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NOUVEAU MONDE POLITIQUE

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Villes/Toulouse/Proposition de processus constituant — NuitDebout. Nuit debout et le “refus du leader”: “Occuper une place ne suffit pas” Chantal Mouffe.

Nuit debout et le “refus du leader”: “Occuper une place ne suffit pas”

Oui, j'y suis allée, le samedi 9 avril. A l'évidence, le mouvement est très horizontaliste, très «basiste» et ne désire ni leader, ni organisation, ni hiérarchie. Il est rafraîchissant de voir ces jeunes qui se réveillent, mais j'ai néanmoins des réserves. Occuper une place ne suffit pas. Si les manifestants veulent avoir un impact politique et être en mesure de transformer le réel, il va falloir qu'ils s'organisent d'une manière un peu plus verticale.

Trop, à votre goût ? Nuit debout met en scène l'idée de l'«auto-organisation», inspirée notamment de Michael Hardt et Toni Negri [auteurs de «Multitude» et «Empire» et considérés dans les années 2000 comme les théoriciens de l'altermondialisme, NDLR]. Une autre illusion est la recherche d'un consensus. Le résultat est qu'au bout de six mois le Parti populaire a remporté les élections générales. Chantal Mouffe©CRC Robert/SIPA VIDEO. 10 heures de Nuit debout en 10 minutes Je crois à la nécessité d'un leader. Réflexions sur la violence. L’AG de la Nuit Debout, depuis les événements du 9 avril et la semaine sauvage qui a suivi, a mis au centre des débats la question de la violence. LORDON CONTRE LORDON - Lettre ouverte à Frédéric Lordon. « Quant à cette banlieue élargie qu’on appelle la France, à cette banlieue plus élargie encore qu’on appelle l’Europe, à cette banlieue à la troisième puissance qu’on appelle le monde, [Paris] n’en sait pas le premier mot » Paul-Ernest de Rattier, Bordeaux, 1857, Paris n’existe pas Cher Frédéric, Frédéric, tu fais souvent œuvre de dégrisement contre les illusions bien intentionnées.

LORDON CONTRE LORDON - Lettre ouverte à Frédéric Lordon

Tes ouvrages comme L’intérêt souverain, La Malfaçon ou Imperium réalisent avec force ce désenivrement salutaire. Nuit debout : voici comment tout a commencé. Atelier de déconstruction mentale. Une marche à suivre pour les ateliers de déconstruction mentale (ceci est un exemple, vous pouvez copier, vous en inspirer, changer la méthode) « Les mots sont, bien sûr, la plus puissante des drogues de l’Humanité » Rudyard Kipling « Ne laissez pas les mots penser à votre place.

Atelier de déconstruction mentale

Ayez une parole habitée » Krishnamurti L’idée d’un atelier de déconstruction mentale m’est venue après la première #nuitdebout à Toulouse. Et donc, sur le réseau Facebook, j’ai écrit le soir même : « Ça va tout de même être compliqué ‪#‎nuitdebout‬ y’a comme un chaînon manquant … À suivre » Et le lendemain, j’ai écrit : « Hier soir après ‪#‎nuitdebout‬ je pensais qu’il manquait un chaînon manquant pour aboutir à un réel changement libérateur. Nous valons mieux que ça.

Une colère monte.

Nous valons mieux que ça

Comme le tambour d’un régiment, nous écoutons son écho gagner en intensité de l’autre côté de la plaine. Il se rapproche. Bientôt, nous n’entendons plus que lui. Les raisons qui donnent naissance à cette fureur ne manquent pas : au fond de nos tripes, nous savons tous pourquoi nous l’éprouvons. Boualem Sansal : en 2084, la France sera... "islamiste" ! Etat d'urgence, ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015) S’il existait quelque chose comme une jauge de la faute et de la vertu des peuples, on pourrait dire que le corps social n’a jamais que « ce qu’il mérite ».

Etat d'urgence, ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015)

Mais rien de tel n’existe sauf dans la vision moraliste du monde qui passe tout au tamis du jugement et de la rétribution. Nous avons cependant le recours de dire autre chose : de dire que le corps social fait, à chaque instant, la démonstration en actes de ce qu’il peut — de son degré de puissance. Il faut en finir avec le PS. Jusqu’à quand va-t-on parler de « la gauche » à propos du PS ?

Il faut en finir avec le PS

Jusqu’à quand cette immense tromperie va-t-elle se poursuivre ? Jusqu’à quand va-t-on confondre les électeurs « de gauche » avec le parti vers lequel ils portent leurs voix - de moins en moins, certes - parce qu’évidemment, on ne peut pas voter pour le Front national et pas davantage pour l’UMP ? Il est temps, alors qu’une fois de plus, le gouvernement présidé par M. Hollande vient de prendre une déculottée électorale et d’ouvrir grandes les portes du pays au binôme Front National-UMP, de mettre un terme au hold-up opéré par les fidèles domestiques du néo-libéralisme sur « le peuple de gauche » - et sur les écologistes.

De dire que le PS est devenu l’obstacle au renouveau de la politique, à une transformation écologique de la France et de l’Europe, à un avenir qui ne serait pas celui des matraques et de la chasse aux immigrés. Le gouvernement n’est pas de gauche.