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Ressources humaines

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L’enfer des open spaces. Sous couvert de faciliter la vie des salariés, les open spaces et les dernières innovations technologiques créent un climat à la « Big Brother ».

L’enfer des open spaces

M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Nicolas Santolaria Plus l’entreprise est cool, plus elle tend à devenir imperceptiblement orwellienne. Alors qu’il nous a été vendu comme le lieu idéal de circulation des énergies, l’open space s’est avéré, en réalité, un formidable instrument de contrôle social. Inspiré par l’architecture carcérale du philosophe du XIXe siècle Jeremy Bentham permettant au gardien de voir tout le monde sans être vu, le bureau panoptique produit ce même climat intériorisé de scrutation permanente. Se lever pour aller faire pipi vous donne alors le sentiment de contrevenir à la loi du groupe, masse immobile et censément affairée dont le silence pesant laisse supposer qu’elle n’en pense pas moins. « Orwellisme cool » Distributeur commandé par scan de rétine. Le bien-vivre au travail, premier défi de l’entreprise intelligente. L’information n’a pas obtenu toute l’attention qu’elle méritait.

Le bien-vivre au travail, premier défi de l’entreprise intelligente

Une étude publiée dans la revue médicale International Archives of Occupational and Environmental Health a établi que « le chômage tuerait entre 10 000 et 20 000 personnes par an en France ». Voilà de quoi remettre en cause de nombreuses idées reçues et nous inciter à changer de regard sur le monde du travail au XXIème siècle. Ces résultats rappellent que la bataille pour l’emploi doit être une priorité. Ils soulignent aussi que le travail représente bien davantage qu’une source de revenus. Comme l’ont observé nombre de psychologues et de sociologues, il est aussi une indispensable source de bien-être et de plaisir.

Créer des emplois de qualité Ce constat vient souligner que la première responsabilité sociale des entreprises consiste non seulement à créer des emplois, mais des emplois de qualité permettant à ceux qui les occupent d’y trouver des voies d’accomplissement et des motifs de fierté. Avec le digital, l'humain est-il voué à disparaître. Digital Le 21/12/2016 Autrefois, les artisans brûlaient les métiers à tisser.

Avec le digital, l'humain est-il voué à disparaître

Demain, mettrons-nous le feu aux voitures sans conducteur ? Vieux débat. A chaque rupture technologique, il y a une redistribution des cartes. Des entreprises sans êtres humains. De son côté, Tesla, qui a inaugurée fin juillet la plus grande usine du monde, en plein désert du Nevada, prévoit de sortir 1,5 million de véhicules électriques par an. La force du travail humain, et même de certaines machines, ne provoque plus l’énergie suffisante au métabolisme dont se nourrit le nouveau capitalisme. Aucune infrastructure mais 50 millions d’abonnés En juin 2013, quand Google rachète Waze pour 1,1 milliard de dollars, cette jeune start-up israélienne ne possède aucune infrastructure, aucun matériel et pas plus de 100 employés.

Ce métabolisme-là ne se limite pas aux industries de la connaissance, mais pénètre tous les secteurs. Pour un emploi créé par l’économie internet, quatre seraient détruits simultanément. Pourquoi les incompétents se croient si doués. Improbablologie.

Pourquoi les incompétents se croient si doués

L’effet Dunning-Kruger décrit le biais psychologique qui consiste, pour les plus inaptes, à surestimer leurs capacités et leurs performances. LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Pierre Barthélémy Un jour de 1995, McArthur Wheeler dévalisa deux banques de Pittsburgh (Pennsylvanie) à visage découvert. Même pas peur. Le soir même, peu de temps après que les images prises par les caméras de surveillance eurent été diffusées au journal télévisé de 23 heures, l’homme fut assez logiquement reconnu, dénoncé, arrêté. Quand la police lui montra les enregistrements, Wheeler le voleur fut frappé de stupéfaction. « Pourtant, je portais du jus », marmonna-t-il. Si David Dunning et Justin Kruger, deux psychologues américains de l’université Cornell (Etat de New York), ont évoqué la mésaventure de M. Auto-évaluation Dunning et Kruger ont émis l’hypothèse que chez les incompétents existait un biais psychologique qui les poussait à surestimer...

Vers un nouveau contrat de travail : le contrat d'autonomie. Management Le 08/09/2016 Vouloir que ses collaborateurs soient autonomes est légitime.

Vers un nouveau contrat de travail : le contrat d'autonomie

Encore faut-il comprendre que l’autonomie est une relation forte qui doit être contractualisée. L’entreprise du XXIe siècle, soumise à des nécessités d’agilité et d’adaptabilité, pousse souvent ses salariés à être autonome dans leur travail. Cette injonction d’autonomie est, à première vue, une injonction paradoxale. « J’exige que tu sois libre de décider », ce n’est évidemment pas le contrat de travail qui est signé implicitement et explicitement dans une relation salariale. Rendre ses collaborateurs autonomes est souvent l’idéal du management. Le contrat d’autonomie L’autonomie, ce n’est pas faire ce que l’on veut, c’est vouloir ce que l’on fait. Le contrat d’autonomie se signe à deux. . – Un responsable qui a de l’autorité obtient de ses collaborateurs qu’ils fassent volontairement ce qu’il leur demande.