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Inegalités scolaires: carte scolaire...

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Les écarts éducatifs augmentent avec l'âge révèle une étude de l'OCDE. Que deviennent les écarts de compétences entre jeunes favorisés et défavorisés après qu'ils quittent l'Ecole ?

Les écarts éducatifs augmentent avec l'âge révèle une étude de l'OCDE

On sait que les jeunes de milieu favorisé ont un niveau de compétences en littératie et numératie plus élevé que celui des jeunes défavorisés. La vie professionnelle augmente-elle cet écart ou au contraire celui ci diminue-t-il ? Cahier 107 .Hirtt Delvaux.Final. Inégalités sociales. Inégalités sociales et migratoires : comment l’école les amplifie ? Le Cnesco a mobilisé 22 équipes de chercheurs français et étrangers (sociologues, économistes, didacticiens, psychologues).

Inégalités sociales et migratoires : comment l’école les amplifie ?

Inégalités scolaires en France, quelques pistes d'analyse. En France, les collégiens et lycéens d’origine aisée comptent en moyenne dans leur classe deux fois plus de camarades également d’origine aisée que les élèves des classes moyennes et populaires.

Inégalités scolaires en France, quelques pistes d'analyse

De même, les meilleurs élèves comptent en moyenne deux fois plus de camarades d’un niveau équivalent au leur que les autres élèves. (Cneso, 2015). Collèges publics, collèges privés : pour un brassage social. En tant qu’habitants et parents du XVIIIe arrondissement, concernés par des mesures visant la mixité sociale dans les collèges, nous sommes témoins d’une médiatisation caricaturale du débat soulevé par l’expérimentation «multi-collèges».

Collèges publics, collèges privés : pour un brassage social

En effet, depuis le 30 novembre, où a été divulgué le projet touchant les collèges Hector-Berlioz et Antoine-Coysevox, il n’est pas rare de lire que notre collectif mène une «fronde contre la mixité sociale» ou qu’il ne la veut que «chez les autres». Cette tribune nous offre l’occasion d’exposer la raison principale de notre résistance à ce dispositif : en l’état, il n’est pas un projet de mixité sociale. Pour en rappeler le contexte, cette expérimentation a été hâtivement conçue pour la rentrée 2017 afin de répondre aux difficultés touchant des collèges publics parisiens. Pierre Mathiot : « L’histoire de notre système éducatif est imprégnée par l’élitisme » Ancien directeur de Science Po Lille, Pierre Mathiot préconise d’accompagner beaucoup plus de jeunes pour briser les « plafonds de verre » qui les empêchent de faire des études.

Pierre Mathiot : « L’histoire de notre système éducatif est imprégnée par l’élitisme »

Pierre Mathiot est délégué ministériel aux parcours d’excellence et professeur des universités à Sciences Po Lille. Alors directeur de cet établissement, il avait créé le programme PEI, une préparation aux concours des Instituts d’études politiques destinée aux élèves de condition modeste. Les élèves scolarisés en éducation prioritaire bénéficient-ils d’un enseignement de moindre qualité. Dans la synthèse de son rapport « Comment l’école amplifie-t-elle les inégalités sociales et migratoires ?

Les élèves scolarisés en éducation prioritaire bénéficient-ils d’un enseignement de moindre qualité

», le conseil national d’évaluation du système scolaire français (CNESCO)[1]conclut que, loin de constituer une discrimination positive, l’éducation prioritaire « pourrait progressivement avoir créé des inégalités de traitement en défaveur des élèves défavorisés » (p. 33) et être « fortement associée à la dégradation du niveau des élèves » (p. 32). Les auteurs du rapport affirment notamment que « les élèves scolarisés en éducation prioritaire ne bénéficient pas d’une qualité d’enseignement identique à celle des élèves scolarisés en établissements du secteur ordinaire » (p. 14), en particulier pour le temps d’apprentissage considéré comme l’une des deux dimensions centrales dans la réussite scolaire.

Autour des recherches en éducation et formation. Le constat de l’accroissement des inégalités scolaires (et sociales) en France, relevé par les dernières évaluations PISA et par le récent rapport du CNESCO, alarme les partenaires de l’école et relance le débat de « la gestion de l’hétérogénéité des élèves ».

Autour des recherches en éducation et formation

La réponse classique à cette diversité (culturelle, sociale, scolaire, cognitive, etc.), qui s’est traduite par de nombreux travaux de recherche dans les années 1980-1990, a été d’envisager une pédagogie différenciée, concept qui s’est traduit, lors de la réforme éducative au Québec (« le Renouveau pédagogique »), par un appel à la différenciation pédagogique à l’attention des enseignant.e.s. Theconversation. Les comparaisons internationales éclairent les racines de la spécificité française en terme d’inégalités scolaires, et même si elles ne sauraient révéler un « one best way », elles peuvent suggérer des pistes politiques, dans un domaine où les pays gardent une certaine maîtrise.

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À cet égard, les évolutions constatées entre les dernières enquêtes PISA (2009-2012 notamment) constituent des expériences en vraie grandeur : dans certains pays, les performances des élèves ont significativement évolué, alors que certaines politiques étaient mises en œuvre. En Allemagne, les performances sont à la fois plus élevées et moins inégales, alors qu’ont été développés des standards nationaux faisant l’objet d’évaluations, et qu’on a accru le nombre d’écoles offrant une journée complète de cours. Enseignements clairs A contrario, un pays comme la Suède dont les élèves avaient, dans les premières enquêtes, des performances élevées et égalitaires, a vu ses performances se dégrader sensiblement. L’école française, championne des inégalités sociales ? Jusqu’au seuil du vingt et unième siècle, nous pouvions croire, et certains y croyaient, que nous avions l’école la meilleure du monde.

L’école française, championne des inégalités sociales ?

Les devoirs entretiennent-ils les inégalités en matière d'éducation ? Les devoirs et les inégalités scolaires. Les devoirs donnés à la maison sont bien un facteur d'accroissement des inégalités sociales de réussite scolaire, souligne l'OCDE dans un Pisa à la loupe.

Les devoirs et les inégalités scolaires

" Les devoirs représentent une possibilité supplémentaire d’apprentissage ; toutefois, ils sont susceptibles de creuser les inégalités socio-économiques dans les résultats des élèves. Les établissements d’enseignement et les enseignants devraient trouver les moyens d’encourager les élèves en difficulté et défavorisés à faire leurs devoirs. Ils pourraient, par exemple, proposer d’aider les parents à motiver leurs enfants pour qu’ils fassent leurs devoirs et offrir aux élèves défavorisés la possibilité de faire leurs devoirs dans un endroit calme lorsqu’ils n’y ont pas accès à la maison", déclare l'OCDE. Toujours est-il que les devoirs constituent bien un des outils avec lesquels l'Ecole contribue à la fabrication des inégalités sociales. Les enseignants restent devant la difficulté de permettre la réussite de tous.

Pisa à la loupe. Pourquoi considérer le décrochage scolaire comme un problème. Poser aujourd’hui cette question pourrait être considéré comme une provocation. En effet, le décrochage scolaire est devenu en quelques années seulement la principale désignation des problèmes du système éducatif en France. Il semble résumer l’ensemble des manquements de l’école à ses missions. Médias et responsables politiques utilisent de plus en plus le terme « décrocheurs » pour désigner tout à la fois des victimes de l’échec scolaire, des jeunes désocialisés, de futurs chômeurs ou délinquants, voire de possibles terroristes.

Pourtant, si on considère le décrochage scolaire comme l’inachèvement d’une scolarité secondaire complète, force est de considérer que le problème ainsi identifié a connu une ampleur bien plus importante par le passé et qu’il diminue tendanciellement dans le temps. En 1980, 39 % des jeunes sortaient de l’école sans diplôme ou avec le seul brevet. Il faut donc envisager le problème du décrochage scolaire comme une construction historique et sociale. L’école française, démocratique ou élitiste. La rentrée scolaire 2015 a fait l’objet de polémiques centrées sur l’inégalité de l’école française.

Le débat est aussi présent parmi les chercheurs : l’école française se démocratise-t-elle ou les logiques de reproduction sont-elles dominantes ? L’une et l’autre se combinent-elles ? Un bilan est-il possible ? Pour répondre à ces interrogations, les sociologues ont décliné le concept de démocratisation de l’enseignement de différentes façons : démocratisation quantitative, qualitative, uniforme, ségrégative… Autant de notions essentielles à la compréhension des transformations actuelles de l’école française.

Le rapport Delahaye présenté à François Hollande. MixitesocialeSegregationscolaire. Note 36 geographie ascension sociale ok. Philippe Meirieu : Pour une Ecole de l’égalité réelle. La Refondation ? Trop de questions sont restées sans réponse, trop de réponses restent insatisfaisantes. Moment fort, l'intervention de Philippe Meirieu en clôture de l’Université d’Automne 2015 du Snuipp a été fortement appréciée des enseignants en mal de reconnaissance. Professeur en sciences de l'éducation, vice-président de la région Rhône-Alpes en charge de la formation, Philippe Meirieu a captivé les enseignants en leur parlant de la transformation de l'Ecole, celle qu''ils attendaient avec l'alternance de 2012.

Car la Refondation de l’Ecole s’imposait, et sur le papier, il y a bien des choses qui vont dans le bons sens comme l’idée du « plus de maîtres que de classes » ou l’accès à la scolarité des moins de trois ans. Pourtant, sur le terrain, les enseignants ont le sentiment que la Refondation a été usurpée. Dt ascenseur social 06112015. La géographie de l'ascension sociale. Carte scolaire: des collégiens affectés en fonction de leur catégorie sociale? Après avoir lancé le chantier de la réforme du collège, remis en question les notes chiffrées et le redoublement, et refondu tous les programmes scolaires du CP à la troisième, Najat Vallaud-Belkacem a décidé d'ouvrir un nouveau front particulièrement sensible, celui de la mixité scolaire au collège. Comme L'Express le révélait dès le mois de janvier, la ministre de l'Education nationale s'est mis en tête d'en finir avec les collèges "ghettos", ces établissements parfois difficiles qui accueillent majoritairement des jeunes issus de milieux défavorisés.

Des collèges sans aucune mixité sociale, soigneusement contournés par les parents "bien informés" des classes plus favorisées socialement. >> Lire aussi: "La mixité sociale forcée, c'est pas gagné" "Élargir la base de recrutement des établissements" En janvier dernier, le ministère de l'Education nationale avait envoyé une circulaire aux recteurs pour les inviter à se rapprocher des conseils généraux, qui financent les collèges.