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Démocratie

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Consensus démocratique. « Que peut-on faire pour changer les choses ? » Difficile d’éviter cette question à l’évocation du triste état de nos sociétés actuelles… C’est pourtant ce à quoi nous allons tenter de répondre ces trois prochains jours. Rappelons rapidement quelques éléments expliquant la généalogie de cette crise politique. La paupérisation procède d’une dialectique que Marx révéla avec diligence : une minorité s’accapare les richesses au détriment d’une majorité incarnant néanmoins la force vive des nations. Cette majorité, progressivement structurée par l’agrégat d’intérêts individuels, s’est disloquée jusqu’à devenir impuissante face aux interpénétrations des monopoles financiers. Et pourtant s’il y a une issue à cette débâcle, c’est dans notre force collective qu’elle s’y trouve, mais agencée dès lors de manière synergique. C’est ce sur quoi nous allons réfléchir.

Certains s’imaginent qu’en communiquant, leur révolution se réalisera. Mais entrons dès à présent dans le vif du sujet : Consensus. Un consensus est un accord des volontés sans aucune opposition formelle. Le consensus se distingue de l'unanimité qui met en évidence la volonté manifeste de tous les membres dans l'accord. Un consensus caractérise l'existence parmi les membres d'un groupe d'un accord général (tacite ou manifeste), positif et unanime pouvant permettre de prendre une décision ou d'agir ensemble sans vote préalable ou délibération particulière. Le consensus peut parfois être contraire à la majorité en tant que résultat. Bien qu'en principe le consensus désigne un accord positif et unanime, l'usage récent a consacré des sens dérivés : Étymologie[modifier | modifier le code] Consensus est un mot latin qui signifie « accord », au sens de « sentiment commun ».

Du fait du changement de sens récent qui fait que le terme consensus se dissocie de l'unanimité ou de la quasi-unanimité, on en vient à parler de « consensus absolu » ou de « consensus parfait » pour désigner un accord qui ne recueille aucune opposition. Bernard-Henri Lévy : « Alep, une honte profonde et indélébile »

Le régime de Damas et le Kremlin sèment la mort dans une accablante indifférence. Rien n’a su convaincre nos dirigeants d’agir plus fermement, déplore l’écrivain et philosophe. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bernard-Henri Lévy (Ecrivain, philosophe, et membre du conseil de surveillance du « Monde ») « La pyramide des martyrs obsède la terre. » Ce vers de René Char me revient comme une gifle, ce matin, face aux nouvelles d’Alep. Et j’ai honte. Je n’ai pas vraiment honte de Vladimir Poutine, ce petit tsar vulgaire, ce chef d’Etat voyou, qui, entre deux shooting photos et étalages de testostérone, envoie ses avions bombarder les ruines de la ville : Alep n’est rien, pour lui, qu’un théâtre parmi d’autres de son narcissisme furieux et il est, au fond, dans son rôle. « J’ai plaidé, hurlé dans le désert » « Nous sommes des défaitistes qui nous prenons pour...

Wajdi Mouawad : "Dans le regard des intellectuels sur la jeunesse, il y a du mépris" La Commune (1) - Situation - Henri Guillemin. Gilles Deleuze : l'art et les sociétés de contrôle. Gilles Deleuze « Etre de gauche, c'est percevoir le monde d'abord » avec le NouvelObs. CANAL+ CHAP%202%20 %2023%20 %20B%20 %20Les%20d%C3%A9terminants%20sociologiques%20du%20vote%20(Cours%20spo)%20(2012 2013)

094000180. Pourquoi le chômage est un facteur de mortalité. Alain BADIOU : à partir des meurtres de masse du 13 novembre (1h46) Jacques Rancière : « Les idéaux républicains sont devenus des armes de discrimination et de mépris  | «Camp - Volant. Jacques Rancière (Emmanuel Polanco/Colagene) Entretien paru dans « l’Obs » du 2 avril 2015. L’OBS: Il y a trois mois, la France défilait au nom de la liberté d’expression et du vivre-ensemble. Les dernières élections départementales ont été marquées par une nouvelle poussée du Front national.

Comment analysez-vous la succession rapide de ces deux événements, qui paraissent contradictoires? Jacques Rancière : Il n’est pas sûr qu’il y ait contradiction. Or, ce qui a été bafoué le 7 janvier à «Charlie», c’est un tout autre principe: le principe qu’on ne tire pas sur quelqu’un parce qu’on n’aime pas ce qu’il dit, le principe qui règle la manière dont individus et groupes vivent ensemble et apprennent à se respecter mutuellement. Mais on ne s’est pas intéressé à cette dimension et on a choisi de se polariser sur le principe de la liberté d’expression. On invoque souvent l’universalisme comme principe de vie en commun. On nous dit que le Front national s’est «dédiabolisé». Oui, probablement. CONSENSUS, Consensus et démocratie. Dans la société démocratique moderne, le besoin d'un consensus est ressenti plus fortement que dans n'importe quel autre type d'organisation sociale, précisément parce qu'une telle société entretient un rapport paradoxal avec ce problème fondamental.

Elle repose effectivement sur le principe de l'individualisme et la représentation qu'elle a d'elle-même est celle d'une association entre sujets originellement libres. Or la société démocratique « défait » le lien social vécu comme naturel dans les sociétés antérieures, avant de le reconstituer artificiellement comme lien de convention et de contrat. Les institutions organiques de l'ancienne société, qui se fondaient sur « l'ordre de monde », la « hiérarchie des sangs », le « décret divin », sont remplacées par le réseau des associations volontaires fondées sur la liberté naturelle. La société démocratique est, ainsi, en son fondement même, une « dissociété ».