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Système financier

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Natixis Research Global Markets. Le 9 août 2007, le début de la crise des « subprimes » Il y a dix ans, la banque BNP Paribas gelait les retraits de ses clients dans trois de ses fonds monétaires et marquait le début de la plus grande crise financière de ce début de XXIe siècle. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé C’est un fait qui est souvent ignoré : la plus grande crise financière de ce début de XXIe siècle a commencé le 9 août 2007… en France. Ce jour-là, BNP Paribas gèle les retraits de ses clients dans trois de ses fonds d’investissement. La banque tricolore reconnaît qu’elle ne peut plus valoriser les actifs détenus dans ces fonds, car ils ne sont plus échangeables sur les marchés.

Baudouin Prot, le directeur général de BNP Paribas, avait pourtant assuré, le 1er août, que la liquidité de ses produits (la capacité à être vendus ou achetés) était « totalement assurée ». Où le grand public découvre les « subprimes » Tout commence dans les années 2000 aux Etats-Unis. Des signes avant-coureurs Une prise de conscience tardive La fin de la confiance. Depuis le début de la crise en 2007, 200 milliards d’euros d’amendes pour les banques. L’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis laisse craindre un ralentissement dans la lutte contre la fraude bancaire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Le souffle de la crise financière débutée en 2007 n’est pas encore retombé. Les économies se relèvent progressivement, et les banques, elles, ont été massivement sanctionnées depuis dix ans.

Au total, ce sont 234 milliards de dollars (environ 199 milliards d’euros) d’amende qui ont été infligés aux établissements bancaires depuis le début de la crise. Depuis le début de 2017, seuls 9,3 milliards de dollars ont été enregistrés, très loin du rythme de ces neuf dernières années (environ 25 milliards sur une année pleine). Alors que plus de 97 % des pénalités proviennent de régulateurs américains, l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis laisse craindre un ralentissement dans la lutte contre la fraude bancaire. Un « effet Trump »… à la baisse ? La France, gendarme mou des marchés financiers. 2007-2017 : au cœur de la crise qui a changé le monde. Du 3 au 8 juillet, « Le Monde » a consacré une série d’articles à la crise financière de 2007-2008. Un véritable séisme, qui a ébranlé le capitalisme. La plus grande crise financière du XXIe siècle – à ce stade – a commencé à l’été 2007. Un an avant la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, personne n’a voulu voir que la bulle économique largement créée par la spéculation immobilière était sur le point d’exploser.

Dix ans après, l’Europe se remet à peine de cataclysme qui a plongé l’économie mondiale en récession et déclenché la crise des dettes européennes. En 2007, les signes avant-coureurs de la faillite de Lehman Brothers La faillite de la banque américaine Lehman Brothers, en septembre 2008, signait le début d’une crise financière comparable à celle de 1929. Lire aussi : Il y a dix ans, le capitalisme perdait pied Lire aussi : Les responsables de la crise coulent une retraite heureuse Lire aussi : Nicolas Sarkozy : « Angela, tu as aimé Lehman ?

Jean-Michel Naulot : « Dix ans après, un effondrement financier est toujours possible » Dans une tribune au « Monde », l’ancien membre de l’Autorité des marchés financiers estime que seul un tiers des engagements pris par le G20 de Londres en 2009 pour éviter les crises ont été appliqués. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Michel Naulot TRIBUNE. Il en va des crises financières comme de la guerre : elles éclatent à un moment imprévisible mais, lorsqu’elles éclatent, on constate que toutes les conditions étaient réunies pour qu’elles adviennent. Le 9 août 2007, avant l’ouverture des marchés, une forte hausse des actions était annoncée. Quelques minutes plus tard, les marchés étaient en très forte baisse… Entre-temps, BNP Paribas avait annoncé la fermeture de trois fonds monétaires, des produits de placement très classiques, en raison d’un problème d’« illiquidité ». Les banquiers centraux, les régulateurs et les banquiers eurent immédiatement l’impression que le sol tremblait sous leurs pieds.

. « Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. Les responsables de la crise coulent une retraite heureuse. Dix ans après le début de la crise des subprimes, si certains des ex-patrons des banques ont dû s’acquitter d’amendes colossales, seul Bernard Madoff purge une peine de prison de 150 ans LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant) et Eric Albert (Londres, correspondance) La faillite de la banque américaine Lehman Brothers, en septembre 2008, a plongé l’économie mondiale dans une crise financière comparable à celle de 1920.

Passage en revue de ce que sont devenus les principaux acteurs de ce scandale financier. Dick Fuld (Lehman Brothers) « Salut, je suis Dick Fuld, l’homme le plus haï d’Amérique. » Peu après la faillite de Lehman Brothers, c’est ainsi que son ex-PDG s’était présenté lors d’un cocktail mondain. Il persistait à faire du second degré, alors qu’il est à l’origine de l’étincelle qui a embrasé la finance mondiale, le 15 septembre 2008.

Angelo Mozilo (Countrywide) Kathleen Corbet (Standard & Poor’s) Finance : pourquoi modéliser, si on ne peut prédire ? Il est souvent reproché à la finance de ne pouvoir prédire les cours futurs, voire les crises. Ce serait une preuve de son « inefficience ». Pourtant, la finance est aussi marquée par ses modèles mathématiques complexes, aux variables tirées de l’alphabet grec. Alors, pourquoi se donner tant de mal à modéliser si on ne peut pas prédire ? Si la finance ne peut pas « prédire » les crises, certains voient là une faiblesse profonde de la finance, l’imprévisibilité des marchés financiers serait une preuve de leur inefficience.

Un marché est efficient… S’il est imprévisible ! Contrairement à ce que beaucoup imaginent, un marché est considéré comme efficient si le cours des actifs qui le constitue suit une marche aléatoire. Cependant, une situation de complète incertitude serait insupportable pour un investisseur. Dans cette situation, que feriez-vous ?

« Le commandant en chef est au courant que les prévisions ne valent rien. Transformer l’incertitude en risque en la modélisant Hypothèses. Retrouver l'utilité du capital. A l'heure où les Français doivent déterminer les grandes lignes de leur politique économique pour les cinq années à venir, le thème de la finance et de sa régulation est étrangement absent de la campagne électorale. Tout se passe comme si, dix ans après le début de la crise, chacun voulait oublier ce mauvais rêve. Beaucoup de candidats ignorent donc le sujet, préférant se concentrer sur la question des finances publiques ou des « réformes ».

Et, si le thème est évoqué, c'est souvent de façon caricaturale. Parfois, elle est perçue comme un mal absolu, nécessairement mauvais pour l'économie, tandis que pour d'autres, elle est un élément à préserver, à choyer, à favoriser. Dans les deux cas, on pourrait manquer la réalité de l'enjeu. Détournement financier L'auteur rappelle donc que la finance n'est pas uniquement une « superstructure parasitaire » du capitalisme. Les raisons de l'échec Utilité du capital Cette défaillance de la finance doit-elle conduire à brûler le secteur financier ? Au cœur du capitalisme français : le temps des actionnaires. En dix ans, le pouvoir au sein des entreprises s’est déplacé des dirigeants vers des actionnaires décidés à ne plus faire de la figuration : cinquième et dernier volet de la série « Au cœur du capitalisme français ». LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Denis Cosnard Rendez-vous le 15 juin.

S’il y a une assemblée générale à ne pas rater cette année, c’est celle de Renault. En 2016, les actionnaires du constructeur automobile avaient voté à 54 % contre le salaire hors norme du PDG Carlos Ghosn : 7,2 millions d’euros pour un mi-temps, l’essentiel de ses revenus provenant de son poste chez Nissan. Pour la première fois, des actionnaires du CAC 40 rejetaient la rémunération d’un dirigeant. Cette fois-ci, si les actionnaires renouvellent leur opposition, les administrateurs ne pourront plus s’asseoir sur leur vote : après la polémique suscitée par le cas Renault, la loi a été modifiée, et l’assemblée a désormais le dernier mot.

D’autres groupes pourraient réserver des surprises. Deux fois plus de dividendes que d’investissements. Notre confrère Les Echos annonce que les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros de dividendes en 2016. Il y a certes matière à se réjouir de ce résultat car il signifie que dans un environnement de croissance mitigée, nos champions arrivent à tirer leur épingle du jeu. Pourtant, ce niveau est élevé : il atteint presque les 57 milliards de 2007 distribués au plus haut de la bulle financière. Dans une économie qui croît peu, cela suggère que les détenteurs d’actions reçoivent une part importante de la richesse produite. Surtout, ce niveau est trop élevé au regard des investissements. Guillaume Maujean, éditorialiste aux Echos, indique que si l’on met de côté le versement exceptionnel de Vivendi, nos champions du CAC distribuent la moitié de leurs profits aux actionnaires et conservent l’autre moitié.

Pourtant, un regard sur l’ensemble de toutes les entreprises françaises donne une autre image. Source : Insee / Calculs Alternatives Economiques. Sans titre. Banques françaises : 75 000 milliards de dérivés ! Les produits dérivés ont été au cœur de tous les dérapages de la finance depuis les années 1970. Contrats signés par une banque, un Etat, une entreprise, etc., avec une institution financière et destinés à les protéger contre des variations inattendues des taux d’intérêt, des taux de change, etc., ils font l’objet d’une spéculation importante en fonction des anticipations sur les risques qu’ils permettent de couvrir.

Il est donc essentiel de savoir où en sont les banques françaises en la matière. Pour cela, il faut plonger dans la comptabilité de nos grands établissements. On en ramène un chiffre extraordinaire : le montant total des contrats de produits dérivés des quatre plus grands établissements – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et BPCE – se monte à la fin 2015 à 75 000 milliards d’euros, environ 35 fois le PIB de la France ! Le chiffre donne le vertige. Mais, heureusement, il ne correspond pas à celui des risques pris par les banques avec ces produits. Interdire aux banques de créer de la monnaie ? Un remède pire que le mal… Les crises économiques ont souvent pour vertu de provoquer des questionnements et des changements de paradigmes.

Deux pays, la Suisse et l’Islande, ont ainsi ouvert ces derniers mois un débat autour d’une proposition forte : retirer aux banques privées le pouvoir de créer de la monnaie pour le réserver à la banque centrale, un principe dit de monnaie pleine. En Islande, le président du comité des affaires économiques du Parlement, Frosti Sigurdjonsson, a déposé le 31 mars 2015 auprès du Premier ministre un rapport intitulé « A better monetary system for Iceland » qui va dans ce sens.

Tandis qu’en Suisse, l’initiative « Pour une monnaie à l’abri des crises : émission monétaire uniquement par la banque nationale ! » a été déposée le 1er décembre 2015 et devrait être soumise à votation en 2018. Ces initiatives visent donc à rendre à la banque centrale de ces pays le monopole de la création de monnaie. Ce principe est loin cependant d’être innovant et progressiste.

Comment la City a réussi à s’imposer. Le vote en faveur du Brexit pose la question de l’avenir de la City de Londres. Le moment de se rappeler d’où vient sa domination sur la finance mondiale. Et l’histoire est originale. C’est au moment même où l’Empire britannique s’effondre et que la livre sterling est nettement supplantée par le dollar américain que la City entame la marche qui l’amènera à devenir le premier centre financier mondial.

Une histoire que l’on peut dater, précisément, de septembre 1957. Pour la comprendre, il faut revenir au cadre institutionnel issu des accords de Bretton Woods. En 1944, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et leurs alliés mettent en place à Bretton Woods, dans le New Hampshire, un nouveau régime économique fondé sur l’internationalisation de leur économie. Celle-ci s’appuie sur la baisse des barrières aux échanges commerciaux et l’établissement d’une nouvelle monnaie mondiale de référence, le dollar. Les paradis fiscaux attirent les banques françaises. Une directive européenne votée en 2013 impose aux banques de la zone de fournir, de manière publique, dans chaque pays d’implantation, une comptabilité pays par pays : chiffre d’affaires, effectifs, profits réalisés et impôts payés.

Les ONG Oxfam, le CCFD Terre Solidaire et le Secours Catholique-Caritas ont analysé ces données qui permettent d’avoir une idée précise de la présence des banques françaises dans les paradis fiscaux. Et c’est édifiant ! En 2014, un tiers des profits internationaux des banques françaises étaient logés dans les paradis fiscaux pour un total, déclaré, de 5 milliards d’euros. Si BNP Paribas arrive en tête en termes de volume – avec 2,4 milliards -, en pourcentage des activités internationales, le Crédit Mutuel-CIC affiche une part de 44 % de ses bénéfices internationaux situés dans les paradis fiscaux. Lorsque l’on ramène les bénéfices au chiffre d’affaires, on peut calculer une forme de rentabilité des activités bancaires. Un risque de stabilité financière. Les paradis fiscaux profitent toujours (beaucoup) aux banques françaises. Il faut lire plusieurs fois cette phrase, il est même conseillé de la répéter à voix haute : «A l’international, les banques françaises réalisent un tiers de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, alors même qu’ils ne représentent qu’un quart de leurs activités, qu’un cinquième de leurs impôts, et seulement un sixième de leurs employés.»

Cette belle cascade de chiffres est tirée d’une étude publiée par des ONG (CCFD-Terre Solidaire, Oxfam et le Secours catholique). On en savoure le caractère implacable, les mots «paradis fiscaux» clignotent et l’on croit comprendre ; on se souvient de Sarkozy disant en 2012 : «Les paradis fiscaux, c’est fini» ; on sourit, on est presque joyeux : les banques seraient donc prises en flagrant délit ? Alors, c’est historique : on les a coincées, elles vont payer, peut-être même va-t-on voir des banquiers, menottes aux mains, grimper honteusement à l’arrière de voitures de police, le visage recouvert d’une cagoule d’infamie. Yannick Haenel. Pourquoi le cours des banques européennes remonte. L’embellie qui touche les marchés profite également aux valeurs bancaires. Les actions des banques européennes, dont le plongeon semblait sans fin en début d’année, ont touché un point bas le 9 février.

Depuis, l’indice Euro Stoxx Banks, qui rassemble les 30 principaux établissements financiers européens, a rebondi de 29 %. Cet indice marque, toutefois, encore une baisse de plus de 10 % depuis le 1er janvier. En France, seule l’action Crédit agricole SA a presque retrouvé son niveau du début de l’année, grimpant de 33 % en un mois, grâce à l’opération de restructuration interne dévoilée le 17 février, visant à consolider la structure financière de l’organe coté de la banque mutualiste. Pourquoi les Bourses voient de nouveau la vie en rose. Bourses : krach, rémission ou fausse alerte ? - Décryptage éco. Les épargnants menacés par la recherche désespérée de rendements - Décryptage éco. La bombe à retardement du boom des fusions-acquisitions - Décryptage éco. Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire. Où se forme la prochaine bulle financière. Menace de krach : les risques d'éruption du volcan financier.

La réforme bancaire en Europe sera (aussi) une coquille vide. Is the NASDAQ in Another Bubble? A virtual reality tour of the NASDAQ. Les banquiers, tricheurs par culture. La Tribune - Edition Quotidienne du 04-03-2015 - La pénible avancée vers un marché européen des capitaux. La Tribune - Edition Quotidienne du 19-02-2015 - L’union des marchés de capitaux, ou quand Bruxelles redécouvre les vertus de la finance. Flushdoc. En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants- 18 décembre 2013. La Tribune - Edition Quotidienne du 18-02-2015 - Les dividendes mondiaux devraient frôler les 1.200 milliards de dollars en 2015.

36.000 milliards de dollars sont détenus par les fonds de pension dans le monde. « Subprime » : S & P accepte de payer une amende de 1,2 milliard d'euros. Comprendre les effets des bulles financières dans les pays avancés. Les banquiers, tricheurs par culture. » La vaste blague des Stress-Tests de la BCE… La réforme bancaire : pomme de discorde ? La Banque des règlements internationaux prévient qu’une autre crise financière se prépare. Les Etats-Unis, spécialiste des amendes records pour les banques. Subprimes : Bank of America va payer une amende record de 17 milliards de dollars. Le Portugal débloque 4 milliards d'euros pour sauver Banco Espirito Santo. Www.jean-luc-melenchon.fr/brochures/faceauxbanques.pdf.

Les contrôles de capitaux : une idée qui fait son chemin. Les guichets des banques pris d’assaut à Sofia. Sebastian_JKT : It took over 300 yrs for banks ... Jean-Michel Quatrepoint, Le dollar et le nouvel impérialisme américain - Libre propos - xerficanal-economie.com. Dans la tête des « traders fous », Sciences & Prospectives.

La fin du modèle bancaire français : pour quel modèle ? Condamnations record pour 3 banques aux Etats-Unis, dont la BNP.