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Philosophie

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Comment Deleuze transforme la pensée. Unir dans l'acte de résistance "l'œuvre d'art" et "la lutte des hommes". Car, étrangement la philosophie ne figure pas dans le destin de la résistance. Si Deleuze cite Malraux affirmant que l'art est "la seule chose qui résiste à la mort. ", alors l'art ferait ce que ne fait pas la philosophie. Écouter L’art est ce qui résiste même si ce n’est pas la seule chose qui résiste Peut-être est-ce là l'indice d'un rapport indécis entre l'art et la philosophie, dont l'œuvre de Deleuze semble souvent témoigner, pour le bien mutuel de l'un et de l'autre.

Dans les années 1970 et 1980, philosophes, artistes, militants découvraient à l’Université Paris 8 la pensée de Deleuze se faisant. L’art est ce qui résiste même si ce n’est pas la seule chose qui résiste. Une conférence enregistrée en 2015. Raymond Bellour, écrivain, critique et théoricien, principalement connu pour ses essais sur le cinéma. La résilience dans les situations extrêmes.

La religion, moyen d'oppression ou obstacle à l'oppression ? Religion sans Dieu (pour lecteur curieux) • Labor et Fides • Fiche de lecture, Athéisme, Religion, Ronald Dworkin, État, Loi, tolérance. 1. Pour un athéisme religieux Un oxymore à première vue : la religion pourrait-elle se passer de Dieu ? Dworkin, lui, considère la religion avant tout comme un acte, une « attitude » qui consiste à reconnaître deux valeurs (qu’il affirme comme telles) : le sens et l’importance objective de la vie humaine, et le caractère sublime de la nature et de l’Univers.

Dworkin définit ainsi une « métaphysique de la valeur », qui n’est pas sans rappeler les postulats de la raison pratique de Kant. 2. Dworkin propose que les convictions religieuses qui ont droit d’être protégées par l’État soient identifiées « par leur contenu et non par la ferveur avec laquelle elles sont entretenues ». 3. Mathématiciens et astrophysiciens construisent l’image d’un univers beau par l’équilibre de ses lois mêmes. Camus in America. Alice Kaplan is the John M. Musser Professor of French at Yale University. Her most recent book, Looking for The Stranger: Albert Camus and the Life of a Literary Classic, is an essential work, an in depth biography of The Stranger. It was published simultaneously in America and in France in September 2016 (En quête de L’Étranger, Gallimard). Alice Kaplan works at the intersection of literature and history, using a method that allies archival research with textual analysis.

She is a former Guggenheim Fellow, a member of the American Academy of Arts and Sciences, and a recipient of the French Légion d’Honneur as well the Los Angeles Times Book Prize in History (for The Collaborator) and the Henry Adams Prize (for The Interpreter). She is the author of French Lessons: A Memoir (1993), The Collaborator: The Trial and Execution of Robert Brasillach (2000), The Interpreter (2005), Dreaming in French: The Paris Years of Jacqueline Bouvier Kennedy, Susan Sontag, and Angela Davis (2012).

Le concept de "race" peut-il s'appliquer à l'espèce humaine ? L'utilisation de l'expression "individu de race noire" par le ministère de la Justice a provoqué un tollé sur la Toile ce 18 octobre. Et pour cause : le terme de "race" n'a aucune légitimité scientifique. Mais certains pensent que le concept est à sauvegarder pour lutter contre le racisme même. "Il s’agit d’un individu de race noire, porteur de lunettes de vue, 1 mètre 75, cheveux noirs et courts". L’alerte enlèvement du ministère de la Justice, publiée le 18 octobre au soir, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux.

Le sujet est sensible, particulièrement résilient, et suscite immanquablement l'émoi. L'homogénéité de l'espèce humaine Dans Continent sciences, en 2008, Stéphane Deligeorges s’entretenait avec le biologiste moléculaire Bertrand Jordan, auteur de L'humanité au pluriel : la génétique et la question des races (Le Seuil, 2008) sur cette question persistante.

Écouter L'unicité de l'espèce humaine, dans Continent sciences le 19 octobre 2016 Durée : 1h Durée : 30 min. Rouge-vie ou les aventures d'une couleur-reine. Bernard Stiegler. «La prison a été ma grande maîtresse» • Entretiens, Bernard Stiegler, Ars Industrialis, Numérique, Capitalisme, Désir. Justice pour les hérissons. La vérité des valeurs (pour lecteur averti) • LABOR ET FIDES • Fiche de lecture, Ronald Dworkin, Justice, Morale, Dignité, Politique. 1. La vérité des valeurs Le titre de l’ouvrage fait allusion à un vers du poète grec Archiloque : « le renard sait de nombreuses petites choses, mais le hérisson en sait une grande ». Contre les « renards » qui font des valeurs éthiques et morales un ensemble souvent discordant de croyances purement subjectives, Dworkin soutient qu’elles ont une vérité indépendante de l’adhésion des sujets. Le scepticisme des « renards » se contredit puisque, pour déclarer subjectives les valeurs, il lui faut croire à la vérité objective de ce qu’il affirme, donc adopter une position déjà morale.

Moyennant un travail d’interprétation des principes moraux, il est en outre possible de tisser entre eux une cohérence, l’« intégration » d’un système moral étant la condition de sa recevabilité. 2. Une éthique du « bien vivre » 3. Les hommes qui se laissent vivre en toute passivité manquent de dignité, cette valeur morale servant aussi à Dworkin d’étalon pour juger de la légitimité d’un régime politique. Que nous apprend la science sur la conscience ? Loyola, le baroudeur de la grâce. Louis Marin sur les chemins de traverse. Il n’est de portrait que d’essence, et la figure de portraiture est bien la transfiguration d’une histoire et d’une existence en mythe et en légende, parce qu’à sa façon, le portrait achève le sujet existentiel de cette histoire en l’immobilisant dans sa vérité singulière et essentielle. [1] Qui dira comment faire le portrait intellectuel de Louis Marin, lui qui a su consacrer tant d’heures et de pages à étudier des portraits et à réfléchir à la nature de tout portrait, à cette forme de représentation, à sa façon de porter absence et présence ?

Lui qui a si soigneusement montré que tout portrait se doit de révéler l’essence d’un sujet, et qui a tout aussi scrupuleusement soumis à une analyse critique la substance de tout sujet ? Philosophie, histoire, théorie En janvier 1992, quelques mois avant sa disparition à l’âge de 61 ans, Louis Marin a publié sous le titre Lectures traversières un recueil d’articles parus entre 1976 et 1990. Parcours, au pluriel Une critique du « sujet » "Histoire(s) de médium : philosophie par la peinture" de Patrick Vauday. En 1966, Marcel Duchamp, comme on l'a entendu, n'avait plus d’idée, du moins, plus aucune qui ne le touche, qui ne le guide pour se remettre à la peinture, à ce moment-là.

En parlant de l'idée comme ce qui doit forcément précéder la mise en œuvre, Marcel Duchamp met le doigt sur cet éternel débat dans la création entre les idées et les arts, et plus largement, il touche à ce qui fera l'objet du débat entre la philosophie et l'art, la 1ère censée apporter l'appareil conceptuel à la 2nde qui n'est que matière. Il est pourtant plus intéressant de décaler cette opposition, et non pas en dehors de celle-ci, mais au sein de celle-ci : de trouver en fait un juste milieu. Quelques années auparavant, Duchamp avait justement tenu une conférence sur l'acte créateur et il avait alors fait le portrait de l'artiste en médium. L’utopie de Thomas More : "Quand on ne peut pas atteindre la perfection, il faut au moins atténuer le mal"

Écologie des monades. Décoloniser la philosophie. La Critique de la raison pure d’Emmanuel Kant (1/4) : Le monde : entre déterminisme et liberté. Michaël Foessel inaugure la semaine en retraçant la genèse de La Critique de la raison pure et en éclairant les concepts fondamentaux qui accompagneront ce parcours de l’œuvre fondamentale du philosophe de Koenigsberg. La métaphysique leibnizienne s'en remet à Dieu pour rendre raison d'un monde entièrement contingent ; le déterminisme spinoziste identifie la nature à Dieu et rend tout nécessaire. Devant les antinomies de la raison, notamment celle de l’origine du monde, Kant sort de son "sommeil dogmatique" et rédige pendant dix ans la Critique de la raison pure. Le texte du jour « En feuilletant rapidement votre livre, je me suis arrêté sur la note de la page 339, contre laquelle il me faut protester.

Emmanuel Kant, Correspondance (Gallimard) Lectures - Leibniz, Théodicée, §7 - Emmanuel Kant, Correspondance, Lettre à Garve du 21 septembre 1798 (Gallimard, 1991) Références musicales - Aufgang, Barock - Louis Armstrong, What a wonderful world - Israel Kamakawiwo’ole, Over the rainbow Intervenants. L’intérêt général, une affaire d’incitations. Recensé : Jean Tirole, Économie du bien commun, Paris, PUF, 2016, 629 p., 18 €. Jean Tirole, récipiendaire en 2014 du prix de la Banque centrale de Suède en mémoire d’Alfred Nobel, vient de faire paraître Économie du bien commun. Un ouvrage épais, mais écrit d’une manière simple dans le but de mettre à la portée du plus grand nombre de lecteurs la démarche et les principaux résultats qui lui valent d’être distingué de ce prestigieux prix.

L’ouvrage est déjà un succès de librairie, avec plus de 70 000 exemplaires vendus, ce qui est exceptionnel pour un ouvrage de sciences sociales. Dépouillé de toute technicité, l’ouvrage se lit agréablement et permet de suivre, d’une manière sûre et bien conduite, certains développements récents de la théorie économique, dont les principaux outils (théorie de l’information, théorie des jeux, incitations, etc.) sont présentés au fil de l’ouvrage. Deux notions clés : information et incitations Le faux dilemme entre laisser-faire et régulation. Justice pour les hérissons. La vérité des valeurs (pour lecteur averti) • LABOR ET FIDES • Fiche de lecture, Ronald Dworkin, Justice, Morale, Dignité, Politique.

La vérité sur Machiavel. Les Etats-Unis vus par les philosophes (2/4) : D’Emerson à Cavell, la naissance de la philosophie américaine. Ralph Waldo Emerson ou la naissance du transcendantalisme américain. Comment recommencer la philosophie dans ce nouveau monde qu'est l'Amérique ? Et l'Amérique est-elle vraiment ce nouveau monde, tout différent de la vieille Europe ? Sandra Laugier nous raconte aujourd'hui comment sortir du conformisme sans s'extraire de la démocratie, avec l'aide d'Emerson et sa rupture avec l'Europe, ainsi que Cavell et son intérêt peu ordinaire pour le cinéma. Le texte du jour « Celui qui voudrait être un homme doit être non-conformiste. Celui qui voudrait cueillir des lauriers immortels ne doit pas en être empêché au nom de la bonté, mais doit rechercher s’il s’agit vraiment de bonté.

Emerson, La confiance en soi Lecture - Emerson, La confiance en soi (Payot Rivages, 2000) Extraits - The Awful Truth, film de Leo McCarey (1937) - Le cercle des poètes disparus, film de Peter Weir (1990) - Philadelphia Story, film de George Cukor (1940) Références musicales - Nina Simone, feeling good - Chelsea, Amérique Voir plus.