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Edouard Louis : « Trump et le FN sont le produit de l’exclusion »

Edouard Louis : « Trump et le FN sont le produit de l’exclusion »
Issu d’un milieu très défavorisé, l’auteur d’« Histoire de la violence », qui paraît en poche en janvier, revient pour « Le Monde » sur son parcours de « transfuge de classe ». LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Catherine Vincent Edouard Louis, né Eddy Bellegueule, a 24 ans. Aujourd’hui diplômé en sociologie à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Paris, il a grandi au sein d’une famille très défavorisée dans le nord de la France, en Picardie. Son premier roman, En finir avec Eddy Bellegueule, salué par la critique et vendu à plus de 300 000 exemplaires, a créé une polémique sur la manière dont l’auteur dépeint sa famille et son milieu social d’origine. Je ne serais pas arrivé là si… … Si je m’étais senti aimé pendant mon enfance. Les crachats sur lesquels s’ouvre votre premier roman… C’était important pour moi de les mettre au début du livre, car ils ont été comme un acte de naissance. Quand avez-vous commencé à sentir cette différence ? Vous aimiez lire, petit ? Pas du tout.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/12/11/edouard-louis-trump-et-le-fn-sont-le-produit-de-l-exclusion_5047058_3260.html

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Cabu fait grincer l’histoire Un millier de projets pour la « une » de « Charlie Hebdo » : c’est « Cabu s’est échappé ! ». Riss commente cinq croquis pour « Le Monde des livres ». LE MONDE DES LIVRES | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Békar et les Imposteurs - Les inRocks Lab BEKAR est Benjamin Karchen. Il a passé plus de dix ans au conservatoire de Charenton-le Pont (94) pour étudier la flûte traversière et le solfège. Sur le piano de sa grand-mère il improvise et écrit les chansons qui lui passent par la tête et les mains. Il monte ses premiers groupes de rock Français en région parisienne et connaît ses premières scènes avec « Couleur nomade » et « Dune ». Plus tard il participe ... au cahier musical pour une pièce de théâtre jouée à Paris: « l’an prochain à Jérusalem » de Olivia Marcowicz.

Bob Dylan : il n’y a « vraiment pas de mots » pour décrire l’honneur de recevoir le Nobel L’Américain ne s’est pas rendu à Stockholm pour chercher sa récompense, mais il a remercié l’Académie lors d’un discours lu par l’ambassadrice des Etats-Unis en Suède. Bob Dylan ne s’est pas déplacé à Stockholm, samedi 10 décembre, pour recevoir son prix Nobel de littérature. Mais, pour la première fois depuis l’obtention de cette récompense, à la mi-octobre, l’Américain a remercié formellement l’Académie suédoise par le biais d’un discours lu à l’issue du banquet par l’ambassadrice des Etats-Unis dans le pays. « Si jamais quelqu’un m’avait dit que j’avais la moindre chance de gagner le prix Nobel, j’aurais pensé que mes chances étaient aussi grandes que d’être sur la lune », a écrit l’auteur-compositeur.

Bob Dylan acquiert ses lettres de Nobel L’artiste américain, 75 ans, a été distingué par le jury suédois pour avoir inventé « de nouveaux modes d’expression poétique ». Pour certains, c’est au mieux une plaisanterie. Pour d’autres, pleinement légitime. Jeudi 13 octobre, à la mi-journée (heure française), le chanteur, guitariste, pianiste, harmoniciste et auteur-compositeur américain Bob Dylan, 75 ans, s’est vu attribuer le prix Nobel de littérature 2016, « pour avoir créé, dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine, de nouveaux modes d’expression poétique », selon les mots de la secrétaire générale de l’Académie suédoise, Sara Danius. Interrogé dans Le Monde, le 2 novembre 2001, sur une telle hypothèse, le journaliste et écrivain Greil Marcus avait estimé que cela ne lui semblait pas justifié : « Si on lui donnait ce prix, ce serait reconnaître que ses paroles sont de la grande poésie.

Berlinale 2017 : un palmarès aussi déroutant qu’un scénario de Paul Verhoeven Le jury présidé par le cinéaste batave a attribué l’Ours d’or à « Our Body and Soul », de la Hongroise Ildikó Enyedi, récit d’une histoire d’amour née dans un abattoir. Toujours là où on ne l’attend pas, Paul Verhoeven. Alors qu’Aki Kaurismaki s’est maintenu, tout au long du festival, en position de favori pour l’Ours d’Or, le jury de la 67e Berlinale – présidé par le cinéaste batave – l’a finalement attribué à Our Body and Soul, de la Hongroise Ildikó Enyedi. Ce film, qui conte l’histoire d’amour entre deux personnages ternes et solitaires – le gérant d’un abattoir et la nouvelle contrôleuse de qualité des viandes qu’on vient de lui mettre dans les pattes –, fonctionne sur un postulat original : c’est en découvrant qu’ils font tous deux chaque soir le même rêve, où ils se retrouvent dans la peau d’un cerf et d’une biche veillant tendrement l’un sur l’autre dans une forêt enneigée, qu’ils tombent amoureux.

Barbara, l’éternel rappel Pour les 20 ans de la mort de la chanteuse, les hommages se multiplient : une série de concerts, des livres, une exposition et un film qui tentent de dépasser son image de prêtresse mélancolique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bruno Lesprit Après la reine du strass, la dame en noir. Aux Césars 2017, pas de hold-up, mais une prime pour « Elle », « Juste la fin du monde » et « Divines » Isabelle Huppert (meilleure actrice), Paul Verhoeven (film), Xavier Dolan (réalisateur) et Gaspard Ulliel (acteur) ont été récompensés au terme d’une cérémonie très politique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jacques Mandelbaum Après trente-cinq ans d’absence, la cérémonie des Césars a regagné la mythique salle Pleyel, modèle d’acoustique où les organisateurs pouvaient espérer que s’apaise enfin le tonitruant concert qui avait entouré la nomination de Roman Polanski à la présidence de cette quarante-deuxième édition. Le cinéaste ayant démissionné le 24 janvier, l’Académie n’ayant pas souhaité le remplacer, c’est donc sans président que s’est ouverte la cérémonie, vendredi 24 février au soir.

Auguste Rodin, éternel modèle Cent ans après la mort du sculpteur, deux expositions à Paris confrontent l’artiste à ceux qu’il a inspirés. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Dagen Auguste Rodin est mort le 17 novembre 1917, à 77 ans. Il fallait célébrer ce centenaire et ces hommages se déroulent au Grand Palais, à Paris. Au Zénith, Renaud offre un récital de candeur populaire La tournée-marathon du chanteur « toujours debout » passe par la salle parisienne, jusqu’au 29 octobre. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Francis Marmande Renaud est au Zénith. Pourquoi son récital rend-il si heureux ? Au musée, la BD en ébullition LE MONDE | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Les détracteurs de la bande dessinée qui continuent de voir en elle une discipline artistique mineure et infantilisante vont devoir s’y faire : elle n’en finit pas d’investir les musées et les institutions culturelles, privées ou publiques. Jamais autant d’expositions consacrées au 9e art n’ont été organisées en dehors des festivals spécialisés. On en compte actuellement une demi-douzaine, pour citer les plus notables : la « Carte blanche à Zep » au Palais des beaux-arts de Lille, la déambulation de Nicolas de Crécy au Quartier, le centre d’art contemporain de Quimper, l’accrochage de Pierre la Police au Lieu unique, la scène nationale de Nantes, et les installations de Blutch, Winshluss et Blanquet à la Ferme du Buisson, la scène nationale de Marne-La-Vallée. Concomitant à la flambée des prix sur le marché des planches originales, le phénomène n’a toutefois pas encore pris toute son ampleur.

Au Français, Marivaux sous un jour nouveau Clément Hervieu-Léger met en scène une comédie méconnue du maître des jeux de l’amour et du hasard. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Fabienne Darge C’est un plaisir rare qu’offre la Comédie-Française en cette fin d’année : celui de la découverte d’une pièce totalement méconnue de Marivaux, qui plus est mise en scène avec vivacité et élégance par Clément Hervieu-Léger et portée par une distribution éblouissante. Au festival Concordan(s)e, une bulle graphique et chorégraphique La danseuse DD Dorvillier et la dessinatrice Catherine Meurisse portent à la scène l’album « La Légèreté ». LE MONDE | • Mis à jour le | Par Rosita Boisseau Elle a apporté son album de bande dessinée multi-récompensé intitulé La Légèreté (Dargaud, 2016). Comme un talisman, un trait d’union. Elle ne le montrera qu’à la fin de la conversation, glissant sur les bulles en noir et blanc – « ici, le dessin est sec, amaigri, c’est un réflexe de survie » –, se posant sur les images peintes à l’aquarelle – « là, j’ai recommencé à utiliser la couleur mais la réappropriation a été laborieuse » – pour se risquer dans une phrase qui résume (presque) tout : « Ce qui m’a sauvée après l’attentat du 7 janvier [2015], c’est la nature et la beauté, l’océan et le Louvre. »

Arts : David Hockney secoue la Tate Le musée londonien consacre une ample rétrospective à l’artiste anglais, dont la célébrité occulte parfois la virtuosité et les audaces. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Dagen (Londres) David Hockney est ­l’artiste britannique le plus connu dans le monde.

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