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Les populations d'origine indienne hors de l'Inde : fabrique et enjeux d'une « diaspora » L’année 2015 marque le centenaire du retour du Mahatma Gandhi sur le sol indien après plus de vingt ans passés en Afrique du Sud.

Les populations d'origine indienne hors de l'Inde : fabrique et enjeux d'une « diaspora »

L’événement fut célébré en grande pompe au mois de janvier à Gandhinagar, la « ville de Gandhi » et capitale de l’État du Gujarat, dans le cadre des journées consacrées chaque année aux Indiens expatriés (Pravasi Bharatya Divas [1]). En effet depuis 2003, le gouvernement indien rend régulièrement hommage à ce qu’il nomme « la diaspora indienne ». Cependant New Delhi n’utilise cette expression que depuis le tournant des années 2000, alors que les émigrations depuis le sous-continent sont pluriséculaires, voire millénaires. Auparavant ces personnes étaient désignées comme des « Indiens d’outre-mer » (Overseas Indians), bien que toutes n’aient pas émigré par voie maritime.

Ce recours relativement récent au terme « diaspora » dans le langage officiel indien montre que l’idée d’« une diaspora indienne » est loin d’aller de soi et mérite discussion. Les femmes en Inde : une position sociale fragile, dans une société en transition. Tenter de décrire la position sociale des femmes dans un pays aussi vaste et composite que l'Inde, où les évolutions sont toujours complexes, relève du défi.

Les femmes en Inde : une position sociale fragile, dans une société en transition

Une telle tentative soulève aussi de nombreux paradoxes. Comment expliquer l'infériorité sociale persistante des femmes dans un pays qui a connu plusieurs dirigeantes féminines ? Pourquoi la modernité n'a-t-elle pas réduit les discriminations à la naissance et les a même amplifiées ? Et dans une Inde où l'éducation progresse, pourquoi la présence des femmes sur le marché du travail reste-t-elle relativement faible ? Pour rendre le propos aussi lisible que possible, nous nous limiterons à quelques grands axes.

La démocratie indienne est-elle représentative. Parler de l’Inde comme de la « plus grande démocratie du monde » relève désormais du lieu commun, ce dont s'enorgueillissent les Indiens non sans provoquer parfois des réactions dubitatives à l'étranger.

La démocratie indienne est-elle représentative

L’Inde est une fédération, l’Union indienne, composée de 29 États (depuis mai 2014), auxquels viennent s’ajouter 7 territoires administrés directement par New Delhi. Elle comptait 814 millions d'électeurs lors du dernier scrutin national de 2014 dont 551 se sont déplacés pour voter aux dernières élections législatives d'avril 2014. Ces électeurs élisent leurs représentants à l'échelon fédéral et à celui des États, lors de scrutins au suffrage universel. Les 1687 partis politiques indiens, nationaux comme régionaux, offrent un éventail de choix plus large que dans n'importe quelle démocratie occidentale. La presse qui bénéficie de la liberté d'expression compte plus de 82 000 journaux, lus par 130 millions de lecteurs. En Inde, la surprenante révolte de la caste des Patel.

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) Au lendemain des violentes manifestations de plusieurs centaines de milliers de membres de la communauté des « Patel », les autorités indiennes ont déployé des forces paramilitaires et décrété, mercredi 26 août, un couvre-feu dans plusieurs zones du Gujarat, dans l’ouest du pays.

En Inde, la surprenante révolte de la caste des Patel

Six personnes sont mortes lors des affrontements. Les Patel, une caste qui représente entre 14 % et 20 % de la population de cette région, réclame des quotas dans l’administration et les universités, réservés seulement aux intouchables et « autres castes arriérées ». « Les gens de la communauté des Patel ne trouvent pas d’emploi, même s’ils ont des diplômes. Les quotas sont notre droit », a lancé Hardik Patel devant la foule, mardi, avant de se faire brièvement arrêter par la police. Reconversion industrielle ou redéveloppement territorial ? L'exemple de Thaon-les-Vosges, ancienne ville-usine textile lorraine. L’expression « reconversion industrielle » véhicule des représentations qui sont le plus souvent négatives, faites non seulement de paysages de friches industrielles et de villes plus ou moins fantômes, mais aussi et souvent d’échecs de politiques coûteuses impliquant un certain fatalisme.

Reconversion industrielle ou redéveloppement territorial ? L'exemple de Thaon-les-Vosges, ancienne ville-usine textile lorraine

En réalité, cela fait longtemps que la simple reconversion industrielle, qui désigne précisément le remplacement de l’activité industrielle disparue par une autre activité (industrielle ou non) s’est élargie vers un redéveloppement territorial, comme l'ont souligné les géographes (Donze, 2001 ; Daviet, 2006) depuis quelques années. Cela signifie que la fin de l’industrie fordiste est plus que la simple fin d’une activité économique : c’est la transformation totale d’un système spatial, passant du système fordiste à un système mondialisé. La mer Noire : enjeux stratégiques, économiques et écologiques. La Documentation photographique a mis en ligne un dossier intitulé « La mer Noire : quelles spécificités ?

La mer Noire : enjeux stratégiques, économiques et écologiques

», en juillet 2015. La mer Noire a été souvent au cours des siècles le théâtre de luttes territoriales. Aujourd’hui, en raison de sa situation géographique à la périphérie de l’Union européenne avec la Bulgarie et la Roumanie, aux portes de la Russie et de l’Ukraine, aux portes de l’Asie avec la Turquie et la Géorgie, région-clé de transit énergétique, elle se trouve plus que jamais l’objet de rivalités stratégiques et économiques, et menacée par un risque de catastrophe écologique qui pèse sur son avenir.