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Classe inversée

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« Avec la classe inversée, il faut savoir que l’on risque de perdre des bons élèves » Prof de SVT au lycée Dorian (Paris XI), Vincent Faillet a mesuré pendant un an l'impact de la classe inversée sur les résultats des élèves. Constat : la "flipped classroom" ne convient pas à tout le monde. Vincent Faillet, prof de SVT au lycée Dorian (Paris), a mesuré l’impact de la classe inversée. Pourquoi avoir voulu « mesurer » l’impact de la classe inversée ?

En 2014, je m’étais inscris dans un cursus de doctorat, et je cherchais un sujet de thèse. Je me suis intéressé à la classe inversée, mais en me penchant sur la littérature, je me suis rendu compte qu’il y avait peu d’études sur le sujet… et que celles qui existent comportent des biais méthodologiques. Elles étudient la classe inversée sur une année N, puis la comparent avec une année N-1, avec des élèves différents ! Je m’interrogeais sur l’intérêt grandissant des profs pour la classe inversée, alors qu’aucune étude scientifique rigoureuse n’existe, quant à son impact sur les résultats des élèves. Fabien Soyez. Questionner la classe inversée, émergence d’une polémique.

Charles Hadji, professeur émérite en Sciences de l’Éducation, publie en ce début novembre un texte qui tend à questionner les classes inversées : « Classes inversées et MOOC, révolution copernicienne dans l’enseignement… vraiment ? » ( Son propos est d’autant plus intéressant qu’il offre à débattre une question plus globale en éducation : celle du travail scolaire à la maison. En suggérant que l’école ne doit pas demander à la « maison » d’être son complément, il renvoie à une question vive, celle de l’origine familiale des inégalités face à la scolarité.

Il entérine l’idée selon laquelle l’école, si elle veut être égalitaire ne doit pas faire appel au « hors scolaire » et en particulier au travail scolaire familial. C’est la base argumentaire qu’il utilise pour questionner la classe inversée. La polémique qui semble émerger est une bonne chose. A suivre et à débattre BD. Classe accompagnée : « mes élèves prennent un maximum de décisions » Prof d'anglais en collège, A. Coughlin est passé de la classe inversée à la classe... "accompagnée". Pour rendre ses élèves autonomes, il leur donne un maximum de liberté. Professeur d’anglais au collège Max Jacob de Josselin, Alan Coughlin a plongé dans la marmite de la classe inversée – avant de transformer sa pédagogie en « classe accompagnée ». Comment en êtes vous venu à pratiquer la classe inversée, puis la classe “accompagnée” ? J’ai commencé à enseigner en 2010.

Puis, en 2011, j’ai découvert la flipped classroom. Qu’avez-vous alors voulu changer à votre pédagogie? La classe accompagnée d’Alan Coughlin En 2013, je me suis posé la question de la motivation, essentielle pour que mes élèves se mettent au travail. Dans l’enseignement, on demande souvent aux élèves d’être autonomes, mais sans leur dire comment faire. J’ai rejeté la classe inversée, car pour moi, il fallait que tout puisse se faire en classe. En quoi consiste votre « classe accompagnée » ? Fabien Soyez. Le plan de travail en classe inversée pour différencier. Geneviève Ponsonnet, professeur de physique-chimie au lycée Blaise Pascal à Orsay dans l’académie de Versailles, pratique la classe inversée depuis plusieurs années.

Dans cette interview, réalisée pendant le dernier Ludovia#15 (avec le soleil:-), elle témoigne de sa méthode qui consiste à utiliser un « plan de travail pour différencier ». « Lorsque j’ai commencé à travailler en pédagogie inversée dans mes classes, je me suis rendue compte que souvent, les élèves ne savaient pas où on allait : quelle ressource consulter ? Dans quel ordre ? Quel document compléter ? Quelle activité réaliser ? Donc depuis, deux ans, j’ai instauré un plan de travail sur chaque séquence« , explique Geneviève Ponsonnet. Dans ce plan de travail se trouve la totalité des ressources que les élèves auront à utiliser, travaux pratiques, exercices, la liste des notions et compétences à acquérir mais aussi, parfois, le jeu ! Merci à Geneviève Ponsonnet pour sa relecture et son oeil bienveillant sur notre article. Les capsules de profs c’est bien… Les capsules d’élèves c’est mieux !

Cet article fait suite à celui-ci (d’où son titre). On voit fleurir de plus en plus de capsules vidéos d’enseignants (je m’inclus dans le lot) et c’est une très bonne chose ! Comme vous le savez sûrement, je regroupe d’ailleurs les miennes sur L’idée est vraiment chouette et nous vient de nos amis Canadiens. Pour ma part je propose des vidéos de révisions à mes élèves depuis un an (à ne pas confondre avec de la pédagogie inversée, je ne me positionne pas dans cette méthode) et ça marche plutôt bien. Je ne compte pas arrêter, néanmoins, j’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur autre chose. La capsule du prof est ludique, visuelle, simple à comprendre, donc un plus pour l’élève mais, on en revient toujours à la même chose : les élèves auteurs, les apprentissages au travers de tâches complexes mais surtout concrètes !

Ils le font en groupe et discutent et argumentent sur leurs choix de présentation. Voici quelques capsules réalisées par les élèves. J'aime : La classe inversée - LUDOVIA15.