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Hiroshima

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Japan's emperor strikes more apologetic tone than Abe over second world war. Japanese Emperor Akihito marked the 70th anniversary of the end of the second world war with an expression of “deep remorse” over the conflict, a departure from his annual script which could be seen as a subtle rebuke of the conservative prime minister, Shinzo Abe. Abe on Friday expressed “utmost grief” for the suffering Japan inflicted in the war, but said future generations should not have to keep apologising for the mistakes of the past. He offered no fresh apology of his own. Akihito, 81, said at a memorial service on the anniversary of the day his father, Hirohito, announced Japan’s defeat: “Looking back at the past, together with deep remorse over the war, I pray that this tragedy of war will not be repeated and together with the people, express my deep condolences for those who fell in battle and in the ravages of war, and pray for world peace and the further prosperity of our country.”

Akihito had expressed remorse previously but not at the annual service. Hiroshima : le combat des « hibakusha » contre l’oubli. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Pons (Hiroshima, envoyé spécial) Elles s’éteignent peu à peu : les victimes atomisées (hibakusha) des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, ont en moyenne aujourd’hui 80 ans. En 2005, ils étaient 240 000 ; en mars cette année, 183 519. Un tiers vit à Hiroshima. Les autres à Nagasaki ou éparpillés dans le reste de l’Archipel. Avec eux disparaît la mémoire vive de ce qu’ont vécu les enfants et les adolescents qu’ils étaient à l’époque. « Ce que vous voyez aujourd’hui au Musée de la paix n’est rien comparé aux images qui hantent nos mémoires », témoigne Suneo Tsuboi (90 ans), président de l’Association des survivants de la bombe A qui a des groupes dans tout le Japon.

Lire aussi : 6 août 1945, 8 h 15 à Hiroshima : « Mon Dieu, qu’avons-nous fait ? « Plus je me souviens, plus je souffre » Mais ces récits sont pour la plupart ceux de médecins, d’écrivains. La mort frappa d’un coup. . « Une mémoire close » Hiroshima and the nuclear age – a visual guide. On 6 August 1945, the US attacked the Japanese city of Hiroshima with an atomic bomb in a bid to end the second world war. Seventy years after the devastating power of nuclear weapons was first demonstrated, nine states retain them in their arsenals The Manhattan Project US atomic weapons research began after nuclear fission was discovered by German scientists in 1938, prompting fears of a Nazi bomb.

After Japan attacked Pearl Harbor in 1941, work centred on the Manhattan Project, led by Robert Oppenheimer at Los Alamos in New Mexico. Germany had already surrendered when the first nuclear weapon test took place on 16 July 1945, but war in the Pacific continued. The attacks After the successful test US president Harry Truman authorised the use of two weapons against Japan, arguing it would be a quicker and less bloody way to secure surrender than an invasion. The casualties Cold war follows world war The USSR, which had spies in the Manhattan project, tested its first nuclear bomb in 1949.

Hiroshima. Albert Camus sur Hiroshima. L'éditorial de Combat du 8 août 1945. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie.

Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques. En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. 6 août 1945, 8 h 15 à Hiroshima : « Mon Dieu, qu’avons-nous fait ? » Le cataclysme d’Hiroshima est l’aboutissement d’un long cheminement commencé à la fin du XIXe siècle. LE MONDE | 05.08.2015 à 06h40 • Mis à jour le 06.08.2015 à 07h35 | Par Jérôme Gautheret La mission s’est passée sans encombre.

Partis de l’aérodrome de Tinian (Îles Mariannes, océan Pacifique), le 6 août 1945 à 2 h 45, à bord d’un bombardier B-29, le colonel Paul Tibbets et ses hommes ont survolé Iwo Jima – où s’était déroulée quelques mois plus tôt l’une des batailles les plus terribles de la guerre du Pacifique –, puis poursuivi vers le nord avant d’apercevoir, peu après 8 heures, leur objectif : Hiroshima, un important centre industriel et portuaire du sud du Japon, jusque-là plutôt épargné par les terribles raids des forteresses volantes américaines. L’avion, isolé, ne déclenche aucun tir de défense. Au sol, une ville entière a cessé d’exister ; 75 000 personnes meurent sur le coup, 50 000 autres disparaîtront dans les semaines suivantes. Bouleversement des lois de la guerre. Comment fonctionne une bombe atomique ? After the A-bomb: Hiroshima and Nagasaki then and now – in pictures | Art and... Ce matin du 6 août 1945, à Hiroshima…, par Tamiki Hara (Le Monde diplomatique, octobre 1986)

Je sortis en ville et achetai des fleurs car j’avais décidé d’aller sur la tombe de ma femme. J’avais mis dans ma poche un paquet de bâtons d’encens pris à l’autel familial. Dans quelques jours c’était la fête des Morts, le premier 15 août depuis la mort de ma femme, et je n’étais plus du tout certain maintenant que ma ville natale restât intacte jusque-là. A cause des restrictions d’électricité on ne travaillait pas ce jour-là, et pourtant je ne vis aucun autre homme se promener en ville comme moi, dès le matin, un bouquet de fleurs à la main. Je ne connaissais pas le nom de mes fleurs, mais un certain charme champêtre se dégageait de leurs délicats pétales jaunes. Elles respiraient l’été. J’aspergeai d’eau fraîche la tombe brûlante de soleil, partageai mon bouquet en deux, disposai les fleurs dans les deux vases qui étaient de chaque côté de la pierre tombale : celle-ci sembla se rafraîchir un peu.

J’eus la vie sauve parce que j’étais aux cabinets. Partout il y avait des fissures.