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Brexit : post-référendum, oligarchie triste, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 6 juillet 2016) Les Britanniques, dit-on, ont accoutumé, contemplant la mer depuis la côte de Douvres les jours de brouillard, de dire avec cet humour qui n’appartient qu’à eux que « le continent est isolé ».

Brexit : post-référendum, oligarchie triste, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 6 juillet 2016)

Mais c’est de l’humour. C’est avec le plus grand sérieux au contraire que le commentariat européiste s’est exclamé qu’après le Brexit, « le Royaume-Uni est isolé ». Il faut tenir l’indigence de ce genre d’argument pour un indicateur robuste des extrémités politiques et rhétoriques où se trouve rendue la « défense de l’Europe », qui n’a plus que ça en stock — ça et « la guerre » — pour tenter de s’opposer à la vague sur le point de tout emporter. Ce que l’on apprend sur les Communs en lisant Frédéric Lordon – – S.I.Lex – C’est ma participation à Nuit Debout qui a fini par me donner envie d’ouvrir les livres de Frédéric Lordon, sans trop savoir ce que j’allais y trouver.

Ce que l’on apprend sur les Communs en lisant Frédéric Lordon – – S.I.Lex –

C’est dans la BiblioDebout que j’ai commencé à feuilleter quelque uns de ces ouvrages, avant que l’ami Silvère Mercier ne me prête le livre Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza paru en 2010. Jusqu’à présent, j’avais des idées relativement vagues à propos des thèses de Frédéric Lordon, essentiellement tirées de l’excellente vidéo qu’Usul lui a consacré dans sa série « Mes chers contemporains ». Et je me rends compte surtout que j’étais beaucoup trop éloigné de la philosophie de Spinoza, dont les concepts jouent un rôle central chez Lordon, pour réellement saisir ce que je pouvais en grappiller par le biais de recensions indirectes. Une relecture de Marx à la lumière de Spinoza L’intérêt principal de l’ouvrage consiste à opérer une relecture des théories de Marx à la lumière de la philosophie de Spinoza.

L'Économiste (Frédéric Lordon) Frédéric Lordon sur Nuit Debout, la gauche, le capitalisme, l'Euro et l'Europe néolibérale - Podemos Paris - 3 Juin 2016. L’Obs : l’éviction d’Aude Lancelin était bien politique. Comme le révèle Le Figaro après avoir eu accès à un SMS envoyé par Claude Perdriel, l’éviction d’Aude Lancelin de L’Obs revêt bien une dimension politique.

L’Obs : l’éviction d’Aude Lancelin était bien politique

Jusqu’à présent, la direction de l’hebdomadaire mettait en avant des raisons managériales. Mais ce SMS de Claude Perdriel, actionnaire à 34 % du magazine qu’il a fondé, vient officialiser ce que tout le monde savait déjà. Le 14 mai à 18h26, il envoit à Lancelin : « Chère Aude. Vous avez toute ma sympathie mais la décision du dernier conseil (de surveillance, NDLR) est évidemment irrévocable. Votre talent est indiscutable. Lors de ce conseil de surveillance, qui s’était tenu trois jours auparavant, les actionnaires avaient estimé que les pages Débats, animées par Aude Lancelin, étaient en contradiction avec la ligne « sociale-démocrate » de l’hebdomadaire. En effet, au sein des pages Débats du magazine, Aude Lancelin donnait la parole au mouvement de protestation. Voir notre portait de Claude Perdriel.

L'intello et l'ouvrier. Débat Frédéric LORDON et Jean-Pierre MERCIER. Tourist.information a ajouté dans votre équipe : Nuit debout, convergences, horizontalité, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 25 avril 2016) D’après-vous, qu’est-ce qui a bien pu décider le gouvernement à proposer un tel projet de réforme, et de quoi la loi El Khomri serait-elle le symbole ?

Tourist.information a ajouté dans votre équipe : Nuit debout, convergences, horizontalité, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 25 avril 2016)

Lire aussi , « Fin de cycle pour la social-démocratie », Le Monde diplomatique, mars 2016. Il n’y a aucune autre explication que l’aveuglement idéologique le plus absolu. Ce gouvernement dit de gauche fait en réalité, et dans tous les domaines, la politique la plus à droite qu’aucun autre gouvernement sous la Ve République. Quand on considère les choses avec un peu de recul, il y a là un réel événement politique à l’échelle historique du régime. Les conséquences ne vont pas tarder à s’en manifester — au plus tard lors des élections de 2017 — et elles seront de très grande ampleur. Frédéric Lordon à la bourse du Travail : "Nuit Debout : L'Étape d'Après" Débat entre Frédéric Lordon et David Graeber : les Nuits debout doivent-elles rester sauvages ? Les temps modernes 1/2. Les temps modernes 2/2.

Nous ne revendiquons rien, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 29 mars 2016) Au point où nous en sommes, il faut être épais pour ne pas voir qu’il en va dans les mouvements sociaux actuels de bien plus qu’une loi et ses barèmes d’indemnités.

Nous ne revendiquons rien, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 29 mars 2016)

Mais l’épaisseur, en tout cas en ce sens, c’est bien ce qui manque le moins à ceux qui nous gouvernent et à leurs commentateurs embarqués. Aussi tout ce petit monde continue-t-il de s’agiter comme un théâtre d’ombres, et à jouer une comédie chaque jour plus absurde, les uns affairés à peser au trébuchet leurs concessions cosmétiques, les autres leurs gains dérisoires, les troisièmes à faire l’éloge du raisonnable ou à préparer gravement « la primaire ». Et tous se demandent quelle est la meilleure couleur pour repeindre la clôture du jardinet qu’ils continuent d’entretenir sur les flancs du volcan déjà secoué de grondements. Lire aussi Sophie Béroud, « Imposture de la démocratie d’entreprise », Le Monde diplomatique, avril 2016. Et pas seulement celle-là. Pour la république sociale, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, mars 2016) C’est bien l’esprit de Lampedusa (1) qui plane sur l’époque : tout changer pour que rien ne change.

Pour la république sociale, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, mars 2016)

Et encore, « tout changer »… A peine feindre. A moins, ce qui serait presque pire, qu’ils ne soient sincères : on ne peut pas exclure en effet que les protagonistes de la « primaire à gauche » soient convaincus de produire une innovation politique radicale, alors qu’ils bafouillent la langue morte de la Ve République. Le comble de l’engluement, c’est bien sûr de ne plus être capable de penser au-delà du monde où l’on est englué.

Lordon au plan B.