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Analyses

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Brexit : Theresa May perdue dans le brouillard. Europe, 2017 (3) : le Brexit dans le vif du sujet. Le 23 juin 2016, à la surprise générale, les électeurs britanniques ont clairement fait le choix de la sortie de leur pays de l'Union européenne par 51,9 % des électeurs.

Europe, 2017 (3) : le Brexit dans le vif du sujet

Une avance de 1,3 million de voix sur les 46,5 millions de suffrages exprimés qui a surpris l'essentiel des observateurs et ouvert la voie à un précédent dans l'histoire de la construction européenne. 2016 a été l'année de la décision et de ses conséquences immédiates, notamment la démission du Premier ministre David Cameron, qui avait lancé ce référendum et avait fait campagne pour le maintien dans l'UE.

Il a été remplacé à la tête du gouvernement et du parti conservateur par Theresa May qui s'est engagée à respecter le vote des Britanniques et à prendre en compte les raisons de ce vote. Soft ou Hard Brexit ? 2016 a été, dans la foulée du vote, une année de préparation et de réflexion de ce que sera réellement le « Brexit ». Vers un affrontement ? La question du parlement Une résistance économique durable ? Les incertitudes du Brexit. Tout d'abord, l'article 50 qui entame la procédure n'a toujours pas été enclenché, cela devrait se faire, et surtout le pays a des doutes sur les intentions réelles de Theresa May et sur son plan pour réussir le Brexit, car à part sa célèbre phrase Brexit Means Brexit, le Brexit veut dire le Brexit, la première ministre britannique n'a pas été des plus précises.

Les incertitudes du Brexit

L'hebdomadaire belge le Vif met en lumière ces imprécisions en rapportant les propos de Theresa May affirmant qu'il n'était pas dans son intention d'étendre la période de négociation avec l'UE prévue pour deux ans mais qu'il se pourrait cependant que certains aspects pratiques requièrent une période de mise en œuvre. En clair, deux ans ne veulent pas dire deux ans... Une impression d'impréparation britannique décrite par le Wall Street Journal qui affirme : une chose est sûre, le Royaume Uni n'aura pas assez de temps pour négocier de nouvelles relations en deux ans. The New European est un nouvel hebdomadaire surprenant. « Brexit » : le culot de Theresa May. On aurait aimé croire que les Britanniques seraient en situation de faiblesse dès lors qu'ils annonceraient la date de lancement des négociations de sortie de l'Union européenne.

« Brexit » : le culot de Theresa May

Le traité ne précise-t-il pas que si un nouvel arrangement n'est pas négocié dans un délai de deux ans, le candidat au divorce deviendrait un simple étranger, un « pays tiers », un Zimbabwe, un Équateur ? Dès lors, si Londres voulait garder quelque chose, quoi que ce soit, de cette ancienne relation, ses « ex » pourraient lui demander... ce qu'ils veulent.

C'était tout le sens des discours unanimes, de Paris à Berlin, de Madrid à La Haye sur « les quatre libertés », unes et indivisibles. Pas de circulation des capitaux, sans circulation des personnes. Pas de circulation des services (financiers, notamment) sans circulation des biens. Theresa May l'a pourtant brillamment désamorcée le 5 octobre. . « Il semble qu'elle n'en veuille pas ; c'est énorme ! Dégagées, les quatre libertés ! Il fallait s'y attendre. La Grande-Bretagne en pleine crise brexistentielle. Le Brexit est une blessure que les Britanniques se sont auto-infligée.

La Grande-Bretagne en pleine crise brexistentielle

Ses conséquences sont véritablement ontologiques, car elles menacent l’existence même de la Grande-Bretagne en tant qu’espace politique et économique unifié. Le plus tragique, c’est que ceux qui ont bouleversé l’ordre britannique en votant en faveur du Brexit, le 23 juin dernier, n’ont certainement pas pris la mesure des conséquences de ce choix. La sortie de l’Union européenne va sans doute précipiter dans la récession une économie britannique déjà fragilisée – ce qui pourrait alors conduire à l’éclatement de la Grande-Bretagne. Pendant ce temps, l’Écosse se prépare à un second référendum sur son indépendance.

En clair, la crise du Brexit est existentielle. Comment en sommes-nous arrivés là ? Dans un contexte d’austérité, d’incertitude du marché du travail, de fracture sociale, d’inégalité et de fragilité économiques, la propension à tenir les autres pour responsables peut devenir irrésistible. Le « Brexit » n’aura pas lieu. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Arnaud Leparmentier Attention, problème de traduction : les Britanniques ont certes voté pour le « Brexit », mais cette expression ne signifie pas qu’ils vont quitter l’Union européenne (UE) et encore moins l’Europe.

Le « Brexit » n’aura pas lieu

Il suffit d’observer les tergiversations du premier ministre, David Cameron, qui souhaite laisser à son successeur le soin d’exercer l’article 50 des traités européens, ce fameux article qui entraîne le compte à rebours de deux ans pour sortir de plein droit de l’UE. Déjà, Albion joue la montre. Elle va devoir négocier simultanément son divorce et son remariage, sous une forme à inventer, avec les Européens. Passons sur les mille questions sans réponse : que va-t-il advenir des immigrés polonais à Londres, des retraités anglais en Creuse, des étudiants espagnols en Ecosse, des droits de douane que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) interdit d’augmenter… Faire fi des rancœurs passées. Le « Brexit » ? Un malentendu.

Les « Brexiters » ont gagné mais ils font pâle figure.

Le « Brexit » ? Un malentendu

Les vainqueurs sont discrets ou arborent des têtes d’enterrement. On a connu Boris Johnson plus rigolard. Brexit : derrière le psychodrame la faillite d'une élite, Editos & Analyses.