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Neurosciences et apprentissages

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Les 4 piliers de l'apprentissage d'après les neurosciences. D’après Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, neuroscientifique et professeur au Collège de France, les neurosciences cognitives ont identifié au moins quatre facteurs qui déterminent la vitesse et la facilité d’apprentissage. 1. L’attention L’attention est la capacité que nous avons à nous ouvrir à la réalité : l’attention ouvre notre esprit. Audrey Akoun et Isabelle Pailleau, auteurs de La pédagogie positive, la définissent comme Le mouvement cérébral qui va nous permettre d’orienter notre action en fonction d’un objectif, d’un centre d’intérêt… Grâce à elle, nous captons, par nos cinq sens, les différentes informations en provenance soit de notre environnement, soit de notre ressenti émotionnel ou psychologique.

Stanislas Dehaene ajoute que l’attention sert à sélectionner les informations, module massivement l’activité cérébrale et facilite l’apprentissage. Mais l’attention peut être sélective. Quelles conséquences pour l’enseignement ? 2. Stanislas Dehaene écrit : 3. 4. Les neurosciences au cœur de la classe ? C’est le titre du livre publié par la Chronique Sociale, rédigé par un collectif de 21 enseignants, sous la direction de Pascale Toscani avec une préface de Bruno della Ciesa (Harvard University Graduate School of Education).

J’ajoute un point d’interrogation au titre, car il est bien évident que le problème des neurosciences, au moment où l’on commence à parler de nouveaux programmes pour 2015, devrait faire l’objet de débats fondamentaux. Les 21 enseignants ont participé à un voyage de formation au Québec et en Finlande, ont suivi pendant deux années des cours de psychologie cognitive, de psychologie clinique et de neurosciences et ont été supervisés par un enseignant chercheur. Cette équipe a travaillé pendant deux ans en groupe de recherche. J’avoue que je suis entré dans ce livre avec beaucoup d’appréhension et de prudence. J’ai recherché de bonnes raisons d’y consacrer du temps.

Non, il ne s’agit pas d’une mise en cause des pédagogues et des enseignants. Quand les neurosciences rencontrent l’éducation | Eric Gaspar | TEDxAlsace. Les Neurosciences éducatives - Documentaire. Les neurosciences ne font pas une politique de l’école. Pas le temps de souffler ! Le ministre envoie sans l’ombre d’une concertation une annonce ou une réforme par mois. La trêve des fêtes à peine achevée, la «Blanquer-Dehaene-mania» reprend de plus belle : maxi photos, double page, longue interview du professeur Stanislas Dehaene, spécialiste de neurosciences désigné pour diriger le Conseil scientifique de l’Education nationale (CSEN) !

La composition sidérante de ce conseil de 21 membres vaut le détour. Il a pour mission de piloter la politique du ministère pour la recherche en éducation, l’innovation et l’expérimentation. Cinquante ans de travaux ignorés, méprisés, balayés d’un revers de manche. Pourtant, depuis cinquante ans, les didacticiens travaillent sur les pratiques scolaires, observent les élèves, les enseignants, les contenus enseignés, s’intéressent aux familles, aux contextes sociaux. Mais le plus inquiétant, ce sont les élèves, le regard de leurs familles sur leurs résultats et le mépris abyssal du travail enseignant. Des neurosciences à l'école ? - Imagine demain le monde. Les neurosciences éducatives sont de plus en plus médiatisées. Plébiscitées par certains, source d’interrogation ou d’inquiétude pour d’autres, elles méritent certainement qu’on en débatte. Le regard croisé de Stanislas Morel, sociologue, et de Pascale Toscani, docteure en sciences cognitives.

Mise en avant de la méthode de lecture syllabaire, grand retour de la dictée… En France, avec l’arrivée du nouveau ministre de l’Education, une discipline revient en force dans les médias et les couloirs d’écoles : les neurosciences cognitives au service de l’éducation. Popularisées notamment par Céline Alvarez, linguiste et auteure à succès (Les lois naturelles de l’enfant) et porteuses du label « prouvées scientifiquement », ces méthodes d’apprentissage ne font toutefois pas l’unanimité. Un autre aspect développé dans les neurosciences, c’est l’identification des émotions. => Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine. Photo : cc Arâches La Frasse. Comment les neurosciences révolutionnent l'école.

Pour résoudre une partie des maux de l'école, Jean-Michel Blanquer mise sur les neurosciences. Ce terme, un peu barbare pour les non-initiés, s'invite dans la plupart de ses discours depuis son arrivée à la tête du ministère de l'Education nationale. Le 10 janvier, il présentait les 21 membres pluridisciplinaires de son nouveau conseil scientifique, présidé par Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et grand spécialiste des sciences cognitives. L'une des missions de cette instance consultative sera d'aider les élèves à mieux apprendre, en s'appuyant sur cette discipline émergente fondée sur l'étude du cerveau. INTERVIEW >> "La plasticité cérébrale est la clef des apprentissages" Depuis la fin du XXe siècle, l'avènement et les progrès fulgurants de l'imagerie cérébrale ouvrent de nouveaux horizons en matière de pédagogie. Reste à savoir comment les enseignants, mais aussi les parents d'élèves, s'empareront de ces découvertes...

Plusieurs experts livrent six conseils clefs. 1. Les neurosciences sont-elles trop présentes à l'école ? Notre vision : changer l’école avec les neurosciences cognitives. Notre équipe est composée d’experts de l’éducation. Nous sommes bénévoles, engagés et extrêmement actifs depuis maintenant cinq années. Nous sommes soutenus et conseillés par d’éminents spécialistes universitaires et institutionnels.

Notre vision d’un système éducatif plus adapté à tous les élèves est claire et peut se résumer en quelques axes que nous présentons ci-dessous. Merci de les partager avec nous. « Les enseignants doivent devenir des experts de la dynamique cérébrale de leurs élèves. C’est ce que clament les meilleurs spécialistes portant intérêt aux enjeux de l’éducation. Notre espoir et notre but Attendus chez les élèves Que connaissant mieux le fonctionnement de leur cerveau d’apprenant, ils deviennent plus efficaces et autonomes. Nous sommes à la convergence de quatre courants Une magnifique opportunité du temps à ne pas laisser passer ! Le second est l’explosion des outils numériques sans lesquels l’apport des sciences cognitives sera moins possible. Quand les neurosciences transforment la classe. Le conseil scientifique de l’éducation nationale ayant pour président Stanislas Dehaene, spécialiste des neurosciences, a été installé hier.

Certains enseignants s’appuient déjà sur les apports de cette discipline pour infléchir leurs pratiques. Très utilisée en médecine, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) est aussi employée depuis une vingtaine d’années, notamment par Stanislas Dehaene (lire les repères), pour analyser le fonctionnement du cerveau dans les processus d’apprentissage. Et c’est en se basant sur les résultats de tels IRM que Pascale Toscani, maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest (UCO), aide les enseignants à faire évoluer leurs pratiques.

. « Nous commençons par déconstruire les idées fausses que professeurs et élèves se font, par exemple, de la mémoire », raconte la chercheuse. Les connaissances s’affinent et les pédagogies évoluent. « Oubliées les listes de mots à apprendre par cœur. Denis Peiron. Les neurosciences sont-elles l'avenir de l'école ? 13 conseils pour mieux apprendre, par le neuroscientifique Stanislas Dehaene. Les 4 piliers de l'apprentissage d'après les neurosciences. L'école et les neurosciences : mythes et réalité. À chaque sortie de rapport PISA, la France de l’éducation déprime à l’idée que le pays des Lumières se trouve de plus en plus bas dans les classements mondiaux. Pourquoi n’arrivons-nous pas à éduquer nos enfants correctement ? Pourquoi un tel taux d’illettrisme ? Pourquoi ce piètre niveau de raisonnement mathématique ? Pourquoi tant de violence dans les collèges ?

Que faire pour améliorer la situation ? Au mois d’octobre 2017, Laurent Alexandre, médecin et chroniqueur au Monde, a sorti un livre choc : La guerre des intelligences, comment l’intelligence artificielle va révolutionner l’école. Neurosciences : la guerre des intelligences Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, vient de créer plusieurs commissions pour « définir la stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle et donner un nouvel élan à l’école »(4). ZADistes de la pédagogie contre élite scientifique ? On peut en mesurer la teneur à partir de l’extrait suivant, lu récemment sur le blog éducation 3.

Ecole : l’utilisation des neurosciences interroge des enseignants. Si nombre de professeurs des écoles ne sont pas réticents à utilier les sciences cognitives, peu les considèrent comme une solution miracle. LE MONDE | 15.01.2018 à 11h09 • Mis à jour le 15.01.2018 à 17h51 | Par Mattea Battaglia Les neurosciences, une révolution à l’école ? Pas pour Bertrand Picolet, enseignant dans la banlieue lyonnaise, qui a le sentiment d’être « déjà dans le bain ». Si ce professeur des écoles trentenaire conçoit que l’apport des sciences cognitives puisse être une « découverte pour le grand public » – à la faveur de l’inauguration, mercredi 10 janvier, du Conseil scientifique de l’éducation nationale présidé par Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive au Collège de France –, lui a le sentiment que « les neurosciences ont déjà trouvé leur place dans bon nombre de classes ». Cécile Hémous, qui enseigne en petite section de maternelle en Gironde, n’a pas non plus le sentiment d’une « découverte »

. « Réactions défensives » Neurosciences cognitives et apprentissage: opportunités et contraintes - ARFOR - Association Romande des Formateurs. Dr. Olivier Jorand, privat-docent à l’université de Lausanne et formateur d’adultes FSEA nous ouvre la porte des neurosciences. En effet, les neurosciences cognitives, en tant qu’elles se trouvent à la croisée de différentes disciplines, notamment entre les sciences du cerveau et les sciences de l’apprentissage, peuvent aujourd’hui contribuer à ouvrir de nouvelles perspectives pour le monde de la formation, de la pédagogie, de l’andragogie, etc., et à éclairer les pratiques enseignantes, tout en enrichissant notre compréhension intuitive de nos vies mentales (mémoire, attention, émotions, décision, troubles, etc.), ainsi que les questions de la vie de tous les jours qui y sont relatives.

Mais quels sont les grandes questions sous-jacentes à ces nouveaux éclairages ? Voici quelques éléments pour nous guider dans la question des opportunités et des contraintes du rapprochement du monde des neurosciences cognitives et du monde de l’apprentissage et de la formation : Gérard Pommier : « Les neurosciences sont utilisées par certains en contradiction avec leurs résultats les plus assurés » Dans une tribune au « Monde », le psychanalyste juge que les difficultés dans l’acquisition des savoirs sont bien davantage liées à des questions sociales et familiales que neurobiologiques. LE MONDE | 07.02.2018 à 06h00 • Mis à jour le 07.02.2018 à 15h12 | Par Gérard Pommier (Psychiatre, psychanalyste, directeur de recherche à Paris-VII) [Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a porté en début d’année sur les fonts baptismaux un nouvel organisme : le conseil scientifique de l’éducation nationale, dont il a confié la présidence à Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive au Collège de France.

Objectif de ce scientifique : « Tenter de dégager des facteurs qui ont prouvé leur effet bénéfique sur l’apprentissage des enfants. » Même si les chercheurs en sciences cognitives n’occupent que six des vingt et un sièges dudit conseil, cette nouvelle orientation du ministère de l’éducation nationale suscite de vives polémiques. Tribune. Neurosciences à l'école : la controverse. C’est la grande controverse éducative contemporaine: quelle place donner aux neurosciences et aux sciences cognitives à l’école ?

D'une certaine manière, le ministre de l’Éducation nationale a déjà tranché : il vient d’installer un Conseil scientifique de l’éducation qui fait la part belle aux spécialistes des neurosciences, avec à sa tête le chercheur le plus en vue sur la question, Stanislas Dehaene. Mais des voix s’élèvent pour critiquer ce qui pourrait être une vision limitée de l’éducation : le milieu social, les moyens donnés à l’école, le niveau et la qualité de la formation des enseignants ne sont-ils pas des facteurs décisifs pour expliquer la réussite ou l’échec des enfants ? La passion actuelle pour les neurosciences ne risque-t-elle de le faire oublier en essentialisant l'enfant et en évacuant la dimension politiques des choix en terme d'éducation?

De plus, les apprentissages peuvent-ils s’expliquer uniquement grâce à des mécanismes mesurables ? Avec Tribunes dans le monde: Demain, l'école (2/2) - Du bon usage du cerveau. Depuis les années 2000, grâce aux progrès de l’imagerie cérébrale, les neurosciences ont fait un pas de géant.

Des chercheurs tentent de les utiliser pour révolutionner l’école, d’où l’émergence d’une nouvelle discipline, la "neuroéducation". Celle-ci consiste, notamment, à optimiser les mécanismes cérébraux permettant d'apprendre mieux. À l'aide d'électroencéphalogrammes, Eric Pakulak, directeur du Brain Development Lab de l’université de l’Oregon, s'est ainsi rendu compte que la capacité de concentration des élèves de maternelle variait selon leur milieu social. Ces recherches ont débouché sur un programme d'exercices spécifiques, destiné aux écoles de l'État accueillant des enfants défavorisés. Les neurosciences mettent aussi en évidence le rôle majeur de l'erreur, qui aide à la mémorisation en reconfigurant les réseaux neuronaux, dès lors que l’enfant réalise qu’il s’est trompé.

Incroyable plasticité Que peuvent apporter les neurosciences aux enseignants et aux élèves ? Apprentissage de la lecture et neurosciences. Le cerveau à tous les niveaux. HEP VAUD | Neurosciences et sciences de l’éducation - Archives 2016 - Archives actu - Actualités et agenda. Dernière mise à jour le 4 juillet 2018 Sous la direction d’Éric Tardif et de Pierre-André Doudin vient de paraître le 1er ouvrage francophone qui fait le point sur l’idylle fantasmée ou franchement contestée des neurosciences et des sciences de l’éducation. Entourés de prestigieux auteurs, les deux chercheurs de la HEP Vaud mettent au jour les réelles perspectives de l’apport des neurosciences, débarrassées de leur mythe, sur le champ de l’éducation, en particulier sur les troubles de l’apprentissage. Éric Tardif, le livre que vous avez codirigé avec le professeur Pierre-André Doudin, Neurosciences et cognition: perspectives pour les sciences de l’éducation, montre les limites de ce qu’on croyait une panacée.

Neurosciences et éducation ont-elles vécu un rendez-vous manqué? Disons que les neurosciences ont soulevé des espoirs disproportionnés. Entretien: Barbara Fournier. Les neurosciences sont-elles l'avenir de l'école ? Les neurosciences, la grande illusion en éducation (1) Chaque fois, leur(s) auteur(s) pense(nt) avoir découvert la panacée : l’idée géniale qui va « révolutionner » le système éducatif ! Dans le même temps, la pédagogie se conçoit encore trop souvent sous influence. Elle fut longtemps regardée comme une retombée de considérations politiques sous couvert de philosophie ; en 1882, il fallait transformer des paysans en « bons » ouvriers ou en « bons » soldats. Dans les années 60, elle devint dépendante de la psychologie, Piaget fut érigé en maître à penser de la classe.

En prolongement, ce fut le tour des sciences cognitives. Aujourd’hui la mode est aux « neurosciences »... D’éminents chercheurs qui font des recherches sur les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent la cognition (perception, motricité, langage, mémoire, raisonnement, émotions...) dictent comment on doit apprendre et par là les conditions de l’enseignement. Les médias, toujours avides de sensationnel[2], leur emboitent automatiquement le pas, sans jouer leur rôle critique. Qu’est-ce que l’intelligence artificielle? - Vidéo. Prismes 12 2010 hep vaud - neurosciences et pédagogie. Cahiers pédagogiques - Neurosciences et pédagogie.