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Etre ou ne pas être Charlie

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"Charlie Hebdo", la mémoire et l’histoire. D'aucuns appelleront cela un «hasard du calendrier».

"Charlie Hebdo", la mémoire et l’histoire

Deux essais consacrés à «Charlie Hebdo» ont été publiés à huit jours d'intervalle: «Mohicans», de Denis Robert (Julliard), et «C’était Charlie», de Philippe Val (Grasset). La question n'est pas ici, comme ont pu déjà le faire quelques médias, d'établir une comparaison entre le livre de Robert et celui de Val. Il s'agit de montrer que l'exemple de «Charlie Hebdo» est particulièrement édifiant quant aux débats relatifs à l'histoire et à la mémoire.

Si Philippe Val se proclame dépositaire de la «mémoire de "Charlie"», Denis Robert s'est efforcé de mener une enquête journalistique en travaillant sur l'histoire du journal.

Photos Rassemblements

De quoi « Je suis Charlie » est-il le nom ? Une infographie démontre que Charlie Hebdo n'était pas "obsédé" par l'islam. Soyez libres, c’est un ordre, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, février 2015) Chacun le redoutait, mais nul n’imaginait que le drame surviendrait ainsi : vendredi 9 janvier, le footballeur de Montpellier Abdelhamid El-Kaoutari ne porte pas le maillot « Je suis Charlie » lors de l’échauffement préparatoire au match contre l’Olympique de Marseille.

Soyez libres, c’est un ordre, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, février 2015)

Aussitôt, les réseaux sociaux crépitent. Invité le dimanche sur Canal Plus, l’entraîneur Rolland Courbis est sommé de s’expliquer. Le lendemain, la polémique enfle : trois joueurs de Valenciennes n’acceptent de revêtir le fameux maillot qu’à condition d’escamoter le « je suis » sous un bout de Scotch. Sur le plateau d’« Afterfoot », une émission-phare de RMC, le ton monte. « On se bat depuis une semaine pour la liberté d’expression, explique l’animateur Gilbert Brisbois, laissons-les s’exprimer et attendons leurs explications. » Furieux, le journaliste Daniel Riolo enchaîne : « … la liberté d’expression qui va être l’argument de tous les abrutis pour sortir toutes les bêtises ».

Charlie Hebdo : être aimé par des cons, c'est dur, être haï par des amis, c'est pire. Charlie Hebdo : être aimé par des cons, c'est dur, être haï par des amis, c'est pire Vendredi, 30 Janvier 2015 Depuis trois semaines, je dois me taire.

Charlie Hebdo : être aimé par des cons, c'est dur, être haï par des amis, c'est pire

Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer. Il est minuit moins le quart dans le siècle.

Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer.

Nous sommes à un point de bascule historique sur l’islamophobie et le déchaînement du racisme en France et plus largement en Europe. La lecture simplifiée à l’extrême par les médias de cette journée du 7 janviers 2015 va se résumer et s’imprimer dans de nombreux cerveaux « par l’attaque meurtrière contre un journal « de Gauche » par des Musulmans. Cela va déstabiliser et retourner des positionnements politiques. La Peur, la colère, la tétanie, l’incompréhension, la panique morale vont chez certains laisser largement place à la Haine. Au-delà des paramètres d’opportunité militaire qui ont pu justifier le choix de ce journal par ce commando cette attaque correspond à une logique et à une vision politique des tak-taks : précipiter l’affrontement et la radicalisation de fractions importantes de la population.

Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites… - Olivier Cyran. Post-scriptum 11 janvier 2015 : à tous ceux qui estiment que cet article serait une validation a priori de l’attaque terroriste ignoble contre Charlie hebdo (ils l’auraient bien cherché), la rédaction d’Article11 adresse un vigoureux bras d’honneur.

Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites… - Olivier Cyran

Charognards ! Pour que les choses soient bien claires, il y a ce texte. Frédéric Lordon : Charlie à tout prix. Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence !

Frédéric Lordon : Charlie à tout prix

», organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015. Lorsque le pouvoir de transfiguration de la mort, ce rituel social qui commande l’éloge des disparus, se joint à la puissance d’une émotion commune à l’échelle de la société tout entière, il est à craindre que ce soit la clarté des idées qui passe un mauvais moment. Il faut sans doute en prendre son parti, car il y a un temps social pour chaque chose, et chaque chose a son heure sociale sous le ciel : un temps pour se recueillir, un temps pour tout dire à nouveau. Mais qu’on se doive d’abord à la mémoire de ceux qui sont morts n’implique pas, même au plus fort du traumatisme, que toute parole nous soit interdite. Schlomo Sand : « Je ne suis pas Charlie » Précision pour les charlistes, non-charlistes, anti-charlistes, réductionnistes, simplificatistes et tutti-quantistes, publier un texte n'a jamais signifié un accord total avec ce texte. mardi 13 janvier 2015 par Shlomo Sand site de l'UJFP Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid.

Schlomo Sand : « Je ne suis pas Charlie »

Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ?

Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j’avais vues bien antérieurement, m’étaient apparues de mauvais goût ; seule une minorité d’entre elles me faisaient rire. « Il faut écouter ceux qui disent “Je ne suis pas Charlie”» Noam Chomsky : We Are All – Fill in the Blank. The world reacted with horror to the murderous attack on the French satirical journal Charlie Hebdo.

Noam Chomsky : We Are All – Fill in the Blank

In the New York Times, veteran Europe correspondent Steven Erlanger graphically described the immediate aftermath, what many call France’s 9/11, as “a day of sirens, helicopters in the air, frantic news bulletins; of police cordons and anxious crowds; of young children led away from schools to safety. It was a day, like the previous two, of blood and horror in and around Paris.” The enormous outcry worldwide was accompanied by reflection about the deeper roots of the atrocity. “Many Perceive a Clash of Civilizations,” a New York Times headline read. The reaction of horror and revulsion about the crime is justified, as is the search for deeper roots, as long as we keep some principles firmly in mind. And the chants should also express condemnation for violence and terror.

I Will Grieve. I Will Laugh. But I Am Not Charlie. "Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous.". "Je ne suis pas descendu parmi la foule.

"Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous."

" Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de "l'union nationale" suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la "dérive islamophobe" du journal et de cette gauche "Onfray/Charlie/Fourest laïcarde". Gros malaise. Je ne suis pas descendu parmi la foule. A-t-on le droit de ne pas aimer Charlie Hebdo. On l'accuse de verser des larmes de crocodile.

A-t-on le droit de ne pas aimer Charlie Hebdo

Le dessinateur italien Vauro (bien connu des lecteurs de Courrier international) s'est retrouvé du jour au lendemain montré du doigt, considéré comme persona non grata dans le concert des condoléances à l’égard des victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. On lui reproche de pleurer Charlie et d'avoir, dans le même temps, eu quelque réserve quant à la position éditoriale de l'hebdomadaire. Understanding the socio-political context of Charlie Hebdo cartoons.

On Charlie Hebdo: A letter to my British friends. Dear friends, Three days ago, a horrid assault was perpetrated against the French weekly Charlie Hebdo, who had published caricatures of Mohamed, by men who screamed that they had “avenged the prophet”. A wave of compassion followed but apparently died shortly afterward and all sorts of criticism started pouring down the web against Charlie Hebdo, who was described as islamophobic, racist and even sexist.

Countless other comments stated that Muslims were being ostracized and finger-pointed.