’euros et dont les expositions attirent des centaines de milliers de visiteurs.

Amadeo, l’ami maudit d’Amedeo Modigliani

Son œuvre n’a qu’une importance secondaire dans l’histoire de l’art. Angoisse dans un intérieur anglais. « London House », le thriller de David Farr joue avec les signes extérieurs de la réussite matérielle, en mettant aux prises deux couples des quartiers chics de Londres.

Angoisse dans un intérieur anglais

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Thomas Sotinel L’avis du « Monde » – à voir. Anne-Sophie Pic : « Etre autodidacte, c’est une liberté » Star discrète de la cuisine française, Anne-Sophie Pic, 47 ans, est la seule femme chef triplement étoilée.

Anne-Sophie Pic : « Etre autodidacte, c’est une liberté »

A la tête de cinq restaurants, elle s’apprête à en ouvrir un sixième à Londres le 26 janvier. Anton Tchekhov à la conquête de lui-même. Un recueil de 800 lettres dessine le parcours d’un homme qui cherche à se dépasser sans cesse. Fascinant. LE MONDE DES LIVRES | • Mis à jour le | Par Alban Lefranc (Ecrivain) « Vivre de mes rêves. Lettres d’une vie », d’Anton Tchekhov, traduit du russe par Nadine Dubourvieux, Robert Laffont, « Bouquins », 1 120 pages, 32 €. On entre dans un mort comme dans un moulin, et la correspondance est une voie royale.

Quand il ne soigne pas ses malades (« La médecine est ma femme légitime ; la littérature – ma maîtresse »), quand il n’ouvre pas des écoles, des bibliothèques, des dispensaires, quand il n’organise pas les soins pour lutter contre la famine et le choléra, quand il ne termine pas une de ses 650 nouvelles ou ne corrige pas une de ses pièces, Anton Pavlovitch Tchekhov a encore le temps, entre deux crises de la tuberculose qui finit par le tuer à 44 ans, de rédiger près de 5 000 lettres (soit douze volumes dans l’édition russe). Une franche détestation de toutes les abstractions. Architecture. Arts : les nabis rentrent au pays. Les Américains Marlene et Spencer Hays ont offert au Musée d’Orsay 187 œuvres signées Vuillard, Bonnard ou Redon. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Claire Guillot Le rêve depuis longtemps caressé par le président du Musée d’Orsay, Guy Cogeval, a pris corps samedi 21 octobre, avec la signature de l’acte marquant la donation de la collection Marlene et Spencer Hays : 187 œuvres de peintres français, principalement du mouvement nabi, dont des chefs-d’œuvre d’Edouard Vuillard ou Pierre Bonnard, vont rejoindre le musée d’Orsay à la mort de leurs donateurs.

Un ensemble exceptionnel et cohérent, estimé à près de 173 millions d’euros, et qui constitue pour la France la donation étrangère la plus importante de l’après-guerre. La donation correspond à peu de chose près aux œuvres présentées dans l’exposition organisée au Musée d’Orsay en 2013, qui honorait sous le titre « Une passion française » la collection des deux Américains. Arts : David Hockney secoue la Tate. Le musée londonien consacre une ample rétrospective à l’artiste anglais, dont la célébrité occulte parfois la virtuosité et les audaces. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Dagen (Londres) David Hockney est ­l’artiste britannique le plus connu dans le monde. Francis Bacon et Lucian Freud disparus, il a ­hérité de cette majesté. Que la Tate Britain lui offre une ré­trospective pour son quatre-vingtième anniversaire – il est né en 1937 à Bradford, Yorkshire – est donc dans l’ordre des choses, particulièrement dans un pays qui, à l’inverse de la France, défend énergiquement ses artistes nationaux.

Le travail est bien fait : près de deux cents peintures, dessins ou images numériques, répartis dans l’ordre chronolo­gique en treize salles. Astuce de chef italien : préparer un tiramisu léger. Astuce de chef : comment préparer un légume en deux façons ? Au festival Concordan(s)e, une bulle graphique et chorégraphique. La danseuse DD Dorvillier et la dessinatrice Catherine Meurisse portent à la scène l’album « La Légèreté ». LE MONDE | • Mis à jour le | Par Rosita Boisseau Elle a apporté son album de bande dessinée multi-récompensé intitulé La Légèreté (Dargaud, 2016).

Comme un talisman, un trait d’union. Au Français, Marivaux sous un jour nouveau. Clément Hervieu-Léger met en scène une comédie méconnue du maître des jeux de l’amour et du hasard. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Fabienne Darge C’est un plaisir rare qu’offre la Comédie-Française en cette fin d’année : celui de la découverte d’une pièce totalement méconnue de Marivaux, qui plus est mise en scène avec vivacité et élégance par Clément Hervieu-Léger et portée par une distribution éblouissante.

Au musée, la BD en ébullition. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Les détracteurs de la bande dessinée qui continuent de voir en elle une discipline artistique mineure et infantilisante vont devoir s’y faire : elle n’en finit pas d’investir les musées et les institutions culturelles, privées ou publiques. Jamais autant d’expositions consacrées au 9e art n’ont été organisées en dehors des festivals spécialisés.

On en compte actuellement une demi-douzaine, pour citer les plus notables : la « Carte blanche à Zep » au Palais des beaux-arts de Lille, la déambulation de Nicolas de Crécy au Quartier, le centre d’art contemporain de Quimper, l’accrochage de Pierre la Police au Lieu unique, la scène nationale de Nantes, et les installations de Blutch, Winshluss et Blanquet à la Ferme du Buisson, la scène nationale de Marne-La-Vallée. Au Zénith, Renaud offre un récital de candeur populaire. Auguste Rodin, éternel modèle. Cent ans après la mort du sculpteur, deux expositions à Paris confrontent l’artiste à ceux qu’il a inspirés.

Aux Césars 2017, pas de hold-up, mais une prime pour « Elle », « Juste la fin du monde » et « Divines » Isabelle Huppert (meilleure actrice), Paul Verhoeven (film), Xavier Dolan (réalisateur) et Gaspard Ulliel (acteur) ont été récompensés au terme d’une cérémonie très politique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jacques Mandelbaum. Bacs +6 pour le Disquaire Day. Barbara, Göttingen. Barbara, l’éternel rappel. Pour les 20 ans de la mort de la chanteuse, les hommages se multiplient : une série de concerts, des livres, une exposition et un film qui tentent de dépasser son image de prêtresse mélancolique. Berlinale 2017 : un palmarès aussi déroutant qu’un scénario de Paul Verhoeven. Bob Dylan acquiert ses lettres de Nobel. Bob Dylan : il n’y a « vraiment pas de mots » pour décrire l’honneur de recevoir le Nobel.

Békar et les Imposteurs - Les inRocks Lab. BEKAR est Benjamin Karchen. Il a passé plus de dix ans au conservatoire de Charenton-le Pont (94) pour étudier la flûte traversière et le solfège. Sur le piano de sa grand-mère il improvise et écrit les chansons qui lui passent par la tête et les mains. Cabu fait grincer l’histoire. Cannes 2016 : Antoine Doinel est mort, vive le roi Léaud ! Cannes 2016 : avec « La Fille inconnue », les frères Dardenne mènent l’enquête. Capra et Stanwyck, au seuil de la légende. Capra ou la fabrique du bonheur. Catherine Frot : « Je me sens petite et grande à la fois » Catherine Hiegel : « L’immense vague réactionnaire me fait peur » Ce Matisse au trait libre et brutal. Choral et optimiste : le théâtre selon Alexis Michalik. Christine Angot : « Le théâtre est le seul endroit du présent » Christophe Honoré : « Il faut parler du passé colonial de l’Europe » Chtchoukine, collectionneur insatiable et insaisissable. Cinéma du réel : naissance du cinéma afro-américain.

Circa et ses acrobates jonglent avec la gravité. Claudia Tagbo, l’humour « feel good » Collection by Alain Souchon on Apple Music. Critique : « Paterson », de Jim Jarmusch, circulations poétiques sur le bitume. Daft Punk, Banksy, Ferrante... pour créer heureux, créons cachés. Daniel Pennac : « J’ai été d’abord et avant tout professeur » Danse. Danse : le classique, c’est fantastique.

Des Van Gogh dans le brouillard. Des « Femmes savantes » dominées par Jean-Pierre Bacri. Du prophète folk au poète perdu du rock. Du vert sous la verrière du Grand Palais. DVD : les visions fantomatiques de Kiyoshi Kurosawa. Dylan, Prix Nobel de Sisyphe. D’où vient la couleur du vin ? Ed Sheeran divise pour mieux régner.

Edouard Louis : « Trump et le FN sont le produit de l’exclusion » Edward Albee, l’auteur de « Qui a peur de Virginia Woolf ? », est mort. Electro : Justice, enfin de retour. Elena Ferrante : un scoop, et quelques doutes. En Belgique, le théâtre pour apaiser les plaies du djihad. En Iran, des femmes qui content. En Iran, « Le Client » honni par les conservateurs, encensé par le public. Entre « Elle », « l’Un » et « l’Autre », des désirs en désordre. Ernest pignon Ernest. Explications de sexes.

Face à Amazon, les libraires se mettent à la page. Fellag : « La colonisation est devenue un fonds de commerce » Festival de Cannes : la Palme d’or pour Ken Loach. Frank Gehry offre un joyau à Pierre Boulez, à Berlin. François Bégaudeau : « Je ne crois pas à votre modèle de vie » François Rollin appelle ses collègues humoristes à « réenchanter le monde » Gabritschevsky, savant fou sauvé par l’art. Gaston Lagaffe, icône antimilitariste, antiflics et écolo avant l’heure. Gotlib, le « roi de la déconnade », laisse orphelins ses lecteurs et ses personnages. Graffiti et rififi dans les catacombes. Gus Van Sant expose ses contradictions. Gérard Jugnot : « Hollande aurait pu faire partie du Splendid » Harry Potter prend de l’âge mais n’a rien perdu de sa magie. Haruki Murakami court en solitaire. Hergé, de Moulinsart au Grand Palais. I Want You. Jane Birkin : « Ma première nuit avec Gainsbourg fut historique » Jean Nouvel : « Ce que j’aime, c’est l’objet réduit à sa forme la plus archétypale »

Jean-Claude Lebensztejn aux sources inexplorées de l’art. Jeanne moreau, "moi je préfère". Jim Harrison en quatre points cardinaux. John Legend et Solange Knowles, têtes de pont d’un R’n’B militant. Jonathan Lambert se rit des dictateurs. Journalisme et écriture. Judith Chemla enchante « La Traviata » Kad Merad : « J’ai tellement attendu le succès »

Kenneth Lonergan, sauvé des eaux hollywoodiennes. La danse en quête de popularité. La danse grimpe des parquets aux cimaises.