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SUMMERLESS

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22 NOV
— 24 NOV 2018
SUMMERLESS
AMIR REZA KOOHESTANI

Summerless - Amir Reza Koohestani. Trois personnes. Un peintre, une surveillante, une jeune mère. Une cour d’école. Un tourniquet. Neuf mois. Chaque jour, une heure avant la sortie de l’école, une mère d’élève vient s’installer sur le tourniquet dans la cour, à attendre que la cloche sonne. L’État se retrouve face à un dilemme. Amir Reza Koohestani a seize ans quand il rencontre l’écrivain Amin Faghiri qui lui fait lire Céline et Dostoïevski. S’inscrivant en rupture avec le style naturaliste et déclamatoire qui prévaut en Iran, les suivantes seront remarquées pour leur style poétique qui explore, avec un symbolisme critique, la vie quotidienne de personnages pris dans la tourmente de leur environnement. L’artiste est parmi les rares Iraniens dont le travail s’affranchit de la censure et des frontières. Vidéo : AMIR REZA KOOHESTANI présenté par ARTHUR NAUZYCIEL.

PRESSE WEB

RESSOURCES DOCUMENTAIRES. Timeloss. En 2001, Dance on Glasses, pièce sur la rupture amoureuse, a propulsé le jeune metteur en scène iranien sur les scènes internationales. En 2013, Koohestani décide d’en produire une version DVD. Il réunit les deux acteurs pour réenregistrer les voix, mais l’entreprise se complique vite : le fossé entre le passé et le présent est trop profond. Les acteurs et le metteur en scène se perdent dans les fausses routes de leur propre histoire ; s’interrogeant sur ce qu’ils étaient alors et ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, ils se laissent emporter dans une profonde méditation sur leur vie et la situation de leur pays. Le régime en place apparaît en filigrane. Avons-nous toujours peur de danser sur... En 2001, Dance on Glasses, pièce sur la rupture amoureuse, a propulsé le jeune metteur en scène iranien sur les scènes internationales. Avec l’écriture incisive qui lui est propre, Koohestani crée un portrait intime de lui-même et de son environnement.

Lire + Hearing. Dans un internat, pendant les vacances, Neda aurait fait entrer son petit ami dans sa chambre et aurait rigolé avec lui. Cependant, le bâtiment des filles et ses soixante chambres est une forteresse imprenable fermée à double tour, régie par une discipline implacable. La cheffe de dortoir, celle qui détient la clé du bâtiment, absente ce soir-là, les interroge l’une après l’autre, puis ensemble… Plus que de la condition des femmes en Iran, la pièce traite de l’écart entre désirs et fantasmes, de la confusion du virtuel et du réel. Sur les sonorités de la langue persane, emportés dans les couloirs de l’intrigue par une caméra, on entre dans un tourbillon puissant sur l’absence, ce qui a été et aurait pu être. Par le réalisme et la poésie, Amir Reza Koohestani fait entendre ce qu’il ne dit pas, raconte le mouvement répétitif de l’obsession. Amir Reza Koohestani a seize ans quand il rencontre l’écrivain Amin Faghiri qui lui fait lire Céline et Dostoïevski.

Summerless.