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Algorithmes : comment sortir de sa "bulle culturelle"? La journée commence, et que ce soit sur votre ordinateur, votre tablette, ou votre smartphone, c’est désormais acquis les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) mais aussi les ASNS (Amazon, Spotify, Netflix, et Steam) vont jouer un rôle déterminant dans votre circulation et votre consommation au sein de l’offre culturelle. Pardon pour le postulat acronymique de départ, qui j’en conviens donne mal à la tête, mais de fait ce sont les nouveaux acteurs de nos choix culturels individuels, voire collectifs. Passons rapidement par la case exemple : vous recherchez le nouveau livre d’Elena Ferrante à paraître en janvier « L’enfant perdue », Amazon vous proposera aussi « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano et vous ne risquez pas de sortir de votre zone de confiance littéraire, avec la suggestion d’un ouvrage de Virginia Woolf par exemple.

Procédé affinitaire qui s’applique à la musique, aux films, aux jeux et cætera. Internet, quel coût écologique ? Avec Coline Tison et Philippe Bihouix (vidéo) Internet n’a rien de virtuel. Le réseau des réseaux est un milieu technique dense dont les ramifications vont de nos poches aux mines congolaises. Coline Tison et Philippe Bihouix en savent quelque chose, ils sont venus nous en parler au Mouton Numérique… « Internet, quel coût écologique ? » Une vidéo sur YouTube, quelques mails, le tout sur un smartphone relié au réseau des réseaux.

Des capteurs, ou autres puces électroniques, qui se comptent déjà par milliards… Ils viendront tisser la toile de l’immense Internet des objets qui relie déjà les Hommes aux choses. Pour autant, leur développement annonce également un contrôle minutieux des modes de consommation, on en vient à se demander si la modernité alimente ou vient freiner la folie consumériste. Un grand merci à La REcyclerie qui a hebergé l’événement. Photo bonus : Coline et Philippe tiennent un Mouton Numérique dans leurs mains About Mais où va le Web. L'impact écologique d'Internet: quelques astuces à mettre en pratique. Les émotions en ligne ou l’économie du « like » Sur le Web, quand on aime on ne compte pas ses clics. Pas plus d’ailleurs que ses joies, ses peines ou sa colère. Dans un ouvrage consacré au Web affectif, on se propose de parler d’amour.

L’amour que les plateformes Web permettent de transmettre et de recevoir via de nombreux signes émotionnels (emoji, likes, émoticônes, cœur…). L’amour que ces plateformes portent à nos énonciations émotionnelles afin d’affiner la collecte et le traitement des données nous concernant. L’amour, enfin, que les professionnels de la communication et du marketing semblent ressentir envers des technologies et des méthodes qui permettraient de capter, analyser et comprendre ce que nous ressentons. En somme, dans cet essai, nous tentons de penser l’économie du numérique au travers d’un prisme affectif.

Alloing C., Pierre J., 2017, Le Web affectif. Cc pixabay Clker-Free-Vector-Images Alloing C., 2016, (E)réputation. CC Pixabay Pixaline Kramer A., Di Guillory J. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Du lien au like sur Internet. Pour une écologie de l'attention, l'antichambre du temps de cerveau disponible décrite par Yves Citton. Le champ attentionnel est une richesse insoupçonnée. Face aux abondantes propositions que nous fait un système ultra-concurrentiel focalisé sur la rentabilité à court terme, l’attention – autre nom du « temps de cerveau disponible » – serait la denrée rare du marché. C’est en tout cas la thèse que déploie Yves Citton, co-directeur de la revue Multitudes et professeur de littérature à l’Université de Grenoble dans son ouvrage Pour une écologie de l’attention.

Pour lui, le capitalisme moderne créée une « crise attentionnelle » qui, loin de saper les bases de nos capacités de concentration, appelle justement à en reprendre le contrôle à travers une « écosophie de l’attention » invitant à « choisir ses aliénations » avec un peu plus de soin. Mon expérience se compose de « ce à quoi j’accepte de me rendre attentif » Se rendre attentif à quelque chose, c’est lui donner de la valeur. Au centre de ce mécanisme de distribution de nos capacités de concentration, Yves Citton place les médias. Coup de filet sur Facebook contre la fraude aux likes. Une centaine de pages du réseau social, dont celle du français Firerank fort de 12 millions d’abonnés, ont été fermées début novembre. Jusqu’à peu, Charles Marginier chérissait Facebook.

Il avait réussi à bâtir sur le réseau social une communauté de 12 millions d’abonnés autour des différentes pages de Firerank. Au programme des vidéos à fort potentiel viral (« l’histoire la plus culte de la semaine », « Qui est chaud pour un foot-rugby ? », « Cette chienne est devenue une héroïne »), plutôt destinées à un public de « millenials », mais aussi des contenus de marque produits par l’entreprise clermontoise. La PME avait le vent en poupe : avec 1,7 milliard de vidéos vues sur l’année 2017, une équipe d’une trentaine de collaborateurs (monteurs vidéos, développeurs, commerciaux) fraîchement déménagée dans de nouveaux locaux et des comptes a minima à l’équilibrer (l’entreprise refuse de communiquer sur ses résultats).

Piratage d’audience Le 10 novembre, M. Un avertissement. Faut-il se vendre à la pub ? [De la servitude volontaire en milieu numérique] « A un âge plus tendre que la plupart des gens, il se rendit compte que tout commerce moderne est une escroquerie. Il est assez curieux que ce soit en premier lieu les affiches dans les stations de métro qui lui aient ouvert les yeux. » Georges ORWELL, Et vive l’aspidistra1936, P.65. Rappelez-vous, c’était en novembre 2014, le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, décidait de faire retirer de sa ville 326 supports de publicité, une première en Europe. De tous côtés, ont volé les critiques. Les ultra-défenseurs de la liberté d’afficher arguant que moins de pub, c’est des points de croissance perdus pour les entreprises, les casseurs de pub et anticapitalistes faisant remarquer que si l’espace est dépollué, il ne s’agit là que d’un piètre palliatif à un problème plus vaste arborant le doux nom de société de consommation. Sur Internet, poser la question de la publicité est encore plus pernicieux.

. « Empreintes digitales » n’aura jamais aussi bien résonné Pendant ce temps-là en Californie. Le diable s'habille en data [le mirage numérique - Morozov] « Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la data ». Un jour, ailleurs. Avec Le mirage numérique – pour une politique du Big Data, Evgeny Morozov poursuit sa prodigieuse critique de l’idéologie néolibérale et ultra-individualiste promue par la Silicon Valley. L’intellectuel biélorusse avait déjà sévi en 2013 avec Pour tout résoudre, cliquez ici – l’aberration du solutionnisme technologique, et il n’en finit pas d’irriguer le « débat numérique » d’un nécessaire recul politique trop souvent occulté par de faux dualismes entre technophobes et technophiles, comme si la controverse se limitait à leurs petites querelles de geeks.

Il y a quelque chose d’addictif dans la manière qu’a Morozov de déconstruire méthodiquement les fables technologiques qui émanent de la Silicon Valley. Tout part des données, de vos données. Prenons un exemple : Les algorithmes nous volent notre hasard et nous nous laissons faire. Une conversation avec Philippe Vion-Dury. Sur internet, nous sommes tous sous l’emprise d’algorithmes divers, c’est un lieu commun.

Et c’est justement pour ça qu’il faut l’étudier en détail. Philippe Vion-Dury, journaliste, s’y attelle dans son récent ouvrage La nouvelle servitude volontaire, enquête sur le projet politique de la Silicon Valley (éd. FYP). Engagé et densément référencé, l’essai de Philippe dresse un constat inquiétant : grâce au Big Data, les géants de la Silicon Valley captent notre attention et nous privent de ce qui nous reste de hasard. Ce qui constitue l’idéal même de la révolution française tient en quelques mots : privilégier ce qu’on choisit et décide soi-même.

Les services tels que Facebook, Spotify, Netflix et les autres ont une particularité : ils calculent et anticipent nos besoins pour maximiser le temps que nous passons chez eux. D’une certaine façon, on peut dire qu’ils sacrifient le hasard pour accoucher d’un monde de probabilités beaucoup plus facilement monétisable. Et poursuit : Que faire d'intéressant avec les big data ?

A part du commerce, que faire des big data ? Comment les sciences sociales peuvent-elles analyser ces données massives produites par l'économie numérique ? Peuvent-elles s'en servir à des fins de connaissances ? Le sociologue Pierre-Michel Menger dialogue avec le data designer David Bihanic. Il s’agirait d’une nouvelle matière première. La métaphore minière ne trompe pas. Après la détection des gisements, il deviendrait désormais possible de les extraire comme on exploite une mine, d’ailleurs rarement à ciel ouvert, plutôt à l’intérieur de grandes boites noires, bien opaques, et de préférence cadenassées à double tour. Une exposition : Le laboratoire graphique de Jacques Bertin, EHESS 1954-2000, du 14 novembre au 15 décembre 2017.

Peur sur les données : attention maliciels. Vous connaissez les virus informatiques, vers et autres chevaux de Troie. Il existe une autre menace : parmi les plus insidieuses des agressions possibles venant du cyberespace Les APT : advanced persistent threats ou menaces persistantes avancées. Elles mettent vos informations les plus sensibles en mesure d’être dérobées, et ce de manière furtive et pendant longtemps.

Quand et si, vous vous apercevez de la réalité de l’attaque, il est trop tard car les semaines, les mois voire les années ont passé alors que vos données même les plus sensibles sont exfiltrées, chaque jour, et parviennent chez le prédateur. Que ce soit pour voler les informations qui peuvent compromettre la réputation de votre personne ou celle de votre organisation, mais aussi pour dérober vos secrets de fabrication, vos projets de fusion ou d’acquisition, ou encore vos fichiers clients et votre comptabilité, les APT peuvent frapper toute structure, qu’elle soit grande ou petite.

Prédateurs et psychologues Que faire ? La Blockchain signera-t-elle la fin du capitalisme ? Le petit monde des révolutions numériques a trouvé sa nouvelle égérie; la Blockchain. La « Chaîne de blocs » en bon français : un protocole sécurisé permettant la validation d’échanges de pairs à pairs sur un réseau distribué réputé inviolable. Pour faire simple, la Blockchain permet de réaliser des transactions sans intermédiaire et en toute confiance, par exemple en émettant une crypto-monnaie comme le désormais célèbre Bitcoin (qui ne sert pas qu’à acheter de la drogue et des armes sur le Dark Web).

À en croire certains prophètes la Blockchain pourrait changer nos vies, transformer l’économie, sublimer la démocratie et transcender nos divergences petitement humaines. Face à elle pourtant, la prospective trébuche comme elle trébuchait en 1990 devant l’arrivée d’Internet. En effet, on peine à saisir le potentiel de cette technologie qui propose de se passer des banques, des patrons, des notaires, voire même des États. La Blockchain, comment ça marche ? La transformation numérique va-t-elle tuer la figure du salarié ? Comme je suis d’assez près le monde numérique et les toutes dernières tendances marketing (il faut avouer que les deux se marient bien), je n’ai pas pu m’empêcher de noter quelques différences de ton dans de récentes publicités.

Sans me lancer dans une analyse de complète à la sauce « étudiant en info-com' », je constate que la figure du salarié (ou prestataire, intérimaire, bref, le travailleur) tend à s’effacer doucettement des affiches. Exemple avec Uber (campagnes 2015 et 2016) : Uber : 2015, recruter (image de gauche). 2016, vendre (image de droite) Bon, vous me direz probablement que tout ça n’est pas nouveau.

Premier phénomène : les entreprises se digitalisent et entrent progressivement dans « l’économie des plateformes » [1] (dont Uber est une digne représentante). Deuxième phénomène : pour construire « l’expérience utilisateur » parfaite, tous les secteurs adoptent une démarche « centrée utilisateur », ou « client-centric » comme on dit dans le milieu. SNCF. Le même en mieux : cette startup qui a décidé d'uberiser Amazon.

Il est des business qui éclosent sous des velléités militantes. Qui n’a pas rêvé de renouer avec son libraire plutôt que d’alimenter Amazon ? Qui n’écouterait pas cette petite voix qui vous souffle à un clic de l’achat qu’un autre produit équivalent et plus éthique est disponible pas si loin que ça ? C’est le parti-pris de Le même en mieux : société née en 2014 de cinq fondateurs bordelais, elle définit son produit comme « l’assistant d’achat indépendant » sur internet. Petite extension qui se télécharge sur tous les navigateurs, Le même en mieux a le mérite de la simplicité : chaque fois que vous irez visiter un site de e-commerce (Amazon, SNCF, Pixmania et bien d’autres), une petite fenêtre viendra vous proposer des alternatives basées sur les critères suivants : éthique, prix, durée de vie, écologie, santé, origine du produit.

Au premier abord, LMEM (Le même en mieux) semble faire le même job qu’un comparateur de prix ou un guide d’achat. Cliquez pour agrandir. La philosophie est précieuse quand il s'agit de décrypter les courants d'innovation et les mouvement digitaux. Mon collègue est un robot : dans le cimetière de nos emplois. Valéry Bonneau est un passionné de robots.

Littéralement habité par les nouvelles technologies et passionné par leurs potentiels effets, il déclare avoir voulu écrire « un livre à hauteur d ‘homme » pour se « projeter de manière sincère mais entière dans un possible monde d’après ». Ces quelques cent-cinquante pages en attestent; le ton est amical, sympathique, sans prétention mais étonnamment exhaustif. Le fruit d’une veille rigoureuse et rendue simple sur l’état de l’art en matière de robotique. Le célèbre Canard « digérateur » de Jacques Vaucanson A ceux qui doutent encore de l’ampleur du phénomène, Valéry Bonneau rappelle que différentes études (MIT, Oxford) annoncent déjà que jusqu’à 50% de nos emplois pourraient être préemptés par des robots dans les décennies à venir. Mon collègue est un robot, c’est l’étalage concret de toutes ces machines qu’on prépare déjà à des travaux hautement spécialisés.

Une double page (exclusive) de Mon collègue est un robot. Le coopérativisme de plateforme - 10 principes contre l'ubérisation et le business de l'économie du partage. La nouvelle économie du « partage » est défectueuse ? Viciée ? Inégalitaire ? Oui, sûrement, et la critique est entendue. L’heure est à l’action, aux alternatives qui doivent faire leur preuve, séduire et embarquer le grand public. Il n’y a pas de baguette magique pour satisfaire cette ambition, mais de nombreux modèles existent, à commencer par la coopérative. . « Les décideurs, ahuris ou cyniques, crient à l’envi qu’il faudrait des GAFA français et européens, sans comprendre que la nationalité importe finalement peu tant que le modèle, lui perdure. » annonce Philippe Vion-Dury en préface.

Coopérativisme de plateforme, mode d’emploi : Trebor Sholz propose trois principes simples sur lesquels faire reposer des modèles alternatifs pour des plates-formes vraiment utiles, je les résume ici : « Cloner le noyau technologique d’Uber, TaskRabbit ou Upwork. Rien de bien sorcier donc, sinon que l’envie – ou plutôt le courage – nous fait parfois défaut. It’s complicated. La laisse électronique des cadres, du burnout au droit à la déconnexion. La Numérique. François Taddei devient membre du Conseil national du numérique. Stockage distribué sécurisé pour les sciences humaines et sociales.

Steve Wozniak, Tim Berners-Lee… L’appel des pionniers pour défendre la neutralité du Net. Fake news et accès à l’info : les “bulles de filtres” ne sont pas le plus gros problème ! Le désenchantement de l'internet, désinformation, rumeur et propagande. Kids United (for Facebook) : le web des enfants n'est pas une île. Et si on enseignait l'incertitude pour construire une culture de l'information ? Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas (1/5) : Du vrai et du faux sur internet.

Quel sens donner au numérique à l'école ? Les 7 Meilleures Banques d'Images Gratuites et Libres de Droits de 2017 ! Êtreprofdoc Ou comment Internet questionne le sentiment de légitimité du professeur documentaliste. La recherche d'information sur Internet des collégiens : entre imaginaires, pratiques et prescriptions. Matrice EMI. Des journalistes du « Monde » et de l’AFP s’engagent pour l’éducation aux médias et à l’information. La BNF lance une application créative pour les enfants. Questions de droit : Auteurs, images, licences ...

Cahier de Tendances Automne-Hiver : les GAFA, seuls maîtres de notre avenir ? Mark Zuckerberg admet avoir sous-estimé l'impact des fake news sur la présidentielle. Contre Google, Amazon & Co : les 6 familles de résistants aux Gafam. Le CLUB. Sommes-nous prisonniers des Gafam ? Econo-web. Les Communs de la connaissance : quelles relations ou quelles synergies avec les acteurs publics ? – Économie du document. Revue française des sciences de l’information et de la communication. Les logiciels produits par les administrations sont passés en Open Source par défaut (et voici pourquoi) Vers une littératie des Communs : un parcours professionnel et universitaire. Biens Communs.