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Enzo Traverso

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Le rêve le plus noble. [Photo : Jean-Pierre Sageot] « La Parole parle », enseignait avec une inédite gravité Heidegger, « comme recueil où sonne le silence » [1]. En ce souillé, morbide et affreux aujourd’hui, la Parole ne parle plus guère. Chaque jour le Silence est davantage déchiqueté par la jacasserie cybernétique du Spectacle. Chaque jour la Parole est davantage agressée à sa source par sa twittesque parodie tonitruante et substantiellement sardonique. Ce maléfice planétaire ne date pas d’hier. Le premier à s’être avisé de cette sorcellerie consubstantiellement liée à la domination de la Technique, c’est Antonin Artaud.

Certes Artaud imagine sans déplaisir le futur cinéma en relief et en couleurs – bizarrement pas le cinéma parlant. Il y a plusieurs puissantes confluences entre la pensée d’Artaud et celle de Heidegger. Qu’est-ce qui caractérise l’envoûtement selon Artaud, qui s’applique si impeccablement au monde fatalement frelaté en 2020 ? Le dommage de l’envoûtement est universel. Le Cinéma ?

Ron Naiweld

Ivan Segré. Shimrit Lee. Gaza. Bund. Hannah Arendt. Aaron Swartz. Israel's Ashkenazi elites won't let Mizrahim lead the left. More than 70 years after Israel was founded, the old Ashkenazi guard of the Israeli left is still doing everything in its power to prevent Mizrahim and other oppressed groups from taking the reins. By Lev Grinberg Meretz Chairman Nitzan Horowitz (right), Former Israeli Prime Minister and leader of Israel Democratic Party Ehud Barak (center) and Israeli MK Stav Shaffir seen during a Democratic Union election event in Tel Aviv, July 30, 2019. (Photo by Flash90) Give or take a few seats, it seems things will remain much as they were following Election Day on Tuesday, with the right- and left-wing blocs winning a near-identical amount of Knesset seats as they did in the last elections. And yet, despite what looks to be a similar outcome, it is worth examining the shift that has taken place inside what is commonly referred to as the Israeli left over the last few months.

The fall of the Ashkenazi elite The second change was the mass immigration of Jews from the former USSR in the early 1990s. Le non-sujet de l’antisémitisme à gauche. Pour nombre d’organisations de la gauche radicale et de l’antiracisme français, l’antisémitisme contemporain n’est pas une question. Plus précisément, les pratiques et les discours qui ciblent des (supposés) juifs tenus pour responsables de maux politiques, économiques ou sociaux n’attirent souvent l’attention que dans la mesure où cet antisémitisme est instrumentalisé par des politiciens ou intellectuels réactionnaires. Il ne s’agit pas de nier l’existence d’une telle instrumentalisation. On assiste, depuis une vingtaine d’années, à la multiplication de discours sur une « nouvelle judéophobie » qui construisent l’image d’une « extrême-gauche » ou de « jeunes de quartiers » antisémites parce qu’antisionistes ou musulmans [2].

L’antisémitisme et les silences de la gauche Le peu de statistiques dont nous disposons font apparaître que les discours et les actes antisémites ont connu une recrudescence au début des années 2000. Une longueur d’avance à droite ? Bibliographie. Les cerfs-volants de Jabalia. Hassan avait douze ans quand il succomba sous les balles d’un tireur d’élite israélien, en septembre 2018. Il fut touché alors qu’il s’apprêtait à faire voler un nouveau cerf-volant enflammé, en espérant que le vent le déporterait vers l’est et que cela mettrait le feu dans les champs volés à ses ancêtres par « les sionistes ». Hassan était né dans le camp de réfugiés de Jabalia, d’une famille issue de la localité d’Al–Majdal, devenue Ashkelon en 1948. Son grand-père avait vu le jour, en 1944, dans cette grande cité arabe d’où il avait été chassé en septembre 1950, deux ans après la création de l’Etat d’Israel.

Cette famille fut l’une des dernières à avoir été expulsée du « ghetto » (c’est ainsi qu’était appelée la zone arabe par les habitants juifs) que l’armée israélienne leur avait assigné ; elles furent mises sur des camions et envoyés à Gaza. Durant toute sa vie, Hassan avait absorbé les récits familiaux du passé. Ce récit est totalement fictif. I Was Detained At Ben Gurion Airport Because Of My Beliefs. Like many Jewish parents, I try to create memorable Jewish experiences for my kids. Last weekend I can say, with some confidence, that I succeeded. The weekend started on Rhodes, the Mediterranean island on which my maternal grandmother’s family spent more than four centuries following their 15th century expulsion from Spain. We travelled there for my mother’s seventieth birthday, and the trip culminated on Friday night when I led Kabbalat Shabbat and Maariv services at the island’s lone surviving synagogue.

My ancestors might have found my Ashkenazi tunes jarring. Then, on Sunday, we flew to Israel for my niece’s Bat Mitzvah, where I was detained and interrogated about my political activities at Ben Gurion airport. It began when we handed our passports to the official at security. Our family entered a modest room filled with Israeli tourist photographs and a widescreen television playing the Israeli news. Then the political questions began.

Israel, like America, is getting uglier. Israël. Les noms des rues: ce qu’ils remémorent; ce qu’ils effacent. La rue Yasser Arafat… vite effacée (Credit: Haaretz) Par Gideon Levy Tous les héros nationaux sont éclaboussés de sang. Certains des héros qui ont donné leurs noms à des rues israéliennes ont beaucoup plus de sang sur leurs mains que Yasser Arafat. Je serais content de vivre dans une rue Yasser Arafat à Ramat Aviv [«La colline du Printemps», un quartier de Tel-Aviv qui a connu une forte expansion]. Ce serait enthousiasmant de vivre dans une rue nommée selon un personnage qui a gagné le Prix Nobel. Cela donnerait de l’espoir de vivre dans une rue baptisée du nom d’un ancien ennemi et père fondateur de la nation voisine, cette nation dont des membres ont vécu dans le village [Sheik Munis] sur les ruines desquelles le quartier [Ramat Aviv] a été bâti [début 1950], et dont des habitants ont essayé de faire la paix avec Israël.

En général on a donné à nos rues les noms de militants sionistes ou de rabbins, ce qui est tout à fait acceptable. Il n’y a plus d’Arafat, il a été retiré. The new Jewish-Arab movement that plans to save the Israeli left. Standing Together, a new joint Arab-Jewish movement, is aiming to transform Israeli politics. It won’t be easy, but the Israeli left’s first step back to power might be believing that it can win again. Standing Together activists and members of other left-wing groups protest outside of Likud’s Tel Aviv headquarters following Israel’s deadly response to protests in Gaza.

April 1, 2018. (Courtesy of Standing Together) The Israeli left is in the midst of an historic crisis. Out of power for over 20 years (with the exception of Ehud Barak’s brief and fractious stint as prime minster), Labor is now headed by a millionaire telecommunications executive who once served as a minister under Netanyahu. Into this howling political void, a new, left-wing movement called Omdim Beyachad (Standing Together) has emerged. Standing Together has played a major supporting role in the public campaign to stop Israel’s deportation of African asylum seekers.

A forward-thinking left Building Israel’s Podemos. Haim Gouri, mort d’un poète israélien en dissidence. Écrivain prolifique, traducteur (entre autres de Baudelaire et d’Apollinaire en hébreu), journaliste, cinéaste, Haim Gouri, disparu le 31 janvier à 94 ans, était surtout connu des Israéliens comme le dernier de leurs « poètes nationaux ». Ou encore, comme on les dénomme aussi en Israël, des « poètes Tachakh », les poètes de 1948, ceux qui vivaient alors sur la terre de Palestine qui allait devenir Israël et écrivaient déjà dans la langue hébraïque.

Âgé de 25 ans à l’époque, Gouri avait participé dans les rangs du Palmakh, la milice armée sioniste travailliste, aux combats qui avaient précédé et succédé à l’instauration de l’État d’Israël, et surtout à l’expulsion manu militari de 85 % de la population palestinienne du territoire de ce qui allait devenir Israël. Poète lyrique, il glorifia alors la terre d’Israël, ses fleurs et ses déserts, comme si rien n’y avait eu lieu. Mais, à leur différence, les yeux de ce chantre du « Grand Israël » s’étaient progressivement dessillés. Ronit Matalon : « Nous vivons sous un régime d’apartheid » En proie à une série d’attaques au couteau, Israël ne croit plus au processus de paix avec les Palestiniens, au risque de devenir un Etat juif mais non démocratique. Ecrivaine israélienne, Ronit Matalon est née en 1959 à Gnei Tikva dans une famille originaire d’Egypte. Après des études de lettres, elle travaille comme journaliste pour le quotidien Haaretz, où elle couvre la bande de Gaza et la Cisjordanie entre 1987 et 1993.

Elle a remporté en 2009 le prix de la Fondation Bernstein, qui récompense les auteurs d’expression hébraïque, pour son roman Le Bruit de nos pas (Stock, 2012). Aujourd’hui, Ronit Matalon, qui se présente comme « une Séfarade qui s’en est sortie », vit et enseigne à Haïfa. Son premier roman, De face sur la photo, est paru à l’automne dernier chez Actes Sud. Depuis l’automne 2015, Israël est frappé par une vague d’attaques au couteau.

Ces attaques au couteau, ce n’est qu’un début. Je me contente de constater plusieurs choses. No Direction Home. En 1957, Fanon prit l’avion pour Tunis, en faisant escale à Paris — son ultime passage en France. Il partagea son temps entre la clinique Manouba, où il reprit sa pratique de la psychiatrie, et les bureaux d’El Moudjahid, le journal en français du FLN, dont il rejoignit l’équipe rédactionnelle. Dans ses fonctions de porte-parole du Front auprès des médias à Tunis, il émanait de lui une énigmatique séduction. Vivant dans un pays arabe indépendant qui soutenait la lutte des Algériens, Fanon n’avait plus à cacher ses sympathies. Paradoxalement, il lui fallut cependant prendre encore plus de précautions qu’à Blida.

Derrière tous les appels à l’unité, les tensions étaient grandes entre les factions du FLN et Fanon, n’ayant aucune position officielle au sein de la direction, était un outsider vulnérable. Si Fanon avait des doutes sur les méthodes du FLN, il les gardait pour lui. Fanon « l’Algérien » ne voyait que ce qu’il voulait voir - ou ce qu’Abane voulait qu’il voie.

On Being Jewish, American and a Writer. Lettre ouverte à M. le Président de la République française. En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que : « L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». The Jewish and Palestinian Activists of the Ferguson Movement. “Here was this massive moment happening in history, and it was happening right here in St. Louis. I thought, ‘Jews have something to say about this,’” says Rori Picker Neiss, the Director of Programming, Education and Engagement at Bais Abraham Congregation in St.

Louis. “I don’t want to draw equivalencies between the Jewish and black experience. But I think as Jews we could understand what it’s like to have people assume negative things about you because of how you were born, and to treat you differently because of who you are, to let things happen to you. Since the killing of Michael Brown by Officer Darren Wilson on August 9, 2014, Ferguson has been a tale told largely in black and white.

But St. Neiss is one such example. “The others who were arrested were mostly black. St. The problems of St. According to Neiss, the amorphous nature of discrimination in St. “As Jews, we should appreciate what it means to be treated differently,” she says. Racism and religion in St. Alain Gresh : “On peut être croyant et révolutionnaire” Entretien inédit pour le site de Ballast Il fut cadre permanent du Parti communiste français et rédacteur en chef du Monde diplomatique ; il dirige actuellement Orient XXI, magazine en ligne dont l’ambition est de pallier un traitement médiatique « souvent partiel, parfois superficiel » du monde arabe. Nous retrouvons Alain Gresh — par ailleurs fils du militant marxiste anti-colonialiste Henri Curiel (assassiné par balles en mai 1978) et interlocuteur régulier du professeur d’Études islamiques contemporaines Tariq Ramadan — dans le bureau de l’Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, à Paris.

L’occasion de revenir à ses côtés sur son parcours personnel et politique. Vous avez dit un jour que la situation au Proche-Orient est « vitale » pour vous. Pourquoi cet adjectif ? Je suis né en Égypte et j’y ai grandi jusqu’à 14 ans. Vous êtes entré à 14 ans aux Jeunesses communistes. En Égypte, je n’avais pas d’activité politique. Non, je n’y connaissais rien. Oui. Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir. Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, publication du chapitre 1 du livre d’Ilan Halevi, Islamophobie et judéophobie. L’effet miroir. « Un spectre hante notre village, celui de l’islamisme » On ne saurait donc appréhender la réalité de l’islamophobie actuelle sans passer par le détour de l’antisémitisme, dont elle est largement un avatar tardif et une mutation coloniale.

Ilan Halevi nous invite à relire avec les yeux d’aujourd’hui les Réflexions sur la question juive de Jean-Paul Sartre qui évoquait les fureurs discursives antijuives en France. Omniprésente dans le discours public et dans les politiques d’État, l’islamophobie est exacerbée par les crimes réels commis au nom de l’islam par une nébuleuse de groupuscules et d’organisations directement ou indirectement manipulées par des États. Notez bien : de l’islam, et non de l’islamisme. De la guerre sainte Pendant des siècles, ces guerres sont considérées comme saintes. Le poids de l’histoire coloniale Un inventaire sommaire. Rabbi Arik Ascherman attacked by knife-wielding settler. A masked Israeli settler attacked an Israeli-American rabbi and co-founder of the group Rabbis for Human Rights, threatening the religious leader and peace activist with a knife against his neck, this afternoon following an annual olive harvest in the West Bank village of Awarta outside of Nablus.

Rabbi Arik Ascherman was not seriously injured during the assault. Rabbis for Human Rights released a video of the assault where the settler is seen advancing toward Ascherman with a blunt object in one hand, and then pulls a knife from his pocket. The armed extremist next motions for a cameraman filming the incident, yet Ascherman interjects. Within seconds the settler kicks and hits Ascherman, briefly throwing the rabbi into a chokehold while extending the blade towards his neck. In Awarta, the town’s groves are located inside of a closed military zone. This morning Israeli security forces were on site while Palestinians gathered their crops, keeping a group of settlers at bay.

La révolte des Palestiniens est légitime. L’Europe et ses mémoires. La révolte des Israéliens noirs. François Maspero est mort. Have French Jews Veered to the Right? « Après les élections israéliennes » – Commentaires et analyses d’Eyal Sivan. Sur les traces des Juifs sahariens. Theodor Lessing et la Haine de soi (Jüdisher Selbsthaß) | Zakhor Online. Gabriel Piterberg: The idea of the Kibutzim is a colonial idea. Gabriel Piterberg: Converts to Colonizers? Asylum seekers. “The Machine Of Destruction Does Not Stop For One Day” – Conversation with Ilan Pappe | Le Mur a Des Oreilles - Conversations For Palestine.

Junius Frey - InfoRapid Portail de Connaissance. Nelson Mandela est mort mais l'apartheid est toujours vivant. Soupçons exploitables. L’étincelle s’allume dans l’action. La philosophie de la praxis dans la pensée de Rosa Luxemburg. JUIFS HETERODOXES. Ne pas faire l’économie d’une excursion par les sentiers de l’utopie. Manuel Valls cherche à rassurer la communauté juive. La notion d’État et la psychologie sociale, Hans Kelsen. L’avenir du passé. Le hussard rouge : Daniel Bensaïd, 1946-2010. La traversée des décombres. Henri Alleg: «L’idée internationaliste était primordiale dans notre engagement» Henri Alleg, auteur de "La Question", est mort. Hatufim - VOST-FR - Une playlist sur Dailymotion. Mizrahi culture was suppressed, Ashkenazi culture is simply forgotten.

BHL, la Libye, le judaïsme et nous. Comment j’ai cessé d’être juif. Être juif dans l’Allemagne d’aujourd’hui, interview avec Jeffrey Peck - VO - Université Toulouse le Mirail. L'antisémitisme comme code culturel. La fin de la modernité juive (MBK) La modernité juive en question. FranceQ. La mémoire des vaincus. Les métamorphoses de l’intellectuel juif : la fin d’un cycle.