1er mai: l'IGPN saisie après la vidéo d'un policier glissant sa matraque dans le pantalon d'un manifestant. Question posée par le 02/05/2019 Bonjour, Votre question a été raccourcie, la voici en intégralité : «Est-il vrai qu’un policier a introduit sa matraque dans l’anus d’un manifestant ce 1er mai 2019 à Paris, comme lors de l’affaire Théo ?
En visionnant cette vidéo de CLPRESS couvrant la manifestation parisienne du 1er mai 2019, j’ai remarqué à la minute 14 seconde 11 qu’un policier semble glisser sa matraque téléscopique volontairement dans le caleçon d’un manifestant en train d’être maîtrisé par 3 ou 4 collègues.» Sur la vidéo filmée par Linepress à laquelle vous faites allusion, on voit à partir de 13 minutes et 40 secondes des policiers interpeller un homme. Le geste qui nous préoccupe a lieu peu après 14 minutes et 11 secondes.
La "nasse", cette technique policière devenue routine des manifs mais au cadre légal incertain. Gaspard Glanz : « Quand le ministre soutient les policiers quoi qu’ils fassent, ils ne respectent pas la loi » Gaspard Glanz, qui a plusieurs fois collaboré à Reporterre a été interpellé samedi 20 avril alors qu’il couvrait la manifestation des Gilets jaunes et gardé à vue pendant plus de 48 heures.
Il lui est interdit de filmer les manifestations à Paris les samedi. Lundi 29 avril, le tribunal correctionnel jugera si cette interdiction peut être levée. À tête reposée, Gaspard Glanz revient sereinement sur son parcours et sur les logiques policières. Violences policières : « On est dans le mensonge d’Etat » TRIBUNE. "Nous assistons à une volonté délibérée de nous empêcher de travailler" : plus de 300 journalistes dénoncent les violences policières. Selon l'association Reporters sans frontières, près de 90 journalistes ont été victimes de violences policières depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".
Les reporters et photographes indépendants figurent en première ligne dans les manifestations. "Un cap répressif a été franchi. " Après l'interpellation et la garde à vue du journaliste indépendant Gaspard Glanz, signataire de cette tribune, lors de la manifestation des "gilets jaunes" le 20 avril, plus de 350 médias, journalistes, photographes, indépendants ou appartenant à des rédactions dénoncent, dans une tribune publiée sur franceinfo.fr, les violences policières subies par leur profession depuis le début du mouvement. Ils alertent sur la précarisation de leurs conditions de travail et les agressions physiques et psychologiques vécues sur le terrain.
Violences policières, une question politique. Tribune.
A l’heure où nous écrivons ce texte, la lumière n’a pas encore été faite sur les circonstances de l’accident mortel qui a coûté la vie à deux jeunes hommes du quartier Mistral à Grenoble. Le sera-t-elle jamais ? Le Parlement européen condamne l’usage des LBD par la police. Pourquoi le gouvernement refuse d'entendre parler de violences policières. Maintien de l'ordre en France : le criminologue Alain Bauer dénonce un armement inadapté utilisé par des policiers non formés. Le professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers a notamment pointé l'usage fait des grenades de désencerclements et des LBD "dans des conditions aléatoires et relatives".
Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a pointé, samedi 2 février, certaines des armes utilisées par les forces de l'ordre lors de manifestations des "gilets jaunes", et notamment les grenades de désencerclement et les lanceurs de balles de défense (LBD). >>Direct. Gilets jaunes : voile médiatique sur les violences policières. Lundi 17 décembre, Amnesty International publiait une enquête dénonçant « le recours excessif à la force par des policiers » pendant les manifestations des gilets jaunes, comprenant de nombreux témoignages de victimes et de secouristes, mais aussi de photographes et journalistes. L’ONG s’inquiète du nombre de blessés très élevé (1 407 manifestants, dont 46 grièvement selon les chiffres officiels), et de l’absence de toute réaction ou de remise en cause de la part des autorités face à un tel bilan.
Cette enquête a fait l’objet d’une couverture médiatique quasi-nulle, qui témoigne du désintérêt des grands médias vis-à-vis des violences en manifestation… lorsqu’elles sont commises par la police. C’est peu dire que l’enquête d’Amnesty International sur les violences policières a eu mauvaise presse. Mention spéciale pour LCI, qui accompagne l’articulet dédié à l’enquête d’Amnesty d’un extrait vidéo plein d’à-propos... intitulé « comment la police a gagné en efficacité » : Violences policières : l'ONU met la France à l'amende - Le Point. Riot control cop kicking down a woman complaining about tear gas as she was sitting in front of a café during a march against labor law in Paris : pics. Vidéo des lycéens à Mantes-la-Jolie : « On peut l’interpréter comme un acte de vengeance » ”Voilà une classe qui se tient sage!“ La police se venge en vidéo. Rarement un document vidéo aura soulevé tant d’émotion.
A part la droite dure, qui se réjouit de voir la jeunesse brutalement mise au pas, les réseaux sociaux ont bruissé dès le soir du jeudi 6 décembre de colère et de dégoût à la vue d’une vidéo enregistrée par les forces de l’ordre, qui montre l’interpellation de plusieurs dizaines d’adolescents, à genoux, immobiles, en rangs serrés, menottés ou les mains sur la tête, sous la garde d’agents en armes. «Les images des lycéens à Mante-La-Jolie encadrés par les policiers sont d’une violence inouïe.» «La nausée. Arrests of Kneeling Student Protesters Draw Outrage in France. A Mantes-la-Jolie, la vidéo de dizaines de lycéens à genoux, mains sur la tête, interpellés par la police. Ils sont plusieurs dizaines d’adolescents, alignés en rangs, genoux à terre, en silence, mains derrière la nuque ou le dos, tête baissée, leur sac à dos sur les épaules, encadrés par des policiers en tenue, debout, casqués, armés de matraques et de boucliers. « Voilà une classe qui se tient sage », peut-on entendre un homme commenter sur l’une des vidéos diffusées – et très relayées – sur les réseaux sociaux jeudi 6 décembre au soir.
Cela faisait plusieurs jours que la tension montait à Mantes-la-Jolie. . « Jets de pierres et de cailloux sur les policiers » L’escalade de violence s’est poursuivie le lendemain. "Qu'ils viennent me chercher": la "provoc" de Macron. Une prise de parole plus qu'attendue.
C'est dans un discours devant les parlementaires de la majorité mardi soir, qu'Emmanuel Macron a décidé de rompre son mutisme, alors que la tempête Benalla fait rage. Les jours derniers ont vu s'entremêler révélations, ripostes politiques et malaise de l'exécutif, après la diffusion d'une vidéo de l'un de ses proches collaborateurs, chargé de sa sécurité pendant la campagne, maltraitant des manifestants le 1er mai dernier. "Riot porn": pourquoi les émeutes fascinent? Dans l'épaisse fumée des gaz lacrymogènes, des manifestants vêtus de jaune poussent des barrières, envoient des projectiles en direction des CRS et accusent des coups de matraque en retour.
A travers la brume toxique, difficile de distinguer l'Arc de triomphe, principal théâtre des affrontements du 1er décembre, au cours desquels au moins 263 personnes ont été blessées. Personne, en France, n'a échappé à ce genre de vidéos et de photos. Sur les réseaux sociaux ou à la télévision, d'impressionnantes images d'émeutes sont diffusées depuis le premier rassemblement des gilets jaunes, le 17 novembre dernier. Critiquées, mais pourtant largement relayées, ces images à la qualité inégale obnubilent les spectateurs : des voitures brûlées, des silhouettes noires renvoyant des bombes lacrymogènes, des silhouettes jaunes balançant des pavés, des détonations de grenades de désencerclement, des tags sur les monuments et un brouillard constant...
A Mantes-la-Jolie, la vidéo de dizaines de lycéens à genoux, mains sur la tête, interpellés par la police. Violences policières : un phénomène grandissant ? Zied et Bouna, Rémi Fraisse, Adama Traoré ou plus récemment à Nantes Aboubakar F.
Sur les réseaux sociaux, où le sujet est viral, la mémoire de ces jeunes tués par la police est sans cesse invoquée pour condamner les violences policières. Les images du comportement d'Alexandre Benalla et de certains CRS qui l'entouraient le 1er mai dernier viennent encore de relancer le débat. L'IGPN, la police des polices, a rendu son rapport à ce sujet ce vendredi. Mais rares sont en revanche les enquêtes qui donnent une vue d'ensemble sur ce phénomène. Pour en parler, il y a, d'un côté, les syndicats de police, et, de l'autre, les associations de victimes. Benalla et l’arc d’extrême droite, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 23 juillet 2018) L’affaire Benalla, c’est la police qui en parle le mieux. « Nous avons le sentiment que d’une affaire Benalla, on est en train de faire une affaire de police (1) », déclare un syndicaliste policier. Précisément.
Et d’ajouter dans un éclair de lucidité dévastatrice : « Ce n’est pas ça la police. Il a ruiné notre image. » Bien sûr, avant d’être dévastatrice, cette lucidité est paradoxale puisqu’elle prend la forme retournée de la dénégation, ce tour du psychisme qui fait dire la vérité mais en énonçant le contraire de la vérité. En lieu et place de « ça n’est pas ça la police » et « il a ruiné notre image », le lecteur attentif aura évidemment rectifié de lui-même pour entendre « la police, c’est tout à fait ça (si ça n’est pas bien pire) » et « il a mis en pleine lumière ce que nous sommes ».