Un petit pied dans le XXIeme siecle. Revue de presse Un petit pied dans le XXIe siècle par Olivier GUILLARD(Regards, été 2009) Sur la scène internationale, la deuxième démographie mondiale n'entend pas se contenter indéfiniment du statut de puissance émergente dont elle reste affublée. L'Inde peut-elle aujourd'hui prétendre rivaliser avec les puissances du Conseil de sécurité de l'ONU sur la scène politique internationale? L'Inde est aujourd'hui un pays leader à l'échelle régionale, en Asie du Sud, où elle est un acteur dominant. Les lignes bougent cependant, mais doucement, d'un côté, il est vrai que, en termes de softpower et de puissance économique, elle reste loin derrière la Chine. L'Inde importe les trois quarts de son énergie. Après la Chine et le Japon, l'Inde est le troisième pays le plus gourmand d'Asie. Tout cela compte, mais conditionne bien moins la politique extérieure indienne que son désir d'intégrer le rang supérieur des nations.
L'Inde a surtout eu du mal a gérer le déroulé des événements de ces attentats. Hadopi et utopies. Du groupe de rap IAM au chanteur Bénabar, ils n’en reviennent pas. Que l’on puisse télécharger illégalement leurs chansons, que l’on trouve normal de ne pas rémunérer leur travail, ces artistes engagés en ont le souffle coupé. « J’ai conscience qu’il y a des zones d’ombre dans cette loi.
Mais il faut bien quelque chose pour réguler Internet. C’est affligeant de passer pour un mec de droite que de dire cela ! Réguler, c’est de gauche ! », s’exclame Bénabar à propos de la loi Hadopi sur Rue89 . Un coup de massue supplémentaire leur tombe sur la tête : les sénateurs socialistes qui, contrairement à leurs collègues de l’Assemblée Nationale, avaient voté la première version de la loi, n’ont pas soutenu Hadopi 2, jugée « inutilement répressive ».
Le débat véhément qui entoure ce projet conduit le béotien de surprise en surprise et le désarroi des artistes s’accroît face à des passions qui paraissent démesurées. Hadopi, dans son esprit, est-elle une hérésie juridique ? © Telos. Comment rémunérer les dirigeants. Beaucoup de commentateurs considèrent que les modes de rémunération des dirigeants ont largement contribué à la crise financière, en les encourageant à prendre trop de risques et à gérer leur entreprise en vue d’un profit à court terme. Le président Obama a proposé de nouvelles règles pour les dirigeants d’entreprises ayant reçu des aides publiques. Mais des critiques se sont élevées, pointant la motivation d'abord politique de ces règles et surtout leur peu d’efficacité. Elles ciblent en effet le niveau de rémunération, plutôt que la structure de cette rémunération, dont l’impact économique est pourtant plus déterminant.
Nous proposons ici une solution différente, qui réglerait une partie des problèmes structurels et s’appliquerait à toutes les entreprises. Les modèles actuels posent principalement deux problèmes. Ensuite, les modes de rémunération actuels répondent mal à l’évolution des conditions économiques de l'entreprise. . © Telos. Bernard Stiegler : "le consumérisme a atteint ses limites" Comment percevez-vous la crise actuelle ? La crise que nous connaissons aujourd'hui est beaucoup plus grave qu'une crise économique: c'est la crise d'un modèle, celui du consumérisme, qui atteint aujourd'hui ses limites. Il y a donc rupture. Mais c'est une rupture lente dont les premiers signes remontent à 1968 avec le malaise de la première génération de consommateurs. Aujourd'hui, la chute de General Motors démontre ô combien que le monde a changé - et qu'il ne sera plus comme avant. Quels sont les ressorts de notre modèle qui ont été distendus, voire brisés ?
Le consumérisme est une forme de capitalisme née de la rencontre du fordisme avec le keynésianisme de Roosevelt, et qui a donné naissance à l'"american way of life". D'autres facteurs peuvent-ils expliquer cette défiance ? Il s'est effectivement passé beaucoup de choses depuis les années 1970.
Un nouveau capitalisme peut-il émerger de cette crise ? Mais n'est-ce pas simplement un nouveau discours visant à préserver un statu quo ? "Le modèle néolibéral a tourné court" La crise va-t-elle déboucher sur un monde différent du précédent ? Quelles pourraient en être les nouvelles caractéristiques ? Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous n'aurons qu'un rebond, comme cela avait été le cas lors de la relance Bush du printemps 2008, soit l'économie privée embrayera sur la relance publique.
Dans ce dernier cas, à mon avis, le modèle de la mondialisation libérale sera tout simplement reconduit. Le déroulement de la crise mondiale jusqu'à présent montre de la part de l'establishment un degré d'adhésion farouche à ce modèle. Pas question de toucher au pouvoir actionnarial, à l'inégalité dans la distribution des revenus, à la mondialisation, à la mise en concurrence universelle des forces de travail, à la financiarisation. L'extrême modestie des projets de réforme et l'affirmation mille fois répétée que l'intervention publique est provisoire illustrent la force avec laquelle la cause du néolibéralisme a été embrassée. Et si c'est l'autre cas de figure ? Emmanuel Todd : "le protectionnisme ou le chaos"
La crise a révélé de nombreux dysfonctionnements dans l'économie et la finance, vous semble-t-il qu'on en tire les leçons pour le monde de demain ? Il y a une ultime vérité qui n'a pas encore été acceptée : la crise provient d'un déficit de la demande à l'échelle mondiale, dont la cause première est le libre-échange. Le libre-échange a rompu l'équilibre entre la production et la consommation, il a conduit les entreprises à considérer leurs salariés comme un coût pur, et les a précipitées dans la compétition par la compression des salaires. L'irruption de la Chine et des pays émergents n'a fait que renforcer ce travers, qui aurait existé sans eux.
Dans un monde où l'on comprime les salaires, la demande ne peut provenir que de l'endettement. Le libre-échange a aussi des avantages substantiels, il a déclenché une période de forte croissance... Dans la première phase, il y a bien sûr les économies d'échelle et les bénéfices de la spécialisation, je ne suis pas aveugle à cela. "Les bulles sont la contrepartie de l'innovation" Nicolas Sarkozy a affirmé "le monde ne sera jamais plus comme avant". Partagez vous cet avis ? Et quels seront les principaux changements de ce "monde d'après la crise ?
" Je ne crois pas que la crise marquera de rupture particulière même si elle a été exceptionnelle par son ampleur. Car au fond, elle résulte d'une cause des plus banales que l'on retrouve régulièrement dans les crises précédentes: l'émergence puis l'éclatement d'une bulle construite sur un accès trop facile à de l'argent peu cher. De 2004 à 2007 les excédents commerciaux chinois comme les excédents pétroliers ont été massivement investis dans des obligations gouvernementales américaines ou européennes, faisant baisser les taux longs à des niveaux historiquement très bas.
Vous dédouanez donc la politique monétaire d'Alan Greenspan ? Oui, car Alan Greenspan a relevé dix-sept fois les taux de juin 2004 à mai 2006 sans aucun résultat sur les taux longs. Mais des éclatements de bulle, il y en a eu d'autres. Pour deux raisons. Mr Begich va à Washington. VOYAGE DANS L'AMÉRIQUE D'OBAMA (9) - Après Chicago, la ville de Barack Obama, nous voici au cœur du pouvoir. La capitale fédérale apprend à vivre au rythme du premier président noir des États-Unis. À moins que ce ne soit Obama qui doive se plier aux règles du kabuki washingtonien… » Article précédent : Richard Daley, le faiseur de roi de Chicago «C'est étonnant d'être ici en ce moment», dit-il avec un sourire désarmant.
Après vingt ans d'absence, je retrouve Washington DC comme je l'avais laissée. Si vous souhaitez suivre cette visite guidée de la capitale fédérale, mieux vaut changer de lunettes. À Paris, les parlementaires font de la figuration, donnant régulièrement de la voix pour démontrer qu'ils ne sont pas les «godillots» que l'on croit.
Ne croyez pas que j'exagère. Mark Begich, devant le Capitole à Washington.Crédits photo : Stephen Voss Les règles du kabuki washingtonien sont immuables. Rapidement The Hill s'agite. Le président n'a plus que cet été pour faire passer ses lois. L'audition de Sonia Sotomayor au Sénat américain - Amériques - L. La révolution éducative des charter schools. VOYAGE DANS L'AMERIQUE D'OBAMA (10) - À Washington, prenons le temps de visiter les écoles. Savoir comment sont formés les petits Américains est le meilleur moyen de comprendre les États-Unis. Au moment où Barack Obama fait du redressement de l'enseignement public une priorité de son mandat, une révolution pédagogique se prépare dans certains établissements. » Retrouvez toutes les articles de François Hauter sur l'Amérique d'Obama » Précédent article : «Dans les arcanes secrètes de Washington» Je me suis souvent demandé, au cours de ce voyage, ce qui rendait les Américains aussi optimistes, polis, et respectueux les uns envers les autres, même en période de récession économique.
J'ai visité de nombreux établissements scolaires aux États-Unis. Au Pakistan et au Bangladesh, j'ai passé un mois dans les madrasas où l'enseignement n'a pas évolué depuis trois siècles. Marginaliser les enseignants démotivés Le mouvement n'a ni leader charismatique ni réelle structure. Un enthousiasme communicatif. Meurtre au temple. Douzième étape. À Wichita, dans le Kansas, nous atteignons la «Bible Belt», cette ceinture d'États américains où l'on trouve une forte proportion de chrétiens fondamentalistes. C'est là qu'en mai dernier, un médecin qui pratiquait des avortements tardifs a été assassiné, dans l'église où il priait.
C'était le début du culte, ce 31 mai, au temple de l'Église réformée luthérienne, de Wichita, dans le Kansas. Comme tous les dimanches matin, le pasteur Lowell Michelson demande à ses fidèles de prier silencieusement, pour entrer en communion avec le Seigneur. Adam Watkins, 20 ans, s'en souvient. Pendant sa prière, il a entendu «pop !». Un «pop» assourdi, derrière lui, dans l'entrée du temple, où quelques paroissiens s'attardent pour discuter. Le meurtrier, Scott Roeder, 51 ans, est rapidement arrêté. Dans nos pays sécularisés d'Europe, un habitant sur dix pratique régulièrement un culte.
Cette Bible, c'est celle du protestantisme, et donc de «la prêtrise de tous les croyants». George W. M. La réponse cinglante de Vallsà l'ultimat. A la première secrétaire, qui le mettait en demeure de soutenir le PS ou de le «quitter», le député-maire d'Evry rétorque qu'il «entend bien rester fidèle à son poste » et qu'il ne se «fera pas le silencieux complice de l'aveuglement ». Lire l'intégralité de la lettre de Manuel Valls à Martine Aubry. Cinglante, la riposte ne s'est pas fait attendre. A l'ultimatum lancé mercredi par Martine Aubry, Manuel Valls contre-attaque, et la vigueur avec laquelle le député répond semble bien signifier que l'opération de recadrage au PS a échoué. A celle qui lui demandait d'arrêter ses attaques ou partir, Valls avertit qu'il entend «bien rester fidèle à [son] poste, à [sa] famille politique et à [ses] valeurs», dans une lettre adressée à la maire de Lille.
[LIRE l'intégralité de la lettre de Manuel Valls à Martine Aubry]. «Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l'aveuglement», écrit-il. «Pourquoi un tel déni ?» «La génération qui dévore ses enfants» Rachat de Merrill Lynch par BoA : Paulson avoue des pressions. L'ancien secrétaire américain a dû justifier jeudi sa gestion de la crise devant un Congrès peu convaincu par ses propos. Paulson estime pourtant avoir «sauvé la nation d'un grand péril».
Un interrogatoire en bonne et due forme. C'est ce qu'a dû subir jeudi l'ancien Secrétaire américain au Trésor Henry Paulson devant le Comité de supervision et investigations de la Chambre des Représentants, qui ne l'a pas ménagé. Face à des législateurs pas vraiment acquis à sa cause, Paulson a défendu l'intervention du gouvernement de George W. Visiblement nerveux devant le micro et ayant du mal à présenter ses propos, Paulson a cependant fortement démenti avoir demandé à Lewis de cacher aux actionnaires (avant le vote de la transaction) les pertes colossales affichées par la banque d'affaires Merrill au 4ème trimestre 2008.
Voir une partie du témoignage de Paulson devant les législateurs : » La Société Générale peine à être bénéficiaire (avec jdf.com) Today in the Zombieconomy - Umair Haque - HarvardBusiness.org. Neel Kashkari on the Financial Crisis: 'Our Nation Will Emerge S. On May 18, Neel Kashkari, former interim head of the Treasury Department’s Office of Financial Stability, spoke at Wharton’s San Francisco campus.
The speech covered his views on the causes of the crisis; the reasons why the Treasury Department had to seek authority to set up a $700 billion bailout program; how that authority was used to keep the financial system from collapsing; and where the economy is headed. After the lecture, Kashkari discussed these issues with members of the audience. Knowledge@Wharton presents a video report of the lecture and discussion. The Question and Answer portion of the lecture followed a presentation by Kashkari.
(Because of technical difficulties, some questions from the audience are unclear in the recorded video, but these have been edited or paraphrased in the transcript below.) Questioner: Maybe you could begin by commenting briefly on your career that took you out of Goldman Sachs up to today. Kashkari: Sure. Questioner: I have two questions.