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Témoignage chrétien

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/delipress/campaign/30029/tk60352c2f0f0e8/ Les esprits chagrins diront que tout cet argent aurait été mieux employé à chercher de l’eau dans les déserts terrestres plutôt que des traces de vie ancienne sur Mars.

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On pourra leur répondre comme Jésus : « Des pauvres, vous en aurez toujours », ou, plus exactement, que l’un n’empêche pas l’autre. Même si nous n’en percevons pas l’utilité immédiate, cette exploration de Mars persiste à nous faire rêver. Elle répond à l’une des aspirations les plus constantes de l’être humain, celle de découvrir ce qui est au-delà des mers, de l’autre côté des monts.

C’est cette curiosité qui a conduit les plus audacieux d’entre nous à aborder aux rives du Nouveau Monde, à explorer les forêts les plus profondes, traverser les déserts hostiles, atteindre les pôles, se hisser au sommet de l’Himalaya ou plonger au fond des abysses. /delipress/campaign/29766/tk6022b09528e9b/

Le projet de loi confortant le respect des principes de la République a fait resurgir dans la conversation publique le dilemme d’Antigone, cette héroïne grecque aux prises avec une loi de la cité qui ne saurait être à ses yeux « supérieure » à celle des dieux… Pourtant, comment faire société sans règles s’appliquant à tous ?

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Les débats parlementaires – si l’on excepte les manifestations d’ignorance crasse en matière de religion ou les obsessions qui « voilent » souvent mal le racisme – posent des questions sérieuses, qu’on ne peut pas éluder comme si elles n’étaient pas, ou plus, à l’ordre du jour. À quel moment peut-on dégainer un joker « religion » pour se soustraire aux normes juridiques qui nous lient les uns aux autres ? /delipress/campaign/29643/tk601ac729cb26b/ Et nous voici de nouveau dans les affres : confiner ou ne pas confiner, voilà la question.

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Quand vous lirez ces lignes, l’arbitrage sera peut-être fait en faveur d’un renfermement. Pour l’heure, le gouvernement semble vouloir tenir avec des restrictions plus strictes sans repasser au régime des attestations. Jusques à quand ? Le confinement est une décision politique, prise au regard des conditions sanitaires mais aussi des conditions sociales et économiques. /delipress/campaign/29243/tk5ffdaf4740931/ Rude monde que le nôtre, où faire confiance, croire la parole d’un autre, accorder du crédit à telle ou telle donnée scientifique ou statistique devient quasiment impossible.

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L’actualité récente nous en donne de terribles preuves. À Washington, le Capitole est pris d’assaut par les soutiens du président qui ne veulent pas croire à la sincérité des résultats électoraux, alors même que le processus électoral a été contrôlé tout du long, grâce au travail des simples observateurs le jour du scrutin jusqu’à celui de la Cour suprême. Peu importe aux trumpistes. Toute institution étant soupçonnée, ils n’hésitent pas, au nom d’une réalité alternative, à s’attaquer au plus haut niveau de la légitimité démocratique. Dans un tout autre registre éclate « l’affaire Duhamel ». Dernier exemple, ce qui se passe autour de la pandémie et de la vaccination. Il est raisonnable de pratiquer le doute et de chercher la vérité à travers le débat. /delipress/campaign/29484/tk601047ef62cdb/ La semaine dernière, je nous incitais à tenir en collectant les bonnes nouvelles et les moments heureux, si petits soient-ils.

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Dans cette perspective, nous pouvons nous réjouir sans réticence du départ de Donald Trump et de l’arrivée de Joe Biden à la tête des États-Unis d’Amérique. Oh, certes, Biden n’est pas le messie, loin de là, et les États-Unis ne vont pas subitement renoncer à leur égoïsme impérial. Il reste qu’il n’est pas sans conséquence que la première puissance mondiale, économique, militaire et culturelle revienne dans ce que nous nommons maintenant « le cercle de la raison ». C’est d’ailleurs la caractéristique de ce début de présidence ; après la fureur et le bruit, la violence des mots, la véhémence des tweets, viennent des propos pondérés, des décisions sages.

L’un des correspondants de la Maison-Blanche qualifiait le premier point presse de la nouvelle administration de « refreshingly boring », mot à mot : « ennuyeux de façon rafraîchissante ». /delipress/campaign/29370/tk6006e12f10ac8/ Serrer les dents, se serrer les coudes et tenir bon ; malgré la menace du variant anglais, malgré les hoquets de la campagne de vaccination – il suffit de lire la presse étrangère pour constater que nulle part cela n’est suffisamment fluide, ni suffisamment rapide.

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Tenir malgré ce couvre-feu à 18 heures qui sonne comme une punition pour pensionnaires turbulents, tenir malgré la menace d’un troisième confinement suspendue au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès. Que la saison est longue de ce virus qui n’en finit pas, que les soirées sont sombres en ce triste hiver où il nous reste à lire au coin du feu, écumer les vieilles séries télévisées, réécouter des disques trop aimés, deviser avec ceux et celles qui partagent notre toit et, surtout, éviter les chaînes d’information continue, qui déversent leur flot de polémiques suscitées de toutes pièces, de débats entre experts autoproclamés et fugitives gloires de plateau, vite usés, vite renouvelés.

Sursum corda ! /delipress/campaign/29020/tk5feb6d58a6a86/ Comment imaginer que, voilà 365 jours, nous ignorions encore tout de ce qui est devenu notre quotidien.

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Un virus inconnu jusqu’alors – contagieux (très), mortel (parfois) – qui se propage sur la terre entière. Une activité mondiale ralentie à l’extrême, les voyages aériens quasiment en voie de disparition, le travail à distance devenu la norme. Le masque et l’obsession du lavage des mains, et chacun et chacune de ceux et celles que nous approchons devenant une menace ou une victime potentielle. Un vocabulaire nouveau : « gestes barrière », « distanciation sociale », « confinement », « déconfinement »… /delipress/campaign/28140/tk5fbe40ed77ee0/ À l’heure de la disparition de Daniel Cordier, ancien secrétaire de Jean Moulin et compagnon de la Libération, le prochain budget européen porte l’ambition de soumettre enfin ses bénéficiaires au strict respect de l’état de droit en Europe.

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Inacceptable pour la Hongrie et la Pologne, qui ont derechef mis leur veto, suivies par la Slovénie, dont le Premier ministre reconnaît par ailleurs la victoire de Trump ! Hongrois et Polonais se présentent en défenseurs des « valeurs immémoriales de l’Europe », luttant contre l’avortement, l’homosexualité, les étrangers et l’esprit des Lumières… Notons juste que l’Office européen de lutte antifraude s’est étonné des conditions d’attribution de fonds européens aux entreprises de la famille Orbán. Les versements des fonds de la politique agricole commune profitent manifestement à des terres redistribuées à des proches du Premier ministre hongrois, pour qui l’absence d’indépendance du système judiciaire s’avère fort utile… /delipress/campaign/28006/tk5fb635bf25325/ « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Ces mots que le prophète Isaïe prête à Dieu s’élevant contre les fausses dévotions du peuple sont mis par l’Évangile de Matthieu dans la bouche de Jésus lors d’un débat avec les pharisiens, que, sans ménagement, il traite d’hypocrites.

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Ce sont ces mêmes mots qui viennent à l’esprit à propos des mascarades de piété qui se sont déroulées sur les parvis de quelques églises des grandes métropoles françaises. Que réclament ces dévots à genoux ? « La messe », scandent-ils. « Rendez-nous la messe ! » Ils s’adressent ainsi au gouvernement et réclament pour les lieux de culte une exception au confinement. La requête conjointe de l’épiscopat français et de quelques officines traditionalistes ou carrément intégristes a, rappelons-le, été repoussée par le Conseil d’État samedi 7 novembre. Ainsi, les évêques – pas tous, heureusement – veulent pouvoir rouvrir la boutique. Cette semaine dans Témoignage chrétien - emeline.decourtias - Gmail. /delipress/campaign/27409/tk5f880ac7aab96/ Comme pour celui des Bermudes, nul ne sait combien de spécialistes divers et variés, autoproclamés ou oints par les chaînes d’info continue, combien d’hommes et femmes politiques, combien de journalistes il a déjà avalé et combien il en dévorera encore, et ceci dans le monde entier tant la bête est vorace.

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Au-delà de la tragédie des décès qui endeuillent les familles et les proches s’en joue une autre, politique, économique, sociale et morale. Comme tous les triangles, celui du Covid a trois pointes. La première est évidemment celle de la crise sanitaire, avec sa double tension : le traitement des malades du Covid, mais aussi le maintien d’une capacité de soin pour toutes les autres maladies, qui n’observent aucune trêve pendant cette pandémie. La deuxième pointe du triangle est la situation économique.

En France, comme dans beaucoup de pays riches et développés, l’État a déversé des milliards pour compenser la chute de la production de richesses. /delipress/campaign/27507/tk5f8f07827bcfc/ Il n’est jamais facile ce cours. Et c’est le cas en particulier au collège. À cet âge, on en a tant des idées à déconstruire : « On récolte ce que l’on sème », « Si on m’insulte, je me défends, c’est normal », « Ma religion, c’est tout pour moi et ce n’est pas toi qui vas me dire ce que je dois penser », etc. Le dessin de presse, c’est souvent « n’importe quoi : on ne peut plus représenter des nez crochus et il faudrait rire quand on dessine des barbus !

» Il n’est vraiment pas facile ce cours. /delipress/campaign/27598/tk5f9831a864b7e/ Le crime abject qui a visé le professeur d’histoire et de géographie Samuel Paty n’ajoute pas seulement un nom à la liste déjà longue des victimes du terrorisme islamiste. Ce qui est ciblé cette fois, c’est un professeur, à cause de l’enseignement qu’il a dispensé en conformité avec les programmes de la République.

Samuel Paty est mort pour avoir exécuté la mission qui lui avait été confiée. /delipress/campaign/27286/tk5f80742a3f85e/ L’usage du mensonge en politique n’est hélas pas une nouveauté, très loin de là. Mais on a pu penser qu’il était l’apanage des tyrans, despotes et autres dictateurs alors que la vérité était le propre de la démocratie. Non que la pratique de la vérité y soit toujours assurée, mais du moins pouvait-on croire qu’elle produisait de façon quasi « naturelle » les moyens de contrecarrer les mensonges.

Certains rappelaient cependant que l’expérience originelle et antique d’Athènes supposait la chasse aux rhéteurs et aux sophistes, manipulateurs de mots et fabricants de constructions logiques douteuses. Or, la puissance des réseaux sociaux produit une sorte de bruit de fond incessant, où se mêlent la sottise sincère et l’art consommé du mensonge pratiqué par des officines intéressées. La vérité nous rend libres, capables de discerner et de décider, le mensonge nous lie, nous enferme et nous livre à toutes les manipulations. /delipress/campaign/27196/tk5f7c75887252d/

« Fratelli tutti » : avec cette formule, François, le pauvre d’Assise, proposait à ses frères et sœurs « un mode de vie au goût de l’Évangile ». Ces mots constituent désormais le titre de la dernière encyclique de l’autre François, le pape. Dans ce long texte, dont ne sont absents ni le souffle ni le lyrisme, il redit son opposition à une mondialisation qui laisse circuler idées et capitaux sans barrière mais en érige d’infranchissables devant les migrants.

Ce texte arrive à un moment crucial pour notre humanité, après que la crise sanitaire a « mis à nu nos fausses certitudes » et notamment notre « incapacité d’agir ensemble ». Le désespoir pourrait nous gagner et nous pourrions être tentés de nous replier dans le cocon de nos vies ou de limiter notre horizon à un pays ou une communauté. François professe quant à lui sa foi dans une « fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique ». /delipress/campaign/26936/tk5f73467c0b0a1/ On entend dire que le Sénat est le cimetière des éléphants et qu’il ne sert à rien. Autant d’idées, autant d’erreurs. Le Sénat sert parfois à nuire, et l’on y a trouvé ici ou là quelques squales de la politique comme Charles Pasqua, Michel Poniatowski, Christian Bonnet, sans parler de Jean-Luc Mélenchon, qui y entra sous les couleurs du PS en 1986 et y siégea en tout près de vingt ans, ou de Philippe Bas, qui y sévit toujours.

La capacité de nuisance du Sénat n’est plus à prouver. De droite pratiquement sans discontinuer depuis soixante ans, il a pourtant eu la tête du général de Gaulle en 1969, faisant perdre près de quinze ans à la décentralisation – un comble pour des représentants des collectivités locales. L’incroyable acharnement du Sénat contre Emmanuel Macron dès les premiers mois de son mandat, parfois à la limite de la constitutionnalité, ne fait certes pas de la droite française des républicains américains, mais on s’en rapproche. /delipress/campaign/26846/tk5f69f5bde3e7d/ Nous voudrions croire qu’en termes de droits humains, nos sociétés démocratiques progressent ; droits des femmes, des minorités sexuelles, abolition de la torture, de la peine de mort… La liste est longue de ces droits qui ont été gagnés à l’issue de combats longs et incertains. Ces droits, nous voudrions croire qu’ils sont gravés dans le marbre et pour l’éternité.

/delipress/campaign/26761/tk5f60b39455932/ Qu’importe la réalité, dès l’instant où la droite n’est pas au pouvoir elle fait feu de tout bois. Et, quand elle manque de munitions, retour à son fonds de commerce : la sécurité. Dès le 11 mai 1981, elle attaquait sur ce sujet. /delipress/campaign/26528/tk5f4e4a2846c3c/ /delipress/campaign/26149/tk5f18a97cd0b3c/ Il est une chose qui n’a pas résisté au Covid sans quasiment que nous nous en rendions compte, c’est la doxa libérale, celle que nous qualifions volontiers d’ultralibérale, et qui pense que l’État doit se retirer le plus possible afin de laisser toute sa place au marché, lequel serait « naturellement » régulé par la fameuse « main invisible », de sorte que les intérêts égoïstes se régulant les uns les autres conduiraient à l’établissement d’un intérêt général bénéficiant à tous.

La pandémie mondiale a montré, s’il en était besoin, que ça ne marche pas, sauf à considérer que les morts du Covid doivent être purement et simplement passés par pertes et profits et qu’ils contribuent à une forme de régulation « naturelle ». Or la « nature » est cruelle et inhumaine ; une réalité que les écologistes les plus idéologues ont eux aussi un peu de mal à admettre. /delipress/campaign/25954/tk5f100d1f688ca/ Lors de la cérémonie du 14 Juillet, qui s’est tenue sur la place la Concorde et qui a mis à l’honneur aussi bien les troupes françaises intervenant sur des théâtres d’opération extérieurs que les soignants qui ont contenu l’épidémie, un groupe activiste a trouvé bon de faire se lever dans le ciel parisien une banderole soutenue par des ballons qui affichait blanc sur noir : « L’économie nous coûte la vie. » On veut espérer que les auteurs de cet affichage ont choisi par commodité une ellipse.

/delipress/campaign/24579/tk5ed6476f2a505/ Le bouffon est historiquement un « fol » qui fait rire le roi et rire du roi. Fol naturel, véritable faible d’esprit, ou fol professionnel dont le métier est de faire rire. /delipress/campaign/24805/tk5edfaba85cfb2/ Le blasphème n’est pas un bien, car ce n’est jamais positif de blesser inutilement les croyants. /delipress/campaign/25715/tk5f048bad94d32/

C’est ce que l’on est tenté de dire après ce remaniement ministériel et la litanie de noms que l’on espérait nouveaux et qui défilent comme le générique d’une vieille série. Tant de seconds rôles dont on connaît vaguement les noms sans être capable d’y associer un visage. Du coup, on pourrait être tenté d’emboîter le pas de beaucoup de commentateurs, qui, après la nomination de Jean Castex — un quasi inconnu —, ont glosé sur l’effacement du Premier ministre et la présidentialisation du régime.

/delipress/campaign/25333/tk5efb3bea0a57c/ Enfin, la question écologique semble devoir prendre le devant de la scène politique avec, simultanément, les victoires vertes aux municipales et les conclusions de la Convention citoyenne pour le climat. On a envie de dire : « Il était temps. » Espérons qu’il n’est pas trop tard. Du côté de l’expression politique écologiste, la prise de plusieurs très grandes villes françaises est un évènement significatif, même si les conditions très particulières du vote post-Covid ont introduit un biais, au moins en termes de participation.

La Convention citoyenne, elle, voit l’achèvement d’un processus engagé voilà plus d’une année et qui est une grande première dans la vie politique française : la délibération éclairée de cent cinquante Français et Françaises, chargés de présenter des propositions politiques économiques et sociales en faveur du climat. /delipress/campaign/25017/tk5ee8d0a6cb822/ George Floyd, cet homme noir qui a perdu la vie étouffé sous le genou d’un policier blanc à Minneapolis, est devenu une icône planétaire.

Son atroce agonie, filmée en direct, est le symbole du racisme systémique de la société américaine, et en particulier de sa police, pour qui un homme noir est d’abord un suspect. /delipress/campaign/24246/tk5ec3d5ab1b4c4/