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Schengen

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CARTE. Schengen vole en éclats, Bruxelles s'alarme enfin - 2 mars 2016. La Commission européenne a proposé ce mercredi de débloquer une enveloppe d'une ampleur inédite, 700 millions d'euros sur trois ans, pour faire face aux besoins humanitaires au sein de l'UE - notamment en Grèce.

CARTE. Schengen vole en éclats, Bruxelles s'alarme enfin - 2 mars 2016

Idomeni, où s'entassent 10.000 migrants à la frontière gréco-macédonienne, s'impose aujourd'hui comme le symbole de l'Europe des grillages et des barbelés ; mais le plus terrible pour l'UE s'incarne peut-être dans les murs qui se sont érigés en son sein même : la Hongrie d'abord, l'Autriche, la Croatie et la Slovénie ensuite, ont choisi de se barricader pour déplacer le problème migratoire, quitte à se mettre Athènes à dos. Sauver Schengen ? L’Europe embarrassée sur l’Etat de droit en Turquie. L’accord de renvoi vers la Turquie de tous les migrants, y compris les demandeurs d’asile syriens, continue à faire débat et a suscité un malaise.

L’Europe embarrassée sur l’Etat de droit en Turquie

Notamment en raison des atteintes manifestes aux droits de l’homme et à la liberté de la presse en Turquie, qui étaient en filigrane des discussions du Conseil européen qui a commencé jeudi 17 mars à Bruxelles et se prolongeait vendredi. Au menu, une discussion avec le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Celle-ci s’annonçait difficile après l’adoption par les Vingt-Huit d’une « position commune », assortie de « lignes rouges » . « Si l’on peut comprendre que la Turquie veuille se protéger du terrorisme, il ne peut pas être accepté des entorses aux droits de l’homme et aux droits de la presse. En pleine poussée autoritaire, le président Erdogan veut... Comment l’Europe enterre le droit d’asile. Derrière les grandes proclamations sur le respect des droits de l’homme, du droit international et du droit européen, la réalité est brutale : les vingt-huit Etats européens vont bel et bien enterrer le droit d’asile, accusé d’attirer des centaines de milliers de réfugiés.

Comment l’Europe enterre le droit d’asile

Le plan germano-turc, présenté lors du sommet européen du 7 mars, et qui prévoit le renvoi quasi automatique de tous les migrants - économiques ou demandeurs d’asile - vers la Turquie, devrait être adopté ce vendredi par les chefs d’Etat et de gouvernement, une nouvelle fois réunis à Bruxelles. Est-ce une suppression de fait du droit d’asile ? «Nous respecterons le droit européen et la convention de Genève, ce n’est pas possible de faire autrement», a martelé jeudi le président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

En réalité, la souplesse du droit permet de rendre légal ce qui est moralement indéfendable. Tel sera bien le cas, assure la Commission. Cette solution est-elle applicable ? Migrants : l’échange de réfugiés esquissé avec Ankara reste contesté. LE MONDE | | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Pour que les 28 Etats membres de l’Union parviennent à s’entendre sur le « pré-accord » turc imposé par la chancelière Angela Merkel lundi 7 mars dans une énième tentative pour résoudre la crise migratoire, il faut que la copie en soit sérieusement revue.

Migrants : l’échange de réfugiés esquissé avec Ankara reste contesté

C’est ce à quoi s’active Donald Tusk, le président du Conseil européen. La nuit où Angela Merkel a perdu l’Europe. Quelque chose s’est brisé en Europe dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 mars.

La nuit où Angela Merkel a perdu l’Europe

La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait prendre à l’Europe un virage à 180 degrés, la conduisant au renvoi des réfugiés de Grèce vers la Turquie, en fermant au passage les yeux sur la dérive autoritaire du président Erdogan. Le « coup » de la chancelière « laissera des traces, des blessures profondes », confient de nombreuses sources bruxelloises. La fille de pasteur qui donnait des leçons de morale à l’Europe entière sur la crise des réfugiés est désormais prête à renvoyer des Syriens qui ont risqué leur vie pour gagner la forteresse Europe.

Une décision qu’elle assume. « Reprendre les Syriens est d’autant plus important qu’ils représentent environ 40 % des migrants. Réfugiés : l’Italie craint l’ouverture d’une voie albanaise. C’était il y a exactement vingt-cinq ans.

Réfugiés : l’Italie craint l’ouverture d’une voie albanaise

En mars 1991, 27 000 Albanais, fuyant la crise économique et le régime communiste en vigueur, débarquaient dans le port de Brindisi (Pouilles) à bord de plusieurs embarcations chargées d’hommes, de femmes et d’enfants de la cale au pont. Ce jour-là, pour la première fois de son histoire, l’Italie se découvrait un pays d’immigration après avoir été pendant plus d’un siècle un pays d’émigration. Les flous juridiques de l’arrangement entre l’Union européenne et la Turquie. Deux pays peuvent-ils échanger des réfugiés syriens sans contrevenir aux droits de l’homme ?

Les flous juridiques de l’arrangement entre l’Union européenne et la Turquie

L’Europe peut-elle bouter un demandeur d’asile hors de son territoire sans remettre en cause ses grands textes fondateurs ? Paris marginalisé dans la gestion de la crise des réfugiés. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Le président Hollande a appris lundi 7 mars au matin (comme la plupart des autres chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Huit, il faut dire), le « plan » que la chancelière Merkel et le premier ministre turc avaient concocté la veille, à Bruxelles.

Paris marginalisé dans la gestion de la crise des réfugiés

Angela Merkel avait voulu rencontrer seule Ahmet Davutoglu, dimanche soir, dans un hôtel de la capitale belge. Pour débattre sans témoin du document présenté le lendemain lors du sommet UE-Turquie comme le cahier de revendications d’Ankara avec, à la clé, une nouveauté de taille : l’Europe ne renverrait plus seulement les migrants économiques, mais aussi les Syriens en Turquie. Seuls dirigeants mis dans la boucle hormis ces deux leaders ? Le grand retournement européen sur les réfugiés. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) L’Union européenne va-t-elle renoncer à ses valeurs pour en finir avec une crise des migrants qu’elle n’a jusqu’à présent pas su surmonter ?

Le grand retournement européen sur les réfugiés

A Bruxelles, Ankara fait monter les enchères. De notre envoyé spécial à Bruxelles.- Il est une heure passée, entre les murs du Conseil européen, quand le premier ministre turc se présente enfin à la presse bruxelloise.

A Bruxelles, Ankara fait monter les enchères

À l’origine, le sommet UE-Turquie consacré lundi 7 mars à la crise des réfugiés ne devait pas durer plus longtemps qu’un déjeuner de travail. Les discussions, de l’avis de tous, se sont révélées très compliquées. Elles ont duré 12 heures, alternance de séances plénières et de bilatérales pour tenter de dénouer les désaccords. En bout de course, il n’y a pas formellement d’accord, mais un engagement à « travailler sur les bases » fixées par les conclusions (à lire en intégralité ici).

Ce qui devrait préparer le terrain, veulent croire les principaux dirigeants européens, à un accord en bonne et due forme lors du prochain conseil européen, les 17 et 18 mars. «Le pouvoir turc a provoqué cette crise» Le visage hideux de la peur et de l'égoïsme. L’Europe forteresse tombe le masque. Crise des migrants : l'Allemagne propose un marché à la Grèce. Jusqu'ici, les dossiers de la gestion des réfugiés et celui du « programme » lié au mémorandum n'étaient officiellement pas liés.

La pression qu'exerce depuis quelques semaines l'Union européenne sur Athènes pour qu'elle « maîtrise davantage » ses frontières n'avait rien à voir avec les négociations en cours sur la réforme des retraites grecque et, partant, sur les éventuelles discussions liées à la dette publique hellénique. Mais cette « muraille de Chine » semble n'être qu'illusoire, si on en croit les informations publiées ce matin par le quotidien conservateur hellénique Kathimerini. Vieille idée Cette idée d'utiliser l'arme du programme pour obtenir de la Grèce une attitude plus docile sur la question des réfugiés, désormais prioritaire pour le gouvernement allemand n'est pas neuve.

Réfugiés : l’Autriche  se désolidarise de l’Allemagne. L’Autriche est-elle passée à une vitesse sidérante de la politique de la chancelière allemande Angela Merkel à celle du premier ministre hongrois Viktor Orban, comme l’affirme le député Vert Peter Pilz ? Pas tout à fait, car Vienne devrait encore enregistrer 37 500 demandes d’asile en 2016, en réduisant volontairement le nombre par rapport à 2015 (90 000). Un effort humanitaire qui place toujours ce petit pays alpin « parmi les nations les plus ouvertes » du monde occidental sur la question des réfugiés, selon le ministre autrichien conservateur des affaires étrangères, Sebastian Kurz. Néanmoins, Frontex, l’agence européenne de gestion des frontières, prévoit l’arrivée d’un million de migrants en Europe cette année encore.

Et le gouvernement autrichien de grande coalition entre les conservateurs-chrétiens et les sociaux-démocrates n’entend plus subir les conséquences des choix, jugés isolés, de la dirigeante allemande. . « Provocation » La Macédoine ferme sa frontière avec la Grèce aux migrants. La Macédoine a fermé sa frontière avec la Grèce aux migrants souhaitant se rendre en Europe occidentale, a fait savoir, mercredi 20 janvier, un haut responsable de la police macédonienne. Un porte-parole de la police grecque a affirmé que la frontière était fermée depuis mardi soir et que près de six cents Syriens, Afghans et Irakiens se trouvaient du côté grec de la frontière en attendant de pouvoir entrer en Macédoine.

Lire aussi L’Europe renonce peu à peu à Schengen Deux mois pour endiguer les flux de migrants La présidence de l’Union européenne (UE) a annoncé mercredi se donner deux mois, jusqu’à la fin de l’hiver, pour endiguer le flux de migrants vers l’Europe. « Je vais être clair : les chiffres actuels ne sont pas soutenables. Nous manquons de temps. Migrants : vers l’implosion de Schengen et une crise humanitaire en Grèce. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Garach (Bruxelles, correspondance), Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Angela Merkel, désormais seule, qui a dû céder à un ultimatum, et la Grèce qui risque de vivre une crise humanitaire et de replonger dans la tourmente financière : le Conseil européen du jeudi 18 février marquera un tournant, dramatique, dans la crise des réfugiés.

La décision prise la veille par l’Autriche, qui a fixé unilatéralement de stricts quotas journaliers de réfugiés admis sur son sol, risque de précipiter l’isolement total de la Grèce et l’implosion de la zone de libre circulation de Schengen. Ce sont les partisans du « plan B », du chacun pour soi et de la fermeture des frontières nationales qui risquent, dans les semaines qui viennent, de l’emporter et d’enterrer le « plan A » de la chancelière allemande et de la Commission européenne. La Grèce et ses créanciers Trier les réfugiés. Note danalyse ndeg39.

L'abandon de Schengen coûterait jusqu'à 10 milliards d'euros par an à la France. Un rétablissement des contrôles aux frontières au sein de ... Publié le Mis à jour le Un rétablissement des contrôles aux frontières au sein de l'espace Schengen coûterait à l'économie française de un à deux milliards d'euros par an à court terme et plus de 10 milliards d'euros par an à plus long terme, selon une étude de France Stratégie publiée mercredi.

Selon ce document réalisé par Vincent Aussilloux et Boris Le Hir, de France Stratégie - un organisme d'expertise auprès du Premier ministre - l'abandon de l'espace Schengen, actuellement mis sous pression par la crise des réfugiés, aurait des conséquences à court terme sur le travail frontalier, le tourisme et le transport de marchandises. La baisse des recettes touristiques est estimée entre 500 millions d'euros et un milliard d'euros par an. France Stratégie estime par ailleurs que le rétablissement des contrôles aux frontières pourrait réduire les opportunités de travail frontalier. Mots-clés : Aucun mot-clé. La Grèce et le naufrage de Schengen. Crise des réfugiés: la Grèce est à nouveau sous forte pression de l'Europe. Face aux migrants, l’UE veut des gardes-frontières permanents. Le plan que la Commission de Bruxelles s’apprête à mettre sur la table, mardi 15 décembre, est une véritable bombe.

Un projet qui, s’il est approuvé par les Etats et le Parlement européens, marquerait, en tout cas, une avancée considérable vers une gestion commune des frontières de l’Union. Il suppose toutefois des abandons de souveraineté qui ne manqueront pas de faire débat. Pourquoi l'Europe menace la Grèce d'une expulsion de Schengen. Après avoir été menacée d'une expulsion de la zone euro cet été, la Grèce est cette fois menacée d'être expulsée de l'espace Schengen.