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Affaire Charlie

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Collection d'articles autour de la tuerie du 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo et de tout ce qui s'est déroulé de près/de loin autour de l'affaire.

Plusieurs articles apportent également des sources argumentaires et informatives sur la question de l'humour, et la perception historique du journal avant les événements. D'autres sont des réactions de personne et collectivité de ne se ressentant pas du mouvement Je Suis Charlie. Rex Murphy: We are not Charlie Hebdo. Following the butchery at the Paris magazine Charlie Hebdo, we are in the middle of another blizzard of post-facto hashtag bravery. All over the Internet there are whole mobs holding up little signs: “I am Charlie Hebdo,” “We are Charlie Hebdo” The idea, I presume, is to broadcast their commitment to the Western idea of freedom of speech and the press. Let’s put it plainly: The solidarity would have been a lot more impressive, more persuasive, some time before this week’s mass butchery. Indeed, at our universities, newspapers and broadcasters, we have seen an ever-shrinking defence of free speech, a timid reluctance to take on those who claim special privilege to shut down those they simply don’t like.

The great institutions of the West, the press and the universities, have been at best complicit and at worst cowardly when it comes up to defending freedom of speech — not from threats of Islamist fanatics with guns, but in much less demanding circumstances. I could continue for a week. Unmournable Bodies. A northern-Italian miller in the sixteenth century, known as Menocchio, literate but not a member of the literary élite, held a number of unconventional theological beliefs. He believed that the soul died with the body, that the world was created out of a chaotic substance, not ex nihilo, and that it was more important to love one’s neighbor than to love God. He found eccentric justification for these beliefs in the few books he read, among them the Decameron, the Bible, the Koran, and “The Travels of Sir John Mandeville,” all in translation.

For his pains, Menocchio was dragged before the Inquisition several times, tortured, and, in 1599, burned at the stake. He was one of thousands who met such a fate. Western societies are not, even now, the paradise of skepticism and rationalism that they believe themselves to be. More than a dozen people were killed by terrorists in Paris this week. On Thursday morning, the day after the massacre, I happened to be in Paris. Teju Cole : Unmournable Bodies. | SOUAG VAUDOU.

Comme j’en ai parlé sur Twitter, voici la traduction partielle du texte de Teju Cole paru dans The New Yorker. Partielle parce que d’une part je suis toujours pas sûr que ce soit légal de traduire sans permission un texte dans son intégralité sans permissions et d’autre part il est extrêmement long. Teju Cole est un écrivain nigérian américain. Ce texte parle de liberté d’expression, de liberté tout court et des massacres à Paris.

Je n’ai donc rien ajouté au texte. Par contre je trouve le point de vue intéressant et inexistant dans les médias Français surtout en ces temps de liberté d’ou la traduction. ( Et oui j’ai cherché et j’ai rien trouvé s’y rapprochant.) Bonne lecture. (…) Les sociétés occidentales ne sont pas, même maintenant, le paradis de scepticisme et de rationalisme qu’ils se croient être. Pour lire l’article en entier et en anglais, c’est ici : The New Yorker. Charlie Hebdo. Why I am not Charlie. There is no “but” about what happened at Charlie Hebdo yesterday. Some people published some cartoons, and some other people killed them for it. Words and pictures can be beautiful or vile, pleasing or enraging, inspiring or offensive; but they exist on a different plane from physical violence, whether you want to call that plane spirit or imagination or culture, and to meet them with violence is an offense against the spirit and imagination and culture that distinguish humans.

Nothing mitigates this monstrosity. There will be time to analyze why the killers did it, time to parse their backgrounds, their ideologies, their beliefs, time for sociologists and psychologists to add to understanding. There will be explanations, and the explanations will be important, but explanations aren’t the same as excuses. Words don’t kill, they must not be met by killing, and they will not make the killers’ culpability go away. From the twitter feed of @thereaIbanksy, January 7 Like this: Like Loading... Nous Sommes Ensemble.

Image Facebook Je parle beaucoup du racisme ici et de ma vie de maman. Je suis aussi une maman musulmane. Sur le blog je ne parle pas de ma religion surtout par pudeur et par respect. Aujourd’hui je suis triste et en colère à cause des récents événements. Tous les parents ont du avoir ce petit moment d’angoisse en voyant les images à la télé et cette envie furieuse d’être avec sa progéniture, de se rassurer, de les serrer dans nos bras. J’ai vu fleurir les articles et les billets sur la bonne façon d’aborder le sujet avec les enfants. Mais nous parents musulmans nous aborderons la chose différemment c’est évident. Alors comment aborder en plus de tout ça les événements récents : j’avoue je ne sais pas. Le fait de devoir répéter que l’Islam ce n’est pas le terrorisme est terrifiant. Alors que dire que faire quand une maman voilée est insultée, violentée, devant ses enfants ?

Tout cela semble bien pessimiste n’est ce pas ? Et maintenant on fait quoi ? Parce que #NousSommesEnsemble. J'aime : Refusons cette manifestation hypocrite. Trois jours après le début de l’attaque terroriste, nous sommes abreuvés d’un discours tiède et consensuel à la sauce Tartuffe. Les pires censeurs pleurent sur la liberté d’expression. Les semeurs de haine crient au rassemblement. Les véritables questions sont interdites et le seul discours toléré est celui de la guerre dans laquelle nous occuperions "le camp du bien". La manifestation de dimanche évacuera toute question dérangeante et je ne participerai pas à ce bal des hypocrites qui, d'après le premier ministre, "montrera la puissance de la France". Tout d’abord, je me vois mal manifester aux côtés des pires gens de droite dont le racisme ne s’est pas dissimulé. Il est piquant de voir aujourd’hui le ministre de l’intérieur encenser la police et les gendarmes que chacun salue sur les réseaux sociaux.

Tous ces hypocrites manifesteront demain. J’ai déjà posé ici même des questions sur la manière dont notre société fabrique des monstres. Note. Point de vue extérieur sur l’attentat contre Charlie Hebdo | Le Serpent à Plumes. Source. En attendant que les idées, les sentiments, les doutes, les questions, cessent de tourner dans ma tête, emportés par le tourbillon des faits, en attendant donc que je trouve des mots pour dire ce que m’inspirent l’attentat contre le siège de Charlie Hebdo, la mort de ces dessinateurs, la médiatisation et la récupération écœurante autour d’une unité nationale qui me fait gerber, je vous propose ce texte qui permet de faire un pas de côté et voir autrement ce qui est arrivé ces derniers jours. Traduction d’un article paru le 7 janvier sur le site hispanophone d’information anticapitaliste kaos en la red. Huit points urgent à propos de l’attentat terroriste en France. Que tout cela ne nous mènent pas à la haine, mais à la réflexion, pour comprendre que la souffrance vécue aujourd’hui en France, est vécue quotidiennement dans beaucoup d’endroit dans le monde, dont nos propres frontières, et il semble que ce ne soit une information importante que lorsque ça « nous » touche.

Pourquoi je ne suis pas Charlie Hebdo - jusquaquelpoint. Il paraît que c'est pas le moment. Il paraît que c'est pas décent. Que dire « je ne suis pas Charlie Hebdo » c'est cracher à la gueule de la Liberté, de la République. Mais en même temps, le jour même du meurtre de dessinateurs, de journalistes, de policiers, les manifestations de soutien voient se dérouler quelques agressions de personnes voilées, on brûle un Coran, dit-on.

Et partout, fleurissent les hommages, les couronnes de fleurs, la présentation de ceux qui « défendaient la liberté d'expression » comme des « martyrs », et bien sûr, le très repris « Je suis Charlie Hebdo ». Les mouvements d'idées vont vite. Je ne suis pas Charlie Hebdo, et les journalistes assassinés ne sont pas des trublions morts en héros, en défendant la République. Les dessins de Charb étaient régulièrement racistes, islamophobes, sexistes. . « Défendre la liberté d'expression » signifie, à mon sens, « défendre le droit de n'importe qui à dire ce qu'il veut ». Prenons une comparaison qui me semble probante. Deux jours de passages à l'acte islamophobes. Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, au moins quinze actes visant la communauté musulmane ont été recensés en France. Ces actes étaient récurrents bien avant mercredi, mais force est de constater qu'ils se sont multipliés en deux jours, s'ajoutant à la masse des commentaires et twitts islamophobes sur la toile.

Dès la manifestation de mercredi soir, place de la République à Paris, un homme avait déchiré un Coran devant la foule. Il avait rapidement été expulsé par les manifestants, qui scandaient «pas d’amalgame». Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs attaques ont visé des mosquées ou des salles de prière. Vers 0h30, trois tirs de petit calibre ont visé la mosquée du quartier des Sablons au Mans (Sarthe).

Une balle a touché un montant de fenêtre, une autre a «perforé une vitre d’une salle de prière et s’est fichée dans le mur du fond», selon le procureur Philippe Varin. Emprise de l’alcool «Tête de sanglier» Pierre Benetti. Charlie Hebdo : la journée de Mourad H, accusé à tort d’être un terroriste - Rue89 - L'Obs. Pendant près de 24 heures, Mourad H., 18 ans, a fait partie des trois « terroristes » accusés d’avoir attaqué Charlie Hebdo et d’avoir tué 12 personnes.

Pendant près de 24 heures, certains médias et de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux ont estimé qu’il était nécessaire de bafouer la déontologie journalistique en relayant son identité complète. Jusqu’à ce qu’il soit mis hors de cause ce jeudi après-midi. « Il condamnait les actes de l’Etat islamique » StreetPress retrace la journée de ce lycéen en terminale S et rapporte les témoignages de certains de ses camarades.

L’un de ses meilleurs amis, Anyce D raconte : « C’est complètement fou ! Egalement joint par Rue89 ce jeudi matin, Anyce expliquait avoir conseillé à Mourad « d’aller au commissariat pour prouver son innocence » . « Il est gentil. . « On vous tient enfants de putains » Ces témoignages n’ont pourtant pas suffi à imposer davantage de prudence aux journalistes et aux commentateurs. Alors qui a divulgué le nom de ce lycéen ? CHARLIE AKBAR ! | Le Chéribiblog. Attentat à "Charlie Hebdo" : Rokhaya Diallo en larmes face aux accusations d'Ivan Rioufol. Le journaliste a demandé à Rokhaya Diallo de se désolidariser de l'attentat, en tant que musulmane.

Les Français s'unissent après l'attentat survenu mercredi matin au siège de "Charlie Hebdo", et qui a fait douze morts - dont les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et Honoré ainsi que le journaliste Bernard Maris - et plusieurs blessés. En fin d'après-midi, au moins une centaine de milliers de personnes se sont ainsi réunies sur diverses places dans toutes les grandes villes de France. Les radios généralistes ont, à l'image des chaînes d'information en continu, déprogrammé toute leur grille pour n'évoquer que le drame.

Sur RTL, Marc-Olivier Fogiel a ainsi pris l'antenne dès le début d'après-midi, rejoint entre autres au cours de la journée par Laurent Ruquier, Jean-Jacques Peroni, Pierre Bénichou ou encore Mathieu Madénian. "Vous pensez vraiment que je suis solidaire ? " "La gauche appelle aujourd'hui à manifester, c'est très bien et j'irai aussi manifester. "Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous.". "Je ne suis pas descendu parmi la foule. " Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de "l'union nationale" suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la "dérive islamophobe" du journal et de cette gauche "Onfray/Charlie/Fourest laïcarde". Gros malaise. Je ne suis pas descendu parmi la foule. Je ne suis pas Charlie.

Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous. Mais cet unanimisme émotionnel, quasiment institutionnel pour ceux qui écoutent les radio de service public et lisent les grands media, j'ai l'impression qu'on a déjà essayé de me foutre dedans à deux reprises. Première histoire: victoire des Bleus en 1998. Deuxième histoire: entre deux-tour en 2002. Vous n’êtes pas Charlie | rawrfeminista. Liberté d’expression, dira-t-on, voici donc ma part, qui ne vous plaira surement pas. Mais si vous y tenez tant à ce qu’on n’y touche pas, à la liberté d’expression, à ce qu’on la défende mordicus, alors j’ai tout autant le droit de m’exprimer. Vous, gang de Charlie, faites exactement ce qu’on attend de vous, pleurer la « liberté d’expression » d’un journal « satirique » au contenu des plus opprimants, des plus discriminatoires et des plus abjects, alors qu’en temps normal vous n’auriez jamais défendu de tels propos. Vous pouvez être tristes et horrifiés de ce qui s’est passé – qui ne l’est pas?

– sans cautionner des propos de MARDE au nom de la sacro-sainte liberté d’expression. Je tiens à vous rappeler que la liberté d’expression des uns et des unes s’arrête là où la liberté d’existence des autres commence. Elles étaient où, les photos de profil Facebook et les mots-clics, quand Michael Brown a été assassiné? J'aime : J'aime chargement…

Ces morts que nous n’allons pas pleurer. Une sensation circule depuis l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo : nous sommes en train de vivre un « 11 septembre français ». Si on laisse de côté la question du volume (environ trois mille morts d’un côté, une douzaine de l’autre), le parallélisme entre les deux événements saute en effet aux yeux. Dans les deux cas, les attentats ont été perpétrés par des personnes se réclamant de l’Islam. Ils ciblent par ailleurs des personnes civiles et des symboles de la modernité occidentale (la presse ici, le capitalisme là-bas). Enfin, ils mettent en œuvre une stratégie « terroriste » au sens où il s’agit de provoquer une émotion de peur dans le pays touché. A ce propos, deux interprétations semblent structurer le débat public.

Bien que différentes en première analyse, ces deux interprétations présentent au moins un point commun : leur dimension très émotionnelle. La philosophe J. La première observation de J. Appliquée à l’actualité française, l’étude de J. Pourquoi l’attentat nous rend (déjà) cons. L’attentat contre Charlie Hebdo tourne en boucle sur BFM TV. Normalement plus une actu est partout dans les médias, moins on en a grand chose à foutre. On change de gouvernement, la Bourse se casse la gueule : on continuera à aller boire des coups le soir et déconner de la même manière.

Pourtant sur ce coup là, avec l’attentat, on est en plein dedans. Pas parce que les tueurs ont abandonné leur caisse à deux rues de StreetPress. Pas parce qu’on s’est tapé la tête contre le mur de tristesse quand on appris la nouvelle. Mais parce que l’attentat a déjà commencé à nous rendre cons, dans notre vie de tous les jours ou ici chez StreetPress.

Voilà pourquoi : 1On s’autocensure déjà Quelques heures après l’attentat, l’équipe de StreetPress débat : doit-on sortir demain, comme prévu, notre reportage dans la mosquée de Drancy avec l’Imam chouchou des médias ? 2Sur les réseaux sociaux, c’est déjà la guerre Un ami Facebook publie sur son mur : Sa pote lui répond, et lui s’enferre dans son truc. Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer. Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites… - Olivier Cyran. Pourquoi je ne suis pas Charlie Hebdo - jusquaquelpoint. Je ne suis pas Charlie! Annouchka & Furious — textes et infos pour éclaircir une situation... The Paris Attack: Je Ne Suis Pas Charlie.

Être ou ne pas être Charlie – là n'est pas la question.