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Les impacts sur l'eau

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Le réchauffement climatique va modifier l’amplitude des marées en Europe. Les fluctuations du niveau des océans pourraient fragiliser le littoral et entraîner des perturbations de l’écosystème.

Le réchauffement climatique va modifier l’amplitude des marées en Europe

Entre 1901 et 2010, les niveaux des océans et des mers de la planète ont augmenté d’environ 19 centimètres à cause de la fonte des glaces. D’ici à la fin du siècle, l’élévation de leur niveau pourrait même atteindre deux mètres si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter au rythme actuel. Conséquence directe du réchauffement climatique, cette hausse engendre d’autres phénomènes. Selon un article de chercheurs français publié dans la revue scientifique Continental Shelf Research, lundi 10 avril, l’amplitude des marées va osciller de 15 % par rapport au niveau moyen des mers. Aux USA, la montée des eaux met en péril la Côte est. Une nouvelle étude de la National Oceanic and Atmospheric Administration révèle la vulnérabilité extrême de la façade atlantique.

Aux USA, la montée des eaux met en péril la Côte est

Commandé en 2015 sous l’administration Obama, le dernier rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) sur l’élévation du niveau marin a été discrètement publié mardi 24 janvier sur le site Internet de l’agence, sans tambour ni trompette. Il est pourtant d’une singulière importance : il montre que les côtes américaines, en particulier sur la façade atlantique, sont parmi les plus vulnérables au monde à la montée des océans.

Selon les calculs des chercheurs de la NOAA, le pire scénario correspondrait à une élévation de 2,5 mètres le long de ces côtes d’ici à la fin du siècle en cours. Soit une estimation revue à la hausse de quelque 60 centimètres par rapport au dernier rapport analogue, qui ne remonte qu’à 2012. Le littoral français recule de manière accélérée. Les parlementaires examinent une proposition de loi pour permettre aux territoires de s’adapter à l’érosion.

Le littoral français recule de manière accélérée

Le recul du trait de côte pourrait atteindre, par endroits, 50 mètres en 2050. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo Un rempart contre l’océan… Cette parade illusoire ne convainc plus, alors que la puissance de l’érosion à l’œuvre sur une bonne partie des quelque 20 000 km de littoral français, alliée à la montée des eaux, fait reculer les dunes, effrite les falaises, engendre éboulements et submersion marine. Le rythme du changement est encore loin d’être connu partout, mais l’expertise progresse. L’inquiétude aussi : au moins 22 % des côtes reculent, de 10 cm jusqu’à 8 m par an en moyenne. Aucun département côtier n’est épargné. L’ampleur du repli des banquises surprend les scientifiques. Depuis novembre, la couverture mondiale de glace de mer accuse une perte de plus de trois millions de kilomètres carrés par rapport à la moyenne 1981-2010.

L’ampleur du repli des banquises surprend les scientifiques

La chute est si spectaculaire qu’on croit d’abord à une erreur. Nulle erreur pourtant : au cours des quatre derniers mois de l’année, la couverture mondiale de banquise a accusé un effondrement inédit en plus de trente ans d’observations. En novembre et décembre, un déficit presque constant de plus de trois millions de kilomètres carrés (km2) de glaces de mer a été enregistré par rapport à la moyenne 1981-2010, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) américain. Australie : année noire pour la Grande Barrière de corail. A Bangalore, en Inde, la crise de l’eau dégénère en émeute urbaine. La faible mousson estivale et la riziculture épuisent les ressources en eau du fleuve Cauvery, qui traverse les deux Etats rivaux du Karnataka et du Tamil Nadu.

A Bangalore, en Inde, la crise de l’eau dégénère en émeute urbaine

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) C’est une crise de l’eau qui dégénère en conflit meurtrier dans le sud de l’Inde. A l’origine des émeutes qui ont déjà fait deux morts et qui paralysent Bangalore, la capitale du Karnataka, la rivalité entre les deux Etats voisins Karnataka et du Tamil Nadu pour accéder au fleuve Cauvery irriguant leur territoire. Des dizaines de bus ont été incendiés, des commerces ont été attaqués et près de 400 émeutiers ont été arrêtés.

Le couvre-feu décrété par la police de Bangalore a été levé mercredi 14 septembre au matin, mais les rassemblements de plus de cinq personnes y restent interdits. Lire aussi : En Inde, Paysans et tradeurs guettent la mousson Besoins en irrigation. Quand l’océan se meurt, la planète aussi. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo (Hawaï, envoyée spéciale) Au milieu du hall d’exposition du congrès de l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN), qui se tient à Hawaï jusqu’au 10 septembre, trône une très grosse mappemonde de l’agence météorologique et océanique américaine (NOAA).

Quand l’océan se meurt, la planète aussi

Elle se taille un franc succès auprès du public en montrant en accéléré le réchauffement de l’océan, ainsi que l’augmentation de son taux de salinité depuis la fin du XXe siècle : la planète vire à l’écarlate. Lire aussi : Il fait toujours plus chaud sur la planète Terre Et la gigantesque masse océanique qui la couvre à 71 % – soit 360,6 millions de kilomètres carrés –, devrait encore gagner un à quatre degrés d’ici à 2100. L’élévation du niveau des mers pourrait atteindre 2 mètres à la fin du siècle. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Clémentine Thiberge Si la montée des eaux est inévitable, elle risque également d’être plus importante que prévu – jusqu’à 2 mètres d’élévation d’ici la fin du siècle.

L’élévation du niveau des mers pourrait atteindre 2 mètres à la fin du siècle

C’est ce que suggère une étude américaine publiée le 31 mars dans la revue Nature. Changement climatique : cinq îles des Salomon disparues sous les eaux du Pacifique. Cinq îles des Salomon, dans le Pacifique, ont disparu en raison de la montée des eaux et de l’érosion côtière, selon une étude scientifique australienne publiée samedi 7 mai.

Changement climatique : cinq îles des Salomon disparues sous les eaux du Pacifique

Six autres sont fortement touchées. Les cinq îles qui ont totalement disparu (Kakatina, Kale, Rapita, Rehana et Zollies) étaient des îles non habitées mais porteuses de végétation, d’une superficie allant jusqu’à 5 hectares et sur lesquels les pêcheurs faisaient parfois escale. « Il ne s’agit pas seulement de petits îlots sablonneux », a expliqué Simon Albert, l’un des scientifiques auteurs de l’étude, à l’Agence France-Presse. Australie : la Grande Barrière de corail pourrait disparaître. « La majorité des coraux de la Grande Barrière pourrait avoir disparu quand un enfant né aujourd’hui fêtera ses 18 ans. » Cette annonce du Centre pour la science du système climatique (ARCCSS), un organisme financé par le gouvernement australien, vient s’ajouter aux nouvelles particulièrement alarmantes tombées ces dernières semaines à propos de la mauvaise santé du joyau du patrimoine australien.

Australie : la Grande Barrière de corail pourrait disparaître

Montée des eaux : 824 millions d'humains menacés en 2030. Les pays les plus exposés sont la Chine, l'Inde, le Bangladesh, l'Indonésie et le Viêt Nam.

Montée des eaux : 824 millions d'humains menacés en 2030

Les Etats-Unis sont en 8e position sur cette liste, les Pays-Bas arrivent 19es et le Royaume-Uni, 22e. Nouvelle illustration du réchauffement climatique : cinq îles des Salomon, dans le Pacifique, ont disparu en raison de la montée des eaux et de l'érosion côtière, selon une étude scientifique australienne publiée début mai, et six autres sont fortement touchées. D'ici à 2070, la ville la plus touchée sera Calcutta, suivie par Bombay (Inde) et Dacca (Bangladesh). Les sept villes les plus exposées sont toutes en Asie. Détruire les récifs coralliens, c'est détruire la vie.