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Territoire autochtones

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Pour comprendre la Loi sur les Indiens. Les Premières Nations ont-elles été conquises?

Pour comprendre la Loi sur les Indiens

Les Premières Nations du Canada n’ont jamais été conquises par les Français ou les Anglais, à l’opposé de la colonie française de la Nouvelle-France, qui a capitulé devant les Britanniques en 1763. Ce fait historique est fondamental dans la compréhension des revendications actuelles des Autochtones.

La colonisation de l’Amérique du Nord par les Français et les Anglais répond d’abord au désir d’étendre leur empire sur ce continent. Le but consiste à profiter de la richesse des ressources qu’on y trouve. L’entretien de bonnes relations avec les Premières Nations devient dans ce contexte d’une importance primordiale dans le but notamment d’alimenter le commerce des fourrures.

Changement d’idéologie et origine de la Loi sur les Indiens L’Acte des Sauvages, devenu la Loi sur les Indiens, définissait jusqu’à tout récemment qui était Indien et quels étaient les droits de cet Indien, dès sa naissance, et jusqu’à sa mort. Une sensibilité mal placée. Ignorés dans le débat sur la chasse au phoque, les Inuits ont été frappés de plein fouet par l’interdiction décrétée par l’Europe.

Une sensibilité mal placée

Le documentaire Inuk en colère, arrivé en salle vendredi, leur redonne voix au chapitre. Espérons qu’ils soient enfin entendus. Utiliser toutes les parties de l’animal, ne rien gaspiller : l’approche « du museau à la queue » est revenue à la mode dans les restaurants, mais les Inuits, eux, ne l’ont jamais perdue de vue. Des phoques abattus au Nunavut, rien ne se perd. La viande est partagée dans la communauté, et la vente des peaux aide à mettre de l’essence dans les motoneiges et à affronter le coût de la vie astronomique dans le Nord.

Ce fragile équilibre a malheureusement été détruit au milieu des années 80, après que la Commission européenne eut interdit les produits dérivés du blanchon. Des communautés autochtones privées d'eau potable jusqu'en 2020. Un rapport publié jeudi par la Fondation David Suzuki, en collaboration avec Amnistie internationale, dénonce la mauvaise qualité de l'eau distribuée dans les réserves autochtones.

Des communautés autochtones privées d'eau potable jusqu'en 2020

Le premier ministre Justin Trudeau avait promis pendant la campagne électorale de donner accès à une eau potable à tous les autochtones d'ici 2020. Cette promesse sera difficile à tenir en l'absence d'un engagement plus soutenu des autorités fédérales, préviennent les auteurs du rapport. L'automne dernier, 156 avertissements avaient été lancés sur la consommation de l'eau «touchant 110 communautés autochtones», indique ce rapport. Dans 89 des 600 réserves autochtones au Canada, les habitants ne peuvent pas consommer l'eau du robinet sans la faire bouillir au préalable. Des avis d'ébullition «sont même en place depuis plus de 20 ans», rappelle la Fondation Suzuki qui liste une dizaine de recommandations.

Faut-il contacter les tribus isolées ? Fuir et résister, l’histoire méconnue des pensionnats. Derrière la triste histoire des pensionnats autochtones se cachent des actes de résistance.

Fuir et résister, l’histoire méconnue des pensionnats

Des parents ont défié l’Église et le gouvernement en cachant leurs enfants pour les soustraire à l’éducation des Blancs. Un texte de Josée Dupuis Marie-Jeanne Papatie a vu ses frères et soeurs aînés quitter la réserve du Lac-Simon pour le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery près d’Amos, en Abitibi. L’été suivant, son père les entend parler d’abus survenus dans cette institution. Il est secoué. Il lui aménage une petite pièce au sous-sol, où elle dort sur un matelas de fortune. Durant les jours qui suivent le départ des écoliers, le père Edmond Brouillard - un oblat qui maîtrise l’algonquin - fait le tour de la réserve avec en main une liste de noms pour s’assurer que tous les enfants sont bien partis.

Marie-Jeanne se rappelle les mots de son père. « Il ne faut pas que tu répondes quand on va t’appeler », lui disait-il lorsqu’il la cachait dans le sous-sol. Les Autochtones du Québec │ ICI Radio-Canada. Abénaquis On dénombre plus de 2700 Abénaquis au Québec, mais seulement 419 vivent dans les communautés d’Odanak et Wôlinak situées sur la rive sud du Saint-Laurent, près de Trois-Rivières.

Les Autochtones du Québec │ ICI Radio-Canada

Algonquins Sept des neuf communautés algonquines du Québec sont situées en Abitibi-Témiscamingue. Les deux autres se trouvent en Outaouais, dont la plus populeuse, Kitigan Zibi, qui compte plus de 1500 résidents. Un peu plus de la moitié des 11 200 Algonquins inscrits vit dans les communautés. Atikamekw Quelque 6000 Atikamekw vivent dans les communautés de Manawan, au nord de Lanaudière, ainsi qu’Obedjiwan et Wemotaci, en Haute-Mauricie.

Cris Avec environ 18 000 membres inscrits, les Cris sont la deuxième nation la plus populeuse au Québec, après les Mohawks. Huron-wendats La communauté de Wendake, en banlieue de la ville de Québec, est le seul territoire Huron-Wendat de la province. Inuits Innus (Montagnais)