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Dissidence a l'état d'urgence : 2015 - 2016

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« Pour votre sécurité, vous n’aurez plus de libertés »

Nous ne céderons pas ! Appel unitaire Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder.

Nous ne céderons pas !

Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Pour une commission d'enquête parlementaire sur les lois de surveillance et les attentats. Paris, le 23 novembre 2015 — Les tueries perpétrées à Paris et Saint-Denis dans la soirée du 13 novembre représentent un choc immense.

Pour une commission d'enquête parlementaire sur les lois de surveillance et les attentats

Après le chagrin et le deuil, chacun d'entre nous tente de faire sens de l'incroyable violence de cet événement et de ce qu'il nous rappelle sur l'état du monde. Cependant, face à cette situation, les postures étroitement belliqueuses et autoritaires adoptées par le gouvernement et la quasi-totalité de la classe politique nous apparaissent comme profondément inadéquates. L'union nationale n'existe pas? Tant mieux! Un débat démocratique vivant s’accommode mal de l’étouffement des différences d’opinion: l'essentiel est avant tout qu'il conserve sa civilité.

L'union nationale n'existe pas? Tant mieux!

La plupart des commentateurs l’ont remarqué: après les attentats commis à Paris et Saint-Denis vendredi 13 novembre, l’union ou même l’unité nationale n’auront guère tenu que quelques heures. État d'urgence : l'État policier pour éluder tout bilan critique. Paris, le 19 novembre 2015 — L'Assemblée nationale a voté aujourd'hui le projet de loi sur la refonte de l'état d'urgence1, adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s'inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d'Internet et la liberté d'association. Ces écolos qui refusent l'état d'urgence. LE SCAN POLITIQUE - Dans un appel signé par 135 élus et responsables d'EELV, des écologistes entendent s'opposer à « la surenchère sécuritaire » et aux mesures exceptionnelles proposées par le gouvernement et François Hollande.

Ces écolos qui refusent l'état d'urgence

Cécile Duflot a certes voté jeudi en faveur de la prorogation de l'Etat d'urgence à l'Assemblée nationale. Pour autant, dans son propre parti, de nombreuses voix s'élèvent pour refuser cette disposition et les supposées dérives autoritaires. Accepter l'état d'urgence et les mesures exceptionnelles proposées par le gouvernement ont décidément du mal à passer chez les écolos. Dans un tweet posté dès le lundi 16 novembre, Ester Benbassa, la sénatrice EELV, écrivait: «Bientôt le #président Hollande décrétera-t-il le couvre-feu? Finalement les socialistes aiment la guerre…». Le texte retrouve les accents traditionnels de la rhétorique «gauchisante» qui a poussé de très nombreux responsable EELV a quitter dernièrement le parti.

« Avec le recul, les lois Pasqua paraissent toutes droit sorties du monde des Bisounours. Il ne fait l’unanimité qu’au sein du Parlement.

« Avec le recul, les lois Pasqua paraissent toutes droit sorties du monde des Bisounours

Le projet de loi modifiant et prolongeant l’Etat d’urgence pour une durée de trois mois a été adopté ce jeudi a 551 voix contre 6 à l’Assemblée nationale. « Modifier notre Constitution sur injonction de Daech, c’est donner aux terroristes la victoire qu’ils espèrent. Basta !

« Modifier notre Constitution sur injonction de Daech, c’est donner aux terroristes la victoire qu’ils espèrent

: Les députés discutent ce jeudi du prolongement de trois mois de l’état d’urgence. Quelle est votre réaction par rapport au discours de François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès, le 16 novembre, après les attentats meurtriers ? Jean-Pierre Dubois [1] : Nous faisons face à une situation exceptionnelle, qui appelle à des mesures exceptionnelles. Mais cela ne signifie pas des mesures d’exception. Cela suppose des moyens plus importants qu’en temps normal, avec la restriction de certaines libertés si cela est absolument nécessaire.

Que pensez-vous des mesures proposées par François Hollande ? Deux choses sont extrêmement inquiétantes. Etat d'urgence: pourquoi ils ont voté contre. La prolongation de l'état d'urgence n'est pas au goût de tous les députés, six jours après les attentats qui ont fait 129 morts à Paris.

Etat d'urgence: pourquoi ils ont voté contre

S'ils sont 551 à avoir voté pour, une députée s'est abstenue, la socialiste Fanélie Carrey-Conte, et six ont voté contre. Il s'agit des députés du PS Pouria Amirshahi, Gérard Sebaoun et Barbara Romagnan et des écologistes Isabelle Attard, Sergio Coronado et Noël Mamère, Sergio Coronado et Isabelle Attard. Ils et elles ont mis en avant les arguments qui les ont poussés à aller à l'encontre du reste de l'Assemblée nationale. >> Pour en savoir plus, retrouvez les dernières informations dans notre live Pouria Amirshahi, député des Français établis hors de France.

« À l’Assemblée nationale, ces derniers jours, j’ai eu honte » Reporterre – Pourquoi avoir voté contre la loi prolongeant l’état d’urgence ?

« À l’Assemblée nationale, ces derniers jours, j’ai eu honte »

Isabelle Attard – Tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui pouvait l’être sans décréter l’état d’urgence, que ce soit les perquisitions de jour ou de nuit, les assignations, les expulsions d’imams dangereux... C’est un problème de moyens : on a peu de juges en France et on ne renouvelle pas les postes, du coup tout ça prend plus du temps. Et du coup, on estime qu’il faut s’en passer pour aller plus vite encore ! Isabelle Attard, en mars 2012. Amnesty International : "L'état d'urgence a un impact disproportionné".

Giorgio Agamben : « De l’Etat de droit à l’Etat de sécurité » Pour le philosophe italien Giorgio Agamben, l’état d’urgence n’est pas un bouclier qui protège la démocratie.

Giorgio Agamben : « De l’Etat de droit à l’Etat de sécurité »

Il a, au contraire, selon lui, toujours accompagné les dictatures. On ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence [jusqu’à la fin février] en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier. Il faut avant tout démentir le propos des femmes et hommes politiques irresponsables, selon lesquels l’état d’urgence serait un bouclier pour la démocratie. Le blog de Laurent Borredon, journaliste au Monde.

1955-2015 : ce que nous avons à craindre de l’état d’urgence. Videla, la torture et l’école française. La mort de l’ancien dictateur argentin Jorge Videla donne l’occasion aux observateurs de revenir sur les exactions, disparitions, tortures et enlèvements de bébés commis sous sa présidence (1976-1981).

Videla, la torture et l’école française

En attendant, peut être un jour, que lumière soit faite sur le rôle de la France dans ces années de terreur… « J’ai honte pour la France. J'espère que nous aurons le courage de faire toute la lumière sur cette face cachée de notre histoire pour que nous ayons enfin le droit de nous revendiquer patrie des droits de l'homme. » Ces mots ont été prononcés en 2003 par Bernard Stasi, médiateur de la République, au moment où le Sénat remettait un prix à Marie-Monique Robin pour son documentaire Escadrons de la mort, l’école française.

Dans cette enquête exceptionnelle, la réalisatrice faisait témoigner des généraux argentins qui, pour la première fois, reconnaissaient avoir utilisé des techniques de torture et de disparitions de manière méthodique.