background preloader

Ca doit commencer à l'école.

Facebook Twitter

"Arrêtons de nous déchirer sur des détails comme la semaine de 4 jours à l'école, ou de savoir si les enfants doivent faire de la pâte à modeler ou de la pâte à sel, alors qu'ils vont devoir affronter, demain, un monde fait à la fois d'occasions magnifiques ou de précarisation foudroyante, de multilinguisme absolu, de mobilité plus ou moins forcée et de déprotection.

On désarme littéralement les jeunes de leurs capacités de transformer les risques de l'avenir en chance réelle. Tout cela devrait être pensé par la communauté politique, car la vérité d'un projet démocratique reste l'éducation, au sens global - scolaire et parentale - puisqu'elle détermine tout, elle est le préalable à tous les enjeux actuels et futurs écologiques, économiques, civiques. Non pour savoir, mais pour apprendre. Apprendre à nous adapter, à nous autoformer de façon permanente tout au long de notre vie...
Cela suppose une véritable révolution culturelle". (Cinthia Fleury) Comment le système éducatif français aggrave les inégalités sociales.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia et Aurélie Collas Des inégalités sociales à l’école, produites par l’école elle-même… C’est la démonstration que fait le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), en rendant publiques, mardi 27 septembre, les conclusions d’une vingtaine de rapports. Tout un spectre de la recherche – des sociologues aux économistes, des didacticiens aux psychologues, français et étrangers – a été mobilisé deux années durant, pour interroger ce mythe de l’égalité des chances dans notre système éducatif. Et rendre plus transparente la fabrique de l’injustice scolaire. Ce n’est pas la faute de l’enseignement privé, dont la responsabilité a encore été pointée du doigt, récemment, dans nos colonnes, par l’économiste Thomas Piketty, en tout cas concernant Paris.

Pas non plus celle des stratégies familiales ou de la crise économique. Pourquoi l’école française n’a pas connu de « choc PISA » Réintroduire à l'école les fondamentaux oubliés : coopération, égalité, travail manuel, méditation, psychologie et philosophie dès le plus jeune âge... En cercle autour d’Alessandro, l’intervenant « gospel », les enfants chantent et frappent leurs baguettes en rythme.

Réintroduire à l'école les fondamentaux oubliés : coopération, égalité, travail manuel, méditation, psychologie et philosophie dès le plus jeune âge...

Dans cette classe unique à Saint-Michel-de-Cours, près de Cahors (Lot), 18 enfants du CP au CM2 travaillent ensemble dans un esprit de coopération. Lorsque Alessandro demande aux élèves de se séparer en deux groupes pour chanter en canon, la maîtresse Marion Bonnard intervient aussitôt : « On ne laisse pas les petits tout seuls, les grands vont les soutenir ! Un milliard d’euros par an pour revaloriser les profs d’ici 2020. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Aurélie Collas A un an de l’élection présidentielle, la gauche s’apprête à décider d’un vaste plan de revalorisation salariale en direction d’un électorat qui lui est traditionnellement acquis : les enseignants.

Un milliard d’euros par an pour revaloriser les profs d’ici 2020

Le ministère de l’éducation nationale ouvre, mercredi 1er juin, des négociations avec les organisations syndicales sur de nouvelles mesures de revalorisation et de déroulement de carrière qui toucheront progressivement, dans les trois prochaines années, l’ensemble des enseignants et personnels d’éducation. En école de commerce, des cours de sagesse pour limiter le burn-out. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien de Tricornot Peut-on continuer à enseigner le management sans prêter attention à l’accélération violente des mutations économiques et au délitement du lien social ?

En école de commerce, des cours de sagesse pour limiter le burn-out

« L’hyperperformance à court terme mène à la destruction des personnes. Les vagues de burn-out montrent que nous sommes à la fin d’un système : il faut repenser le monde du travail. Même s’il y aura toujours de la souffrance et du stress, il faut suivre un autre cap et c’est ce que nous proposons », affirme Dominique Steiler, enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de management (GEM). Après une expérience de six ans dans l’aéronavale, où il s’était intéressé au stress des pilotes de chasse, il est entré en 1998 dans l’école de commerce, où il a développé ces enseignements.