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Revendications

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« À la croisée du féminisme et de l’antiracisme » - CQFD, mensuel de critique et d'expérimentation sociales. Inégalités de salaire : la triple pénalité des femmes. Ça baisse. Lentement, mais ça baisse. L’Insee a récemment confirmé qu’en 2014, pour la sixième année consécutive, les inégalités de salaires dans le secteur privé (et les entreprises publiques) se sont globalement réduites. Une diminution certes (très) lente mais presque continue depuis quinze ans, et ce malgré la crise qui sévit depuis 2008.

C’est une bonne nouvelle en cette quatrième édition de la Semaine de l’égalité professionnelle. Écart entre les salaires nets moyens des hommes et des femmes (en Equivalents Temps Plein), en pourcentage du salaire des hommes, en 2014 L’Institut précise qu’à « secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi (temps complet, temps partiel) donnés, l’écart de salaires moyen entre femmes et hommes continue aussi de se réduire » pour atteindre 9,6 % en 2014. Salaires nets moyens en 2014 selon la catégorie socio-professionnelle et le sexe, en euros Enquête Génération 98, interrogation 2008 / Dupray & Moullet, 2015. Enquête sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes au travail en Essonne - Direccte Ile-de-France.

L’organisation du colloque « Les violences faites aux femmes », le 22 novembre, par l’unité départementale de l’Essonne de la Direccte, résulte du constat de l’ignorance des violences sexistes et sexuelles au travail, notamment, dans le département de l’Essonne. Une enquête a donc été réalisée. Quelques chiffres retiennent plus particulièrement l’attention : 16% des femmes ayant répondu au questionnaire affirment avoir subi un harcèlement sexuel ; 4% des salariées ayant répondu à l’enquête déclarent avoir été victimes d’agressions ou de viols au cours des 12 derniers mois ; une proportion importante de femmes ayant subi des violences sexistes et sexuelles ne trouvent personne à qui en parler.

Ces chiffres témoignent d’une réalité méconnue sur laquelle règne encore la loi du silence. Quels sont ces clubs de "gentlemen" qui n'acceptent pas les femmes ? Dans l'un des salons feutrés du Travellers Club, situé sur les Champs-Élysées, des peintures de femmes nues ornent chacune des lourdes portes de bois sculpté. Au-dessus du bar, un large tableau représente une belle de dos, dans le plus simple appareil. « On dit que c'est la Païva », nous glisse-t-on. La Païva ? Cette célèbre courtisane du XIXe siècle qui avait épousé un marquis avant de le jeter au lendemain du mariage et dont l'un des amants lui avait fait bâtir l'opulent hôtel particulier qui abrite aujourd'hui le club.

La dame aurait aussi inspiré la sculpture d'Amphitrite située dans la cage d'escalier, figure de marbre que chaque nouveau membre a pour tradition d'effleurer au niveau des hanches ou des seins. Dans ce lieu fréquenté par des businessmen du monde de la finance, on s'amuse de voir tant de représentations féminines au milieu des moulures et des boiseries, alors que l'adhésion est restreinte aux seuls hommes. Une "tradition" "Les hommes changent en compagnie des femmes" 1 rapportresidence 11 2013. FHPARIT12g D3tachesd. Machisme sans frontière (de classes), par Mona Chollet (Le Monde diplomatique, mai 2005) Lorsqu’ils se rencontrent, il lui interdit de continuer à travailler. Il la force à faire un enfant, puis, lorsqu’elle tombe enceinte, veut l’obliger à avorter.

Il lui impose la présence de ses maîtresses, mais lui interdit d’avoir des amants. Quand elle s’enfuit et tente de refaire sa vie avec un autre homme, il la retrouve et « la bat au sang »... L’effarante litanie de sévices relatée par Tarita, la veuve tahitienne de Marlon Brando, dans son autobiographie récemment parue, n’a pas empêché les magazines qui en publiaient les bonnes feuilles de titrer : « Mon amour fou avec Brando (1) ». Nul doute que, si l’acteur avait été un peu plus basané, on se serait empressé d’adresser la malheureuse Tarita à la section la plus proche de Ni putes ni soumises. Quand une femme est maltraitée ou tuée par son compagnon ou ex-compagnon, ou par un prétendant éconduit, l’interprétation de l’acte dépend de l’appartenance culturelle du coupable. Crime passionnel ou crime ordinaire M. A Douai, M. Les actes anti-musulmans cachent-ils une misogynie?

Les agressions contre les musulmans concernent beaucoup plus de femmes que d’hommes: elles représentent plus de 81% des victimes et la quasi totalité des agressions violentes. Ce n'est pas un hasard. Le 4 juillet dernier, une jeune femme voilée est agressée. Des insultes fusent, de toutes sortes: «sale arabe», «sale musulmane», et aussi «sale pute». Les agresseurs se seraient, selon le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) qui rapporte l’histoire à Slate, jetés sur la jeune femme pour lui arracher son foulard. Selon Elsa Ray, porte-parole du CCIF ( le Collectif contre l'Islamophobie en France), ce type d’agressions visant les femmes voilées et s’accompagnant de commentaires sexistes est courant. Une manifestation contre la loi sur le port des signes religieux visibles, en 2004. Le foulard gêne, et pas qu’à l’école Loin d’avoir apaisé les tensions, le vote de cette loi a ensuite suscité d’autres débats, cette fois autour d’organismes privés.

«Nous ne voulons pas de femmes voilées». Les « paternités imposées », l'invention d'un faux problème. Sur la question des « paternités imposées » comme pour celle des « hommes battus » ou des « pères lésés par la justice familiale », le même mode opératoire des masculinistes est à l’œuvre. Mettant en avant quelques récits d’hommes se présentant comme victimes de violences exercées par des femmes, ils mobilisent des experts du droit et les médias afin de construire des argumentaires à destination du grand public, jusqu’à proposer des transformations législatives importantes. Leur stratégie consiste à faire apparaître cette question comme une injustice massive, appelant un débat de société.

L’opinion publique est amenée à compatir avec quelques hommes présentés comme « abattus et dévastés » par les « terribles violences » que des « femmes manipulatrices et violentes » exerceraient sur eux, en toute « impunité légale et sociale » selon leurs termes. Alors qu’en France, il n’existe aucune étude générale sur la question, seulement quelques témoignages d’hommes. La victimisation des hommes. Géographie du sexisme. Vingt ans de prison ont été récemment requis à l’encontre de l’homme pakistanais qui, en 2005, avait tenté de brûler vive son ex-petite amie, Shérazade, qui refusait de l’épouser. On pourrait, en tant que féministes, s’en réjouir... Le traitement de cette affaire nous apparaît malheureusement comme une source supplémentaire de désespoir. Non seulement les violences faites aux femmes sont un phénomène massif [1], non seulement aucune politique publique digne de ce nom n’existe en France, mais les seuls cas perçus comme assez légitimes pour attirer l’attention des médias et de la classe politique sont systématiquement ceux qui mettent en cause immigrés, jeunes de banlieue, musulmans et/ou arabes.

Comme si la violence faite aux femmes n’était pas un phénomène répandu dans toute la société française, de la classe politique à la classe ouvrière, des textes de chanson aux comptoirs des cafés. En 1976, Johnny Hallyday, notre chanteur 100% national, ne chantait-il pas : Le féminisme est impertinent… aussi pour la gauche | sexisme et gauche. Nuria Varela Le féminisme est profondément impertinent.

Il est très facile de le prouver : il suffit de le mentionner. Quand on prononce le mot « féminisme », c’est comme avec une parole magique ; on constate immédiatement que nos interlocuteurs modifient leur attitude, se montrent contrariés, se mettent sur la défensive ou se lancent directement dans la mêlée… Pourquoi ? Parce que le féminisme remet en question l’ordre établi ainsi que la morale, la coutume, la culture et, surtout, le pouvoir.

Le féminisme politise tout ce qu’il touche. Il n’y a rien de plus politiquement incorrect que le féminisme parce qu’il met en évidence les exercices illégitimes du pouvoir de la droite et de la gauche ; des conservateurs et des progressistes ; dans le domaine publique et dans le privé ; chez les individus et dans les collectifs. Le féminisme est impertinent dès sa naissance. Ce n’est pas le seul exemple. La réprimande de Lénine à Clara Zetkin est bien connue. Source : J'aime : J'aime chargement… L'égalité hommes-femmes au travail sera atteinte... en 2095. Les inégalités entre les femmes et les hommes se réduisent rapidement en matière de santé et d’éducation, mais il faudra attendre... 2095 pour atteindre l’égalité sur le plan professionnel, selon un rapport publié mardi à Genève par le Forum économique mondial (WEF).

Depuis 2006, les inégalités dont souffrent dans le monde les femmes en matière économique et d’emploi ont peu diminué, souligne le WEF, en précisant que leurs opportunités dans ce secteur atteignent aujourd’hui seulement 60% de celles des hommes au lieu de 56% il y a neuf ans. «En se fondant sur cette trajectoire, toutes choses égales par ailleurs, il faudra 81 ans dans le monde pour combler complètement ce handicap», explique le WEF dans un communiqué.

Le monde aurait tout intérêt à accélérer ce processus, ne serait ce que pour des considérations économiques, a estimé le fondateur et dirigeant du WEF, Klaus Schwab. «Atteindre l’égalité entre les sexes est manifestement nécessaire pour des raisons économiques. Slogans (2) Un homme sur deux est une femme. [Précision préalable: j’ai conscience que ce slogan peut paraître transphobe, dans la mesure où il invisibilise complètement la question trans. Ça m’intéresserait d’en discuter en commentaire. Il faut juste se rappeler qu’il s’inscrit dans un contexte où le militantisme trans, à ma connaissance, existait à peine en France, et où les féministes ne réfléchissaient absolument pas à ces questions. Mon interprétation se fait donc complètement en-dehors de la question trans, mais il serait intéressant d’y réfléchir avec les outils dont on dispose aujourd’hui.]

Contexte C’est à nouveau un slogan caractéristique de la deuxième vague féministe. Explication Ce slogan, à la fois provocateur et évident, vise à mettre en évidence l’androcentrisme (le fait de se centrer, consciemment ou non, sur les hommes) de la société patriarcale et donc l’invisibilisation des femmes, qui se manifeste notamment à travers un fait de langue: l’utilisation du mot homme pour désigner l’humanité. Conséquences J'aime : Andrea Dworkin  Je veux une trêv. Labrys, études féministes/ estudos feministas juillet / décembre 2013 -julho / dezembro 2013 Je veux une trêve de vingt-quatre heures durant laquelle il n'y aura pas de viol Andrea Dworkin Note d'Andrea Dworkin : Ce discours a été prononcé à la Midwest Regional Conference de la National Organisation for Changing Men, au cours de l'automne 1983 à St Paul, dans le Minnesota.

J'ai beaucoup réfléchi à la façon dont une féministe, comme moi, s'adresserait à un public principalement composé d'hommes militants, qui se disent antisexistes. Et s'il devait y avoir une requête, une question ou une interpellation humaine dans ce cri, ce serait ceci : pourquoi êtes-vous si lents ? Cela se passe pour une simple raison. Le pouvoir exercé par les hommes dans la vie quotidienne est un pouvoir qui est institutionnalisé. C'est une chose extraordinaire que d'essayer de comprendre et de confronter pourquoi les hommes croient – et les hommes le croient – qu'ils ont le droit de violer.

Une ville faite pour les garçons. Nos espaces urbains sont construits pour tous, pensez-vous ? Il n'en est rien. Dès le plus jeune âge, tout est fait pour y favoriser la présence des garçons, affirme le géographe Yves Raibaud. A la veille des élections municipales, il propose aux élu(e)s des actions concrètes. À Paris, Toulouse, Bordeaux et Montpellier, les garçons sont les usagers majoritaires de la ville. L’objectif serait de canaliser la violence des garçons La première de nos études montre que les filles décrochent à partir de la classe de 6e des activités de loisir sportif, culturel ou généraliste proposés par les municipalités ou les associations mandataires. Nos espaces urbains sont souvent construits par et pour des hommes. « Les filles préfèrent rester chez elles » Ces inégalités devraient apparaître comme une préoccupation prioritaire si l’on veut lutter contre les inégalités structurelles qui en découlent : des femmes moins bien insérées dans la ville et dans leur environnement social et professionnel.

From Juarez to Vancouver: Why I march on February 14. I joined the February 14th Women’s Memorial March in Downtown Eastside Vancouver in 1998. At the time, I had just immigrated to Canada. I came escaping from injustice and looking for a safe place to live for me and my family. However, sooner than later, I learned about the real Canadian history and it was very different to the official story that I had been told. I learned about the impact of colonization on the Indigenous people of this land. At the time, also I learned that here in Vancouver, there were many women going missing and being murdered in the Downtown Eastside area. I was shocked to find out the similarities with the missing and murdered women in my home country, Mexico. At the time, I attended demonstrations and forums; I joined international networks to demand the Mexican authorities to investigate and solve this tragedy. Even thought I left my country, my commitment and my ideals of building a better world have never changed.

I march because I refuse to be silent. Sois conne mais surtout tais toi, ou, je persiste et je signe. De nombreux lecteurs et lectrices se sont offusqués de ma petite bafouille d'avant-hier - ca tombe bien c'était le but - en disant en substance que j'étais 1. très intolérante (scoop de l'année) 2. que c'était très vilain de traiter les femmes non féministes de connasses décérébrées.

Reprécisons donc les choses. Personne n'a nié que les femmes - et les hommes - sont conditionnés. Les femmes sont éduquées à aimer les vêtements par exemple. dés l'enfance, on leur offrira des poupons à habiller, puis des poupées mannequin, dans les magasine ensuite vous aurez 4 étages de vêtements pour femmes contre un étage pour les hommes. C'est pourquoi vous trouverez 100 blogs mode tenus par des femmes pour un blog mode tenu par un homme ; et je n'ai aucun souci avec cela comme avec aucune activité dite féminine.

Point coconne. Les violences des hommes. Depuis près de vingt ans, avec beaucoup d’autres femmes et très peu d’hommes, j’ai participé à des nombreuses initiatives pour dénoncer les violences des hommes sur les femmes : lettres ouvertes, appels solennels, campagnes de presse, pétitions, émissions, colloques, séminaires, publication de revues, d’articles, de livres…. Au terme de ce bilan, si nous avons pu obtenir de notables succès, le résultat est cependant globalement négatif quant à la simple reconnaissance de la réalité de ces violences. J’ai donc pensé que, peut être, simplement, faudrait-il décrire ces violences telles qu’elles se manifestent. Pour ce faire, j’ai décidé, en utilisant mes archives de presse, de citer les moyens utilisés par ces hommes pour frapper, violer, prostituer, torturer, contraindre au suicide, assassinerDans un deuxième temps, j’ai décidé, en utilisant les archives du Collectif féministe contre le viol, 4de transmettre - pour celles qui ne sont pas décédées - la parole des victimes.

Nous n’avons plus les moyens du patriarcat et de sa violence. Pourquoi nous avons besoin du féminisme en France au XXIe siècle. Bingo féministe! «Maman, le plus beau métier du monde.» De qui se moque-t-on? Revendications antisexistes. Rapporteuse spéciale sur l’extrême pauvreté et les droits humains (ONU) : Travail domestique non rémunéré et droits des femmes, l’apport des droits humains.