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Migrants, refugiés

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A Grande-Synthe, un maire combatif, des associations inquiètes et des migrants désemparés. Le maire de Grande-Synthe espère que les centres d’accueil et d’orientation pourront accueillir les 1 500 migrants après l’incendie du camp de la Linière.

A Grande-Synthe, un maire combatif, des associations inquiètes et des migrants désemparés

Comment la France décourage les demandes d’asile. Des techniques de dissuasion silencieuses sont mises en place par l’Etat pour limiter les dépôts de demandes d’asile, comme si le gouvernement voulait à tout prix éviter d’atteindre la barre des 100 000 demandes annuelles.

Comment la France décourage les demandes d’asile

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard Comment empêcher les demandes d’asile en France ? Le camp de migrants de Grande-Synthe ravagé par un incendie. Une rixe entre migrants afghans et kurdes serait à l’origine du sinistre.

Le camp de migrants de Grande-Synthe ravagé par un incendie

Le grand désarroi des réfugiés bloqués dans les Balkans. Un an après la fermeture officielle des frontières, le 8 mars 2016, les migrants sont bloqués en Bulgarie et en Serbie.

Le grand désarroi des réfugiés bloqués dans les Balkans

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard (Belgrade, Harmanli (Bulgarie), envoyée spéciale) « Game is over », crache Farid, 26 ans, comme pour évacuer sa colère. Le visage couvert de sueur, le jeune Afghan appuie ces mots d’un non de la tête, comme si son retour dans le camp de Sid ne suffisait pas à signifier son échec à franchir la frontière. Fin février, sa sixième tentative de passage de Serbie en Croatie vient d’échouer. Il recommencera, jure-t-il, lui qui a payé 600 euros pour quitter l’endroit. En Serbie, la tentative de passage des frontières a beau s’appeler « the game », le jeu ne fait plus rire personne. « Si l’Europe ne veut pas nous laisser entrer, qu’elle nous déporte en Afghanistan !

« Tous les repères s’écroulent » « On est dans un temps deux de la crise. Migrants : la politique du premier ministre hongrois Orban condamnée par la CEDH. Selon la Cour européenne des droits de l’homme, Budapest a violé le droit à la liberté et à la sûreté de deux demandeurs d’asile refoulés.

Migrants : la politique du premier ministre hongrois Orban condamnée par la CEDH

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant) C’est le premier arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) depuis que la Hongrie a décidé, à l’été 2015, de fermer sa frontière et d’instaurer des zones de transit clôturées. Et il est sans appel. Le 28 février 2017, les sept juges de la CEDH, originaires d’Ukraine, de Malte, de Hongrie, de Géorgie, de Pologne, d’Autriche et de Slovénie, ont estimé à l’unanimité que la détention et le renvoi vers la Serbie de deux demandeurs d’asile originaires du Bangladesh étaient irréguliers. Ces migrants avaient déposé une plainte le 25 septembre 2015. Duplicité. Des milliers de civils fuient les combats dans la province d’Alep.

Les groupes de déplacés, majoritairement constitués de femmes et d’enfants, se sont dirigés vers la région de Manbij et ses alentours.

Des milliers de civils fuient les combats dans la province d’Alep

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé, samedi 4 mars, que « plus de 30 000 civils » avaient fui depuis une semaine les raids aériens et les bombardements de l’armée syrienne et de son allié russe dans leur progression face à l’organisation Etat islamique (EI) dans la province d’Alep. A Belgrade, une Maison grande ouverte aux migrants. Au cœur de la capitale serbe, le centre Miksaliste offre aux réfugiés chaleur, repas, soins et connexion Wi-Fi.

A Belgrade, une Maison grande ouverte aux migrants

Une hospitalité sans contrepartie, grâce à l’écrivain Ivan Lalic. M le magazine du Monde | | Par Maryline Baumard (Belgrade, envoyée spéciale) C’est une adresse pas comme les autres. En Bretagne, un accueil cousu main pour les réfugiés. Des villages bretons se mobilisent pour accueillir des migrants syriens, irakiens et afghans.

En Bretagne, un accueil cousu main pour les réfugiés

Par endroits, les logements disponibles demeurent vides. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard (Plogastel-Saint-Germain, Plozévet (Finistère), envoyée spéciale) Savourer l’écho de ses pas sur le granit silencieux de Plogastel-Saint-Germain (Finistère), puis servir un café aux visiteurs en lieu et place du thé oriental. Un mois après son arrivée en Haut Pays bigouden, Batoul glisse doucement vers la culture française. Bugeat, ce village de Corrèze qui se réjouit tant d’accueillir une famille de réfugiés soudanais. Dans cette région granitique de moyenne montagne, les 850 habitants espèrent être rejoints par des migrants africains pour l’instant en situation précaire en Israël.

Bugeat, ce village de Corrèze qui se réjouit tant d’accueillir une famille de réfugiés soudanais

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard Un pain débordant du cabas, une silhouette sèche glisse hors de la supérette. L’homme hésite un instant, hume le printemps précoce, place du Champ-de-Foire, avant que son dos voûté, racontant des décennies de travail de la terre, ne s’éloigne à pas lents vers la mairie. Epicerie, café… les deux points de ralliement de Bugeat connaissent un pic d’animation avec les premiers soleils de février. « Et encore, on n’est pas un jour de marché », plaisante le retraité en bleu de travail avant de lancer un petit signe de tête à D’Jo, la tenancière du bar. Au Café de la Place, institution qui a traversé les siècles dans ce village de Haute-Corrèze, ce sont les « Soudanais » qui sont ce matin au cœur des conversations. Les corps de dizaines de migrants découverts sur une plage de Libye. Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, les passeurs profitent du chaos qui règne dans le pays et organisent les départs vers l’Italie, un trafic lucratif.

Les corps de dizaines de migrants découverts sur une plage de Libye

Les corps de 74 migrants ont été découverts, lundi 20 février, sur une plage voisine de Zaouïa, à l’ouest de Tripoli, en Libye, a annoncé, mardi, le Croissant-Rouge libyen (CRL). Il s’agit d’adultes venant pour la plupart d’Afrique subsaharienne, et trois femmes figurent parmi les victimes, a précisé un porte-parole. Le CRL a été alerté par des habitants de la zone, qui ont découvert un bateau échoué sur la plage avec, à bord, plusieurs cadavres de migrants clandestins. Selon les garde-côtes italiens, quelque 630 migrants ont par ailleurs été secourus dans la nuit de lundi à mardi au large de la Libye, lors de deux opérations distinctes.

Ils dérivaient sur une grande barque et sur un pneumatique, ont-ils précisé dans un communiqué. Les passeurs profitent du chaos. De plus en plus de migrants illégaux passent à pied des Etats-Unis au Canada. Demandeurs d’asile ou migrants craignant la nouvelle politique de Washington traversent la frontière : le phénomène n’est pas nouveau mais prend de l’ampleur.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Anne Pélouas (Montréal, correspondance) Alors que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, arrive à Washington lundi 13 février pour une première rencontre officielle avec le président Donald Trump, le Canada fait face à un afflux sans précédent d’immigrants clandestins. Le Secours catholique et la Ville de Calais s’affrontent sur l’aide aux migrants. La municipalité bloque l’entrée d’un bâtiment de l’association, qui veut faire fonctionner dans ses locaux des douches pour les exilés. Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Mercredi 8 février, le Secours catholique du Pas-de-Calais a fait livrer dans la cour de ses locaux, rue de Moscou à Calais, deux bungalows équipés chacun de quatre douches à l’intention des migrants. Car, en dépit du démantèlement de la « jungle », à la fin d’octobre 2016, certains aspirants à l’exil vers le Royaume-Uni ne désarment pas.

Une centaine de jeunes gens – peut-être deux ou trois fois plus – souvent mineurs, arrivés en France après avoir traversé la Méditerranée, errent encore dans les rues de la ville. « Jungle » de Calais : la drôle d’autogestion d’« un brouillon de ville » Le bidonville a compté jusqu’à 10 000 occupants, administrés par un « gouvernement » associatif. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard Une ville fantôme, sans gestion officielle.

Voilà ce qu’a été la « jungle » de Calais, ce campement qui a accueilli jusqu’à 10 000 migrants, avant que le gouvernement ne décide de le démanteler. Cette cité, qui a existé pendant dix-neuf mois sans gouvernement, sans conseil municipal et presque sans services publics, doit être détruite à partir de lundi 24 octobre. L’Etat comme la municipalité ont, autant que possible, fermé les yeux sur cette excroissance de Calais. Le dilemme des Européens face à la plateforme migratoire libyenne. Comme avec la Turquie, l’Europe cherche à sous-traiter à Tripoli le contrôle en amont des flux migratoires. Les organisations humanitaires en dénoncent le danger au regard des violences sévissant sur le territoire libyen. Le dilemme est vertigineux : comment endiguer la route migratoire de la Méditerranée centrale en traitant avec un Etat libyen qui n’existe que sur le papier ?

Voilà quelques mois que les Européens, Italiens en tête, veulent conclure avec Tripoli un accord similaire à celui signé en mars 2016 avec la Turquie, en vertu duquel cette dernière s’engage à récupérer les migrants refoulés de Grèce. C’est qu’aux yeux des Européens, l’urgence est impérieuse : l’Italie a accueilli 181 436 migrants et candidats à l’asile en 2016, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2015. Or sur la même période, le nombre d’arrivées en Grèce a chuté de 79 %, résultat de l’accord Union européenne (UE)-Turquie. Sous la neige de Lesbos, l’hiver éreinte les réfugiés. Dans le camp de Moria, qui accueille en majorité des Afghans, la plupart des familles vivent dans des tentes, en dépit du froid.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Ghazal Golshiri (Lesbos (Grèce), envoyée spéciale) Jamshid, un Afghan de 16 ans, et sa cousine, Roya, 14 ans, font des allers-retours entre le bureau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et l’emplacement de leur tente, une simple bâche qui s’est écroulée sous le poids de la neige, dans le camp de Moria sur l’île de Lesbos (Grèce). « Depuis deux jours, l’ONU nous a enfin donné des lits dans un grand préfabriqué, abritant soixante personnes. On nous a promis de nous trouver un endroit plus décent, mais je n’y crois pas », raconte le jeune Afghan. Sous la bâche de Jamshid, ni chauffage ni électricité pour allumer une lampe la nuit. En Allemagne, année zéro pour les réfugiés. Loin de leur pays, des Syriens tentent de se reconstruire une vie en Allemagne. Un stage chez un géant industriel comme Daimler ou ABB sert de sas de transition.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adéa Guillot (Mannheim, Allemagne, envoyée spéciale) Il est 5 heures du matin. Migrants : en 2016, plus d’arrivées et moins d’expulsions. Des premiers titres de séjour en hausse de 4,6 %, une baisse de 16 % des renvois : les chiffres de l’immigration en France pourraient relancer le débat politique sur ce sujet sensible. Plus d’entrées de migrants et moins de sorties. Rendues publiques lundi 16 janvier, les données 2016 sur l’immigration en France pourraient bien alimenter le débat politique de la campagne présidentielle. Le difficile accès aux visas humanitaires pour les Syriens et les Irakiens. Mexique : chevaucher la « Bête » jusqu’à la frontière américaine. Sous le coup d’une politique migratoire répressive, aux Etats-Unis comme au Mexique, les candidats centraméricains à l’eldorado étasunien s’exposent à tous les dangers. A Ceuta, la frontière Maroc-Espagne forcée par près d’un millier de migrants. Deux personnes seulement ont été autorisées à entrer à Ceuta pour y être hospitalisées, et les autres ont été renvoyées au Maroc.

Des policiers marocains ont été blessés. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le. Inquiétude face à l’ampleur des demandes d’asile d’Albanais en France. Les ressortissants des Balkans, rarement éligibles au statut de réfugié, fragilisent un dispositif déjà saturé. En Ile-de-France, des grilles pour empêcher les migrants de s’installer. Plusieurs municipalités se dotent d’un mobilier urbain conçu pour éviter les installations de réfugiés sur la voie publique. Nabil Rajab : « Berlin et Paris, révisez vos liens avec les monarchies du Golfe » A Saint-Denis, évacuation d’un camp de fortune. Au Kenya, les réfugiés piégés de Dadaab. Ce camp tentaculaire, peuplé en majorité de Somaliens, est régulièrement menacé de fermeture par Nairobi. Mais pour les réfugiés qui y vivent, le retour au pays est synonyme de grands périls.