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Confidentialité / vie privée

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Revendre ses données "personnelles", la fausse bonne idée. En quelques années, nos données personnelles ont été transformées en monnaie d’échange contre une boîte mail, un espace de stockage en ligne ou encore un réseau d’ « amis ». Considérant la richesse accumulée par les sociétés pourvoyeuses de ces services, nous avons compris à quel point cette relation était asymétrique. Aujourd’hui, certains en appellent au « partage des richesses » en proposant que nous puissions tirer quelque chose de ces données en les vendant plutôt qu’en les cédant gratuitement. Cette idée qui fait son chemin relève d’une idéologie libérale assumée (voire le rapport du Think-tank Génération Libre) qui ne va pas sans poser quelques questions de fond.

Creusons. De quelles données parle-t-on ? Que valent les données personnelles ? C’est difficile à dire. Pourquoi ils veulent nos données ? On entend partout que les données sont « le nouvel or noir » : nous serions donc devenus des petits puits de pétrole convoités par les groupes technologiques. Que faut-il faire ? L’amélioration de notre économie passe avant tout par la quête de notre Souveraineté Numérique. À l’heure où tous les analystes et hommes politiques se préoccupent du fort taux de chômage et d’une croissance économique atone, source de multiples problèmes sociaux, à l’heure où les déficits publics deviennent colossaux alors que les prélèvements obligatoires n’ont jamais été si élevés, très peu abordent ou considèrent la question de notre indépendance technologique et numérique.

Et pourtant ! L’économie moderne repose sur une révolution industrielle que nous ne maîtrisons pas Aujourd’hui, la croissance dans beaucoup de pays industrialisés est tirée par les progrès fulgurants des technologies numériques, qui depuis 20 à 30 ans sont en révolution permanente. Ces entreprises sont nées de la révolution du logiciel depuis les années 70, puis d’Internet dans les années 90. Pas seulement un problème économique… C’est grave docteur ? Pour résumer… Aujourd’hui, quand nous utilisons un logiciel de Microsoft ou de Google : En bref : nous sommes pillés et asservis. Tout ceci est le résultat : Les entreprises à la recherche de légitimité sur la collecte des données personnelles.

Gaspard Koenig : « Chaque citoyen doit pouvoir vendre ses données personnelles » Tout nu sur la place du village... numérique. Après la fin de la civilisation de l’écrit et la fin de l’école de masse, voici le troisième volet des « parenthèses refermées » par la révolution numérique. Jean-Dominique Seval, directeur général adjoint de l’IDATE Digiworld, analyse la façon dont le respect de la vie privée et l’individu, érigés en valeurs cardinales depuis deux siècles, s’effacent devant l’émergence de l’économie collaborative, de l’exploitation exponentielle de nos données personnelles en ligne et de nouveaux modèles fondés sur la réputation en ligne. Un retour à la sociabilité transparente plurimillénaire de la place du village, mais version numérique.

Pendant des siècles, la place du village a été le modèle central de la représentation sociale. Sans doute même depuis que l’homme fait société. Vivre au village, c’était accepter de vivre presque sans mur. Comme si les maisons, le plus souvent exigües et surpeuplées, pour le plus grand nombre, étaient transparentes. L'anonymat des villes modernes. Bernard Stiegler : La disruption rend fou. Google piste vos achats hors ligne avec les cartes bleues - Politique. Google a développé un système et noué des partenariats afin de savoir si la publicité en ligne provoque un achat en magasin.

Pour cela, l'entreprise américaine exploite certaines données de cartes bancaires. Un dispositif qui soulève des interrogations. Ce n’est un mystère pour personne, Google vit quasi-exclusivement de la publicité. Le reste de la structure du chiffre d’affaires (à peine 12 %) de sa maison-mère, Alphabet, provient des revenus liés à Google Play, à Android, à certains smartphones ainsi qu’à quelques paris qui essaient de transformer des investissements en projets rentables, qu’il s’agisse de Calico, Verily, Nest ou encore Waymo.

Il faut dire que Google a trouvé un modèle économique très lucratif : le marchandage des données personnelles. Le groupe américain, qui engrange déjà des dizaines de milliards de dollars avec son dispositif tentaculaire, entend aller encore plus loin aujourd’hui. Lier la publicité en ligne avec les achats dans les magasins. La réidentification toujours plus forte. Facebook bans companies from using its data for surveillance  How to take back your privacy on Facebook. GlennGreenwald 2014G 480p fr.