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Bio/Essentialisme

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La grenouille et l’essentialisation. Mais cette limite que vous établissez entre culture et nature me semble discutable.

La grenouille et l’essentialisation

The brains of men and women aren’t really that different, study finds. In the mid-19th century, researchers claimed they could tell the sex of an individual just by looking at their disembodied brain.

The brains of men and women aren’t really that different, study finds

But a new study finds that human brains do not fit neatly into “male” and “female” categories. Indeed, all of our brains seem to share a patchwork of forms; some that are more common in males, others that are more common in females, and some that are common to both. The findings could change how scientists study the brain and even how society defines gender. “Nobody has had a way of quantifying this before,” says Lise Eliot, a neuroscientist at Chicago Medical School in Illinois who was not involved in the study. Comment la testostérone vient aux hommes (et aux femmes aussi)

«Effets du comportement de genre sur la testostérone chez les femmes et les hommes», annonce le titre de l’étude*.

Comment la testostérone vient aux hommes (et aux femmes aussi)

Minute: le mécanisme n’est-il pas censé fonctionner dans l’autre sens? La testostérone n’est-elle pas un facteur explicatif de certaines attitudes associées au genre masculin – forte compétitivité, agressivité marquée, moindre empathie? Les idées courantes vont globalement dans cette direction-là. Mais l’expérience réalisée par Sari M. van Anders, Jeffrey Steiger et Katherine L. Goldey, trio interdisciplinaire des universités du Michigan et George Washington, montre, au contraire, une «relation inversée»: plutôt que de hauts niveaux de testostérone engendrant des comportements considérés comme masculins, c’est le fait d’adopter ces comportements qui fait grimper le niveau de testostérone. Déroulement de l’expérience: des comédiens des deux sexes sont recrutés pour jouer un monologue mettant en scène un acte de pouvoir (en l’occurrence, le licenciement d’un subordonné).

Mettons fin à la catégorie sexe. Plutôt que d’indiquer «sexe neutre», comme vient de le faire le TGI de Tours à la demande d’une personne née avec une «ambiguïté sexuelle», il serait plus juste de faire tout simplement disparaître la mention «sexe» dans les actes de naissance.

Mettons fin à la catégorie sexe

Comme cela fut le cas pour la «race» ou la «religion», l’Etat devrait cesser de prendre en considération le sexe pour l’identification des personnes. Les nouvelles formes de reconnaissance biométrique permettent d’individualiser d’une manière plus fine les personnes sans les classer sexuellement. Pourquoi les femmes sont elles plus petites que les homme ? Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome par Sarah Richardson. Compte-rendu de la présentation par Sarah Richardson de son livre Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome (2013), à l‘Institute for Research on Women, Gender and Sexuality de l’Université Columbia à New York, le 19 novembre 2014.

Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome par Sarah Richardson

Par Vanina Mozziconacci Sarah Richardson est historienne et philosophe des sciences et professeure associée à l’Université Harvard. A lire : un article écrit par la chercheuse publié sur Slate: « Y All the Hype? A study about sexual similarity gets framed as a major new finding of sex difference. » Cette courte intervention est l’occasion pour Sarah Richardson de présenter son ouvrage paru en 2013, Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome, en se concentrant sur les principaux problèmes abordés par le livre et en mobilisant des exemples précis.

A partir de là, elle identifie quatre objectifs dans son ouvrage : “Caryotype d’un être humain de sexe féminin (XX).” Couverture de la bande dessinée Y, The Last Man. Les hommes dominent-ils car ils sont plus forts physiquement ? "Si le patriarcat existe, c'est qu'à la base les hommes sont plus forts physiquement que les femmes ; ils les ont donc dominés et cela a commencé cela".

Les hommes dominent-ils car ils sont plus forts physiquement ?

Je ne compte plus les fois où j'ai entendu cette hypothèse naturaliste. Hypothèse qui tend à transformer des rapports sociaux en des rapports naturels (= dûs à la nature), ce nouveau dieu qui régit les rapports humains et qui, comme le dit Colette Guillaumin, "va jusqu'à organiser des programmes génétiques spéciaux pour ceux qui sont socialement dominés". Nous ne savons rien de la force physique des hommes "à la base". Claudine Cohen a amplement montré La femme des origines. Images de la femme dans la préhistoire occidentale. Les critères d'un visage attirant ne seraient pas aussi universels qu'on le croyait.

Voici une bonne petite étude américaine comme on les aime avec de la psychologie évolutionniste, du sexe et des conclusions –pour une fois– un peu contre-intuitives.

Les critères d'un visage attirant ne seraient pas aussi universels qu'on le croyait

Cette branche de la psychologie a toujours considéré que les préférences pour certains traits féminins et masculins (forme du visage, taille, âge, etc.) étaient le résultat d’un long processus de sélection naturelle dans laquelle, in fine, toutes les caractéristiques jugées séduisantes correspondent à une information de fertilité et de fiabilité du partenaire. Stéréotypes hommes - femmes : 6 clichés démontés - 30 janvier 2014. "ABCD".

Stéréotypes hommes - femmes : 6 clichés démontés - 30 janvier 2014

En février 2012, Sciences et Avenir faisait sa une sur les différences entre hommes et femmes. Un sujet plus que jamais d'actualité du fait des récentes polémiques sur l'expérimentation ABCD de l'égalité à l'école. L'occasion de revenir sur un certain nombre de clichés encore trop couramment entendus : Sexes, mensonges et vidéo : Baron-Cohen et le modèle norvégien. Depuis environ un an, des réactionnaires de tout poil engagés dans la lutte contre la « théorie du genre » assurent la diffusion en France d’un documentaire norvégien.

Sexes, mensonges et vidéo : Baron-Cohen et le modèle norvégien

Une étude présentée dans ce documentaire est particulièrement mise en avant, car elle est censée avoir démontré que filles et garçons se comportent différemment dès la naissance. Il est d’autant plus nécessaire de démonter cette intox que le magazine Sciences Humaines a contribué à la construire, de façon très problématique.UNE SERIE DOCUMENTAIRE BIEN PARTICULIERE Au printemps 2010, une série documentaire en sept parties consacrée à ce qu’il est d’usage d’appeler le débat inné/acquis est diffusée sur une chaîne publique de la télévision norvégienne [1]. Le camion et la poupée : jeux de singes, jeux de vilains. Un argument est régulièrement invoqué à l’appui de l’idée qu'il existe une différence naturelle entre filles et garçons dans les choix de jouets : la même différence aurait été observée chez les singes.

Le camion et la poupée : jeux de singes, jeux de vilains

La lecture de la littérature scientifique ayant adressé cette question ne nous apprend pas grand chose sur les singes, et encore moins sur les enfants humains. Elle permet en revanche d’éclairer sous un jour intéressant le comportement des personnes qui ont utilisé cet argument, eu égard à la manière souvent fantaisiste – et toujours fallacieuse – dont ils ont résumé cette littérature. Ce nouvel exemple de vulgarisation scientifique alimentant la naturalisation du genre est aussi l’occasion d’explorer la grande diversité de ses chemins, ainsi que celle des modalités de distorsion des résultats d’études scientifiques.

TEDxParis 2011 - Catherine Vidal - Le cerveau a-t-il un sexe ? Le connectome et la circulation circulaire des stéréotypes de genre. A en croire maints commentateurs de l’actualité de décembre 2013, des chercheurs auraient démontré l’existence d’une différence frappante entre les « connectomes » cérébraux des femmes et ceux des hommes, et celle-ci serait à l’origine d’une forme de complémentarité de leurs aptitudes et comportements. L’étude en question était pourtant très (très) loin d’autoriser les conclusions annoncées. Ce nouveau cas de validation imaginaire du bienfondé de certains stéréotypes de genre est exemplaire. 100% feminist energy - L’essentialisme ou le déterminisme des sexes.

Ces études à la con qui nous prennent pour des connes. Les dangers du neurosexisme à travers le portrait-robot de «Gwendoline», LA femme telle qu'elle est décrite par des pseudo-études scientifiques. Mi-janvier, le psychologue évolutionnaire, Jesse Bering, a écrit un article pour Slate.com, où il présentait quatre manières dont les femmes avaient évolué pour se protéger des viols lorsqu’elles ovulaient. Son article a déclenché de violentes critiques, au sein de Slate et sur des sites scientifiques notamment. Plusieurs journalistes de Double X, le site féminin de Slate, ont écrit une réponse à son article, et Jesse Bering a lui-même écrit une réponse à ces critiques. Nous publions en même temps le premier article de Bering, une des réponses de Double X, la réponse aux réponses de Bering, ainsi qu’un article de Peggy Sastre sur le problème des féministes avec la psychologie évolutionnaire et enfin un article de Titiou Lecoq qui porte plus généralement sur les études scientifiques et «la femme».

Le portrait-robot de Gwendoline Et donc: Je sais. Différences hommes/femmes. Le numéro de février de Sciences et Avenir comporte plusieurs articles sur le thème "Homme Femme, La science face aux idées reçues". Les féministes n'y apprendront rien de très nouveau mais on peut supposer que l'étiquette de neutralité scientifique qu'a le magazine encouragera certains à enfin accepter ce que des scientifiques féministes (donc forcément mues par une idéologie leur faisant mal faire leurs recherches) disent depuis des années. «Il n’existe pas 2 sexes (mâle et femelle) mais 48»

Berlin, 19 août 2009, Championnats du monde, finale du 800 mètres «dames» : la Sud-Africaine Caster Semenya, 18 ans, accomplit un véritable exploit en courant la finale du 800 mètres féminin en 1 minute 55 secondes 45 centièmes. Sa victoire est de courte durée. À peine la course finie, le staff des équipes rivales et les journalistes sportifs accusent la championne d’être un homme. Two Sexes Are Not Enough.

By Dr. Anne Fausto-Sterling Posted 10.30.01 NOVA. Delusions of Dimorphism. Drawing on the latest research in neuroscience and psychology, Cordelia Fine debunks the myth of hardwired differences between men’s and women’s brains, unraveling the evidence behind such claims as men’s brains aren’t wired for empathy and women’s brains aren’t made to fix cars. Good reviews here and here report that Fine tackles an often-cited study of newborn infants’ sex difference in preferences for staring at things, by Jennifer Connellan and colleagues in 2000.

They reported: …we have demonstrated that at 1 day old, human neonates demonstrate sexual dimorphism in both social and mechanical perception. Les femmes sont-elles moins fortes que les hommes? Il existe des groupes d'auto-défense qui, au cours de stages réservés aux femmes, parviennent à convaincre celles-ci qu'il leur est tout à fait possible de couper en deux une épaisse planche de bois à l'aide du tranchant de la main. Le stage s'achève sur cette épreuve. Cela pourrait faire rire, et pourtant: quand les participantes qui viennent ici réparer leurs plaies ou simplement prendre confiance en elles se trouvent face au rectangle de pin brut, elles respirent un bon coup, elles frappent et la planche tombe, coupée en deux, sous leur propre regard médusé. «Je n'aurais jamais cru que je pouvais faire ça». Et pour cause. Garde tes gènes pour toi merci.

Sciences et avenir ; les différences hommes/femmes. A propos de David Reimer. Guillaumin sur la nature. Déconstruction de l’idée de nature dans les rapports sociaux. En finir avec l'idée de Nature. Texte paru dans la revue Les Temps Modernes de mars-juin 2005. Les hommes et les femmes ont-ils des cerveaux différents ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Lucie Soullier. Sexe du cerveau : l'étude qui embrouille les neurones.

Cerveaux des hommes et des femmes : la « science » au service des clichés. « Une étude américaine vient confirmer, à l’aide d’un scanner, toute une série de stéréotypes véhiculés par la société. Mais avec une démonstration scientifique à l’appui. » Notez bien que Metronews.fr, qui comme tant d’autres relaie l’étude, prend soin de nous prévenir que cette fois, « c’est scientifique ». Erotique vs reproduction. Priscille Touraille.