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Le changement perpétuel au cœur des rapports de domination. 1Les lieux où se prennent les décisions structurantes n'ont sans doute jamais été aussi inaccessibles aux citoyens du monde entier. Qu'il s'agisse des gouvernants des États les plus riches, des experts des institutions internationales, des dirigeants des multinationales les plus influentes ou encore des « marchés », sans oublier les « agences de notation », les membres de ces élites politiques, économiques et techniciennes agissent de façon largement indépendante de tout contrôle démocratique, alors que leurs décisions concernent durablement un nombre croissant d'individus. 2Les dissymétries dans le champ du pouvoir sont d’autant plus « insurmontables » (Foucault, 1975, p. 258), que ces décisions consistent en une succession ininterrompue d’injonctions au changement, tant au niveau des politiques publiques que des stratégies d'entreprises.

La volonté de changer comme composante du travail industriel Une première source d’accélération du changement : la construction néolibérale du monde. Ils ont marché sur mes rêves. Les contrats à impact social : une menace pour la solidarité. Le gouvernement a inauguré le 16 mars 2016 de nouveaux dispositifs de financement de l’action sociale, les Social impact bonds, rebaptisés en français « Contrats à impact social » (CIS).

Des investisseurs privés tels que des banques pourront financer des projets sociaux, puis être remboursés par l’État ou les collectivités territoriales si « l’impact social » de ces projets est avéré. Cet article vise à présenter le cadre politique et institutionnel de ces « innovations sociales », mais surtout, à partir de l’étude d’un projet dans la protection de l’enfance, à s’’interroger sur les transformations qu’elles opèrent dans la définition d’une politique de solidarité et les enjeux qui en découlent pour les pratiques professionnelles et les bénéficiaires. La libéralisation du secteur social, initiée par l’agenda de Lisbonne en 2000, prend une nouvelle forme avec l’aggiornamento de l’État social.

Les contrats à impact social Qui a porté ces initiatives en France ? Des pratiques modifiées. La connexion chinoise. Jean-François Huchet est professeur en économie et société des mondes chinois contemporains à l’INALCO et directeur-adjoint du GIS-Réseau Asie CNRS. Il enseigne l’économie chinoise et asiatique. Ses recherches portent sur le rôle de l’État dans le développement industriel de la Chine, dans une perspective comparative avec l’Inde. Il a récemment publié : (avec Joël Ruet et Xavier Richet), Chine, Inde : les firmes au cœur de l’émergence, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2015. « From Dirigism to Realism : Chinese Industrial Policy in the Era of Globalization », in Xavier Richet, Violène Delteil, and Patrick Dieuaide (eds.), Strategies of Multinational Corporations and Social Regulations, Berlin, Springer-Verlag, 2014, pp. 57-76. « 1989 and the Advent of an Authoritarian State Capitalism in China », in Jacques Rupnik (eds.), 1989 as a Political World Event, London, Routledge, 2014, p. 169-182.

Prise de vues, montage et retranscription de l’entretien : Mélanie Cournil. CORDIER DesignH2PTM. L'abduction: une pratique de la découverte scientifique et littéraire. À l’heure où l’accès à l’information se généralise, les situations auxquelles nous sommes confrontés sont marquées à la fois par l’incertitude, l’urgence, la simultanéité et la multidimensionnalité.

L’enjeu consiste alors à penser autrement, savoir trouver les bonnes relations, les bons « interprétants ». La logique rationnelle ne suffisant plus, il faut faire appel à des ressources incertaines, que d’aucuns nomment «intuition » (inspiration issue de l’expérience), « bricolage » (inventivité face à une réalité où la contingence domine), ou encore « sérendipité » (faculté de saisir et d’interpréter ce qui se présente à nous de manière inattendue). Ces savoirs pratiques, parfois issus de traditions anciennes oubliées, se caractérisent notamment par la combinaison de l’expérience et de l’information et permettent d’appréhender la singularité des situations. Ce sont des pratiques abductives, au sens où l’on adopte des hypothèses plausibles susceptibles d’être vérifiées ultérieurement. Ne dites plus Smartphone ou Ordiphone, mais Mobile multifonction. Au Journal officiel ce matin, une nouvelle liste de vocabulaire de l’informatique a été adoptée en France par l’inévitable commission d’enrichissement de la langue française, anciennement connue sous le nom de commission générale de terminologie.

Celle qui a pour objectif « de mettre à la disposition des services de l’État le vocabulaire français qu’ils sont de par la loi tenus d’utiliser à la place des termes et expressions équivalents en langues étrangères », s’est attaquée une nouvelle fois à de plusieurs piliers de l’écosystème des nouvelles technologies. Un univers où la langue de Molière peine à trouver sa place, sans l’aide évidemment de cette instance qui a déjà traité « encre en poudre » (toner), « mot-dièse » (hashtag) ou « imagettes » (thumbails) parmi les 850 termes répertoriés en septembre dernier.

Dans une nouvelle salve, plusieurs expressions ont été passées à la moulinette de nos Super Dupont. . « Fibronic » au lieu de « Fiber-optic » Crise culture 6.2. LE gros chantier de 2018 : réduire la dette numérique. Voilà maintenant près de 5 ans que nous parlons de transformation digitale, ou plutôt que le terme est utilisé. Aujourd’hui, tout le monde est à peu près d’accord pour reconnaitre qu’il se passe quelque chose et qu’il y a urgence, mais force est de constater que chacun y va à son propre rythme. Le problème est que la phénomène de transition numérique est inexorable, il se poursuit quels que soient les secteurs d’activité et ne semble pas ralentir. Si jusqu’à présent la plupart des entreprises et marques ont plutôt bien tenu le choc du numérique en bricolant des projets à droite et à gauche (boutique en ligne, pages Facebook, hackathons…), elles ont surtout profité de l’inertie du marché pour pouvoir retarder l’échéance.

Jusqu’ici tout va bien… À mesure que leur rente de situation s’amenuise, ces entreprises accumulent petit à petit un retard, un peu comme quelqu’un qui s’endette tous les mois sans trop y faire attention, jusqu’à ce qu’il se retrouve en situation d’insolvabilité. L'intelligence artificielle est un outil. Un certain nombre de mythes et de peurs émaillent le parcours de l'intelligence artificielle depuis sa naissance dans les années 1950. Ces mythes ont nourri et continuent à nourrir récits et films de science-fiction en tout genre. Comme l'a démontré Olivier Ezratty, consultant en nouvelles technologies, dans un billet intitulé "Douze mythes de l'intelligence artificielle" (1), les idées reçues sont nombreuses dans ce domaine, et les discours volontiers alarmistes.

Il y a cependant un véritable contraste entre ces discours et les applications concrètes de l'intelligence artificielle, en particulier en entreprise. Comme le rappelle Fred Cavazza, les premiers résultats sont probants, mais demandent un certain nombre de pré-requis, les solutions à base d'intelligence artificielle étant particulièrement complexes à mettre en oeuvre. [consulté le 11 décembre 2017] Internet est mort, vive le Trinet ? Google, Facebook et Amazon se sont accaparés le Web. Cette domination était loin d’être aussi écrasante il y a encore quatre ans, et semble non seulement bien partie pour durer, mais devrait signer la mort d'un Web fondé sur la diversité et la liberté, comme le démontre le développeur brésilien André Medeiros - dit André Staltz - dans un post publié sur Medium.

Nous nous dirigeons, à ses yeux, vers l'avènement d’un « Trinet » aux allures de dystopie. « J’ai inventé le Web, mais vous tous avez contribué à en faire ce qu’il est aujourd’hui », lançait en mars dernier Tim Berners-Lee. Le père du Web s’inquiétait alors de la triple menace pesant sur sa création, pointant la perte de contrôle de nos données personnelles, l’enjeu des fake news et l’industrie de la publicité politique en ligne. « Tim lui-même assure que le Web est en train de mourir », souligne André Staltz. Mais le développeur brésilien a, lui, daté très précisément le « début de la fin » : le Web est mort en 2014. Comprendre, en Intelligence Artificielle et Intelligence Humaine. Les récentes publication de PIRLS sur la lecture et la compréhension mettent en évidence le fait que le système scolaire français développe mieux le décodage que la compréhension (de textes écrits).

La mise à disposition, par Libération, du hors-série « voyage au coeur de l’IA » (20/12/2017), permet à chacun de nous de se faire un panorama de la question de « l’intelligence artificielle » à ce jour. Au coeur de ces articles et interview, mais plus généralement derrière tous ces propos actuels sur l’IA, est posée la question de ce que signifie « comprendre ». Dès les premiers pas de l’informatique éducative, on s’est heurté à la question de l’analyse des réponses des utilisateurs aux questions posées par les ordinateurs. Les limites de l’informatique ont rapidement fait déchanter tous ceux qui rêvaient d’un « analyseur de réponses » intelligent, d’un traducteur automatique, d’un transcripteur voix/texte parfait (speechtexter proposé par Google n’est pourtant pas si mal…).

Le Libellio d volume 13 numéro 4 Hiver 2017. Nouveautés 2017 | Thierry Libaert.