background preloader

Confidentialité / vie privée

Facebook Twitter

Le site internet des impôts offre à Google des données de millions de Français. Facebook surveille de près vos échanges sur Messenger. En pleine tourmente à cause du scandale Cambridge Analytica, Facebook doit faire face à une multitude d’interrogations concernant ses pratiques en matière de confidentialité et de vie privée sur ses différentes plateformes. Après le réseau social en lui-même, c’est au tour de Messenger, l’application de messagerie lancée par Facebook, d’être au centre de l’attention. En effet, Facebook se permet d’analyser les liens et les images que les utilisateurs s’envoient sur Messenger et même de lire les messages échangés s’ils sont signalés, de manière à s’assurer que les contenus respectent bien les conditions d’utilisation de l’entreprise. Cette surveillance accrue de Facebook au sein de son application de messagerie a été confirmée par Mark Zuckerberg il y a quelques jours à l’occasion d’un long entretien accordé à Ezra Klein sur Vox.

Publicité, propagande... A quoi servent les données personnelles que vous confiez à Facebook ? Empêtré dans le scandale Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg a promis de permettre aux utilisateurs de Facebook de mieux contrôler l'usage de leurs données personnelles. Mais que fait le réseau social de toutes les informations que vous lui donnez ? Franceinfo s'est penché sur la question. Le lieu de vos dernières vacances, votre âge, vos goûts musicaux, vos opinions politiques, la paire de chaussures sur laquelle vous lorgnez... Facebook sait presque tout de vous. Vos données personnelles constituent une véritable mine d'or pour Facebook. Plus précisément, Facebook vend sa connaissance des internautes.

Facebook vend aux entreprises la garantie de toucher le public qu'elles recherchent.Arthur Messaud, juriste de La Quadrature du netà franceinfo "Il est difficile de savoir à quel point ces publicités ciblées sont efficaces, mais pour l'instant cette promesse suffit à convaincre les annonceurs", poursuit le juriste. Vos likes ne sont pas la seule source d'information du réseau social. Conseil constitutionnel : La Quadrature plaide contre l'obligation de livrer ses clefs de chiffrement. Paris, le 7 mars 2018 - La Quadrature du Net est intervenue avec Les Exégètes amateurs dans une affaire devant le Conseil constitutionnel mettant en cause une disposition du code pénal obligeant la remise de la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie. Le 10 janvier dernier, la chambre criminelle de la Cour de cassation a renvoyé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) devant le Conseil constitutionnel, qui concerne la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de l'article 434-15-2 du code pénal.

Cette affaire met en cause des procédés intrusifs et attentatoires aux libertés mis en œuvre par les forces de police dans le cadre de leurs enquêtes. Ces procédés, permis par la loi renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, sont très inquiétants notamment parce qu'ils s'appliquent indifféremment à tout type de crimes et délits. C'est également l'occasion de rouvrir les multiples débats autour du chiffrement. Revendre ses données "personnelles", la fausse bonne idée. En quelques années, nos données personnelles ont été transformées en monnaie d’échange contre une boîte mail, un espace de stockage en ligne ou encore un réseau d’ « amis ». Considérant la richesse accumulée par les sociétés pourvoyeuses de ces services, nous avons compris à quel point cette relation était asymétrique.

Aujourd’hui, certains en appellent au « partage des richesses » en proposant que nous puissions tirer quelque chose de ces données en les vendant plutôt qu’en les cédant gratuitement. Cette idée qui fait son chemin relève d’une idéologie libérale assumée (voire le rapport du Think-tank Génération Libre) qui ne va pas sans poser quelques questions de fond. Creusons. De quelles données parle-t-on ? Que valent les données personnelles ? C’est difficile à dire. Pourquoi ils veulent nos données ? On entend partout que les données sont « le nouvel or noir » : nous serions donc devenus des petits puits de pétrole convoités par les groupes technologiques.

Que faut-il faire ? L’amélioration de notre économie passe avant tout par la quête de notre Souveraineté Numérique. À l’heure où tous les analystes et hommes politiques se préoccupent du fort taux de chômage et d’une croissance économique atone, source de multiples problèmes sociaux, à l’heure où les déficits publics deviennent colossaux alors que les prélèvements obligatoires n’ont jamais été si élevés, très peu abordent ou considèrent la question de notre indépendance technologique et numérique.

Et pourtant ! L’économie moderne repose sur une révolution industrielle que nous ne maîtrisons pas Aujourd’hui, la croissance dans beaucoup de pays industrialisés est tirée par les progrès fulgurants des technologies numériques, qui depuis 20 à 30 ans sont en révolution permanente. Ces entreprises sont nées de la révolution du logiciel depuis les années 70, puis d’Internet dans les années 90.

Pas seulement un problème économique… C’est grave docteur ? Pour résumer… Aujourd’hui, quand nous utilisons un logiciel de Microsoft ou de Google : En bref : nous sommes pillés et asservis. Tout ceci est le résultat : Les entreprises à la recherche de légitimité sur la collecte des données personnelles. Gaspard Koenig : « Chaque citoyen doit pouvoir vendre ses données personnelles » Tout nu sur la place du village... numérique.

Après la fin de la civilisation de l’écrit et la fin de l’école de masse, voici le troisième volet des « parenthèses refermées » par la révolution numérique. Jean-Dominique Seval, directeur général adjoint de l’IDATE Digiworld, analyse la façon dont le respect de la vie privée et l’individu, érigés en valeurs cardinales depuis deux siècles, s’effacent devant l’émergence de l’économie collaborative, de l’exploitation exponentielle de nos données personnelles en ligne et de nouveaux modèles fondés sur la réputation en ligne. Un retour à la sociabilité transparente plurimillénaire de la place du village, mais version numérique. Pendant des siècles, la place du village a été le modèle central de la représentation sociale.

Sans doute même depuis que l’homme fait société. Vivre au village, c’était accepter de vivre presque sans mur. Comme si les maisons, le plus souvent exigües et surpeuplées, pour le plus grand nombre, étaient transparentes. L'anonymat des villes modernes. Bernard Stiegler : La disruption rend fou. Google piste vos achats hors ligne avec les cartes bleues - Politique. Google a développé un système et noué des partenariats afin de savoir si la publicité en ligne provoque un achat en magasin. Pour cela, l'entreprise américaine exploite certaines données de cartes bancaires. Un dispositif qui soulève des interrogations. Ce n’est un mystère pour personne, Google vit quasi-exclusivement de la publicité. Le reste de la structure du chiffre d’affaires (à peine 12 %) de sa maison-mère, Alphabet, provient des revenus liés à Google Play, à Android, à certains smartphones ainsi qu’à quelques paris qui essaient de transformer des investissements en projets rentables, qu’il s’agisse de Calico, Verily, Nest ou encore Waymo.

Il faut dire que Google a trouvé un modèle économique très lucratif : le marchandage des données personnelles. Le groupe américain, qui engrange déjà des dizaines de milliards de dollars avec son dispositif tentaculaire, entend aller encore plus loin aujourd’hui. Lier la publicité en ligne avec les achats dans les magasins. La réidentification toujours plus forte. Facebook bans companies from using its data for surveillance  How to take back your privacy on Facebook. GlennGreenwald 2014G 480p fr.