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La gauche doit opérer un changement complet de paradigme. Le Comptoir : La crise de la gauche appelle à s’interroger sur ses méthodes, sur sa pédagogie, sur sa capacité à rallier, donc sur les raisons de ses échecs dans un contexte qui, en théorie, devrait être propice à l’adhésion aux idées socialistes et à l’anticapitalisme.

La gauche doit opérer un changement complet de paradigme

Quelles sont pour vous les raisons de cet échec ? Jean-Claude Michéa : Cette “crise de la gauche” dans un contexte économique et social qui – comme vous le rappelez – devrait être, au contraire, « propice à l’adhésion aux idées socialistes et anticapitalistes », peut effectivement paraître, à première vue, tout à fait étrange. Ceux d’en bas apparaissent de moins en moins sensibles à l’alternance unique. Le Comptoir : Les cinq dernières décennies ont été marquées en Occident par l’avènement de la société de consommation et de la culture de masse, qui ont opéré une uniformisation des modes de vie inédite.

Ceux d’en bas apparaissent de moins en moins sensibles à l’alternance unique

Pier Paolo Pasolini, dont vous êtes un grand lecteur, notait il y a quarante ans que les classes populaires ont été « atteintes dans le fond de leur âme, dans leurs façons d’être » et que l’âme du peuple a non seulement été « égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais ». Peut-on encore réellement, dans ces conditions, parler de peuple et de common decency ? Jean-Claude Michéa : Il convient d’abord de rappeler que ce que vous appelez la “société de consommation” (telle qu’elle se met en place aux États-Unis au début des années 1920) trouve elle-même sa condition préalable dans la nécessité inhérente à toute économie libérale de poursuivre à l’infini le processus de mise en valeur du capital.

Notes : Les intellectuels identitaires. L’«obsession identitaire» n’est pas un phénomène spontané.

Les intellectuels identitaires

C’est le fruit d’une bataille culturelle et idéologique lancée par des intellectuels symboles de notre temps. Ces derniers ont une responsabilité historique dans la diffusion d’idées, de représentations et d’expressions («Français de souche», «racines chrétiennes de la France», «racisme anti-blanc») constitutives d’une vision étriquée d’une identité française monolithique, supérieure, immuable… pourtant source de confusion, de tension et de désunion nationale. Jacques Sapir, a enregistré un vidéo qui devait être diffusé au cours des Estivals le rassemblement du Front national qui se tenait à Fréjus les 17 et 18 septembre. Photographié en 2008 il assistait à une manifestation du Mouvement Républicain et Citoyen, fondé par Jean-Pierre Chevènement. Photo Lionel Bonaventure / AFP. Baromètre des villes contre le racisme : le palmarès en exclusivité ! - Le site officiel du CRAN.

Immigration ; quand PS et UMP se rejoignent ou Si Frontex m’était conté. Monsieur Philippe Marini, maire de Compiègne, sénateur de l'Oise, président de la communauté d'agglomération de Compiègne, président de la commission des finances du Sénat Secrétaire général de la Section française de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie Membre du groupe français de l'Union interparlementaire Membre de la Conférence économique annuelle (ancienne Commission des comptes et budgets économiques de la nation) Membre du Conseil d'Administration de l'Université de Technologie de Compiègne Président de l'association Seine Nord Europe Président de l'association des Lauréats du Concours Général Président du Syndicat mixte de la Vallée de l'Oise qu'on imagine fort occupé à cause de toutes ces nombreuses et méritées fonctions, nous a gratifié du twit suivant :

Immigration ; quand PS et UMP se rejoignent ou Si Frontex m’était conté

Charte de la laïcité : une imposture. Rentrée 2012 : rien de nouveau dans les collèges et les lycées.

Charte de la laïcité : une imposture

Rentrée 2013 : rien de nouveau dans les collèges et les lycées. Pas grand chose, non plus dans les écoles primaires, hormis des modifications marginales sur les rythmes scolaires.

Grande nation

La gentrification, moteur de tensions sociales et raciales. Brixton, quartier de la municipalité (borough) de Lambeth située dans le péricentre de Londres, est marqué par une forte présence jamaïcaine depuis l’après-guerre [1].

La gentrification, moteur de tensions sociales et raciales

Ce « quartier communautaire » (Guillon et Taboada-Leonetti 1986) a longtemps été l’exemple typique d’un « espace social relativement autonome (…) fondé sur l’existence d’une infrastructure ethnique (…) et des réseaux de relations denses », et était considéré comme un espace de résistance à toutes formes d’embourgeoisement (Haumont 1998). Cependant, le profil socio-économique des habitants change depuis une dizaine d’années avec l’arrivée de populations jeunes, majoritairement blanches et exerçant des emplois de cadres, arrivée favorisée par une bonne desserte en transports en commun (Northern Line du métro) et des prix de l’immobilier encore sensiblement inférieurs à ceux des quartiers centraux ou de quartiers environnants prisés [2].

Les transformations du quartier Figure 1. Brixton Village Figure 2. L’entre-deux-France dans l’œil de la Gauche populaire. La ligue des gentlemen quarantenaires. Tous les membres de la Gauche populaire l’assurent : ce qui les rassemble est plus fort que ce qui les sépare.

La ligue des gentlemen quarantenaires

Quatre personnalités, par leur rôle dans l’animation de ce collectif ou par la position qu’ils occupent dans la vie publique, incarnent cette mouvance qui rassemble d’abord d’anciens chevènementistes convertis au social-libéralisme et rejetant chacun à leur façon «la dérive multiculturaliste» du PS. En novembre 2011, ce sont ces quatre-là que le candidat Hollande avait reçus à l’initiative de Vincent Peillon. "Insécurité culturelle" et "insécurité identitaire" : de quoi ces mots sont-ils le nom ? - Globe. Découvrez la série géographique d'inventaire pour élection La France est morte, vive la France !

"Insécurité culturelle" et "insécurité identitaire" : de quoi ces mots sont-ils le nom ? - Globe

Diffusée et publiée du 21 avril au 11 mai 2012, cette série propose 8 billets sur Globe, avec plusieurs cartes qui bousculent la géographie électorale traditionnelle ; et 5 émissions de Planète terre à (ré)écouter en ligne. Retrouvez aussi le dossier spécial Présidentielle 2012 de France Culture. Depuis dimanche soir, le vote pour le Front national est abondamment commenté. Sont invoqués : la désindustrialisation ; la crise économique ; la crise de l'euro ; la précarisation du travail ; la baisse du pouvoir d'achat et du niveau de vie ; la péri-urbanisation ; le sentiment de déclassement ; le sentiment d'abandon ; l'insécurité.

Chacun a lu ou entendu ces analyses au gré de sa navigation sur les journaux et les antennes. La Gauche populaire au risque de l'ouvriérisme. Rappelons les faits à nos lecteurs étrangers : contre une tendance synthétisée par la célèbre note de la Fondation Terra Nova qui prônait le rassemblement des couches moyennes éduquées des centres-villes et des minorités ethniques, s’esquisse depuis quelques années un mouvement dénommé « Gauche populaire » qui rappelle que la gauche ne saurait s’éloigner des groupes sociaux qui ont été sa raison d’être, même s’ils sont aujourd’hui tentés par le Front national : les ouvriers, les employés à faible qualification, souvent habitants pauvres des zones rurales et péri-urbaines, repoussées des grandes villes par le prix de l’immobilier, menacés par le chômage et, point de nature différente, soucieux d’éviter une coexistence difficile avec l’immigration extra-européenne.

La Gauche populaire au risque de l'ouvriérisme

Les thèses de la Gauche populaire ont marqué les esprits. La Gauche populaire, la roue de secours anti-FN du PS. Article paru dans Nations Presse Magazine n°29, septembre 2012.

La Gauche populaire, la roue de secours anti-FN du PS

Pour vous abonner, c’est ici Il y avait la Droite populaire, il y a maintenant la Gauche populaire… Paradoxalement, bien qu’aux antipodes du spectre politique, ces deux structures, l’une interne à l’UMP, l’autre au PS, ont une même fonction : tenter de faire barrage au ralliement total des couches sociales les plus défavorisées au Front National. Cette gauche populaire vraiment pas emballée par le vote des étrangers. Pour eux, c’est net. Une partie des "intellectuels" qui accompagnent le PS – et occupent, parfois, des positions d’élus influents dans le parti – formulent, de plus en plus franchement, son opposition, sur le fond, à la promesse formulée par François Hollande d’accorder le droit de votes aux étrangers hors Union européenne aux élections locales. Surfant, intellectuellement, sur un fond de chevénementisme, mâtiné d’un brin de laïcardisme, les membres de la Gauche populaire, sollicités par Le Lab ou abondant par ailleurs dans le débat public, revendiquent une opposition à cette proposition, dont 77 députés avaient pourtant fait une revendication forte, signant une tribune enjoignant François Hollande à la mettre en œuvre.

Ils accusent même les 77 députés qui ont récemment enjoint François Hollande à mettre en œuvre le plus rapidement possible cet engagement de campagne d’instrumentaliser cette question. Le député socialiste est donc prêt à voter en faveur du droit de vote des étrangers. La guéguerre des rosses. Dimanche 20 mai 2012, par Emmanuel Lemieux. Sonner le glas de la France d'Astérix... «Proposition 61: je protégerai votre identité de l'insécurité!» Il y a des territoires où la vie des habitants est gâchée par la délinquance; où les électeurs sont en marge de la mondialité; ou en minorité là où ils habitent. Pour comprendre et nommer ce qui est à l’œuvre dans le vote FN, est-il pour autant scientifiquement opératoire d’invoquer tout à trac «l’insécurité culturelle» et «l’insécurité identitaire»?

La sécurité doit être le préalable de la démocratie, pas son horizon. Bio Express MICHAËL FOESSEL Né en 1974, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint- Cloud, il est maître de conférences à l’université de Bourgogne. Spécialiste de philosophie allemande et de philosophie politique, il a publié entre autres Kant et l’équivoque du monde (CNRS Editions, 2008) et La Privation de l’intime (Seuil, 2008). Il est membre du comité de rédaction de la revue Esprit. Entre 2002 et 2010, dix lois pénales ont été votées en France.