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Crise Grecque

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L'europarunnul

» [Défaut en vue !!!] Grèce : la nouvelle stratégie des créanciers. La crétinerie infinie de nos dirigeants me décourage de commenter plus avant… Les créanciers voudraient imposer un contrôle des capitaux et des limitations de retraites aux guichets. Selon la Süddeutsche Zeitung, les créanciers prépareraient un plan “à la chypriote” pour la Grèce en cas de défaut. Un moyen de faire pression sur le gouvernement hellénique qui demeure risqué. Désormais, tout se passe comme si les créanciers de la Grèce jouaient une nouvelle partie : celle qui se jouera après le défaut d’Athènes vis-à-vis de ses engagements envers le FMI. Dimanche 14 juin, il n’y a eu aucune discussion.

Stratégie européenne pour l’après-défaut Leur stratégie a été en partie révélée par un article de la Süddeutsche Zeitung (SZ) de ce mardi. Renouveler Chypre La SZ ne donne pas la finalité de ce plan. Pressions sur Athènes Le but est fort clair : une telle procédure rendra extrêmement impopulaire le gouvernement d’Alexis Tsipras.

Pari risqué Cependant, le pari est risqué. Problèmes juridiques. Pour le gouvernement grec, «il est hors de question de repousser l’âge de la retraite» Sept graphiques éloquents sur le tsunami de l’austérité en Grèce. Ces graphiques sont extraits d’une intervention, fin février, d’un économiste et syndicaliste grec, Christos Triantafillou, au cours d’une rencontre organisée à Bruxelles par ETUI (European Trade Union Institute), institut de recherche de la Confédération européenne des syndicats. J’ai eu plusieurs occasions de coopérer avec cet institut et d’apprécier ses apports.

Les graphiques portent sur des questions économiques, d’emploi et de chômage. Je reviendrai sur d’autres bilans sociaux (évolution des inégalités et de la pauvreté) dans un prochain billet, sur la base d’une étude de grande ampleur publiée et financée par un institut… allemand. Vous ne trouverez pas ces graphiques dans les grands médias, qui préfèrent les chiffres de la dette. Ils sont pourtant éloquents et sérieux. On dit à juste titre qu’aucun graphique ne parle de lui-même. Troisième graphique, celui de la méga récession, un peu plus connu : Cinquième graphique : la part des salaires dans la valeur ajoutée nationale. Es3_160415.pdf. La vérité sur la dette grecque : totalement insoutenable. C’est dans un contexte de suspension des négociations entre la Grèce et l’Europe que la Commission pour la vérité sur la dette grecque vient de rendre public son rapport préliminaire. Cette Commission, mise en place début avril à l’initiative de la présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a fait travailler ensemble une trentaine d’experts grecs et étrangers (principalement des économistes et des juristes) qui ont croisé leurs compétences et leurs expériences pour rédiger en un temps record cet état des lieux.

Il avait notamment pour objectif de faire la lumière sur la dynamique de la dette grecque et sur les effets sociaux des conditions d'austérité imposées par les créanciers. Les statuts du FMI n’ont pas été respectés, pas plus que les lois et la Constitution grecque. La dette a été gonflée par la corruption internationale et les manipulations spéculatives. Cette décision a finalement été entérinée par le FMI, contre l’avis de nombreux membres de son directoire. » La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du comité sur la dette.

Traduit par Okéanos – une vieille connaissance Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse. E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd’hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse. Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) : 1. la dette avant la troïka 2. 3. la dette publique grecque en 2015 4. 6. » Grèce : les créanciers sont-ils réalistes ?, par Romaric Godin. Grecs et créanciers jugent la partie d’en face “irréaliste” Grecs et créanciers se renvoient au visage des accusations d’irréalisme. Qu’en est-il réellement ? Tentative de réponses. Alors que, plus que jamais, les discussions entre la Grèce et ses créanciers semblent gelées, les deux parties se renvoient des accusations de manques de réalisme. Du côté grec, Alexis Tsipras, le premier ministre, affirme refuser des exigences « irrationnelles » des créanciers.

De l’autre côté, on appelle en permanence les Grecs à « revenir sur terre. » Samedi 13 juin, le premier ministre belge, Charles Michel, a ainsi proclamé que « la récréation est finie » pour les Grecs. Mais de quel côté est le « réalisme » ? Le programme du gouvernement La politique budgétaire La position grecque a été de dénoncer comme « irréaliste » l’objectif d’un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB réclamé par le mémorandum de 2012 pour 2015. La situation économique L’austérité Les retraites La dette La confiance. Dette grecque : allonger oui, annuler non.

Comment obtenir la renégociation de la dette grecque ? La dette grecque représente 321,7 milliards d’euros, soit 175% du PIB de 2013. Il ne faut cependant pas se voiler la face, le PIB grec en données courantes a reculé entre 2009 et le troisième trimestre 2014, en passant de 237,42 milliards d’euros à 178,8 milliards d’euros, en partie par une forte décroissance du secteur public. L’ajustement budgétaire a permis de dégager un excédent primaire (hors service de la dette d’environ 4,5% du PIB), un excédent de 4,1% étant attendu pour 2015. Par ailleurs, si le flux des intérêts versés par l’État grec représente une charge récurrente de 23 milliards d’euros, celle-ci est allégée par le fait que depuis mars 2012, les revenus d’intérêt et les gains en capital réalisés par la BCE et les Banques centrales nationales sur les obligations publiques grecques qu’elles détiennent (27 milliards d’euros).

Il n’en demeure pas moins vrai qu’il existe un problème de maturité. La difficulté est double :