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Denis Grozdanovitch : « La frénésie est devenue une idéologie » A une époque de profondes mutations, le rapport au temps est chamboulé.

Denis Grozdanovitch : « La frénésie est devenue une idéologie »

Nous avons invité des personnalités et des anonymes à se confier sur ce sujet. Cette semaine, l’écrivain Denis Grozdanovitch nous initie à « L’Art difficile de ne presque rien faire ». M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Propos recueillis par Damien Dubuc De sa pratique assidue des sports de raquette – il a été champion de France junior de tennis en 1963, avant d’être consacré champion de squash puis de courte paume –, Denis Grozdanovitch, devenu écrivain, a acquis « l’art de prendre la balle au bond » : saisir les petits bonheurs fugaces pour en faire la matière de livres aussi érudits que poétiques. Why I love my possessions as a mirror and a gallery of me. A cartoon from The New Yorker haunts me.

Why I love my possessions as a mirror and a gallery of me

Drawn with an economy of line that complements its subject matter, it depicts a Japanese couple wearing traditional dress standing in the doorway of their home. Before them is a rug with one of its corners flipped over. Everything is Fucked and I'm Pretty Sure It's the Internet's Fault. Anniversaire, concert, crémaillère : finalement j’annule tout. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Elsa Fayner On veut être partout, tout le temps.

Anniversaire, concert, crémaillère : finalement j’annule tout

Et on finit par ne plus rien choisir. Le nouvel élève s’était annoncé quatre fois par SMS, mais, ce matin, il a finalement déclaré forfait pour le cours de yoga de 7 h 30. What I Learned About Sex by Never Having It. Image via Flickr user Abigail G I've waited to have sex because I was raised in a religious culture that said it was the right thing to do.

What I Learned About Sex by Never Having It

Erik Orsenna : “J’aime passer de la célérité à l’extrême lenteur ” Pourquoi les Français ne lisent-ils plus ? L'intégrale des éditions Tristram dans leurs bureaux, à Auch.

Pourquoi les Français ne lisent-ils plus ?

Toutes les photos sont de Théophile Pillault. « L'édition 2015 du Salon du Livre de Paris a rencontré un vif succès avec 180 000 visiteurs, 3 500 auteurs, 1 200 éditeurs... » Ainsi claironnait le tout-puissant Syndicat national de l'édition à la mi-avril 2015. Le truc, c'est que c'est à moitié faux. Tout ne baigne pas dans la littérature française, c'est même l'inverse. Selon le panel détaillants GFK 2014, le livre reste la première industrie culturelle de France. La lente descente aux enfers du latin - Books. La prochaine réforme du collège est accusée de vouloir faire disparaître le latin des programmes.

La lente descente aux enfers du latin - Books

A un peu plus d’un siècle de distance, René Doumic aurait presque pu écrire la même phrase. Dans L’Enseignement du latin et la littérature française paru dans la Revue de deux mondes en 1894, l’académicien, qui fait l’éloge des langues mortes, met en cause moins leur place à l’école que la manière dont elles sont enseignées. La question des études grecques et latines et de la part qu’il convient de leur faire dans l’enseignement, est l’une de celles qui en ces derniers temps ont le plus divisé les esprits et qui les passionnent le plus justement. C’est qu’en effet, et personne ne s’y trompe, elle n’intéresse pas seulement la discipline intérieure des collèges, mais elle est grosse de conséquences, et la réponse qu’on y apporte diffère suivant l’idée qu’on se fait du rôle de l’éducation, idée qui dépend elle-même de la façon dont on conçoit l’avenir de notre société.

Sarah Manguso’s “Ongoingness” I suspect that many people who don’t keep a diary worry that they ought to, and that, for some, the failure to do so is a source of fathomless self-loathing.

Sarah Manguso’s “Ongoingness”

What could be more worth remembering than one’s own life? Is there a good excuse for forgetting even a single day? Something like this anxiety seems to have prompted the poet and essayist Sarah Manguso, on the cusp of adulthood, to begin writing a journal, which she has kept ever since. “I wrote so I could say I was truly paying attention,” she tells us early in her memoir “Ongoingness” (Graywolf). What Killed The Infographic? A few years ago, the Internet was awash in groundbreaking data visualizations.

What Killed The Infographic?

There was Aaron Koblin's deeply influential map of flight patterns around the U.S. Periscopic's exhaustive, haunting portrait of gun violence in the United States. Jer Thorp and John Underkoffler's Minority Report-like interface for exploring the galaxy. Today, you'd be lucky to find a cheap knockoff in a world dominated by crappy promotional infographics churned out for viral attention. Nicholas Felton, the data viz guru who once designed Facebook's Timeline, now builds apps. La «deadline» franchie par Roland Barthes un 25 février… Pour moi, c’est le souvenir qui resurgit lorsque j’essaie d’appréhender l’ironie du sort ou que je tente de convaincre mes étudiants de la nécessité d’aller jusqu’au bout.

La «deadline» franchie par Roland Barthes un 25 février…

Cela concerne Roland Barthes (1), le grand critique littéraire auprès duquel j’étais allé étudier à Paris en 1974. Quinze étudiants seulement étaient admis à son séminaire hebdomadaire qui se tenait dans un immeuble du XVIIe siècle de la rue de Tournon, qui descend depuis le jardin du Luxembourg. Les derniers souvenirs. Je crois que je sais ce qui est plus difficile que de faire sa valise pour un an, deux bagages en soute, deux fois 23kg pour remplir sa vie quand on arrive dans le pays où on s’expatrie.

Les derniers souvenirs.

C’est encore plus difficile de rentrer chez ses parents et de se dire que maintenant, toutes nos affaires, elles ont plus grand chose à faire ici, alors il faut choisir. Et puis on fait des tas. Ça, je l’emporte. Ça, je le laisse dans un carton, peut-être que je penserai à demander à ce qu’on me l’envoie, sinon, je sais pas, je reviendrai le prendre l’an prochain, pendant une de ces vacances marathon que seuls les expatriés peuvent connaître.

Et le troisième ? J’ai vu en ouvrant tous ces cartons des milliers d’idées et de semblants de projets avortés.